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Black Mirror

 
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Naorim
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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 12:01 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant


BLACK MIRROR


    • Série en production – 2 saisons, 6 épisodes
    • Créée par Charlie Brooker en 2011
    • Première diffusion au Royaume-Uni le 4 décembre 2011 sur Channel 4
    • Jamais diffusée en France
    Trailer
    • Au départ prévue pour une saison, la série a été renouvelée pour une seconde saison en juillet 2012, soit plus de 6 mois après l’arrêt de la série et a été diffusée en 2013.
    • Charlie Brooker présente sa série dans un article pour The Gardian




Black Mirror est une série britannique sortie en 2011. Elle est composée de trois épisodes de plus ou moins 50 minutes, tous distincts les uns des autres. Le casting y est différent, la réalité y est (légèrement ou très) différente et le scénario n’a aucun lien si ce n’est le thème : comment les nouvelles technologies interfèrent dans nos vies. Dans les deux premiers épisodes, le créateur de la série se concentre sur les médias de masse et l’industrie du divertissement. Dans le dernier épisode de la saison 1, qui n’a pas été écrit par le créateur de la série comme les précédents, l’intrigue se fonde sur une innovation particulière et son influence sur nous, petites gens.

Pour tous les épisodes, la mise en scène et le casting sont aux petits oignons et nous plonge dans une ambiance haletante nous mettant mal à l’aise en permanence. Une de mes séries préférées assurément ! Rarement une série m’aura fait autant ressentir de trucs..


Saison 1


ÉPISODE 1 – THE NATIONAL ANTHEM (43 minutes)




■ Avec Rory Kinnear (qui joue la bras droit de M dans Skyfall), Lindsay Duncan, Anna Wilson-Jones, Tom Goodman-Hill, Lydia Wilson et Allen Leech

Ce premier épisode est le plus « proche » de notre monde, il pourrait avoir lieu aujourd’hui. L’histoire se déroule en Grande Bretagne. Dans la nuit, le Premier ministre est réveillé pour une urgence. On lui montre une vidéo : une jeune membre de la famille royale, très appréciée de la population, a été enlevée. En échange de sa libération, le kidnappeur fait une demande très sérieuse mais ô combien originale : le Premier ministre doit avoir des rapports sexuels avec une truie en direct sur toutes les chaînes de télévision.

Ca s’est fait…

L’un des intérêts de cet épisode est qu’il ne se borne pas à certains personnages, tout le monde est concerné car la confusion est totale : personne ne semble maîtriser la situation. Mais en même temps est-elle maîtrisable ?
Intégrer des technologies de l’information « (dé)passées », comme la télévision, était non seulement réaliste mais intéressant, le contraste entre ces médias nous fait encore une fois nous interroger sur la liberté de l’information. Alors, certes, parfois c’est un peu lourdaud (et encore, c’est si on cherche vraiment les défauts), il n’en reste pas moins qu’on a l’estomac qui se tord comme rarement quand on regarde une série.


ÉPISODE 2 – 15 MILLION MERITS (1 heure)




■ Avec Daniel Kaluuya (Skins), Jessica Brown Findlay, Rupert Everett, Julia Davis et Paul Popplewell

Cet épisode, un peu plus compliqué à résumer, est selon moi le plus faible de la saison 1 car le plus « attendu » et le plus « évident ». Il se déroule dans un futur plus lointain, dans une société où le monde du spectacle est omniprésent. Chaque personne dort dans une sorte de cube couvert d’écrans, la télévision et les jeux vidéos sont présents dans tous les plans (et sont obligatoires sinon quoi les personnes doivent payer). On y suit un homme qui tombe amoureux d’une femme qu’il entendra chanter par hasard. Il lui donnera tout ce qu’il pense posséder car elle représente le « réel » (contrairement à ce qui les entoure, insipide). Pour cela, il lui offrira l’accès à un « casting » à l’issue duquel sa bien-aimée pourra vivre libre de « toutes » contraintes en devenant chanteuse. Bien sûr, cela va se retourner contre lui. Comment réagira-t-il ?

L’épisode est un peu long à démarrer mais cela s’explique par le « monde » qui est à introduire. Le personnage principal est extrêmement attachant dans sa quête du « vrai »… Pourtant, on se doute bien que cela va mal se terminer…


ÉPISODE 3 – THE ENTIRE HISTORY OF YOU (48 minutes)



■ Avec Toby Kebbell (qui a joué dans Match Point, oui bon et aussi dans Alexandre et Prince of Persia), Jodie Whittaker et Tom Cullen

Un avocat passe un entretien. En sortant, il essaie de se remémorer la scène pour voir si l’entretien est plutôt positif ou négatif. Il fait alors appel à une innovation : un « Grain ». Une puce est implantée dans le cerveau et permet à la personne de se remémorer parfaitement chaque moment vécu (en somme, tout est « filmé », notre mémoire est une vidéo dont on peut faire des marches-arrières, zoomer ou encore lire sur les lèvres des gens qu’on voit parler au loin). Convaincu que l’entrevue s’est mal passée, il rentre chez lui où se tient une petite soirée. La présence d’un homme dont il n’arrive à se souvenir va entraîner une série d’événements qui montrera jusqu’où peut aller l’utilisation du Grain.

