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[Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I

 
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Phénix 'ODF' D
Chicken in Fire


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MessagePosté le: Dim 24 Mar - 16:03 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Bienvenu au sein des Carnets poussiéreux des Voyageurs!

Ce topic est un recyclage d'une idée que j'avais eu sur la Volonté, que je n'ai pas réussi à mener à bien car pas assez de motivatiion (^^"): Un recueil d'histoire, quelles soient longues ou courtes.

Après, vu le nombre de membres dans la GBF par rapport à ceux de la Volonté, je ne m'attends pas à ce qu'il y ait des fanas de lectures en masses, c'est pourquoi si je fais ce topic, c'est uniquement pour me faire plaisir d'abord, ensuite pour divertir ceux qui auront envie de me lire^^

Ces histoires sont, pour 95% d'entre elles, des productions totalement originales, pas des pseudo-fanfics reprenant l'histoire de quelqu'un en changeant juste les persos, les méchants ou les attaques (loin de moi l'envie ni l'idée de critiquer, mais juste que ce genre de texte m'horripilent, car on perd alors toute la magie de l'histoire originale). Ces histoires racontent le plus souvent des passages de vies de quelques personnages, décrits un peu plus bas, dans leurs aventures (pseudo-extraordinaire). Il est, par contre, tout à fait probables que vous décelez des ressemblances avec d'autres histoires, sans que ce soit annoncés auparavant. C'est tout à fait normal, car la majorité des membres de ce forum possède une connaissance culturelle supérieure à la mienne. Mais en général, toute ressemblance voulue est annoncée dans le titre^^

Maintenant que la présentation est faite, entrons dans le vif du sujet:

Noms des Voyageurs


1°) Le Moine: Shao Leng

2°) Le Pirate: Varian van de Luckner
Âge: 39 ans
Situation familiale: Veuf, peut-être des enfants
Ambition: Il veut se venger de quelque chose à propos de son royaume, mais on ne sait pas encore quoi


3°) L'Assassine: Minerva Galvarro Sanchez

4°) Le Barbare: Clovis "Épée d'Argent" Gérimo

5°) Le Cow-Boy, ou l'Homme du Désert: Jerewly Thomas Hopkins

6°) Le Samouraï Itinérant: Takamori Katsumoto

7°) L'Explorateur: Jeof' Vadrouille

8°) Le Chevalier: Perceval de Godefroie


Liste des Chapitres


Prologue: Les Voyageurs, ou comment ils se sont rencontrés...

Chapitre 1: Varian van de Luckner, le pirate

Chapitre 2: Minerva Galvarro Sanchez, l'assassine
(partie 2 en cours d'écriture)

Chapitre 3: Shao Leng, le moine
(partie 1 en cours d'écriture)


Liste des Interludes


Interlude N°1: Xylophone


Sinon, ce prologue devrait servir de synopsis^^ Enjoy your reading!


Prologue: Les Voyageurs, ou comment ils se sont rencontrés...


"Une taverne, dans une ville réputée, au centre d’un pays puissant et vaste.
L’endroit était chic et les personnes qui la fréquentait ne le cachait pas : les amples vestes qui pendaient aux chaises de bois laqués étaient taillées dans un tissus riche et soyeux, de couleur pourpre ou violet, et souvent brodés de fils d’or et d’argents. Les boutonnières saillantes étaient coulées dans de l’or pur, et les broderies pratiquées sur les poitrines montraient clairement l’appartenance de ces gens à la très haute noblesse du pays. Cependant, les habitants de la ville n’avaient qu’à jeter un bref coup d’œil à leurs tenues vestimentaires pour deviner leurs origines : Leurs chemises, blanches comme du cristal, reflétaient la lumière du soleil, si bien que ceux qui les regardaient trop longtemps finissaient aveugle. Leurs bottes n’avaient aucune mesure équivalente dans ce monde : entièrement cousue en fil d’or, brodées de pierres précieuses finement stylisées, ces « écrins de plaisirs » claquaient sur le sol de pavés avec élégance. Enfin, leurs perruques extravagantes ne laissaient personne indifférent, mais quiconque avait l’audace de se moquer finissaient sur le billot en moins d’une demi-heure.
Bref, leurs importance dans la société étaient visible de loin.

Seulement, cette taverne n’abritait pas que des personnes de qualités. Ceux-ci jetaient des regards condescendants, volontairement hautains, vers un homme assit au bar, sirotant un verre de liquide orange. Il n’était vêtu que d’une toge orange, découvrant à moitié sa poitrine musculeuse et saillante. Son crâne était complètement rasé, ainsi que sa barbe et sa moustache, et il ne restait de ses sourcils qu’un simple trait noir au dessus de ses yeux bleus. À ses pieds, il avait enfilé des sandales de cuir toute simple. De par sa simplicité, cet homme faisait tache parmi l’extravagance des gens l’entourant, et cela se ressentait dans leurs réactions : certains se permettait d’en rire, d’autre lui lançaient des pièces d’or en criant de s’acheter des vêtements.

