top

L'Anthracite grand hôtel

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    GBF Index du Forum -> Le Jardin -> La Balançoire -> Anthracite
Auteur Message
azep
Le Maître des Points


Inscrit le: 12 Fév 2013
Messages: 752
Localisation: sur un bateau ivre
Team: Notables/Indépendant
Pièce(s): 68
Pièce(s) rouge: 1

MessagePosté le: Ven 3 Mai - 23:22 (2013)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

L'Anthracite grand hôtel


Le grand hôtel d'Anthracite situé au cœur de la ville, en plein centre ville donc... à la croisé du centre politique, des quartiers bourgeois, du quartier marchand et du centre religieux. Non loin de là on peut même apercevoir le manoir de la GBF surplombant la colline. Le grand hôtel d'Anthracite est connu est reconnu dans le monde entier. Sa magnificence a pour but d'impressionner tous visiteurs entrant dans ce lieux




Aspect extérieur :
L'aspect extérieur à lui seul suffit pour époustoufler toute personne n'ayant encore jamais vu cet édifice majestueux auparavant...





Grand Hall :
Lieu d’exubérance assumé voué à coupé le souffle




Nb :

Vous-y serez reçu par la réceptionniste connu dans tout Anthracite pour ses pratiques extravagante...






Salle de réception :
Grande salle pouvant accueillir des centaines de convives





Salon privé :
L'hôtel à pour particularité de posséder des salons privés où l'on se plait à se détendre et converser entre amis sans être embêtés par des inopportuns...


_________________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 3 Mai - 23:22 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
azep
Le Maître des Points


Inscrit le: 12 Fév 2013
Messages: 752
Localisation: sur un bateau ivre
Team: Notables/Indépendant
Pièce(s): 68
Pièce(s) rouge: 1

MessagePosté le: Sam 4 Mai - 03:29 (2013)    Sujet du message: Best ever...! Répondre en citant

jour 2 : Nuit

Azep et son nouvel ami se dirigeait vers le centre-ville, en direction de L'Anthracite grand hôtel. Ils firent le trajet de la zone portuaire jusqu'au cœur de la mégapole en calèche afin d'éviter d'éventuelles nouveaux "accidents" qu'Houblon avait rencontré...



Houblon n'avait jusque-là jamais été dans la partie nord d'Anthracite. Il était subjugué par tous ce qu'il voyait. Des immeubles qui fendaient le ciel à perte de vue. Un paysage néo industriel qu'il n'avait jamais ne serais-ce qu’espérer entrevoir un jour. Il pensait, dans sa quête de la capitale, découvrir Anthracite mais il n’aurait pas crût un tel spectacle si on le lui avait décrit...

- Nous sommes arrivés !

- Mais où sommes-nous? Cela ne ressemble à rien que je n'ai vu déjà.

- Tu as la chance de pouvoir admirer la véritable Anthracite mon garçon. Oublie tout ce que tu connais ou plutôt ce que tu croyais connaitre car ici, tout est différent... Je m'en vais de ce pas t'emmener dans un lieu où tu pourras te reposer et te restaurer.

Houblon fit un tour sur lui-même. Il avait du mal à en croire ses yeux. Même ses rêves les plus fous n'auraient pu imaginer une telle chose. Il se rendu compte que les lieux qu'il avait imaginé grâce au livre de Montreux avaient manqué cruellement d'ambition. Ces lieux avaient une vocation quasi-féerique mais pourtant Houblon se sentait un peu gêné. Quelque chose ne lui plaisait pas. Quelque chose d'implicite. C’était tellement différent de la vie qu'il menait il y a quelques jours. Il eut l'impression que jamais il ne se ferait à cette ville. Il essaierait, pour s’intégrer surement, mais il savait qu'il n'y arriverait pas.

Azep émit un petit toussotement qui sortit Houblon de ses pensées, il le suivit.

- L'Anthracite grand hôtel ! Sûrement l'un des plus beaux endroits de cette ville !

Azep se dirigea vers la réception, il semblait connaitre les lieux...

L’intérieur de l’hôtel était encore plus impressionnant que l’extérieur. Il y avait une telle différence avec l’architecture et le design de son ancien chez-soi... Houblon se sentait infiniment petit, complètement écrabouillé par tant de nouvelles choses.

Azep s'approcha de la réceptionniste et lui dit :

[Murmure] - Peux-tu me faire préparer le salon n°2 je te prie ?

- Bien sûr Azep, il n'y a pas de problème, je leur fais faire ça tout de suite... Et, si tu es partant, tu pourras me rejoindre à ma chambre ce soir... Tu sais où elle est...

- Désolé, je n'ai pas le temps pour ça ce soir.

- Tu en es sûr ? Tu tiens vraiment à avoir ce salon ?

- Ne fais l'enfant veux-tu... J'ai un souci à régler, mon ami que tu vois ici (Azep désigne Houblon d'un geste de la main) à eut quelques... problèmes diront nous. Je te fais la promesse de venir de revoir plus tard dans la semaine.

- D'accord, on fait ça mon chou mais ne me pose pas de lapin ! Tu sais que j'ai horreur qu'on me mente...!

- Et tu sais que je tiens toujours mes promesses.

- C'est bon, vas-y avant que je ne change d'avis. Tu sais où c'est.

Azep et Houblon prirent donc tous deux le chemin vers le salon privé n°2. Le notable avait pris soin de faire préparer tout ce dont Houblon allait avoir besoin.
Une fois arrivée dans le salon, les affaires demandées étaient en effet toute là: des appareils médicaux, des vivres et de l'alcool bien entendu


- Met-donc toi à l'aise. Quel est ton nom déjà ?

- Warrior, Houblon Warrior, répondit-il en gonflant le torse. Je viens d'arriver dans cette ville. Mes parents sont de Bellantrope.

- Bellantrope hein ? J'y ais connu une femme autrefois... L'homme se laissa emporter un instant dans ses souvenirs

- Enfin, nous ne sommes pas là pour parler de ça, nous sommes là pour te soigner et te redonner des forces ! Je vais te demander de rester calme pendant que je vais m'occuper de toi.