L’épisode aborde plusieurs points intéressants. Tout d’abord, la « norme », un domaine qui m’a toujours intéressée, à savoir, pouvons-nous refuser d’intégrer les nouvelles technologies dans nos vies ? Et ensuite, la perfection que permettent certaines innovations sont-elles forcément bonnes ? Cela dépend-il de l’usage que l’on en fait ? Et comment faire pour les personnes qui ne pourront pas l’utiliser à bon escient ?

***


N.B. : J’aurais tendance à vous conseiller de suivre l’ordre établi des épisodes mais, en soi, on peut très bien commencer par les deux autres épisodes.


Saison 2


EPISODE 1 : BE RIGHT BACK (48 minutes)




■ Avec Hayley Atwell (Les Pilliers de la Terre, Captain America), Domhnall Gleeson (Harry Potter, True Grit, Anna Karenine, Shadow Dancer, etc.)

Dans une voiture, un couple, Ash et Martha, partent pour une maison de campagne. L’homme est accroché à son téléphone, à ses réseaux sociaux et ce quitte à avoir des comportements imprudents mais sans réelles conséquences. Quelques temps après, Ash doit repartir en ville pendant que Martha, elle, restera pour finir un projet pour son travail. Sans nouvelle d’Ash, elle commence à s’inquiéter : lui, complètement accro à son téléphone ne répond pas. Elle sent ce que cela signifie. Des personnes viennent la prévenir de la mort de son compagnon.
S’en suit la période de deuil. L’enterrement, le vide. Une connaissance de Martha intervient de manière plutôt lourde et lui parle d’un nouveau « programme », un nouveau logiciel qui lui permettrait de vivre cette épreuve plus facilement. Il s’agit alors « juste » (mais c’est déjà trop) d’échanger des messages instantanés avec « Ash ». À partir de ce qu’il écrivait sur les réseaux sociaux et autres sources d’information l’on pourrait savoir ce qu’il répondrait. C’est ce type de service qui est proposé à Martha. Mais ça peut aller plus loin que de simples messages. Martha décide de passer à l’étape suivante : à partir de vidéos, « Ash » pourra appeler et parler avec Mar. La dépendance de cette dernière s’accroit inexorablement. Son deuil n’a plus lieu d’être : il est là. Certains défauts commencent à apparaître (il ne connaît pas certaines expressions humaines) mais est-ce grave ? Bien sûr, tout ceci n’est que façade, une chose qui comble le vide qui entoure Martha. La preuve en est quand cette dernière fait tomber par inadvertance son téléphone et rompt par la même le lien avec « Ash ». La panique réapparait, la solitude renaît. C’est sûrement celle-ci qui la poussera sûrement à franchir la dernière étape : commander un humanoïde, réplique exacte d’« Ash ». Glauque.

Encore une fois, Black Mirror frappe juste. A prime abord, je trouvais ce premier épisode un chouilla en deçà de ceux de la première saison mais plus le temps passe, plus je trouve qu’il n’a vraiment rien à envier à ses prédécesseurs. Il se rapproche du dernier épisode de la première saison ce qui n’est pas pour me déplaire car c’est celui qui m’avait touchée le plus personnellement. Cependant, il se différencie de celui-ci sur plusieurs points : cette innovation n’est pas (encore) acceptée par la population (pour ne pas dire l’inverse) mais il existe également certaines failles (l’humanoïde « Ash » n’arrive pas toujours à bien anticiper les réactions qu’aurait Ash, etc.). Mais il frappe juste car encore une fois tout paraît crédible, on y croit, ça semble tellement « faisable ». Bref, mon épisode préféré de cette saison.


EPISODE 2 : WHITE BEAR (42 minutes)




■ Avec Lenora Crichlow (Doctor Who), Tuppence Middleton et Michael Smiley

Une femme, Victoria, se réveille déboussolée, ayant mal à la tête. Elle pense avoir fait une tentative de suicide. Elle parcourt alors la maison dans laquelle elle est, y trouve une photo d’une enfant qu’elle suppose sienne. Puis elle sort. Mais ce qui se passe à l’extérieur n’est pas normal. Les gens ne font rien d’autres que la filmer, que ça. Puis vient un homme drôlement déguisé qui commence à la prendre en chasse, pour la tuer à n’en pas douter. Mais les gens ne réagissent pas, ils filment la scène avec leur téléphone portable. Voyeurisme donc. Victoria sera aidée par une jeune femme qui semble plus aux faits de la situation qu’elle. Peu à peu, grâce/à cause des flash violents, Victoria se souviendra de certains éléments du puzzle.