Toute cette agitation n’était pas au goût d’un autre homme, assis dans un coin de la pièce. Les pieds sur la table, il vidait le contenu d’une bouteille de rhum avec force grognement et gargouillis. Son long manteau noir n’était pas aussi soigné que ceux de ces hauts nobles, mais il avait l’avantage de porter des boutonnières en or et d’être brodé de fils d’argent. Ce qui, aux yeux des nobles, laissait croire qu’il en était un aussi.
Cependant, c’était tout le contraire. Sur la visière de son tricorne, posé devant lui, il y avait une marque, à moitié cachée par une saucière. Un dessin comportant la moitié d’un sabre et un sourire démoniaque. Sur sa jambe droite, en dessous du genou, il y avait une marque sombre, signe de la jambe de bois qui le faisait souffrir depuis dix ans. À la place de sa main gauche, rutilant dans la pénombre de sa place, son crochet d’acier trempé découpait la viande comme du beurre. Son œil droit n’était plus que l’ombre de lui-même, mangé par une cicatrice blanche. Le bas de sa tête était envahi d’une barbe hirsute, aussi sombre que ses longues mèches de cheveux échappant au bandana enserrant son crâne.
L’homme observait la scène avec dégoût. Cela faisait plus de dix ans qu’il n’était point revenu ici-même, dans cette cité qui jadis resplendissait encore de la gloire militaire du pays. Mais aujourd’hui, la corruption des nobles et des riches marchants l’avait démolie, sa gloire s’étant affaissée dans l’abîme qu’elle avait elle-même ouverte. Écœuré par cette pensée, il cracha par terre.

Non-loin de lui, une femme revêtu d’un capuchon jeta un regard dégoûté vers l’homme à la jambe de bois. De l’intérieur de sa manche, elle dégaina trois pouces d’une lame rouge, avant de la ranger lentement. Ceci servit d’avertissement silencieux à sa proie. S’il provoquait du grabuge, elle n’était pas sûre d’arriver à le retrouver à nouveau.
Cette beauté resplendissante n’était pas une femme ordinaire. Vêtue d’un capuchon couleur rouge sombre, celui-ci cachait l’entièreté de son visage, à l’exception d’un œil, un œil comme il n’en existait nulle autre ailleurs, un œil dont la pupille était rouge et le blanc était noir. Un œil maudit par le démon. De sa tenue moulante, personne n’osait faire de commentaire. Tous se contentaient de l’observer en silence, espérant simplement qu’elle ne se jetait pas sur eux. Son vêtement uniforme était composé d’un tissu de couleur blanc cassé, aussi solide que le cuir, mais aussi souple et soyeux que le coton. Elle partait de son cou, descendait jusqu’à ses bras, moulait son bassin et s’arrêtait à ses mollets saillants. À sa ceinture se balançaient des dizaines de sacoches. De là partaient aussi deux sangles rouges sang, passant au dessus de ses épaules et se rattachaient à nouveau à sa ceinture. Dans son dos, rattaché à ces sangles, pendait un sac de toile. La femme avait chaussé des bottes en cuir souple, possédant des petits talons plats.

Soudain, la porte de la taverne s’ouvrit, laissant s’échapper un nuage de poussière. Instantanément, toutes les conversations s’estompèrent. Les regards se braquèrent vers ce nouvel arrivant, qui semblait tout droit sortit d’une autre époque. Ses longs cheveux était plaqué sur ses épaules tels de longs fils de fer. Sa tenue était constitué essentiellement de peaux de bêtes, cousues les unes avec les autres pour donner un habit lourd et chaud, mais qui empestait aussi énormément l’animal. Son visage carré et sa mâchoire serré lui donnait un style très dur, très viril. Ses bras puissant semblaient pouvoir briser une nuque en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Son regard perçant balayait la salle, et tous ceux qui croisaient son regard se gardèrent bien de le critiquer.
Une fois qu’il eut aperçut une place assise juste à côté de l’homme en toge, il s’y dirigea, et ses bottes en cuir cloutée résonnèrent dans la salle comme autant de coup de canons assourdissants. Sa longue cape en peau d’ours des montagnes traîna sur le sol quand il s’assit sur le tabouret. Il commanda un verre de grog mielleux au tavernier, qui n’osât pas lui demander de payer sa consommation, par peur d’essuyer sa colère.

L’homme but une longue gorgée de liquide brûlant en savourant bien les saveurs de la boisson. Quand il eut terminé, il demanda au tavernier s’il était assuré contre les combats de guerriers. Etonné par la question, l’homme répondit qu’il ne savait pas, mais que cela devrait être le cas. Le moine écouta son voisin expliquer au tavernier que dans une dizaine de minutes, un homme gros et gras en armure franchirait la porte de son bar pour lui faire la peau. Le tavernier, abasourdi, répondit avec une petite voix qu’il ne souhaitait pas de bagarre dans son bar. L’homme rit à gorge déployée, d’un rire gras de celui qui n’a pas peur de la mort, ce qui acheva de terroriser le tavernier. Quand il eut finit de rire, il répondit que rien ne peut arrêter le destin, et que s’il voulait avoir la vie sauve, il allait devoir quitter les lieux.
L’homme au chapeau et la femme au capuchon suivirent l’échange avec intérêt. Chacun dégaina lentement l’arme qui pendait à leurs ceintures respective : un long sabre pour lui, une petite dague pour elle. L’homme à la toge, lui, préféra terminer son verre et quitter la pièce.
Quand il sortit, il croisa une silhouette blanche, qui aveuglait les gens de par la rutilance de son armure. L’homme à la toge jeta un bref regard derrière lui, avant de poursuivre sa route avec un air serein.
Le fracas qui suivit allait être le début d’une longue série de péripéties auxquels tous allaient jouer un rôle, tôt ou tard…"


Post Scriptum: J'ai modifié le titre, ainsi que le but de ce recueil. Le Livre II, racontant les véritables aventures des Voyageurs, devrais sortir bientôt ^^
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Phénix 'ODF' Dragon, le Samouraï du Soleil Levant, vous souhaite le bonsoir !