Azep sortit alors sa trousse de soins et désinfecta les plaies d'Houblon. Il banda les plus grosses blessures et concocta un filtre pour que son nouvel ami se remette de côtes qui lui avait été brisés. Cela pris bien une bonne demi-heure.

- Voilà qui est fait. Je vais devoir te laisser maintenant, tu as de quoi te repaître et j'ai prévenu la réceptionniste que tu restais ici jusqu'à demain matin. D'ici là, avec ce que je t'ais fais boire, tu seras remis et peut-être même dans une meilleure forme que tu n'as jamais été.
Et si avant de partir nous buvions un scotch ?


- Du scotch? Qu'est-ce que c'est*

- Un délicieux breuvage dont tu me diras des nouvelles !

Azep, qui était plus accoutumé à ces pratiques qu'Houblon ouvrît alors une bonne bouteille de scotch et servit deux verres.

- Merci.. dit timidement Houblon Et... Je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi... Je vous suis redevable et, si je peux faire quoi que ce soit, dite le moi.

Houblon bût alors une gorgée de scotch et grimaça

Azep qui fît de même esquissa alors un sourire...

- Hé bien vois-tu, il y a effectivement quelque chose que tu pourrais faire... Es-tu habile pour ce qu'il s'agit de pistage ?

- Ah ça pour sûr, je peux pister et dater n'importe quelle trace de biche de moins de 10 jours.

- Excellent ! Je souhaiterais que tu m'aide sur une affaire difficile. Un homme dangereux qui se fait appeler "Le docteur" cherche à me nuire et j'aurais besoin de tes talents pour le suivre à la trace et me rapporter tous ses faits et gestes. Bien entendu tu seras grassement payer. Alors, qu'en dis-tu ?

- Euh... Dans cette ville? Je ne sais pas si ce que je connais dans la forêt marche ici aussi.

- Ne t’inquiète pas, cela ne devrais pas te posez trop de soucis. C'est un homme connu en ville et ne cherche habituellement pas à se dissimuler. Cependant, j'ai tout de même pris soin de demander une liste de tous les lieux qu'il fréquente à mon amie à la réception. Elle te donnera tout ce dont tu as besoin et te fournira de l'argent, plus qu'il ne t'en faut ainsi qu'un passeport pour éviter toutes nouvelles mésaventures à Anthracite. En le montrant aux autorités, si besoin en est, tu seras protéger.

- D'accord. Et comment je ferais pour vous joindre? Et ça durera combien de temps?

- Cela durera jusque tu découvres où en sont les recherches de cet homme. Bien évidemment tu pourras te faire aider. Je peux appeler des hommes de mains ou tu peux demander de l'aide à tes amis, si tant est que tu en es dans cette ville. Et, bien sûr je ne te demande pas non plus de t’allouer exclusivement à cette tâche temps que tu me tiens au courant des faits et gestes de cet individu. Je préférerais juste éviter d'ébruiter tout cela. Comme je te l'ai dit, c'est un sujet sensible et en te choisissant toi, j'ose croire que tu respecteras le silence que je te demande. Pour me contacter ce n'est pas bien difficile. Tu ne le sais peut-être pas mais je suis une sommité à Anthracite. C'est d'ailleurs pour ça que je ne peux pas agir librement. J'ai pris énormément de risque en venant à ton secours. J’espère que tu en es conscient.

- Oui, bien sûr. Et je vous en remercie complètement.

- Hé bien au revoir Houblon. Reposez-vous bien ! En attente de vos nouvelles !


Azep sortit alors du salon privé pour vaquer à d'autres occupations et Houblon s'endormit bien vite après son départ.






*NDLR: Houblon connaissait à peine la bière dans la taverne
_________________
Revenir en haut
Houblon Warrior Orange
Les déménageurs de l'extrême


Inscrit le: 03 Fév 2013
Messages: 533
Localisation: [Insérer Bon Mot]
Team: Pré-Scriptum
Pièce(s): 31
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Dim 5 Mai - 15:36 (2013)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

Houblon se réveilla le lendemain au alentour de 9 heures. Il avait dormit d'un sommeil profond, les évènements de la veille l'avait épuisé. Mais il avait une migraine, il ne savait pas trop si c'était encore le coup qu'il avait ressue derrière la tête ou cet alcool si fort qu'il avait pris la veille. Houblon se leva, s'habilla et se prépara rapidement. On lui avait proposer de pister quelqu'un. Cela lui faisait plaisir, enfin il retrouverait une activité qu'il connaissait. Enfin? Cela faisait moins de 24 heures que Houblon était arrivé en ville et pourtant il lui semblait être là depuis des mois. Pourquoi n'arrivait-il pas à aimer cette ville? Il y avait pourtant trouvé nombre de chose qu'il avait aimé, de la musique, des artistes de rues, une sorte d'ami de circonstance, et pourtant cette ville ne lui plaisait pas. Peut-être n'étais-ce que le mal du pays. Il n'était jamais partis de son village natale, ce changement soudain devait l'affecter sensiblement.
Mais il partait à la chasse, ou une sorte de chasse, le plus dure était de trouver la cible. Une fois son père avait attrapé une biche, lui avait peint une grosse tache rouge sur le cou et l'avait relâché en lui disait qu'il devrait la retrouver après avoir laisser une journée à la bête pour fuir. Houblon était alors partis seul pendant deux ou trois semaines et ne l'avait jamais revu. Trouver une biche n'était pas un problème mais LA biche... le début de la traque fut simple car elle était apeurée et donc les traces de pas était très perceptible, mais dès qu'elle fut calmée elle s'était complètement fondu parmi les autres traces de pas.
Cette chasse là devait être plus simple, les hommes ne sont pas poussé par leurs instincts, à chercher de l'herbe là où le vent les pousse, non les hommes ont des habitudes, des chemins qu'ils parcourt régulièrement. Instinctivement, l'homme est prévisible. Et si en plus, celui qu'il avait a traqué était connu, cela ne devrait pas poser de problème. Ou peut-être que si. Il y avait aussi le facteur inconnu de cette ville dont il ne connaissait rien. Mais Houblon ne se laisserait pas abattre, il se trouvait sur son terrain et il battrait cette ville selon ses mécanismes. L'art de la chasse était universel. Tout du moins c'est ce qu'il essayait de se convaincre.