Je ne compte pas aller plus loin dans l’histoire, ni rentrer plus en détail, je ne juge pas ça nécessaire. Notamment du fait qu’il s’agit d’un épisode un peu bizarre, hybride. On ne sait pas trop d’où on vient ni où on va mais par contre on le fait bien ! On se prend à l’histoire d’une manière surprenante, je ne comprenais presque rien à ce qu’il s’est passé mais c’était presque fascinant. Puis vient le twist. Certains ont été convaincus (au vu des réactions que j’ai lues ici et là) et malheureusement, moi pas. Ce qui fait la force de Black Mirror est, selon moi, que toutes ces histoires sont vraiment crédibles, à un point qui fait peur. Là, j’ai pensé « mouais ». J’ai été déçue de cette fin qui me laisse sur … ma faim. Mais je dois faire la fine bouche (…). Bref, un épisode que j’ai vraiment adoré dans ces trois quarts et qui m’a peu convaincue sur la fin. Dommage.


EPISODE 3 : THE WALDO MOMENT (43 minutes)




■ Avec Daniel Rigby, Chloe Pirrie, Jason Flemyng (Arnaques, Crimes et botanique, La Ligue des Gentlemen extraordinaires, Hanna, etc.) et Tobias Menzies (Casino Royale, Reviens-moi, Rome, Game of Thrones).

Waldo est un personnage de cartoon humoristique et plus précisément un ours bleu qui interviewe des politiques de manière à les mettre mal à l’aide. Derrière cette image, il y a celui qui est la voix mais aussi celui qui contrôle les « mouvements » de Waldo, celui qui écrit ses textes : Jamie. Un peu looser, un peu penaud. Après avoir piégé un candidat conservateur, Liam Monroe, à une élection locale, Waldo est très apprécié du public. On lui demande donc de continuer à s’en prendre à Monroe. Jamie n’est pas de cet avis, il considère que ni lui ni Waldo n’est politique et qu’il ne faut donc pas aller trop loin. Mais on le poussera à aller plus loin. On assistera à la montée en puissance de Waldo qui s’avérera très populaire puisque l’ours critique la politique et les politiciens en disant ce que les gens pensent tout bas (ou pas d’ailleurs) notamment : tous pourris. Ou presque. Grosso modo quoi. L’utilisation faite de l’ours semble de plus en plus hors de portée de Jamie. Où s’arrêtera Waldo ?

C’est un épisode qui rappelle l’épisode 2 de la saison 1. Ce sur quoi Waldo et Jamie s’indignaient est repris, maîtrisé, contrôlé pour finalement le retourner contre ce qu’ils dénonçaient. Épisode pas mal mais sans plus. Ce qui m’a le plus gênée dans cet épisode est que l’aspect ‘nouvelles technologies’ qui caractérisent Black Mirror est ici qu’assez peu exploité. Le thème principal serait plus, selon moi, le lien étroit entre un humoriste (politique notamment) et le politique. L’épisode m’a d’ailleurs en partie rappelée Coluche. L’aspect cartoon ne fait que rajouter des maigres éléments. Je trouve.


***


Bilan de cette saison 2 :
On regrette ? On regrette pas ? Rien que pour l’épisode Be Right Back, la saison 2 peut se justifier. Les deux autres épisodes sont certes en dessous mais ça reste de la bonne qualité, pas aussi glaçant que leurs prédécesseurs mais bon…

NB : J’avais écrit ces résumés juste après les avoir vus et clairement je me trouve dure, ils vieillissent très bien avec le temps et la saison 2 reste du haut niveau !

***


CHARLIE BROOKER

Créateur de plusieurs séries (Dead Set, Black Mirror et plus récemment A Touch of Cloth), Charlie Brooker est avant tout un journaliste britannique à la langue bien pendue et l’humour satirique. Il écrit notamment pour The Guardian (vous pouvez trouver ses articles ici) et a gagné plusieurs prix pour son travail de journaliste. Il est également l’un des quatre entrepreneurs à avoir fondé la compagnie de production Zeppotron, filière d’Endemol, grâce à laquelle il produit ses séries.

Et c’est peut-être là l’une des limites de la série. Est-ce que, finalement, Charlie Brooker n’est pas comme son personnage principal du second épisode …
… à dénoncer une situation à laquelle il participe pleinement. N’appartient-il pas à ce qu’il dénonce ?



***


Sinon, une dernière news : l’épisode 3 de la saison 1, The Entire History of You, pourra peut-être devenir un film... Pour le meilleur… ou pour le pire ?