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21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien


Dernière édition par Phénix 'ODF' D le Sam 26 Oct - 10:24 (2013); édité 13 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Mar - 16:03 (2013)    Sujet du message: Publicité

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celeglin
Darth


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MessagePosté le: Mer 27 Mar - 06:51 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Sympa comme idée!
J'avais eu aussi comme projet de rassembler un corpus de mes écrits en un topic à une époque, et puis faute de titre convainquant j'avais un peu abandonné l'idée.

Pour ton "prologue", il est sympa mais je le trouve un peu lourd dans son style. Je connais trop bien ce mal par ailleurs. Dans les faits, tu décris beaucoup trop sans laisser la place à l'imagination. Cet interview m'a pas mal marqué dans ce sens là. Je sais plus exactement à quel moment, le gars explique ce qui a fait que le style d'écriture de Tolkien a si bien marché. Et bien lisant ton début, ça m'a vraiment fait échos cet interview où il dit qu'il faut en dire sans trop en dire pour que l'imagination travaille!

Sinon pour l'histoire en elle même, j'ai hâte de lire la suite.
Et comme on dit chez les rôlistes: "Tout commence toujours dans une taverne!"
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Phénix 'ODF' D
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MessagePosté le: Mer 27 Mar - 11:23 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Celeglin a écrit:
Pour ton "prologue", il est sympa mais je le trouve un peu lourd dans son style. Je connais trop bien ce mal par ailleurs. Dans les faits, tu décris beaucoup trop sans laisser la place à l'imagination. Cet interview m'a pas mal marqué dans ce sens là. Je sais plus exactement à quel moment, le gars explique ce qui a fait que le style d'écriture de Tolkien a si bien marché. Et bien lisant ton début, ça m'a vraiment fait échos cet interview où il dit qu'il faut en dire sans trop en dire pour que l'imagination travaille!

Sinon pour l'histoire en elle même, j'ai hâte de lire la suite.
Et comme on dit chez les rôlistes: "Tout commence toujours dans une taverne!"


Merci pour ton commentaire, Cel', ça fait toujours plaisir^^

Pour le style du prologue, je ne vais pas dire que c'est fait exprès, mais disons plutôt que, comme par la suite, les descriptions physique des voyageurs seront beaucoup plus rare, je me suis dit qu'à chacune de leurs premières apparitions, il me fallait faire une description physique assez poussée pour imprégner leurs images dans vos esprits assoiffés de connaissances^^ Mais j'admet avoir quelque peu poussé le bouchon trop loin, au vu de la taille du prologue^^

Sinon, j'en profite pour préciser à ceux qui seraient tenté de suivre la fic tout au long de sa publication, que dans le message d'accueil, il y a une partie "het laaste nieuws". Non seulement elle sert à donner les informations sur les prochaines sorties, mais en plus elle me sert à vous faire part de mes péripéties en tant qu'écrivain. Je me suis dit que ça donnerai un côté plus convivial à la fic, que seulement poster des textes et répondre aux éventuelles questions^^ Questions qui peuvent se faire par MP, bien entendu, mais aussi sur le topic si elles sont constructive et digne d'intérêt. On n'est peut-être plus sur la volonté, ce n'est pas une raison pour pourrir mon sujet de floooooood^^ (ceci est un message avant-gardiste, n'y voyez là aucun sous-entendu^^)
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MessagePosté le: Mer 27 Mar - 22:50 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Et voici la partie deux du chapitre 1! J'en profite pour remettre la partie une^^

Enjoy!


Chapitre 1 : Varian van de Luckner, le pirate


"Mon nom est Varian. Varian van de Luckner. J’ai 39 ans. Depuis dix ans, j’officie dans la piraterie par la contrainte. Pour vous, cela ne fait aucune différence, puisqu’un pirate, qu’il le soit par vocation ou par la contrainte, est malgré tout un bandit.
Mais pour moi, c’est tout le contraire. Et c’est là toute l’injustice de ma situation.

Laissez-moi donc vous raconter mon histoire…
Il y a douze ans, je faisais partie d’une organisation… Pas tout à fait légale, dirons-nous. J’étais capitaine d’un navire qui servait de navire de croisière pour les touristes de la région. Enfin ça, c’était la version officielle. Il se trouve que mon équipage, ainsi que tous – absolument tous – les touristes présent à bord faisaient partie de l’organisation. En réalité, nous amenions des armes et des vivres aux troupes rebelles, lors d’une guerre sans merci opposant notre royaume à un autre. Une guerre totalement idiote et dénuée de sens.
En théorie, notre combine servait une cause juste, et équitable. Ces gens ne méritaient pas de se faire agresser de la sorte par l’armée royale. Surtout qu’ils étaient en sous-nombre évident, et que la guerre aurait été perdu depuis longtemps sans notre soutient. Nous avons tenu une année ainsi.