Houblon descendit à la réception, sans se perdre car il avait retenu le chemin à parcourir. Il vit en face de lui la femme à qui Azep avait parlé la veille. Le ton jovial ayant été remplacé par un attitude hautaine.
- Ah vous voilà. Tenez, dit elle en lui tendant un petit paquet. Il contient une carte du nord de la ville, avec les lieux fréquenté par Le Docteur en rouge, de l'argent, et quelque papier d'usage si jamais vous avez un problème.
- Et... Est-ce que je peut continuer à dormir ici?
Elle prit un air irrité et un ton sec:
- Je veillerais à ce qu'une chambre soit toujours libre pour vous, mais si vous voulez mon avis, pour votre mission, vous ferez mieux de dormir non loin d'où il se trouve.
- Oui... Vous devez sûrement avoir raison.
Houblon se retourna et sortit de l'hôtel. Il étudia rapidement la carte, son père avait bien fait attention à l'initier à cela, et partit en direction d'un lieu qui semblait être un café. C'est là où il avait le plus de le trouver vu qu'il était encore assez tôt.

***
Oui, les hommes sont définitivement bien prévisible. Houblon était arrivé cinq minutes plus tôt dans le café. C'était un café très chic, où le "bon goût" et "l'élégance" primait. Il y avait a peu près une vingtaine de personne. Certaines en groupe, d'autre un peu plus reculé. L'un était particulièrement seul, à lire un livre visiblement ancien et boire du thé en mangeant des bonbons. Il ne s'occupait pas du tout de ce qu'il se passait autour. Houblon s’avança dans sa direction jusqu'à ne se trouver qu'à quelques pas de lui. L'homme ne détourna pas le regard, il semblait plonger dans ce qu'il lisait. Houblon se racla la gorge et fit un sourire radieux. L'homme leva la tête de son livre et le regarda avec indifférence:
- Et bien, que voulez vous?
- Bonjour, je suis à la recherche de quelqu'un se faisant surnommer "Le Docteur", est-ce que cela vous dit quelque chose ?
L'homme parut légèrement surpris et me fixa.
- Je suis le Docteur.
_________________
Revenir en haut
Le Maître du Jeu
Dieu des Aléas et du Hasard


Inscrit le: 16 Nov 2013
Messages: 22
Pièce(s): 4
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Lun 18 Nov - 22:21 (2013)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

A lire avant


Jour 4, crépuscule


Les 70 printemps de Monsieur Charles n'avaient point altéré ses capacités en tant que premier majordome malgré ses faux airs de vieillard sénile et légèrement voûté. Ce n'était pas sans raison qu'il restait le premier serviteur de maître Azep malgré tous les jeunes loups aux dents longues qui avaient tenté en vain pendant plus de 20 ans de le déposséder de son statut. Il faut dire que Monsieur Charles avait toujours possédé d'autres qualités intéressantes hors du strict domaine de l’hostellerie qui en avaient fait un homme de confiance d'Azep. Il savait rester discret, voire silencieux quand maître Azep le demandait, il était au courant de tout ce qui se passait dans les murs du Grand Hôtel, des plus insignifiants potins de cuisine aux secrets les plus crapuleux et dangereux émanant des plus hautes marches du pouvoir. Il était les yeux et les oreilles de son maître à l'intérieur de l'établissement, aussi ce dernier pouvait se concentrer sur les affaires externes sans jamais avoir à être inquiété par ailleurs.


Oui, Monsieur Charles, malgré son âge avancé, restait l'homme de confiance de maître Azep, et c'est tout naturellement qu'il lui revint la tâche d'examiner la chambre numéro 8 de fond en comble avant le début du bal masqué. Cette chambre n'avait rien d'extraordinaire par rapport aux autres suites royales de l'hôtel mais serait idéale pour ne point être dérangé durant les réunions importantes comme celle qui devait avoir lieu à minuit.


Les draps, les serviettes, le mobilier, rien ne fut épargné par son inspection minutieuse. Ne restait plus qu'à vérifier que les bouteilles de grand crû dans le globe étaient correctement bouchées. Il n'était pas question que les participants de la réunion à venir voient leur vin gâché. Les bouchons étaient effectivement bien en place, mais son œil affûté n'omis pas de remarquer une anomalie: chacun des bouchons semblait percé d'un minuscule trou que maître Azep ainsi que ses confrères auraient été bien en peine de remarquer à la simple lumière des bougies. Monsieur Charles s'empressa de déboucher un vin et d'en verser sur une serviette de papier. Il fit la moue quand il vit apparaître de la fumée légèrement rouge au-dessus de la serviette se désintégrant.

La bonne nouvelle amenée par cette découverte était que cette nuit, quatre personnes ne mourraient pas d'empoisonnement. La mauvaise était que l'ennemi était proche. Il allait falloir agir vite, Monsieur Charles le savait. D'abord, prévenir maître Azep que la réunion ne pourrait avoir lieu du fait d'un danger immédiat trop grand. Ensuite, réécrire de nouvelles lettres afin de prévenir les autres protagonistes pour qu'ils se protègent. Takamari Richard prendrait vraisemblablement toutes les précautions nécessaires et se barricaderait dans son arène pour un temps. Ce fou de Jag'Stark n'en ferait peut-être qu'à sa tête en venant quand même voir le bal masqué, mais au moins il devrait pour une fois passer inaperçu au milieu des déguisements. Quant à l'homme masqué, il semblait être la priorité de maître Azep, aussi faudrait-il prendre les dispositions nécessaires pour organiser une réunion rapide en un autre endroit. Enfin, il était vital de doubler le nombre d'agents de sécurité pour le bal, avec les déguisements nécessaires pour ne pas éveiller les soupçons.

Décidément, le bal masqué du Grand Hôtel d'Anthracite était promis à être le théâtre de bien des manigances, trahisons et autres complots, mais il était impensable de l'annuler. Ne restait plus qu'à espérer que ce jeu de dupes ne ferait pas couler le sang dans la nuit, car dès le lendemain, il faudrait mener l'enquête sur l'homme à l'accent étranger qui fut le dernier occupant de la chambre numéro 8 et le temps était précieux, surtout pour maître Azep.