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MessagePosté le: Sam 27 Avr - 12:01 (2013)    Sujet du message: Publicité

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celeglin
Darth


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MessagePosté le: Mar 21 Mai - 16:24 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Je me suis fait la saison 1 de cette série.
Et mon avis est assez mitigé.
J'ai particulièrement bien aimé le premier épisode. L'ancrage dans un monde semblable au notre y aide vraiment. J'ai bien aimé aussi toute la construction de l'épisode qui amène le premier ministre à céder aux exigences du ravisseur. Néanmoins, un certai nombre de petits trucs m'ont passablement gêné. Rien de bien important toute fois qui ne puisse avoir une explication logique du genre: Le ravisseur suivait quels tweets pour savoir que tel acteur porno allait tourner dans un film confidentiel? Le technicien, comme les gardes du corps sont pas très malins non plus d'avoir laissé prendre la photo pour les uns; et pris la photo pour l'autre. Je ne dirais rien par rapport au doigt coupé, qui a fait trajet expresse vers la chaine de télé...
Le truc quim'a le plus gêné dans cet épisode, qui est pourtant celuii que j'ai préféré des 3, c'est cette tendance à montrer les humains comme étant tous d'obscure pervers voyeurs. Je veux bien croire qu'il y en ai un certain nombre, mais voir les rues de Londres vides... C'est un peu too much à mon goût.

Ce qui est dommage, c'est qu'on retrouve cette vision très sombre das les autres épisodes. Le deuxième n'a rien d'extraordinaire dans son scénario, mais encore une fois on nous montre l'Homme qui abandonne ses principes pour une vie meilleure. On nous montre encore fois tous les voyeurs. Que cela soit forcé ou voulu, les individus affrontent les images. Et bien que ce soit plus contrasté que dans le premier épisode, la grande majorité des gens laissent encore leurs pulsions les gouverner

Enfin, si le 3ème épisode n'est pas une ode à la perversion narcissique, je sais pas quoi dire.

Globalement, la série se regarde facilement, mais je trouve que ce regard où l'humain détourne l'objet de la technologie pour ses propres travers beaucoup trop sombre, et pas assez contrasté. Dans le 3ème épisode, l'utilisation du "grain" est plus soumis à une utilisation gadget de la chose, qu'une réelle avancée technologique. Je m'attendais en regardant ces épisodes, à retrouver un peu du Stanley Kubrick dans "2001 Odyssée de l'Espace".
Alors certes, le nom de "Black mirror" renvoie bien le mauvais côté de notre reflet, mais le tout est trop bancale. Ou alors il faudrait considérer l'humain comme étant une masse globale et indifférenciée de voyeurs, de pervers narcissiques et de misanthropes.
Un point intérressant néanmoins, c'est la solitude des différents protagonistes qui est intérressant, et qui pourrait être exploitée de manière plus approfondie à travers ce qui a déjà été mis en place.

Bref, je repasserai si je me fais la saison 2 un de ces 4!
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Naorim
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MessagePosté le: Mar 21 Mai - 17:10 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Je me suis pincée tellement je croyais que tu trollais. Toi? Croire en l'humanité? Et c'est moi qui vais défendre la série et le fait que oui l'humain peut-être voyeur à un point que l'on n'imagine point? On croirait marcher sur la tête tellement c'est improbable !

Par rapport à l'épisode 1, effectivement y a plusieurs éléments relevant de l'incohérence ou de l'heureux hasard (le tweet par exemple). Tu reproches à cet épisode de montrer un mauvais côté de l'humanité (c'est mal formulé mais c'est pour dire "non les humains ne sont pas tous des voyeurs"), c'est marrant car moi ce qui m'a choqué c'est le côté trop "gentil" d'un personnage : le Premier Ministre. Avoir un politique si humain, si "dévoué" c'est personnellement ce qui me semblait le plus incohérent, comme quoi une cynique vit en moi.

Pour le côté "tous pervers", je pense qu'il ne faut pas oublier une chose : le premier épisode ne se déroule pas "aujourd'hui", c'est celui qui est dans le futur le plus proche mais ça n'est pas aujourd'hui. Et qu'est-ce qui fait que cet épisode ne se déroule pas aujourd'hui? C'est justement que les gens réagissent comme ça. Je pense que ce que l'auteur a voulu faire comprendre, c'est que l'on peut potentiellement avec tous les outils dont nous disposons aujourd'hui devenir comme ça. Que l'on peut tomber dans encore plus de voyeurisme, et ce à très court terme. Tu ne trouves peut-être pas ça réaliste, dans ce cas là je comprends ta critique. Mais je ne la partage pas, je pense malheureusement que c'est possible dans un futur plus ou moins proche. (L'épisode 2 de la saison 2 va encore plus loin dans ce chemin et personnellement, j'ai fait la même critique que toi envers cet épisode et pourtant CK et Leto II ont, eux, trouvé ça plausible..)