Malheureusement, les forces armées nous ont découvert, dans un quai bien caché pourtant, occupés de charger l’un des canons les plus puissants jamais fabriqué par l’armée : ce bijou aurait le pouvoir de réduire une flotte de navire en un tas de charbon de bois, en à peine un seul tir. Ils nous ont enfermés dans une cellule froide, humide, sentant le moisi à plein nez, et qui plus est sans nous nourrir pendant trois jours, de sorte à nous affaiblir assez pour pouvoir nous cuisiner plus facilement. Heureusement, nous avions tous une volonté de fer qui ne se brisa pas aussi facilement.
Malheureusement, mes camarades finirent par mourir d’épuisement. Un à un, le froid, la fatigue, la faim, la soif, la maladie parfois, tous ces facteurs emmenèrent mes compagnons d’aventures dans l’au-delà. Des amis qui m’étaient chers parfois.

Je fus le dernier survivant. Et comme pour m’achever, l’on utilisa contre moi la pire des armes : l’amour que je portais à celle que j’aime depuis quatre ans. Ces chiens avaient capturée ma femme, l’amour de ma vie, et l’on suspendue au dessus d’un bassin de requin affamée. Ils ont menacés de trancher la corde qui retenait la cage si je ne parlais pas.
Je… je ne me suis jamais senti aussi déchiré que ce jour-là… L’amour de ma femme contre l’amour de mon pays…
Je ne savais quoi choisir… cela faisait des jours que je pourrissais dans cette cellule humide, sans autre chaleur que celle de mon corps… sans autre réconfort que l’espoir… l’espoir que nos efforts n’aient pas été vains… Mais j’avais aussi besoin des bras de ma femme, de la chaleur de son corps, du souffle de sa respiration sur ma peau…

J’ai craqué. J’ai craqué au plus mauvais moment. J’ai jeté un regard humide de mes larmes à ma chérie. Elle m’a regardé. Avec son regard caractéristique, celui pour lequel je l’avais épousé, celui qui signifiait clairement : « Fais ce que tu dois, je t’aimerai toujours dans la mort ».
J’ai hurlé. Avant qu’ils ne tranchent la corde."




La cage de fer a chuté dans le trou noir devant mes yeux. Tout autour de moi, les formes, les objets, tout devint noir. J’ai hurlé à m’en casser la voix. Quand soudain, je l’ai vue.
La fille. Derrière son rideau de fumée, j’ai vu la fille aux yeux rouges. Toute de blanc vêtue, elle m’a adressé un regard d’acier et un sourire carnassier. La seconde d’après, je pus bouger mes bras et mes jambes
Toute la pièce avait sombré dans le chaos le plus complet. Les trente gardes qui « s’occupaient » de moi gisaient morts à mes pieds, un poignard enfoncé dans le torse ou la gorge marquée d’une longue estafilade. Je me précipitais au bord du gouffre sombre qui avait aspiré ma femme. Mais la lumière ambiante ne me permit pas de voir plus loin que le bout de mon nez.

Ne sachant si ma femme était morte, je me décidais de lui rendre un dernier hommage une fois sorti de ce trou puant. Je m’emparai donc d’un sabre, trouvé sur un cadavre, ainsi que d’un mousquet, d’un chargeur à balle et d’une gourde à poudre. Puis je fis les poches de mes geôliers et me dirigeais vers la porte au fond de la salle.
Sur ma route, je ne rencontrais guère plus accueillant qu’une dizaine de cadavres. J’en profitais pour leurs vider les bourses, car mon intuition m’indiquait qu’à la sortie, j’en aurais besoin. Et j’avais raison. Mais pour l’heure, j’en étais encore à me repérer dans ma prison. Les couloirs se croisaient et se recroisaient tels le dédale du même nom. Enfin, je trouvai un couloir menant à un point lumineux.

Quand je m’extirpais de mon trou à rat, je me retrouvai face à la mer. J’étais sur un îlot éloignée de toutes côtes connues. Le rocher était balayé par les vents, et de là où je me tenais, j’avais une vue panoramique sur presque toute l’île. Je pouvais donc aisément dire que ma prison se trouvait bien dans le trou du cul du monde. Au sommet du caillou qui m’avait servi de geôle, je pouvais voir flotter le drapeau de mon pays – celui à qui j’avais juré fidélité dans mon jeune temps et qui m’avait trahi à bien des reprises – ainsi que, adossée au poteau de métal, ma sauveteuse.
Mon cœur battait la chamade. Je me dépêchais de gravir les quelques mètres qui nous séparaient, elle et moi. Car malgré sa longue cape noire et rouge, ainsi que sa tunique flottante et son capuchon, j’étais sûr et certain qu’il s’agissait d’une femme.

Une fois au sommet, je m’agenouillai devant elle en lui exprimant ma gratitude. J’étais son serviteur et je voulais lui donner ce qu’elle voulait pour la remercier.
Elle me dit alors qu’elle était venue au départ pour me tuer, moi et mes camarades, mais que la fille – c’est-à-dire ma femme – n’était pas prévue dans le « contrat ». Elle sous-entendait, je le savais, que la vie qu’elle me sauvait aurait pour conséquence la perte de ma femme.
Les larmes coulaient comme l’eau jaillissait d’une fontaine. Je lui suppliais d’épargner ma femme, ce qu’elle – à ma grande surprise – comptait faire. Elle n’avait pas pour principe de tuer n’importe qui, seulement ceux spécifié dans son contrat. Je n’en revenais pas, et relevais la tête, les yeux pleins d’espoir, vers ma sauveuse assassine. Mais de son regard de démone, elle ajouta que je ne la reverrai jamais.