_________________
Revenir en haut
mister K
Lord


Inscrit le: 29 Jan 2013
Messages: 808
Localisation: Devant le globe contenant les bouteilles de bourbon
Team: Club Ps
Pièce(s): 26
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Sam 23 Nov - 20:55 (2013)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant



En cette belle et chaude soirée, monsieur Azep a convié toute la bourgeoisie d'Anthracite au Bal Masqué de l'Anthracite Grand Hôtel. Une belle occasion de festoyer en toute simplicité pour oublier les tracas du quotidien et les diverses tensions actuelles qui rongent la cité, mais aussi de faire des rencontres inattendues et de nouer des liens avec ceux qui façonnent chaque jour le glorieux visage d'Anthracite. Cette nuit, tout est possible, certains pourront voir leurs rêves les plus fous réalisés tandis que d'autres perdront tout. Ceux qui sauront voir au-delà des masques seront ceux à qui le bal sera le plus profitable...



*********


Jour 5, après minuit

Accoudé à la rambarde du palier donnant sur le hall de l'hôtel, K observait la foule masquée dansante. Il n'avait pas l'intention de s'éterniser à ce bal. Il s'était présenté longtemps après la tombée de la nuit à la réceptionniste, dans un clinquant costume de vaudeville et avec un masque différent de celui qui faisait sa réputation.



Néanmoins, la blancheur immaculée de ce masque associée à sa carrure ne laissait planer aucun doute quant à son identité pour les habitués de l'Arène. Il n'avait pas laissé le temps à la femme de l'accueil de s'exprimer et avait fait mander le premier majordome de l'hôtel. Monsieur Charles était très rapidement arrivé et l'avait fait passer en lui expliquant que le maître des lieux ne tarderait pas à venir à sa rencontre.
K n'en était pas encore à trouver le temps long, mais un drôle d’hurluberlu de haute noblesse avait quand même eu le temps de venir entamer un brin de discussion avec lui. Pourtant, il ne parvenait pas à visualiser Azep parmi les masques, mais entendit des pas souples derrière lui et se retourna vers l'homme qu'il attendait.



"-Bonsoir, cher ami.

-Oh, mais que ne voilà pas le maître de céans. Charmante sauterie que vous nous avez organisé ce soir.

-J'espère qu'elle est à votre goût. Ce n'est pas souvent que le champion de notre arène nous fait l'honneur de sa présence. Je dis cela bien que moi-même je n'aime guère les soirées mondaines en général...

-Voilà bien pourquoi en ce qui me concerne je préfère la discrétion de l'humble quotidien de gladiateur. Les obligations de société, les mondanités, tout ceci ne me sied pas plus que vous.

-Fort bien. Néanmoins, en voilà d'autres qui l'apprécient
, affirma Azep en désignant de la tête un groupe vraisemblablement composé de membres du Haut Conseil et de leurs proches. Nous ne sommes pas tous du même avis, ici des hommes de tous bords viennent chercher des opportunités ou tout simplement viennent s'exhiber pour montrer leur fortune. Néanmoins, et quand bien même je suis en mauvaise position pour critiquer le faste de ces soirées, je m'y soumets pour maintenir mes affaires à flots, voyez-vous. Je déplore d'ailleurs l'absence de Richard Takamari et de Mr Stark. Leur présence en ces lieux m'aurait été d'autant plus agréable que les anecdotes de ce cher Stark sont toujours amusantes, et dieu sait que je les préfère à... comment dirais-je... certains de mes invités...

-Je ne pourrais dire mieux. Mais je suis sûr que vous ne m'avez pas convié ici ce soir pour me donner votre avis sur la bourgeoisie d'Anthracite, n'est-ce pas?

-Certes... Je vous prie de me suivre si vous le voulez bien."




Azep conduisit son invité jusqu'à un de ses salons privés. En face de la porte se trouvait un garde déguisé feignant de somnoler.



"-La pièce est sûre, je l'ai faite vérifier, déclara Azep une fois à l'intérieur. L'heure est grave Kenneth.

-Je n'en doute pas, Paez. Il y a beaucoup de détails qui me travaillent ces derniers temps. Paku est actuellement espionné. J'ai rencontré une vieille connaissance au port il y a deux jours. Takamari semble quelque peu paranoïaque ces derniers temps, il m'a même demandé de liquider un pauvre hère qu'il venait d'embaucher pour une sale besogne... Cela fait beaucoup de coïncidences, et à priori la dernière vient de chez toi cette fois si j'ai bien compris?

-Oui, il s'agit du Monzogaland. Un chercheur de l'université d'Anthracite compte y mener une expédition pour faire des recherches.

-Le Docteur hein? Paku m'a mis au parfum, il se trouve qu'il lui a demandé de lui fournir des équipements pour son expédition... Du coup je prévois de l'y rejoindre pour voir ce qu'il trame. Je vais faire au mieux pour protéger tes secrets.

-Pour te dire j'ai déjà pris les devants. J'ai trouvé une jeune âme perdue dans le port. Un étranger qui se faisait agresser par des voyous de bas-étage. Je l'ai sauvé et recueilli ici même, dans mon hôtel. Voyant qu'il n'avait rien qui puisse lui permettre de survivre, je l'ai aidé et lui ai donné une opportunité de se trouver une place dans cette ville. Je lui ai confié la mission de pister ce..." Docteur".

-Une initiative intéressante, mais risquée. Je ne connais le Docteur que de réputation, mais je sais qu'il a une certaine... personnalité. N'as-tu pas peur qu'il embobine ton gars pour le faire parler?

-Ne crains rien Kenneth, je n'ai aucun lien avec cet homme. Et quand bien même il réussirait à se faire prendre, j'ai... disons... prévu quelque chose.