Le 3ème est bien sûr une ode à la perversion narcissique, tu crois quoi? En fait, je me demande si tu te trompes sur les intentions de l'auteur, bien sûr qu'il a conscience de tout ça. C'est fait exprès. Il montre sa vision plus que pessimiste (pessimiste n'est clairement pas assez fort) des Hommes. Il met en place cet ambiance glauque, elle est voulue pour mieux nous indigner. Pour mieux nous faire sortir de nos gonds, pour mieux nous faire révolter. J'étais en colère à chaque fin d'épisode! Bref, la série fait ressortir ce qu'il a de pire chez l'humain mais je pense que c'est justement voulu par Charlie Brooker.

Pour le grain, personnellement, je l'ai toujours comparé à un gadget comme le téléphone en fait. Un "gadget" devenu indispensable à notre société ou quiconque n'en a pas est vu comme "bizarre".

Sinon, l'épisode 1 de la saison 2 traite entre autres de la solitude et le fait que sa technologie ne fait que l'enfermer sur elle-même.
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Enitu
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MessagePosté le: Mar 21 Mai - 23:59 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Un post qui en entraîne un autre ... je me sens comme rappelé à l'ordre. Et pourtant, je voulais le faire (mais je suis en pleine période de partiel en ce moment).



E1S1

Un épisode effrayant. J'avais lu la synopsis et je dois dire que ce premier épisode m'a complètement fait comprendre le sens de cette dernière : "mais ils traitent tous de la façon dont nous vivons maintenant - et de la façon dont nous pourrions vivre dans 10 minutes si nous sommes maladroits". "Maladroit" et pas qu'un peu, je trouve que c'est un euphémisme. Autant dire que ça dérape complètement ! Mais pour parler concrètement de ce premier épisode. Je l'ai trouvé malsain et terriblement dérangeant. A la fin, j'avais une sensation d’écœurement qui me parcourait le corps. Et ça tombe bien, je suis de ces personnes qui aiment bien ressentir des émotions et des choses quand ils lisent ou regardent une histoire (sauf la peur, c'est trop désagréable). J'étais donc conquis par le sentiment que j'avais en moi. Je ne regarderai pas les incohérences, ça ne m'intéresse pas pour le coup. Ce que je trouve bien avec cette série, c'est le côté anthropologique. Car plus que le côté comment ça dérape, ce que j'aime beaucoup c'est de voir comment les gens vivent avec les nouvelles technologies. Là c'était quelque chose qu'on connait : les réseaux sociaux, le partage de vidéo en ligne, la télévision, les méthode de tournage et les sondages d'opinion, ce qui est d'autant plus troublant. A la fin du film je me suis mis à imaginer si ça se passait vraiment. Une autre force de cette série donc : ça fait réfléchir. Sur la nature humaine, sur l'utilisation des nouvelles technologies et sur les phénomènes de société en général.

Je m'éloigne de l'épisode ... Je l'ai trouvé très bien. Dérangeant et écœurant à souhait, un côté course contre la montre pas mal foutu et une fin de tous les diables. Il y a deux choses que j'ai aimé dans cette fin d'ailleurs : ce qui amène le premier ministre à baiser une truie et la réaction de sa femme. Si le passage à l'acte à la télévision est vraiment dérangeant, les conséquences dans le couple m'ont autant marquées. La première dame britannique reste pour la forme mais on voit bien que quelque chose s'est brisé entre eux deux. Le premier ministre n'a pas tenu sa promesse et du coup, c'est son intégrité et son honneur qui ont été bafoués. Les sentiments de sa femme sont limpides comme c'est pas permis. Je me suis senti vraiment mal pour elle en après coup (pas sur le moment, j'étais trop empreint d’écœurement).


E2S1

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer ce deuxième épisode. On ne comprend pas grand chose et même à la fin, la situation générale est floue. Je n'ai pas compris pourquoi ils vivaient dans cette société sachant qu'au départ ils venaient de l'extérieur (à priori). C'est dans l'ordre naturel des choses ? C'est obligé ? Quelque chose m'échappe ... Ensuite, je n'ai rien capté non plus à la fin. Il est à l'extérieur ou il se dresse devant un écran ? J'avoue ne pas trop savoir de quoi il en retourne bien que la logique voudrait - et je pense que c'est ça - qu'il soit sorti à l'extérieur.

Pour ce qui est du concept. C'est sacrément tordu ! Je veux bien qu'il y ait la poursuite d'un certain idéal dans cette société, mais là je dois avouer que l'étrangeté de la situation m'échappe en premier abord : des gens qui font du vélo d'appart toute la journée pour pouvoir bouffer, customiser des avatars et se pavaner sur des chaînes télévisées ... oui, je trouve ça ridicule quand je prends de la distance ! Mais quand je me plonge dans cet univers et que j'essaye de comprendre (en intégrant ses logiques), je m'aperçois à quel point il est malsain. Il n'est plus ridicule, certainement pas ! Simplement malsain. Je m'explique. Une société du spectacle ou rien de concret n'a de valeur : ni la nourriture (qui n'en est pas vraiment. Je crois me souvenir que c'est fait avec de la levure), ni les relations, ni l'effort fourni, ni les programmes regardés, ni même le sexe (les lurk ne pourraient jamais tenir dans un environnement pareil ^^). Tout est superficiel. Au point qu'on comprend comment le héros finit par péter un câble. Lui qui dans cet océan virtuel avait fini par trouver un point d'attache, concret, réel, existant, a fini par le perdre. On voit alors que le système est fait pour déconnecter les gens de la réalité. Enfin d'une certaine réalité. Car s'en est une pour eux. Ils n'imaginent d'ailleurs pas autre chose que ça. A vrai dire, ils n'ont même pas conscience de ce qui les entoure vraiment. Car leur environnement est lui-même quelque chose de virtuel. Tous ces écrans sur les murs, ce n'est pas dans un but pratique. Et de la même façon, ce n'est pas non plus fait dans l'optique d'offrir du divertissement à tout instant. C'est ça qui ressort je vous l'accorde mais je pense qu'au fond leur but est bien plus malsain et pervers. Pour en venir au fait, je pense qu'ils sont là comme ultime rempart entre la réalité concrète et le réalité virtuelle. Si rien n'a de valeur, si tout est superficiel, le décor aussi rentre dans ce cadre-là. Il n'est pas vraiment réel dans le sens du vrai. Il est artificiel au même titre que le reste. Et c'est tout cela je trouve qui amène à l'aliénation. L'individu ne pense plus, il n'est plus pour lui-même, il n'est qu'un élément, un rouage quelque part, d'une immense machinerie. Pour faire simple, il n'a plus d'être. Même les moments d'intimité où il peut se réfugier, "redevenir soi", lui sont retirés. Des écrans le poursuivent où qu'ils aille et s'imposent à lui. Il y a d'ailleurs un point que j'ai trouvé frappant dans cette logique d'aliénation - que j'ai déjà évoqué mais que je reprécise : le sens de l'effort n'a pas de sens. Alors pourquoi continuer de pédaler ... dans le vide ? Il n'y a ni création, ni réalisation de soi. Seulement un effort physique vain qui ne sert qu'à entretenir la machinerie globale : gagner de l'argent virtuel servant à acheter du faux (je me suis d'ailleurs demandé à un moment donné s'ils ne produisaient pas de l'énergie en pédalant ...).

Maintenant, le moment clé du film : la libération. Le moment où le héros brise l'écran est très symbolique. Il s'affranchit de l'environnement et de la société aliénante qui l'entoure. Il a compris les rouages ou du moins une partie, et connaissant cela, il parvient à être (ou à continuer à être si on pense son évolution comme quelque chose de progressif). Et la suite va dans ce sens, il se défait de la logique de cette société. Le superficiel et le virtuel n'ont plus de valeur pour lui : il ne regarde plus les émissions, n'achète plus de fausse nourriture et contrecarre tous les éléments avilissant (ce qui nécessite de l'argent pour consommer du faux). Et s'il prend le bout de verre une fois devant le jury, ce n'est pas pour rien. D'ailleurs, quand j'y repense quelle scène ! Il y avait un suspense de dingue, pour moi en tout cas. Je craignais pour le personnage. J'avais peur qu'il se fasse renvoyer, qu'on ne l'écoute pas ... bref, qu'il soit balayé d'un revers de main. Mais peurs quelque part étaient bien anodines quand je vois ce qu'il lui est finalement arrivé. Oh le pauvre ! Enfin je reprends mon analyse que je trouve passionnante à écrire (la lisant au fur et à mesure comme un lecteur ne connaissant pas le contenu ...). Hum ! Je disais quoi déjà moi ? Ah oui ! Le bout de verre ! Je disais donc que ce bout de verre n'est pas anodin. Il vient en effet de l'écran qu'il a cassé, et donc du moment de son affranchissement. S'en servir est donc quelque part en soi déjà une forme de révolte. C'est très bien pensé je trouve. Et puis se prendre en otage ... bon dieu ! Que c'était risqué ! J'ai bien cru que ça ne marcherait pas. Et normalement ça n'aurait pas dû marcher. La seule raison pour laquelle ils l'ont laissé faire est parce qu'il faisait le show. Et c'est à ce moment-là que j'ai trouvé cette société la plus malsaine. Tout tourne tellement autour du superficiel, que tout finit dans une logique de spectacle par être faux. Même un dialogue engagé qui reflète la réalité concrète ! Il n'y a plus que la forme qui compte. Et aussi l'émotion. S'il y a un show visant à sélectionner certaines personnes pour qu'elles aient leur propre émission sur une chaîne, c'est qu'il y a quelque chose derrière ça. On ne peut tout simplement pas accepter ça comme un fait banal allant de soi. Je pense que cette société prônant et entretenant le fausseté de la réalité n'est paradoxalement pas dénué de toute part de "vrai". Les éléments qui sont les plus affirmés sont retenus dans les auditions et sont ensuite rediffusés dans des émissions pour faire partager une émotion aux gens, dépourvus pour eux-même de toute profondeur. Ils ne sont que des coquilles vides émotionnellement parlant. Rien dans leur entourage, dans leur activité autre que vidéo, ne suscitent concrètement des émotions. Ils sont alors comme des êtres vides qu'il faut remplir ... abreuver quelque part. D'où le besoin d'émotion, de réalité, recueillie au travers du show.