Une vie pour une vie, me dit-elle. Si elle me sauvait, elle embarquait ma femme dans son temple. Puis elle pointa deux barques, amarrées à un poteau et ballotée par la houle.
Dans la première, il y avait deux rames, des vivres, un tonneau d’eau ainsi que deux mousquets et quatre boîtes de balles. Dans l’autre, il y avait une silhouette évanouie.
Je fixais la silhouette avec un air, j’en suis sûr, effaré. J’avais peur qu’elle soit morte, mais j’aperçus avec soulagement sa poitrine se lever et se baisser. Sans attendre mon reste je fonçais à son côté. Elle ouvrit les yeux en sentant que je l’enlaçais dans mes bras. Les requins n’avaient pas réussi à altérer son corps si parfait. J’en fus très heureux, mais les larmes coulaient malgré tout de mes yeux sans que je puisse les retenir. Nous avons échangés beaucoup de mots doux, de paroles sentimentales, de joies, de peines aussi, et nous pleurions encore quand je pus enfin m’éloigner d’elle. Je laissais la place à l’assassine, qui disparut dans la nuit derrière un nuage de fumée. Quand il se dissipa, je ne pus distinguer sa barque parmi les points lumineux brillant sur la mer.

Voilà. Vous connaissez maintenant pourquoi, selon moi, il y a une telle différence entre être un pirate par vocation ou par contrainte. Lors de mon voyage pour rentrer au pays, je suis tombé sur un monstre marin qui m’a arraché une main et détruit ma barque. Je fus sauvé par un miracle, certainement, car je n’en ai aucun souvenir. Et une fois arrivé à terre, ma jambe me fit souffrir atrocement ; durant mes jours en cellule, j’avais contracté une infection des os, qu’il fallut guérir par une amputation. J’avais décidé de faire payer à ce pays ma vie ruinée, mais aussi à tous ceux que j’avais aidé, et qui ne m’avais pas secouru.
J’avais perdu ma vie, ma femme, mes amis et plus tard ma vue. Puisque je n’avais plus rien à perdre, autan devenir quelqu’un qui pourrait mourir à toute occasion. Quelqu’un qui, malgré tout, vivrait libéré de toutes les contraintes du monde, de ses lois et de ses obligations. Quelqu’un aussi libre que la mer.
J’avais décidé de devenir pirate.

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celeglin
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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 04:31 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Je sais pas si tu vas réussir à soulever les foules, mais ta fic prend le bon vent.
Gonfle tes voiles, est continue ta route, j'ai embarqué à bord!

Après niveau critique, je te conseillerait d'essayer de donner un style plus vivant à ton narrateur.
Ici il s'agit d'un pirate qui a mené une vie rude, on s'attend à ce qu'il ait quelque chose de bourru dans la manière de s'exprimer. Là il fait un peu endimanché, un peu trop "propre" et romantique. Quand je dis ça je repense à cette paragraphe:

Citation:
Je fus le dernier survivant. Et comme pour m’achever, l’on utilisa contre moi la pire des armes : l’amour que je portais à celle que j’aime depuis quatre ans. Ces chiens avaient capturée ma femme, l’amour de ma vie, et l’on suspendue au dessus d’un bassin de requin affamée. Ils ont menacés de trancher la corde qui retenait la cage si je ne parlais pas.


Déjà tu dis qu'il est le dernier alors que la phrase d'après y a sa femme qui apparaît. Ca casse l'effet. A la rigueur tu aurais pu enchainer après la première phrase avec quelque chose comme:

"Ces salopards m'ont torturé jusqu'au bout. J'ai vu les cadavres de mes compagnons gonfler et bleuir au fil des jours. L'odeur de leurs carcasses pourrissantes, les mouches qui infectaient à présent les lieux, et leurs regards blancs et vitreux fixés vers le monde dont on ne revient pas me parurent au bout de nombreux jours de jeûne forcés aussi alléchants qu'une de ces dindes rôties que préparaient maman au solstice d'hiver autre fois.
Et alors que je croyais mon heure venue, revoilà mes tortionnaires qui rappliquent tirant derrières eux une frêle silhouette dans une robe de bure déchirée. Que n'aurais je pas donné pour ne pas avoir à subir ce qui s'en est suivit? La peau pâle de la nouvelle prisonnière était marbrée d'équimoses violacées. La corde autour de ses poignets avait rongé sa chair et de minces filets de sang s'écoulait encore le long de ses doigts. #Un nom#. Ma femme. Mon amour, celui pour lequel j'étais devenu l'homme qui faisait briller ses yeux lorsque nous étions seuls. Comment l'ont-t-ils trouvée? Je n'ai jamais su.
Ils ont attaché ses liens à un crochet au bout duquel se trouvait un treuil. Treuil que ces ordures consanguines ont placé au dessus du bassin infecté de requins affamés. Puis ils m'ont menacé de couper la corde qui maintenait #un nom# en vie si je n'avouais pas ce qu'ils voulaient savoir"

Bon ce n'est qu'un exemple de tournures que j'aurais faites. Je te dirais quand même d'essayer d'être cohérent dans le récit, ou d'être plus explicite parce que le bassin infecté de requins il vient d'un peu on ne sait pas où!
Je te donnerais un autre conseil, utilise des noms. Puisque c'est un narrateur à la première personne, c'est cool si l'on sait ces petits détails (nom de la femme, nom des nations/régions/mers...).

Après j'ai conscience que c'est une fic, et qu'il faut essayer de mettre de l'action pour dynamiser le récit (un livre peut se permettre de poser tranquillement les choses), mais je trouve ça cool quand l'auteur est capable d'immerger son lecteur en quelques mots grâce à des évènements bien contrôlés!

En conclusion, je dirais que même si y a quelques petites modifications à faire, ton univers semble assez bien posé et j'ai hâte de le découvrir un peu plus.
Bonne chance!
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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 17:27 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Ben pour le coup, l'astuce du pirate bourru m'étais complètement sortit de l'esprit... Je note, je note...^^"

Par contre, je précise quand même quelques petites choses, qui ne sont peut-être pas cohérente/apparente dès le départ:
-Le chapitre n'est pas encore terminé, une partie trois est encore en cours de correction. Les quelques points que tu as soulevé seront peut-être explicité dans cette partie^^
-Pour ce qui est du nom des pays ou autre, ma fic comportera d'autres points de vues de voyageurs. C'est vrai que j'aurai pu donner des noms dès le départ, mais ça n'aurait pas été cohérents avec ce qui va arriver dans la partie trois

Après, j'espère que ces petits détails n'auront pas dérangé ta lecture, car c'est possible que ça m'arrive assez souvent (n'écrivant pas dans un environnement propice au calme et à la détende...)

Mais ça fait plaisir de savoir que le maître du forum suit ma fic avec attention, ça encouragera peut-être d'autres membres à en faire de même^^ Ce soir devrait paraître la partie trois^^

Edit for Paku:
Citation:
Pour l'instant, ça reste du basique archi stéréotypé avec l'univers Jeu de Rôle crossé un peu avec les idéologies One Piece, mais c'est loin d'être mauvais.

J'attends donc le début de l'action à proprement parler pour clairement me prononcer, mais en tout cas, les histoires comme ça c'est ma cam!

Mais l'univers basique archi stéréotypé du jeu de rôle crossé avec les idéologies One Piece n'est pas forcément mauvaise, hein?^^

Nan plus sérieusement, ce n'est pas vraiment les idéologies de One Piece, pour l'instant, du moins je ne le crois pas^^ Il y a certes un pirate, mais bon... merci quand même de suivre^^ C'est cool^^

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21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien


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Paku
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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 22:34 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Tu as gagné un autre lecteur Phénix :3

Pour l'instant, ça reste du basique archi stéréotypé avec l'univers Jeu de Rôle crossé un peu avec les idéologies One Piece, mais c'est loin d'être mauvais.

J'attends donc le début de l'action à proprement parler pour clairement me prononcer, mais en tout cas, les histoires comme ça c'est ma cam!
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MessagePosté le: Ven 29 Mar - 23:34 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Finalement pas de partie trois pour le premier chapitre. J'ai décidé qu'il était très bien ainsi. je prépare donc le chapitre deux ainsi que le trois^^ Je crois que les amateurs d'actions vont être servis^^

Le chapitre apparaîtra demain sans doute, en fin de journée, ici même^^

Edit: si vous avez des suppositions sur la suite, n'hésitez pas, faites pétez!
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MessagePosté le: Dim 31 Mar - 21:55 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Petit interlude dans les histoires des voyageurs...

Je profite du fait que je sois encore co pour vous faire partager un texte que j'appelle "Texte d'inspiration". C'est une histoire qui m'a été inspiré d'une idée, d'un objet, d'un sentiment... bref, c'est écrit sur le coup, c'est généralement assez court (ça ne dépasse pas une page et ça ne me prend que quelques minutes à écrire, donc forcément, la qualité peut s'en ressentir...) Mais c'est généralement agréable à lire, c'est pas trop lourd, et ça peut faire réfléchir (parfois)

Ici, le premier Interlude se nomme Xylophone. Et ne croyez pas que je post ça car je n'ai pas terminé mon chapitre, c'est pas vrai! Non mais!


"Les cliquetis métalliques s’enchaînant, interminable, devançant les sons doux et mélodieux des notes douces et épurées des lamelles de bois, le maillet s’abattait sans hésitation. Il savait parfaitement où celui-ci devait frapper, comme si c’était l’évidence même. Comme une sorte de magnétisme, le métal gris perle était attiré par la plaquette de bois laqué, et leurs rencontres étaient si douces, mais si fortes à la fois que le son ne pouvait être que mélodieux. Petit à petit, au fil du temps, la musique se dévoilait, traçant une histoire parfois rose, parfois grise, mais toujours unique. Unique et si belle. Belle, et pourtant si forte. Et enfin, quand les vibrations cessèrent, quand les tiges de bois et d’acier se posèrent dans leurs étuis, quand les plaquettes de bois ne résonnèrent plus de la magie qui les animaient, alors seulement le tonnerre d’applaudissement se leva, tel un grondement sauvage. Le musicien se leva, salua la foule, et s’échappa par le côté, emportant son instrument fétiche avec lui."


Comme je vous l'ai dit, c'est très court, il ne me prends que la moitié d'une page A4 celui-là...
Si vous en souhaitez d'autre, peu importe le thème, ce sera sans problème^^
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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 22:52 (2013)    Sujet du message: [Recueil de nouvelles] Les Carnets des Voyageurs - Livre I Répondre en citant

Enfin! le chapitre 2 est sur le point d'être achevé! J'ai eu un peu plus de mal à le terminer cette fois-ci, à causes de problèmes familiaux et à cause aussi de la troisième épreuve de la Fosse, que j'animerai avec grand plaisir, et dont les inscriptions commencent demain! Venez nombreux! Bref, lisez, enjoyez et commentez!


Chapitre 2: Minerva Galvarro Sanchez, l'assassine


"-Aah ! Non, pitié ! Epargnez-moiii… !
L’homme expira avant d’avoir touché le sol.
Une dague plantée entre les omoplates, il s’effondra lourdement sur le sol, soulevant un épais nuage de poussière. Derrière lui, cachée dans l’ombre d’un grand bâtiment, une silhouette observait froidement sa cible, désormais dans l’au-delà.

« Encore une cible trop facile pour moi… »

Cet homme n’était pas un haut dignitaire du pays. Ce n’était pas non plus un ambassadeur, ni un noble, ni même un général d’armée. Il s’agissait d’un simple notable. Son nom était Rik Matsukochi. C’était un notable vivant dans la paisible ville de Paremsèmble. Il avait une… non, deux femmes et six enfants, trois chacune. Il gagnait très bien sa vie, près de trente milles Argentère par semaine. Il fréquentait assidûment les femmes de joies des quartiers rouges, ainsi que les salles de jeux et les tavernes du port. Ses amis étaient, pour la plupart, des brigands peu recommandables. Il appréciait la grande cuisine, ainsi que les bons vins, les fruits rouges et la viande de monstre marin. Il possédait une assez belle propriété dans le quartier linéaire de Paremsèmble – le quartier faisant la jonction entre les pauvres et les riches – dans laquelle travaillaient plus de vingt domestiques et jardiniers. Il possédait six chevaux et diverses machines à la pointe de la technologie moderne. C’est un grand amateur d’art, de cuisine et de mécanique.
Tout cela, Minerva Galvarro Sanchez l’avait appris en moins d’une semaine. Six jours et trois heures, exactement. Les vingt avant-dernières heures lui avait servi à concocter un plan infaillible, qu’elle avait mis en œuvre dans l’heure qui venait de s’écouler.

De tout le pays, elle était la plus redoutée des assassins.

« Tout ceci commence à devenir lassant. Allons récupérer la prime, ainsi qu’un trophée. »

L’« Ombre Blanche », comme on l’appelait, prit appui sur la caisse où elle était assise, et exécuta une série de bonds prodigieux jusqu’au sommet de la bâtisse en pierre blanche. De là, elle eut une vision panoramique de Paremsèmble.

« Toute une vie d’apprentissage intensif, de renforcement physique et de maniement d’arme… tout ça pour tuer un misérable notable… La prochaine fois, je demanderais plus dans mon contrat… »

Sa cape sombre flottant au vent, elle balaya la grande ville de son regard perçant, à la recherche de son lieu de rendez-vous. La ville offrait un paysage varié à chaque angle de vue : Les docks dégageaient une fumée pestilentielle de couleur ocre, s’élevant en spirale dans le ciel sombre. La pierre grise et noire qui en formait les rues renvoyaient les bruits secs des talonnettes et des bottes en cuir qui la parcourait inlassablement. Les gens ici avaient tous des gueules tombant jusque par terre, une barbe mal rasée et des vestes dépravées. Cependant, une rue plus à droite, c’était un paysage tout à fait différent que Minerva pouvait contempler : Le quartier des Beaux-Jardins, l’endroit que tous les fleuristes affectionnaient, de par la profusion de couleurs et d’odeurs différentes, exotiques, mais aussi par les amas de végétaux ornant les habitations de pierres rouges, s’élevant bien droite dans les rues vastes. Chaque mur était enlacé par le lierre verdâtre, grimpant parfois jusqu’au tuiles en ardoises. Juste en face de l’assassine s’étendait les hauts quartiers, ceux qu’habitaient les nobles et riches bourgeois. Ici, les maisons n’avaient rien à voir avec le reste, et c’étaient bien celles-ci qu’on remarquait au premier coup d’œil : en effet, chaque brique rouge avait été remplacé par un lingot d’or ! Bien entendu, les maisons n’étaient pas entièrement bâtit avec des lingots d’or, mais chaque façade possédait une sorte de fresque géante, faits avec ces lingots d’or, et qui représentait l’emblème du maître de maison. À gauche du plus large quartier de Paremsèmble se trouvait une zone que tous appelait l’« Antre de la Mort ». Il s’agissait du quartier des prisons et des cimetières, presque aussi gris que les docks. Ce quartier était construit sur une légère butte éternellement plongée dans la brume, aussi toutes les tombes semblaient entourées d’une aura malsaine, comme l’ombre de la mort elle-même. Les pierres tombales dégageaient un grand espace rectangulaire, et de là où se trouvait l’assassine, elle croyait voir l’entrée des enfers se profiler à l’horizon… Et enfin, le dernier quartier, le plus à droite de là où elle se trouvait, était le quartier des Pieux, celui des moines et des prêtres, là où la concentration de lieu de culte n’avait rien à envier à ceux des autres villes. Ici, le nombre d’église se comptait par centaine, le nombre de statue de divinité, par millier. Chaque statue, chaque église, chaque lieu de culte était pourvu de quelques pierres précieuses, de quelques dorures ou de quelques objets précieux. L’on y trouvait aussi moult nourritures appétissante, faisant les estomacs des quelques vagabonds de l’île, n’ayant rien d’autre à se mettre sous la dent.

Tant de pitié exaspéra Minerva, qui finit par trouver son lieu de rendez-vous dans cette fourmilière en éventail. Celui-ci s’avérait être une maison assez chic dans le quartier des nobles. L’endroit était composé de la maison, ainsi que d’un jardin et d’une autre construction sur le côté. De son perchoir, Minerva n’en pouvait voir plus, mais ce qui lui avait attiré le regard était le drapeau noir peint d’une croix rouge à sept branches, flottant au sommet d’une des deux tourelles de la maison.

Sans perdre une seconde, elle exécuta un bond prodigieux, sa cape flottant au vent, jusqu’au toit d’en face, situé à plus de six mètres de là. Grâce à son entraînement intensif, dans cette forêt froide, sombre et humide, son corps était habitué à toutes les pressions, tensions, qui pourraient s’exercer sur lui. C’est ainsi qu’elle avait appris à se poser presque aussi silencieusement qu’un fantôme quand elle bondissait.
Elle se reçut sur une roulade, exécutée sans autres bruits que ceux de sa cape et de sa tunique se froissant, avant de rebondir presque aussitôt sur le toit voisin. Ses pieds avaient à peine eu le temps de frôler l’ardoise noircie, qu’elle bondissait à nouveau vers une autre habitation. Durant ce saut, elle entraperçut une silhouette qui ne lui était pas inconnu, mais elle ne put se remémorer son nom, car déjà elle atterrissait sur le toit de la prochaine maison. Elle rebondit aussitôt vers le sommet d’un clocher. De dessous sa cape, elle dénoua une corde qu’elle enroula autour du piquet de métal se dressant au sommet du bâtiment. Cela lui permit de ne pas tomber une fois ses pieds posés sur les tuiles rouges.

Elle se trouvait juste en face de la riche villa où elle avait rendez-vous pour retirer sa prime. L’endroit était très élégamment décoré : des parterres de fleurs aux statuettes représentant des héros de guerres ou des divinités, les artistes avaient travaillés avec un sens du détail très poussés, rendant l’ensemble presque vivant. La haute façade de la maison avait, tout comme les autres maisons du quartier des nobles, une fresque dessinés avec des lingots d’or incorporés dans la façade même. Ici, c’était un glaive pointant le sol qui était représenté. Les hautes fenêtres étaient joliment ouvragées, et des atlantes supportaient les balcons. Aux coins des murs, des gargouilles garnissaient le toit, la gueule grande ouverte pour recracher l’eau de pluie. La façade de pierre rouge sang s’élevait sur quatre étages.

« Peuh… Ces nobles… Toujours à vouloir trop en faire… C’est répugnant, autant de richesse dans une simple maison… »

Elle glissa souplement sur le sol et, sans aucun bruit, entra dans la maison par la porte d’entrée. Elle n’était pas fermée.
Ce n’était pas dans ses habitudes d’entrer ainsi chez les gens. Elle préférait largement passer silencieusement par les fenêtres, prendre les gens par surprise dans leurs sommeils, pendant leurs douches ou même durant leurs repas.
Mais ici, son contrat était très clair : elle devait se comporter comme une simple civile. Selon son maître, elle courait droit à la mort si elle utilisait des pratiques d’assassins à la cour du fils du roi.

Une fois à l’intérieur du grand hall, elle s’assit sur le socle du roi, comme il était spécifié dans le contrat, et observa la salle en partant de la porte jusqu’au sommet de la tête du souverain. Celui-ci, prenant la pose, devait porter une couronne en pierre dont le centre abriterait un diamant servant de récompense pour l’assassine. Et en effet, grâce à un ingénieux effet d’optique et de jeux de miroirs, elle vit le diamant briller de mille feux, alors qu’à sa dernière visite, la statue de pierre lui avait paru particulièrement moche.
Elle escalada lentement la statue, utilisant ses mains gantées pour s’accrocher à la paroi et aux nombreuses prises qu’offrait la statue de sept mètres de haut. Une fois perché sur les épaules du souverain, elle tenta d’apercevoir la couronne à travers la couronne. Celle-ci était formée d’un socle circulaire incrusté de diamant, soutenant quatre petits arcs se rejoignant en une clé-de-voûte. Cette dernière était en réalité le gros diamant transparent servant de récompense pour les trois meurtres que devait commettre. Lentement, elle décrocha la pierre précieuse aussi transparente que le verre. Elle émit un petit « poc ! » en se détachant de son socle."

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