-De sages précautions je suppose, mais le Docteur, en plus de ne pas être la moitié d'un idiot, est un homme imprévisible à ce que l'on dit. Je pense que ça serait intéressant que je me joigne à cette expédition. Réfléchis Paez. Il va se focaliser sur ta recrue, tandis que moi, si je les rejoins plus tard, avant le Mozongaland et sous une autre identité, je pourrai surveiller tout cela et avoir un coup d'avance sur lui, ce qui ne sera pas du luxe si tes soupçons sont avérés. Je n'aurai qu'à... tomber le masque.

-Bien, si tel est ton souhait. Fais attention tout de même. Et, si tu pouvais faire ingurgiter cette potion au jeune étranger... Grand bien lui fera.

-N'est-ce pas un peu extrême? Je sais que la fin justifie les moyens, mais ça me semble être du gâchis...

- Je suis moi même très touché par cela. Mais vois-tu, si j'agis ainsi c'est bel et bien que je suis sous la contrainte. Personne ne doit découvrir ce qui a eu lieu au Monzogaland. Personne. Le jeune garçon est déjà sous le coup de l'empoisonnement, ceci est l'antidote. Le poison est lent à agir, donc tu peux attendre de vérifier sa fidélité avant de le guérir.

-Très bien, je verrai en fonction de la situation. Y a-t-il..."




Il fut interrompu par l'entrée soudaine mais discrète de Monsieur Charles, qui s'adressa directement à son supérieur:



"-Monsieur... Je crains que vous ne deviez avorter votre discussion. Un événement impromptu et contrariant vient de se produire. Veuillez bien vouloir me suivre. Quant à vous, dit-il en se tournant vers K, je vous demanderai d'emprunter les souterrains... J'en suis désolé, croyez moi, mais sortir par la grande porte serait imprudent désormais. Évitez d'être vu.

-Très bien. Je te dis donc Gloire au Bla., cher ami, les délices du Mozongaland m'attendent, salua K.

-Délices... Tu n'y trouveras que des ruines, enfin, j'espère que tu n'y trouveras rien d'autres que des ruines plutôt, conclua Azep. Gloire au Bla. mon ami."
_________________


Animateur Radio GBF


Dernière édition par mister K le Sam 30 Nov - 15:57 (2013); édité 1 fois
Revenir en haut
Phénix 'ODF' D
Chicken in Fire


Inscrit le: 19 Mar 2013
Messages: 619
Localisation: Dans le ciel, brûlant et brillant de milles feux
Team: Groupe des Voyageurs
Pièce(s): 16
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Sam 30 Nov - 15:34 (2013)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

Citation:
Jour 4 – Début de Soirée
Essex avisa la façade gigantesque de l’Hôtel, où l’on se pressait à l’entrée pour fouler la piste de danse en premier. Le pirate n’avait jamais vu aussi imposant rassemblement de tenues plus affriolantes et excentriques que ce soir-là.
Le parvis de l’Hôtel, petite place circulaire sur lequel une mosaïque faite de morceaux de métaux de différentes couleurs, donnait sur une grande route à quatre bande, capillaire du vaste réseau routier qu’était la Voie de la GBF. Sur cette route, les véhicules se succédaient les uns aux autres, libérant deux, trois, quatre, voire six nobles en même temps. Tous étaient accueillis par une foule de plébéiens de moindre rang, ne pouvant accéder au Bal de part leurs statuts. Ces gens quémandaient leurs places aux nobles, les exhortant de les prendre avec eux. Le pirate se trouvait bien assez loin de l’entrée pour voir les nobles repousser ces bourgeois de seconde zone avec un regard de dégoût.

Fédro avait prévenu Essex, mais celui-ci n’en avait tenu cure. À présent, il comprenait les craintes de son ami : La sécurité avait été renforcée au point que sur chaque marche de l’escalier menant à l’Hôtel, deux rangées de gardes surveillait chaque personne gravissant les marches. Le pirate fit la moue : Avec autant de garde réunit en un même lieu, passer avec des armes sans se faire repérer allait être coton.
C’est alors que passa devant lui une jeune femme, vêtu de l’habit blanc et noir des serviteurs de l’Hôtel. Chargée comme une ânesse, elle transportait des sacs de victuailles pleins à craquer. Le jeune homme eut alors une idée.
Prenant une respiration saccadée, il attendit que la servante passe devant lui, pour s’élancer de toutes ses forces contre elles. Comme il l’espérait, elle ne le vit pas venir, et ils se heurtèrent dans un grand fracas. Le contenu des sacs se répandirent sur le sol.
Essex était allongé au dessus de la jeune femme, faisant mine d’être aussi secoué qu’elle. Il en profita pour cacher son pistolet dans le premier sac qu’il trouva. Puis il releva la jeune servante, s’excusant platement pour l’avoir renversé de la sorte.

-Ce n’est rien, monsieur… Je… je suis confuse, je…

-Allons, allons, dit Essex, prenant sa voix de charmeur, ça arrive à tout le monde de ne pas voir la route sous ses pieds.

Elle rougit tandis qu’elle répondait :

-Oui… mais… Oh là, là… Monsieur Azep va me tuer… Je… je… je dois me dépêcher… Veuillez m’excuser… je…

Essex coupa court à ses protestations par un baiser. Elle manqua de s’évanouir, et quand leurs lèvres se séparèrent, Essex rajouta :

-Ne perdez pas de vue vos sacs, jeune dame. Cela pourrait être fort compromettant. Je m’appelle Essex.

Il laissa la jeune femme là, dans tous ses états, tandis qu’elle ramassait confusément ses produits. Puis elle se dirigea vers l’entrée de service, se demandant encore ce qu’il venait de se produire.