La fin est terrible à ce niveau-là. Ne retenir que la forme du message, l'émotion ressentie en occultant le fond. Et pire regarder ce message poignant comme une distraction comme les autres. Moi je trouve ça effrayant.
Ça en pose des questions ... Dans notre société, la forme prévaut-elle sur le fond ? Peut-on se contenter de l'émotion en oubliant le contenu véritable des messages et des images (toute forme de communication en fait) ? Le souci de l'apparence, du superficiel ne nous aliène-t-il pas ? L'omniprésence des écrans et le contenu qui y passe ne nous aliène-t-il pas aussi ? A trop regarder des fictions, des retransmissions de réalité, peut-on finir par en oublier le réel tel qu'on peut le vivre concrètement ? Peut-on aussi avoir une vision biaisée de ce que peut être la réalité ? etc


Un épisode que j'ai adoré au final pour la vision donnée, le génie qu'il a fallu pour imaginer un truc pareil et pour le côté amour. Très sympas la construction de cet amour, la destruction et la vengeance. Je suis par contre dans le flou sur la fin ... Nao ! Qu'est-ce que ça signifie ? Il a réussi à "s'échapper" ou pas ?
N'empêche ce jury, quels salops ! Détestable !


Naorim a écrit:
Cet épisode, un peu plus compliqué à résumer, est selon moi le plus faible de la saison 1 car le plus « attendu » et le plus « évident ».
Ah ouais ? Je suis pas de cet avis si on sait regarder le film au second degré.

Celeglin a écrit:
Ce qui est dommage, c'est qu'on retrouve cette vision très sombre das les autres épisodes.
C'est le concept en même temps. Rien ne finit bien.



Je m'arrête là pour le moment. J'écris beaucoup (trop surement) et puis j'ai encore un partiel demain mine de rien. Mais en tout cas l'épisode 3 de la saison 1 est mon préféré (effet d'annonce !).
Satisfaite Nao ? ^^
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Naorim
Garde des sots


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MessagePosté le: Jeu 23 Mai - 00:03 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

T'étais pas obligé Enitu ^_^ 



Enitu a écrit:
Naorim a écrit:
Cet épisode, un peu plus compliqué à résumer, est selon moi le plus faible de la saison 1 car le plus « attendu » et le plus « évident ».



Ah ouais ? Je suis pas de cet avis si on sait regarder le film au second degré.


[...]

Je m'arrête là pour le moment. J'écris beaucoup (trop surement) et puis j'ai encore un partiel demain mine de rien. Mais en tout cas l'épisode 3 de la saison 1 est mon préféré (effet d'annonce !).
Satisfaite Nao ? ^^





Sur la partie fin de l'épisode 2 : Alors c'est que ça commence à remonter un peu cette histoire. De mémoire, personnellement, j'avais l'impression qu'une fois leur passeport en poche (la sélection faite et tout le tralala), ils avaient une forme de liberté (à l'extérieur) mais qu'ils étaient toujours obligés de faire leur émission. Mais je peux tout à fait me tromper ! Faudrait que je re-regarde. Je crois pas qu'il y ait de réponses claire, nette et précise, je l'ai interprété comme ça. Et toi (histoire de renvoyer la patate chaude), t'en penses quoi Cel? Et K ? (t'avais qu'à pas me dire que t'avais commencé la série :p) 


Sur la partie "critique" de l'épisode 2 : T'inquiète pas, j'avais fait la même analyse que toi ! Tu as mis les bons mots sur ma pensée, c'est plutôt cool. Ensuite, je tiens à souligner deux points. D'abord, selon moi, si c'est le plus faible de la saison 1, ça ne veut pas dire que l'épisode est faible en tant que tel. Les trois épisodes sont tous très bons et m'ont tous retournée, mais si je devais faire un classement ça serait le 3/1/2. Je préfère préciser car clairement y a du niveau, très haut niveau. Ensuite, pourquoi je dis que c'est le plus "attendu et évident", parce que justement quand on dit "série qui parle de l'interaction avec les nouvelles technologies", on pense plus à un système complet autour de ces nouvelles technologies qui se rapproche plus de la SF que d'un épisode où ça parle truie et premier ministre ou encore un épisode avec une et une seule innovation (ou presque) et son exploitation. Mais ça c'est peut-être moi... Du coup, de fait je la trouve moins "originale" que les autres : elle reprend pas mal d'idées (très bonnes les idées hein) du genre de la SF et aussi de la dystopie (le message révolutionnaire capté et récupéré par le pouvoir). Du coup, j'ai été moins "surprise" que les autres épisodes (j'avais même un peu anticipé la fin). Et qu'on se le dise, je ne suis pas contre la reprise d'idées si c'est bien fait et si y a un apport du créateur, et c'est le cas ^_^
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MessagePosté le: Jeu 23 Mai - 10:16 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Vous avez déjà dit l'essentiel, je vais faire assez court concernant les 2 premiers épisodes (j'enchaine avec les 2 suivants ce soir).

Concernant le 1er épisode, pas grand chose à ajouter, c'est juste dommage que je me sois spoilé en lisant vos commentaires (ou ceux sur la VDD) en amont. En tout cas l'épisode atteint son objectif de me faire facepalmer devant les réactions des spectateurs. Après, ça m'a pas tant retourné que ça, mais peut-être parce que justement vu que ça se passe dans un futur hypothétique proche, j'ai le sentiment qu'on trempe déjà là-dedans dans une certaine mesure aujourd'hui, donc je suis un peu blasé. Conclusion magistrale avec la réplique de l'homme qui annonce à Alex que la princesse avait été libérée avant le passage à l'acte du Premier Ministre: "He wanted to prove a point". Touché. C'est bien joué Mr Brooker, très bien joué...

Concernant le 2ème épisode, il m'a plus affecté. C'est vrai qu'il était assez prévisible sur plusieurs points, mais ça rend le visionnage encore plus terrible à subir. Dans un premier temps, le choix est cruel pour la nana qui n'avait rien demandé de tel, juste à pouvoir chanter. Mais avec le recul, son choix parait logique parce qu'il déclenche la réaction du mec, qui est vraiment prévisible mais qui doit être montrée, ça fait un bon crescendo jusqu'à ce qu'il passe enfin dans l'émission. Et là, c'est le drame. Il nous sort une belle tirade, on le sent près à vouloir bousculer le Système. Mais le Système est trop fort pour un seul homme, et on sent rapidement que le juge Hope (diantre, je me rends compte à quel point lui donner ce nom est ironique maintenant!) va réussir à détourner ses convictions pour en faire un outil, une attraction de plus du Système. Le choix qu'il propose, ça m'aurait rendu fou. Moi, je vois la conclusion comme le fait que notre héros a voulu sortir du Système, il a compris que ce n'était pas possible, alors il l'a accepté. Il échange une prison contre une autre, mais la nouvelle est plus agréable à vivre, c'est qu'il peut espérer de mieux. Le pingouin est là pour montrer qu'il n'a pas non plus été "absorbé" par le Système. Il a gagné sa liberté contre 2*30 minutes d'émission par semaine. Mais il n'a pas pu récupérer celle qu'il aimait.

Ps: Jessica Brown Findlay est fort mignonne
Pps: J'en profite pour lui faire coucou

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MessagePosté le: Jeu 23 Mai - 11:03 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Je profite du message de K pour mettre la chanson de ce deuxième épisode (que j'avais presque oubliée avant que K me la rappelle) :



Ce qui est le plus tragique dans cette histoire, c'est que c'est bien lui qui la poussait à prendre cette voie...

Pour K : tu as été spoilé dans les réponses ou tu estimes dès mon message de présentation? Je vais peut-être rajouter une phrase pour prévenir le spoil qui suit dans le topic dans mon message de présentation..
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Broccoli
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MessagePosté le: Ven 21 Juin - 14:39 (2013)    Sujet du message: Black Mirror Répondre en citant

Celeglin a écrit:
Dans le 3ème épisode, l'utilisation du "grain" est plus soumis à une utilisation gadget de la chose, qu'une réelle avancée technologique.

Globalement, la série ne s'intéresse pas à insérer des éléments technologiques pour montrer le progrès. La série est centrée sur une analyse psychologique de l'être humain et le fait de manière ludique en utilisant des gadgets en tout genre. La technologie utilisée est au service de la démonstration ; elle est un moyen et jamais une fin. Je trouve ça plus intéressant qu'une fiction documentaire du genre "à quoi ressembleront la télévision et le téléphone de demain ?"

Celeglin a écrit:
Je m'attendais en regardant ces épisodes, à retrouver un peu du Stanley Kubrick dans "2001 Odyssée de l'Espace".

A la sortie du film, les gens croyaient aller voir justement "à quoi ressemblera la cuisine de demain développée par la NASA". Je ne te dis pas la gueule qu'ils ont fait et le fiel qu'ils ont déversé quand ils se sont retrouvés devant une pierre philosophale parlant de l'être humain anthropologique et de son rapport profond avec la religion.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:31 (2017)    Sujet du message: Black Mirror

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