*

Le Bal battait son plein à l’Anthracite Grand Hôtel. Les ballades et les chants se succédaient entre eux, et la bourgeoisie dansait allègrement sur les musiques entraînantes. Les rires emplissaient le hall de l’Hôtel, tandis que les murmures des conversations circulaient parmi les nobles.
Dans ces valses sans fin, Essex louvoyait entre les danseurs, cherchant frénétiquement quelqu’un des yeux. Avant d’entrer, il avait sortit un masque neuf, acheté il n’y a même pas dix minutes, qui suivait avec son tricorne. Il avait réussi à passer la sécurité, avec force chance et persuasion, et maintenant, il tentait de ne pas se faire repérer des gardes dissimulés parmi les personnes présentes. Il avait caché son épée dans un pot de fleur, juste après l’entrée, pour ne pas se faire arrêter bêtement.
De son côté, K restait immobile, accoudé à une rambarde, non loin du pirate mais sans pour autant le remarquer. Il attendait quelqu’un, regardant dans le vide, la tête ailleurs.
Ni Essex, ni K ne s’étaient remarqué, cependant quand le pirate passa à côté du gladiateur, le contact fut inévitable suite à une valse un peu trop enjouée d’un des membres du Conseil, et l’épaule d’Essex toucha celle de K.
Celui-ci réagit au quart de tour et lança d’une voix irritée :


-Hélà, camarade, il me semble que le hall de cet hôtel est bien assez gigantesque pour nous permettre d’éviter les bousculades inopinées, mmmh?

Essex pivota sur lui-même, fixant d’un œil étonné celui qui atteignait sa taille et qu’il n’avait pourtant pas remarqué. Il demanda d’une voix posée :

-Plaît-il? Il semble que je n’ai pas bien entendu… Pourriez-vous répéter, je vous prie?

Il en profita pour récupérer un verre sur le plateau d’une serveuse. K poussa un soupir de lassitude et s’empara du deuxième verre de la dame. La serveuse s’en alla plus loin, mais ne perdit pas de vue les deux hommes. K reprit :

-Je disais que l’aura conférée par votre magnifique et imposant couvre-chef m’avait quelque peu poussé, mais qu’importe…

Essex fit mine de ne pas avoir compris, car la carrure de l’homme ne lui était pas inconnue… :

-Dois-je prendre cela comme un compliment, cher monsieur…?

-Cela dépend s’il est gage de puissance et d’intelligence ou s’il n’est qu’un ornement visant à cacher l’immense vide qui se trouverait en-dessous. Dans quel cas pensez-vous vous trouver, mmmh?

-Je pense que vous êtes quelqu’un sachant se servir de sa verve, cher monsieur… Pour vous répondre, je vous dirais que l’ornement de la bêtise humaine est l’emploi abusif de sa langue.

Derrière son masque, K ne cacha pas un léger sourire d’amusement.

-... Touché ! Mais sous ces traits de bavard amuseur de galerie à figure réjouie se cache un homme qui préfère aller à l’essentiel et se montrer économe de ses mots, aussi, à moins que vous n’ayez quelque manigance à me faire part concernant notre charmante cité, il n’est pas utile que vous perdiez votre précieux temps avec un énergumène tel que moi, d’autant que j’attends un ami. Il serait regrettable d’être interrompus par son arrivée, je suis sûr que vous comprenez?

-Oh mais je vous comprends que trop bien. Il se trouve que je cherche moi aussi une personne… disons… importante… dans le milieu de la construction…

La jeune serveuse repassa tout près des deux hommes, prêtant une oreille plus qu’attentive à leurs discussions. Cependant, ni l’un ni l’autre ne semblèrent l’avoir remarquée :

-J’aurais eu plaisir à vous aiguiller vers les personnes idoines, fit K, malheureusement je reste un humble gladiateur, mais je suis persuadé que vous trouverez votre bonheur au milieu de tous ces masques. Ça ne manque pas de grands noms d’Anthracite ce soir...

-Gladiateur, vous dites? Comme Gladiateur, celui qui se bat à moitié à poil, avec des jupes et des épées rouillées, dans un milieu malsain où les microbes volent à tout va? Ou la corruption règne un peu partout? Ce genre de gladiateur?

K sentit une veine battre à son front :

-Hum, je crois que Mr Richard a les oreilles qui sifflent en ce moment. Mais détrompez-vous, l’Arène d’Anthracite n’est point ce genre d’endroit, et les employés sont bien traités…

Il marqua une pause, avant de poursuivre :

-… Enfin, tout du moins ceux qui assurent le plus de revenus. Je n’ai pas la prétention d’avoir exploré l’Arène dans ses moindres recoins…

-Hum hum… Intéressant… Très intéressant… J’ai entendu parler d’un certain gladiateur, de moindre réputation, bien entendu…

-Oh, il y a bien des gladiateurs différents. Des drôles d’oiseaux, des oiseaux rares, des oiseaux de mauvais augure…

-Je pense que le gladiateur dont nous parlons est un de ces oiseaux qui savent tirer leurs plans à tire d’aile… Son nom commence par un K… Malheureusement, je n’en connais pas plus…

-Voilà qui est étonnant de la part de quelqu’un appartenant à la noblesse d’Anthracite. Mais je suis sûr qu’il ne se vexerait pas de ça, après tout il reste la grande attraction de l’Arène. Peut-être aurez-vous le plaisir de faire connaissance avec lui, un jour. Hélas, je ne puis vous aider!

-En tout cas, cher… monsieur, je suis ravi d’avoir fait votre connaissance. Au cas où l’Arène ne vous convient plus, sachez que je suis actuellement à la recherche de compagnons d’aventure pour un voyage prochain… Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.

Essex retira son tricorne, le plaça contre son cœur et s’inclina face à K. Ce dernier resta impassible tandis que le pirate s’éloignait de lui. Il ne vit pas, cependant, qu’au moment où Essex partait, celui-ci avait laissé une petite carte, où son nom complet était inscrit, ainsi que le nom d’un lieu : « La Voile Brigantine ».
La jeune serveuse, suivant Essex du regard, vit qu’il partait vers les cuisines, et elle décida de le suivre…


*


-Hé, toi, là !

Dans un coin du Hall de l’Hôtel, là où personne ne pouvait les voir, Essex attrapa une jeune serveuse par le bras et l’attira tout contre lui. Depuis dix minutes, il avait remarqué, du coin de l’œil, l’attitude suspecte qu’elle avait eue depuis le début de la soirée. En effet, elle le suivait sans vraiment le suivre dans le moindre de ses déplacements, tentant à chaque fois de s’approcher de lui pour découvrir ce qu’il mijotait.
Leurs visages n’étaient qu’à deux centimètres d’écarts. Elle semblait terrifiée, lui avait le visage rouge de colère. Elle haletait, lui respirait avec force. Elle tremblait de peur, lui de lassitude et d’énervement.

-Je peux savoir ce que tu fais ? Demanda-t-il d’un ton sec.

-Je… je… je…

-Tu quoi ?

-Vous… m’avez poussée, tout à l’heure…

Il eut un regard interrogateur, avant que ses sourcils ne se lèvent dans un éclair de mémoire. Il se rappelait maintenant de cette serveuse.

-Oui, et bien ? Fit-il, feignant l’ignorance.

-Dans un de mes sacs, j’ai… j’ai retrouvé votre…

-Tu l’as avec ? Demanda-t-il d’un ton impérieux.

-O… oui…

-Parfait. Quelle est ton prénom ?

Interloquée, elle mit quelques secondes à s’en souvenir :

-Marilyn…

-Bien, Marilyn. Tu vas faire exactement ce que je te dis de faire, si tu tiens à la vie, compris ?

-M… mais…

-Pas de discussion ! Compris ?

-O… oui…

Elle n’avait pas le choix, elle le sentait.

-Bien. Maintenant, voilà ce qu’on va faire…

_________________

Phénix 'ODF' Dragon, le Samouraï du Soleil Levant, vous souhaite le bonsoir !

Citation:
21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien


Dernière édition par Phénix 'ODF' D le Lun 24 Mar - 19:06 (2014); édité 2 fois
Revenir en haut
Phénix 'ODF' D
Chicken in Fire


Inscrit le: 19 Mar 2013
Messages: 619
Localisation: Dans le ciel, brûlant et brillant de milles feux
Team: Groupe des Voyageurs
Pièce(s): 16
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Lun 24 Mar - 18:58 (2014)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

Citation:
Jour 5 - Minuit pile

-Messieurs, dames, votre attention, je vous prie !

Au même instant, toutes les lumières s'éteignirent, sauf à un endroit précis, où un raid de lumière subsistait sur Essex. Celui-ci tenait un pistolet dans une main et un objet cylindrique, semblable à un micro mais qui ne pouvait pas diffuser du sonl. Tous s'arrêtèrent de danser, surpris par son intervention plutôt osée. Essex balaya la foule d'un regard de braise, mais les masques l'empêchait de distinguer celui qu'il cherchait. Pour ne pas perdre de temps, il raffermit la prise sur son objet et lança à la foule :

-Je vous en prie, n'ayez pas peur. Je ne prétend pas vous prendre en otage. Sachez juste qu'une bombe a été activée dans les Souterrains, juste en dessous de l'Hôtel, et que l'objet qui se trouve dans ma main en est l'interrupteur.

Ceci était bien évidemment du bluff. Mais cette déclaration eut l'effet escompté : Des dizaines de femmes poussèrent des cris d'effrois et, dans le fond de la salle, il vit des serveurs chuchoter des paroles inaudible dans les oreilles d'un homme grand, tant par la taille que par l'âge.

-Je vais faire court, puisque je n'ai pas tout mon temps : Je demande à ce que l'on me livre une personne en particulier. Son nom est Paku Jag'Stark, et je sais de source sûre qu'il se trouve ici. S'il ne se montre pas, c'en est fini du Grand Bal de l'Anthracite Grand Hôtel.

*


Dans une salle situé dans les tréfonds de l'Hôtel, Marylin surveillait l'écran de contrôle avec appréhension. Elle savait que ce qu'elle faisait était mal et qu'elle allait sans doute se faire virer si on la surprenait là. Ses doigts pianotaient sur le tableau de commande, près d'une série de bouton activant les lumières ainsi que d'un bâton de cuivre tâchée d'une trace rouge. Elle jeta un bref regard sur les deux corps situés derrière elles. Les gardes inconscients ne l'étaient pas quand Marylin avait frappé à la porte de leur salles, et même s'ils avaient trouvé le service plus tôt que d'habitude, ils n'avaient émis aucune objection à ce que cette jeune serveuse entre dans la salle des caméras, deux choppes moussantes et deux muffins fumants sur un plateau. La suite avait été plus compliqué car ils n'avaient pas voulu goûter les pâtisseries, sûrement qu'ils avaient senti le somnifère remplaçant le sucre glace. Elle avait dû employer les grands moyens, et cela ne la réjouissait guère.

A présent, elle surveillait de près la prestation d'Essex dans le Grand Hall. Son rôle n'était pas encore terminée, elle devait encore couper les lumières encore une fois. Cependant, elle ne vit pas, dans un deuxième écran, l'arrivée d'une autre serveuse, portant le même plat qu'elle, et devant assurer l'envoi de leurs commandes aux gardes...

_________________

Phénix 'ODF' Dragon, le Samouraï du Soleil Levant, vous souhaite le bonsoir !

Citation:
21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien
Revenir en haut
Le Maître du Jeu
Dieu des Aléas et du Hasard


Inscrit le: 16 Nov 2013
Messages: 22
Pièce(s): 4
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Mer 26 Mar - 00:59 (2014)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

Jour 5, minuit et quelques (matin)


A l'annonce du nom de Jag'Stark, des murmures se propagèrent dans l'assemblée prise en otage. Tous attendaient de voir Jag'Stark sortir de l'ombre, faire son apparition dans la lumière, avec ce goût du spectacle qui était le sien. Mais son entrée en scène tardait à venir. Des masques entre les masques, nul ne se démarquait ni ne se démasquait. Le play-boy aurait-il eu peur ? C'est la première pensée qui saisir quelques uns. Mais ceux qui connaissaient mieux le personnage, savaient que ce n'était pas la peur qui était en jeu. Non, eux qui avaient eu l'occasion de connaître ou de fréquenter assez souvent le riche industriel, savaient qu'en une telle circonstance, s'il pouvait y avoir une raison à son absence, c'était parce que justement, le persona était absent. Ainsi, le bruit commença à gagner en ampleur devant l’éclipse remarquée de l'homme d'affaire. Certains convives qui lui portaient rancœur ne purent s'empêcher de penser qu'il trouvait encore le moyen de se faire remarquer, alors que d'autres plus conscient de leur situations, devenaient plus inquiets encore pour leur devenir. Si Jag'Stark n'était pas là, qu'allait-il advenir d'eux ? Le terroriste allait-il tout faire sauter comme annoncé ? Ces pensées parcoururent petit à petit la masse masquée et macérant la question, il en résultat qu'une personne prit sur elle pour annoncer la chose :

- Monsieur, l'homme que vous cherchez visiblement n'est pas là. Aussi, est-il inutile de continuer à jouer les trouble-fêtes. Je crois d'ailleurs, continua-t-il en se tournant, que ces messieurs ont un certain intérêt pour vous.

Entourant Essex, des hommes dissimulés dans la foule le mirent en joue. A leur tête se tenait un homme grand, aussi bien par l'âge que par la taille.


________


Pour compte-rendu :
Paku Jag'Stark est absent et des hommes tiennent en joue Essex.
_________________
Revenir en haut
Phénix 'ODF' D
Chicken in Fire


Inscrit le: 19 Mar 2013
Messages: 619
Localisation: Dans le ciel, brûlant et brillant de milles feux
Team: Groupe des Voyageurs
Pièce(s): 16
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Mer 26 Mar - 18:02 (2014)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel Répondre en citant

Citation:
Jour 5 - Après minuit

-Monsieur, l'homme que vous cherchez visiblement n'est pas là. Aussi, est-il inutile de continuer à jouer les trouble-fêtes. Je crois d'ailleurs que ces messieurs ont un certain intérêt pour vous.

L'annonce produit un grand choc dans l'esprit d'Essex. Clairement, il ne s'attendait pas à ce que l'industriel soit absent d'une soirée mondaine. Encore moins si c'était le maître d'hôtel lui-même qui l'organisait. Il était tellement abasourdi qu'il ne remarqua pas tout de suite la dizaine de canons de fusils se braquer sur lui. Lorsque son attention se recentra sur les personnes en face de lui, il reprit contenance.

-Baissez donc vos jouets, pauvre fous, dit-il avec un sourire sarcastique qu'il était le seul à voir. Vous n'imaginez pas à quel point ce que vous faites est stupide. Je ne le répéterais pas deux fois.

L'homme qui menait ces soldats déguisés s'avança d'un pas dans le cercle de lumière. Il portait toujours son masque, aussi Essex ne parvint pas à l'identifier. Mais il était évident pour lui que s'il ne jouait pas finement ses cartes, il n'allait pas s'en sortir sans faire couler le sang.
L'homme masqué prit la parole :

-Monsieur, j'ignore qui se cache sous ce masque, mais sachez qu'en ce moment même, la direction de l'hôtel est avertie de votre acte inconsidéré. Si vous consentez à retirer votre masque, nous ferons en sorte que vous ne souffriez pas trop lors de l'interrogatoire.

-Mais bien sûr. Et prendre le risque de ne plus pouvoir me déplacer tranquillement en ville sans me faire remarquer...

-Vous ne pensez pas vous échapper d'ici vivant j'espère ! Fit l'homme d'une voix indignée.

-Ha ! Voilà maintenant que c'est moi qui subit des menaces de mort ! Sachez, mon bon monsieur, ajouta-t'il en pointant son pistolet sur la tête de l'homme, que cette ville est pourrie de l'intérieur. Je sais des choses, mon cher, que même les "nobles" de la ville verdiraient rien qu'à entendre le quart de mes secrets...

Puis, s'adressant à la foule entière, il écarta les bras, prit une profonde inspiration, et s'écria :

-Tremblez donc, Noblesse Anthracienne ! Bientôt viendra l'heure, où la vague déferlera sur vous, et où vous n'aurez que vos yeux pour pleurer !

Un murmure arpenta la salle. Ce n'était pas la menace d'Essex qui effrayait les nobles, bien que celle-ci en fasse malgré tout trembler quelques-uns, mais c'était surtout le fait que le pirate semblait réellement sûr de lui et pas du tout effrayé par la menace des armes pointées sur lui. De plus, certains invités, bien plus perspicace que les autres, finirent par remarquer un détail dans son attitude : Les hommes l'encerclaient que par devant lui, laissant un large espace derrière. La lumière aveuglante au départ ne l'était plus, mais les soldats n'avaient pas l'air d'avoir remarquée cette porte de sortie. Tout homme sensée dans la position du trouble-fête aurait prit la peine de tenter de fuir, maintenant devant lui le boîtier devant activer la bombe et menaçant de tout faire sauter si un seul des hommes armés tentait de remuer le moindre cil. Or il n'en était rien, et Essex continuait malgré tout de rire à gorge déployée.
L'homme ne semblait pas remarquer la faiblesse de leur plan et répliqua :

-Réfléchissez bien à votre position... N'oubliez pas dans quel lieu vous vous trouvez, et à quels alliés puissants nous pourrions faire appel... Vous devriez vous rendre sans concession, et arrêtez de faire vos blagues stupides !

*


-Vous semblez malgré tout oublier un léger détail, mon cher... Fit la voix d'Essex depuis un baffle situé dans la salle des caméras.

Marylin restait sur le qui-vive. Horrifiée, elle avait suivie la conversation entre les trois hommes, mais étrangement, même si la terreur lui hérissait les poils et lui donnait envie de laisser Essex dans la mouise où il s'enfonçait, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver pour lui une certaine curiosité. Le secret des nobles, qu'il venait juste de dévoiler, pourrait-il coïncider avec ce que les autres servantes n'arrêtaient pas de murmurer entre deux services? Et es-ce que cela pourrait aussi coïncider avec la légende de la Balançoire...?
Tous ces questionnements lui occupait l'esprit quand soudain, l'on frappa à la porte de la salle de surveillance.

_________________

Phénix 'ODF' Dragon, le Samouraï du Soleil Levant, vous souhaite le bonsoir !

Citation:
21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:29 (2018)    Sujet du message: L'Anthracite grand hôtel

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:    Sujet précédent : Sujet suivant  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    GBF Index du Forum -> Le Jardin -> La Balançoire -> Anthracite Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation