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Le secteur industriel

 
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Enitu
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Lun 6 Mai - 00:01 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

Pris en étau entre Anthracite et les Faubourgs, le secteur industriel forme un arc de cercle au Sud de la ville. Si bien qu'on l'appelle aussi la "Ceinture noire", en raison de la fumée qui s'y échappe en continue.

Au sein de celle-ci se trouve plusieurs types d'industries telles que la sidérurgie et l'énergie¹, mais un secteur en particulier domine : l'armement. Il faut alors citer les Industries Jag'Stark, pilier et leader de ce pan de l'industrie dans lequel est spécialisé Anthracite.

L'anthrax est acheminée de la vallée du même nom par convois téléphériques. Et bien que parfois des pannes mécaniques surviennent, les arrivées de minerai ne s'arrêtent jamais.
En sortant des usines, les produits sont ensuite stockés à l'intérieur d'entrepôt de la zone militaire, avant de rejoindre pour une grande partie la Grande Gare d'Anthracite.

Tous les jours, les ouvriers venus des Faubourgs viennent en masse y travailler. Et c'est sous bonne surveillance et dans une discipline quasi-militaire que s'effectue l'appel. Les absents en ce qui les concernent sont pénalisés et selon les usines, cela peut aller jusqu'à un renvoi immédiat. Cet état de fait pousse bon nombres de personnes sans travail à s'amasser devant les portes, dans l'espoir de pouvoir remplacer un quelconque ouvrier manquant. Lorsque l'agitation est trop grande, de la part des ouvriers quels qu'ils soient, une répression de la milice est aussitôt ordonnée. Ce qui fait que toute protestation est impossible.
Le soir, à la sortie de l'usine, la même procédure a lieu. Les ouvriers sont appelés et les absents sont aussitôt remplacés par la foule patientant devant les grilles.

Ce contexte a pour conséquence de renforcer le sentiment d'insécurité des ouvriers, ce qui les rend à la satisfaction des industriels, plus dociles et plus manipulables. Et il faut le préciser, l'entente entre industriels sur les conditions d'embauche participe à ce sentiment : un ouvrier renvoyé ou parti de son propre chef, ne sera pas réembauché dans une autre usine. A ce titre, il est à noter que l'afflux constant de migrants et de débauchés contrebalancent les effets négatifs qui pourraient en résulter.

En matière de sécurité propre, les usines si on occulte la milice de la ville, sont pour elles-même bien protégées. De véritable forteresses pour certaines ! Elles possèdent des systèmes de défense mécanique divers tel que tout intrus finit par être neutralisé.

Sans nul doute, il est clair que le secteur industriel d'Anthracite, constitue un point stratégique pour la ville.



¹note : Je donne volontairement aucun détails bien que ce soit un élément important. Je ne préfère ne pas m'avancer.
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MessagePosté le: Lun 6 Mai - 00:01 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Phénix 'ODF' D
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MessagePosté le: Lun 6 Mai - 18:46 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

Non-loin d'une immense usine... a écrit:
Jour 3 – Le matin

Arpentant le sol de pavé et de plaques de métal, Essex Lawrence faisait les cents pas devant la grande porte en métal. Surmontant l’immense portail, le logo de Jag’Stark brillait au soleil levant. La fumée s’échappait maintenant en grosses bouffées des hautes cheminées, et on entendait les énormes rouages et les presses à vapeur qui résonnaient à l’intérieur de ces murs.

Il n’y avait personne autour, les ouvriers étant tous au travail. Essex pourrait aisément s’introduire dans l’usine et tout y faire péter. Mais il ne le faisait pas.
Pourquoi ? Tout simplement car le jeune noble ignorait si le propriétaire se trouvait dans son usine.

« Cela ne sert à rien de provoquer du grabuge si la personne concerné n’est pas présent pour assister à la chute de son œuvre… » Pensa-t-il en triturant sa moustache. « En même temps, j’aurai plus de facilité à m’y introduire s’il n’est pas présent pour y coordonner la sécurité, ce qui représente un avantage… »

Il était hésitant. N’ayant pas envie de tout faire foirer si tôt dans l’aventure, il décida de prendre un peu de recul et d’observer attentivement les allées et venues de l’usine. Ainsi, il ne manquerait pas de remarquer l’arrivée de Jag’Stark.

Mais il n’était pas un amateur non plus. La taille immense de l’usine représentait un problème de taille pour lui. Aussi décida-t-il d’utiliser un de ses petits bijoux qu’il avait récupéré de chez lui : Une caméo-arachnide.

Il sortit de sa poche une petite sphère en bronze, pourvue d’une petite tête à l’avant et d’un petit bouton au sommet. Des lignes, signe de jonctions entre plusieurs éléments de métal, parcourait l’ensemble de l’ouvrage. Il appuya sur le petit bouton, et aussitôt, huit longues pattes filiformes fusèrent hors de la boule de bronze. Soulevant sans peine sa charge, la petite araignée se tourna vers Essex. Ravi de constater que le petit bijou de son père fonctionnait à merveille, le pirate dans l’âme sortit une image représentant le noble et la mit face à la petite tête de l’araignée.

Celle-ci constituait une des plus performantes machines-espions de tout Anthracite. Au sein de cette grosse boule de bronze tournait une petite caméra dont l’objectif était la tête de l’araignée. Grâce à un ingénieux système de rouages, de bobine à pellicule et de miroir à reflets, les images qu’observait la bête mécanique était fixée sur la pellicule très sensible à la lumière. Celle-ci était stockée dans un petit compartiment sous l’araignée, et en la manipulant comme il fallait, le fragment d’anthrax qui en constituait la batterie pouvait renvoyer les images à l’extérieur de l’araignée, sur une surface plane et blanche.

« Un véritable petit bijou », pensa Essex.

-Tu vois le gros méchant Paku ? Lui murmura-t-il bien qu’elle ne comprenait pas le langage humain. Tu le vois ? Eh bien, essaie de le filmer. Reviens de temps en temps quand même ?

Il bidouilla encore un peu sur les boutons, avant de la déposer sur le sol. L’araignée émit un léger bourdonnement, avant de s’élancer vers les murs de l’usine au pas de course, chacun de ses pas émettant un petit cliquetis...

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Enitu
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MessagePosté le: Mer 8 Mai - 01:44 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 3, aube


Positionné dans le rang de la cour de l'usine, Eutin repensait encore à la veille. Il avait été bien content le matin-même de ne pas trouver le noble chez lui. Sinon qu’est-ce que cela aurait été ! On lui aurait demandé des comptes, on l’aurait interrogé et puis … il aurait perdu toute considération. Accueillir un noble chez soi, il n’y avait rien de pire ! Les rumeurs se répandent vite et les bruits encore plus. Et c’est pourquoi depuis ce matin, Eutin prêtait l’oreille à toutes les discussions.

« Pourvu que je n’en fasse pas partie », pensait-il.

Et sa crainte était d’autant plus grande de par quelques fréquentations succinctes qu’il avait eues par le passé. A la mort de son frère aîné, il avait rencontré des gens peu fréquentables. Des personnes dangereuses pour leurs idées et leurs actions très … arrêtées. Une partie du groupe avait été emmené par la milice depuis, mais on prétend que la bande ce serait reformée, avec de nouvelles recrues.

Ce n’était là qu’une rumeur mais c’en était bien assez pour redouter leur retour. Ce groupe nommé les Entre-preneurs avait été connu par le passé pour leurs pillages sanglants. Rien ne semblait les arrêter ! Ils venaient dans les usines et les entrepôts, pillaient et repartaient, laissant derrière eux une traînée de cadavres. S’ils apprenaient qu’une ancienne connaissance avait hébergé un noble, alors Eutin pouvait réellement craindre pour sa vie et peut-être … son lieu de travail.

Quoique ... S’il y avait bien une catégorie d’usine qui était imprenable, c’était les industries Jag’Stark. Leur mécanisme de défense et de sécurité était sans pareil dans le secteur industriel ! C’était la pointe de l’innovation en matière de sécurité. Et puis, leur production étant, ils étaient surarmés ce qui rendaient d’autant plus difficile les intrusions. S’en prendre aux industries Jag’Stark était comme signer son arrêt de mort.

Soudain le nom d’Eutin retentit dans les airs. Et comme par un automatisme, l’ouvrier répondit aussitôt haut et fort :

_ Présent !

Une personne tout en uniforme avec le logo des industries Jag’Stark s’approcha alors de lui. Il tendit la main d’un geste sec et sans même prononcer une parole, prit la carte d’identité que lui tendait Eutin. Il la vérifia puis représenta la main vers l’ouvrier, qui cette fois lui donna un objet cubique noir. Le Chargé de vérification le prit et appuya sur une fente située sur le côté. L’objet se déplia alors dans un cliquetis mécanique pour laisser place à une petite structure métallique faite de pointes diverses. D’un geste coutumier l’homme l’inséra dans un autre cube. Des bruits de rouages se firent entendre et après quelques secondes seulement, le logo spécifique de l’usine où ils se trouvaient apparut sur l’une des faces du cube. Constatant ainsi la bonne appartenance de l’ouvrier à l’usine, le Chargé de vérification rendit ses effets personnels à Eutin, pour s’en aller vers un autre ouvrier.

L’opération en tout n’avait pas duré plus de trente secondes, mais comme à chaque fois, cela avait semblé une éternité pour Eutin. Car on ne savait jamais si le Chargé allait vraiment remettre la clé d’affiliation. Parfois, il arrivait qu’il ne la rende pas, ce qui signifiait le renvoi pur et simple. Cela était justifié par un manque de rigueur au travail, si bien qu’en conséquence, tous s’appliquaient dans leurs tâches. Ils ne voulaient pas à leur tour se voir renvoyer de l’usine. Mais Eutin lui n’était pas dupe. Il savait qu’il s’agissait-là d’une manœuvre pour entretenir le sentiment d’insécurité. Et pire, il suspectait que la plupart des renvois étaient gratuits. Mais il n’avait toutefois jamais eu la preuve de ce fait …

Mais heureusement pour lui, aujourd’hui ne pouvait être le jour de son renvoi. Car il s’était vu confier avec d’autres, la vérification des installation d’auto-défense de l'usine. Les listes étaient closes et il ne pouvait y avoir de changement. Simple mesure de sécurité mais qui pour une fois, avait des conséquences bénéfiques. C'était donc en dépit des conséquences de la veille, une journée qui commençait bien ...


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Dernière édition par Enitu le Ven 24 Mai - 01:27 (2013); édité 1 fois
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Spandaman
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MessagePosté le: Lun 13 Mai - 22:17 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

Paku Jag'Stark, bien qu'il fut l'une des plus grosses fortunes d'Anthracite, ne pouvait se soustraire à certaines de ses obligations. Comptaient en tant que telles les rendez-vous barbants avec des associés venus des quatre coins du pays.
Justement, ce jour là, il avait reçu une demande de rendez-vous dîtes "urgente".
Paku soupira en activant une ouverture lui étant spécialement destinée dans le mur de l'Usine du Dôme, sa principale et plus grosse usine.
Il surpris un ouvrier qui était en train de somnoler sur un comptoir coulissant.
 
 
-Oh patron! s'exclama-t-il. 

-Plus maintenant mon vieux, tu es licencié, va donc somnoler dans un champs loin de mes usines. Des gens crèvent la dallent pour obtenir ne serait-ce qu'une place de balayeur ici, et tu te permets de rien branler? Je n'ai que faire de gens comme vous. 
 



C'est sur ces bonnes paroles que Jag'Stark laissa l'ouvrier à la mine déconfite. Il soupira encore une fois et arrangea son noeu de de cravate avant de rentrer dans la salle réservée aux investisseurs, le lieu présumé du rendez-vous. Il plissa les yeux en réaction à la lumière qui se déversaient des grandes fenêtres en arcade de la salle. Il ne distingua pas tout de suite les deux bonshommes en face de lui. 
 
-Ah mon cher Stark, comme ça faisait longtemps ! A ce que je vois les affaires vont bien ! Tellement bien que d'après ce que je vois, on se laisse un peu aller ! (le Docteur lui frappa doucement le ventre). Par contre vous n'avez pas pris une ride ! 
 

Jag'Stark parut déboussolé un instant. 
 
-Je présume que nous nous sommes connus dans le passé? Parce qu'il n'y a que deux personnes au monde qui peuvent toucher ce ventre sans craindre pour leur futur. Il s'agit de moi, et moi. 
 

-Ahaha ! Vous n'avez vraiment pas changé, toujours ce sens de l'humour ravageur. Par contre la mémoire ne semble pas s'arranger. Auriez-vous oubliez votre vieille ami le Docteur ! Dire que par le passé nombre de mes recherches ont servi de bases à construire ce qui est aujourd'hui un empire industriel ! 
 
-Attendez un instant... le Docteur... C'est vous qui devez me donner un remède contre ces fichues insomnies? Vous tombez à pic, je n'en peux plus, ça va faire trois jours que je n'ai pas aligné plus de deux heures de sommeil et... Jag'Stark se figeaLes bases de mon Empire... Vous! Oh mon bon ami! Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas vu! Pardonnez moi mes trous de mémoire, on dit que les grands esprits sont si vastes qu'il faut du temps pour y trouver une information lointaine. Asseyez vous donc! Quel vent vous amène? Vous, et votre... ami? 
 

-Ah oui j'oubliais, je vous présente Houblon Warrior, il arrive tout juste de Bellantrope voyez-vous ! Houblon je vous présente M.Stark sûrement l'un des hommes les plus puissant de cette villes, et dans tout les domaines, aussi bien physiquement que politiquement. C'est un vieille ami avec qui j'ai eu l’honneur de travailler pendant que travaillais dans la section scientifique des services secrés d'Anthracite. Nous avons mis aux point pas mal de choses ensemble !
 
 
 
-Enchanté Boulon. 
-Enchanté, je viens à peine d'arriver ce qui fais que votre nom ne m'est pas familier, mais votre usine est impressionnante pour moi qui viens d'un petit village paisible. 
 

 -Oui je sais, c'est moi qui en suis à l'origine, c'est normal que ce soit "impressionnant". Et donc, quoi de neuf Docteur?
 
 
 
-Voyez-vous mon cher, récemment, je viens de faire une découverte assez curieuse. 
J'ai découvert qu'un pan entier de la forêt du Mozangaland avait été effacé des archives de la villes. Cela veut dire qu'une partie de la forêt reste à explorer. C'est pour cela que je me tourne vers vous. J'aurais besoin de matérielle pour cette expédition que je compte monter. Je sais que vos équipement sont les plus fiables de la ville et les plus performant.


-Exact !




-Bien sûr, toute découverte intéressante que je pourrais faire pourra être brevetée par vous. La recherche du prestige ne m'intéresse guère, je souhaite juste avoir le plaisir de la connaissance et de l'aventure.




-Et je refuse de breveter quelque chose qui n'est pas découvert. Pour votre problème de matériel, je pourrais très bien y remédier, et vous faire un prix... d'ami.




-Pas de problème mon ami. Mais vous savez, je ne roule pas sur l'or. Si d'aventure, il venait à me manquer des liquidité, je pourrais peut-être vous payer, en mettant mes services à contributions; si jamais vous avez besoin de mes compétences.




-Mhm, effectivement, avoir quelques spécialistes dans le domaine du corps humain me serait d'une aide certaine pour... mes futures recherches. 
Combien vous faut-il de véhicules?




-Deux ou trois, histoire de transporter du matériel et quelque compagnons.



-Vous partez en voyage ?



-Ah oui, suis-je bête, je ne vous l'avez pas dit. Je compte partir pour un petit voyage d'exploration pour le Mozangaland. Si vous souhaitez vous joindre à nous, j'en serais enchanté. Vos talent de chasseur et votre connaissance de la nature pourrait bien nous être utile.




-Deux ou trois véhicules d'exploration... Bien, pour un bon prix, je vous fait un lot de 4 SURVITOR modèle 7B.




Paku déplia un plan devant les deux compères. Sur le plan, l'on pouvait voir un engin a la même forme qu'une auto-tamponneuse, en 5 fois plus spacieux.




-La surface du SURVITOR 7B est magnétisé, elle se sert du champ magnétique de la Terre pour léviter quelques centimètres au dessus du sol. Les petits réacteurs sur le côté peuvent lui faire atteindre une vitesse de pointe d'environ 100 km/H. Veillez à nous acheter quelques bidons de carburant, ça consomme ces bêtes là.



-Parfait ! Pour le carburant pas de problème, je viens de mettre au point un moteur faible consommation, je peux arranger ça. Sinon, je vous le prend en deux exemplaires.




-Deux seulement? D'un point de vue global, il serait plus rentable d'en prendre quatre, mais c'est vous qui voyez. Cela fera donc quinze mille. Un véritable prix d''ami, pour la meilleure qualité. J'attends en échanges de cettes baisse de prix une collaboration avec vous et vos chercheurs si besoin est!




-Il n'y a rien que je puisse vous refusez mon ami. Marchez conclu !

 -Et bien repassez me voir quand vous aurez fini cette expédition, vous me comprenez, j'ai aussi l'âme d'un scientifique. Au revoir cher Docteur et monsieur Doublon!
 
 
 
-Pourrez-vous me livrez les deux véhicules après demain à la grand gare d'Anthracite ? je compte partir le plus tôt possible. Je les embarquerais moi-même.
 
 
-Bien sûr bien sûr.
 
 
-Eh bien sur ce, je ne vais pas vous retenir plus longtemps mon cher. Merci encore, et ce fut une joie de vous revoir ! Au plaisir !
 
 
-Inutile de vous raccompagner jusque la sortie, vous connaissez le chemin, j'ai à faire dans mon bureau.

Paku leur sourit et il se séparèrent en sortant de la salle.
Une fois sortit, le Docteur interpella Houblon:

-Vous me suivez jusqu'à mon laboratoire ? Je pourrais vous expliquez tout cela plus en détail, vous aviez l'air assez intéressé par tout cela.




- Je ne sais pas, j'ai à faire, mais votre histoire m’intéresse fortement...




-Bah, vous vous déciderais devant ma porte, nous pouvons au moins faire une partie du retour ensemble.




-Oui vous avez raison, je vous suis.




Ils empruntèrent à nouveau la ligne de bus téléphérique et regagnèrent le centre de la ville.

 
 
  

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MessagePosté le: Lun 13 Mai - 22:33 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

Jour 3, après-midi



"-Tiens, c'est vérification du système d'auto-défense aujourd'hui? Ne trouves-tu pas que ça fait un peu parano, mon cher?"


Jag'Stark sursauta. Il ne s'attendait pas à une autre visite aujourd'hui.
Il se retourna vers son interlocuteur dissimulé dans un coin de son bureau.


"-Kenneth! Tu aurais pu prévenir avant d'entrer quand même! Et pour répondre à ta question, la paranoia est le bouclier des riches et des génies!
Quel bon vent t'amènes?


-Le vent du port par une douce soirée, si tu vois ce que je veux dire, répondit K en sortant théâtralement de son coin.

-Ah! Et le port nous ramène de nouvelles affaires, si je devine bien.

-Des affaires dont tu aurais pu faire l'effort de te débarrasser toi-même... Tu n'as pas parlé avec Takamari depuis la nuit dernière, je suppose, mmmmh?

-Exact. Ce cher Richard avait envoyé un pauvre hère faire ses sales besognes, et j'avais autre chose à faire que d'aller lui demander ce qu'il lui est passé par la tête. On a quand même mis la main sur un filon de contrebande, espérons qu'il ne soit pas trop grand, comme si Anthracite n'avait pas assez de problèmes comme ça...

-Et comme d'habitude, tu as voulu te la jouer héros sans réfléchir aux conséquences. Non, ne me regarde pas comme ça, je m'en vais t'expliquer pourquoi tu as failli commettre une grosse bêtise mon petit Paku:
-Premièrement, il n'a jamais été question de contrebande. Ce chargement concerne une affaire parallèle à Takamari - rien qui ne puisse te faire de l'ombre, rassure-toi - sauf que l'homme qui vous avez tué n'avait pas tenu ses engagement envers notre compère.
-Deuxièmement, je te signale qu'après votre carnage, vous vous en êtes tous les deux allés sans même prendre la peine de nettoyer  derrière vous. Un cadavre et un marin dans le coaltar qui aurait pu te reconnaitre, et tu sais que tu ne passes pas inaperçu. Il a fallu que vous ayez la chance d'être surveillés par mon auguste personne pour que je puisse arranger les choses. Et encore, j'ai fait ça de ma propre initiative Paku, au départ Takamari voulait que je reste à l'Arène. Vois-tu l'étendue de ton imprudence impromptue Paku?
", conclut K en ouvrant les bras.


Jag'Stark haussa les épaules.


"-Quelque part, j'ai bien fait, je t'ai donné une raison valable d'être en dehors de l'Arène."


Il se servit un verre de jus de pomme, et pointa un doigt sur K.


"-Takamari n'aurait pas été content s'il avait su que tu étais en dehors de l'Arène sans raison apparente, ooooh non. J'attends tes remerciements maintenant."


Il sirota à petite gorgée son jus tout en fixant Kenneth.


"-Il se trouve que Takamari est au courant du fait que j'aie fait le mur, mais il se trouve qu'il a plus confiance en toi qu'en moi pour éviter les ennuis. Étonnant non? dit-il en penchant sa tête masquée et en mettant ses mains dans le dos, plein de malice. Tout ça pour dire qu'il aurait aimé un peu plus de retenue de ta part. Je sais que c'était un énorme hasard que tu te retrouves au même endroit au même moment qu'un de ses hommes de main, mais ça n'excuse pas le fait d'avoir voulu prendre de tels risques. De plus, l'homme en question, tu as dû le comprendre, n'a été recruté que récemment, il serait donc préférable de ne pas le faire douter de notre bonne volonté, n'est-ce pas?

-Bah. Je sais pas si c'est une bonne chose de faire pression sur des nécessiteux comme cet... Edward, c'est ça? Parce qu'à la fin, ils se révoltent toujours quand ils se rendent compte qu'on les roule ou qu'on profite d'eux. Voyons, tu as vu autant de films que moi, tu sais toujours comment ça se termine! Enfin bref! Ecourtons ces réprimandes de bas étages et passons au plat de résistance, veux-tu? Je doute que tu sois venu seulement pour me faire remarquer que je suis un inconscient qui ne se rend pas compte du danger, chose inutile d'ailleurs, parce que je le sais déjà.

-Droit au but hein? Fort bien. Il se trouve que je vais devoir quitter Anthracite de manière temporaire d'ici peu de temps, j'ai des affaires importantes à traiter de mon côté, si tu me comprends bien. As-tu fini la commande que j'avais faite ...?

-Ah oui. C'est quand je prends connaissance de ce genre de chose que je me dis qu'il y en a peut-être qui pourrait être presque aussi dérangé que moi.
Disons que j'ai fais moi même la "commande", un ouvrier se serait sûrement tué avec en essayent de les voler.
En parlant de services... J'ai reçu juste avant toi la visite du Docteur, qui préparait une expédition dans la forêt du Mozangaland, ce serait intéressant que tu le piste, pour les affaires, tu comprends j'imagine. Pour ta commande, tu la trouveras dans le coffre de l'Arène à ton retour, je la confierai à Takamari.


-Le Docteur hein? Un personnage celui-là. Il fera sûrement un délicieux compagnon d'expédition. Et je pourrai en effet le surveiller. Quelqu'un d'aussi excentrique a toujours une face cachée dangereuse. Toi et moi en sommes de bons exemples. Cela me convient Paku, j'en serai. Tiens moi au courant des détails et des avancées des préparatifs, et je ferai le nécessaire pour être enrôlé. Au retour, je pourrai repartir pour..."


K s'interrompit et tourna la tête vers une bouche d'aération dans un coin près du plafond du bureau. D'un geste rapide, il sortit une dague qui alla en un éclair se planter dans le mur. Il s'approcha du coin de la pièce et ramassa un morceau métallique longiligne qu'il montra à Paku.


"-Mhm. On dirait là un dispositif d'espionnage, provenant de mes propres usines. Le modèle SPIDEYE X7. Apparemment quelqu'un me veut du mal."


Jag'Stark sembla réfléchir un instant.


"-Quelle découverte. En tout cas, bien joué l'ami, celui qui a fait ça va payer cher, "Winter is coming", comme dirait un gars dans le bouquin que je lis.

-Oui, c'est inquiétant. Qui que ce soit, il sait désormais que nous travaillons ensemble, et qu'il y a possiblement plus qu'une relation d'associés entre Takamari et toi. Il va falloir être vigilant. Je vais prévenir nos compères pour qu'ils mènent leur enquête. Sur ce, bonne fin de journée Paku. Essaie de ne tuer personne aujourd'hui, ça me fera du tracas en moins..."


Sans attendre une réponse, il se dirigea vers le tunnel secret menant aux souterrains de la ville, laissant Paku seul dans son bureau avec son morceau de patte de SPIDEYE X7.
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MessagePosté le: Dim 19 Mai - 20:53 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

Aux alentours de l’usine Jag’Stark… a écrit:
Jour 3 – Soir

-Alors ma jo… Merde… Soupira Essex en voyant son araignée de bronze clopiner vers lui, un morceau de patte en moins.

« C’est pas bon ça… Mais de l’autre côté, ça veut dire que le richard est dans son usine… Parfait. J’ai juste à redoubler, voir à tripler de prudence dès maintenant. »

La lumière des lampadaires éclairaient les grandes rues métalliques reliant les usines entre elles, les plus larges conduisant directement jusqu’au Faubourgs. Perché au sommet du bâtiment juste en face de l’usine, Essex observaient les va-et-vient des ouvriers dans les rues. Le jeune noble se grattait le crâne pour savoir comment entrer dans cette véritable forteresse. Il fallait tout d’abord s’emparer des plans des lieux, car les simples cartes qu’il avait dénichées étaient vieilles d’au moins trois cent ans et parlaient d’une usine autre que celle-ci. Jag’Stark est quelqu’un d’intelligent, jamais il ne conserverait les plans de sa précieuse usine sur un morceau de papier. Il lui fallait quelque chose d’un peu plus… discret, et intemporel.

« Quelque chose comme… une mémoire vidéo ! »

Il y a peu, il avait aperçu un objet dernier cri dans une boutique « spécialisée » (entendez par là, très huppée) du quartier marchant. Une espèce de boîtier en bronze et or, avec quelques engrenages sur les côtés et une fente sur le haut du boitier. Un petit cylindre à l’avant faisait office de projecteur pour ce que le marchant appelait la « Nouvelle Caméra Portable Sans Bandes et en Couleur du Docteur ». D’après ce marchant – qu’Essex avait prit pour un charlatan – il suffisait d’introduire une petite carte en cuivre, de sept centimètre sur cinq, dans la fente, pour que la caméra projette une image couleur pendant trente seconde. La carte en cuivre possédait une « clé » de mémorisation, gravée à l’aide d’un autre appareil, bien plus imposant et sophistiqué. Par la suite, Essex avait décroché de l’explication du marchant, qui tentait de lui faire croire que l’image était décryptée à l’aide de l’œil de sa grand-mère, sous prétexte qu’elle était voyante avant de mourir de peur (elle avait vu sa propre mort).

Cependant, Essex, fauché à l’époque, n’avait pu s’acheter l’objet, beaucoup trop coûteux et réservé à des gens comme le chef de l’Arène, un certain Takomarie, d’après ce qu’il avait compris… Il faut dire que ce genre de personnage est assez discret sur sa personne.

Bref.

« Je sais ce qu’il me reste à faire. Attendre. »

Et il attendit, donc.

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MessagePosté le: Jeu 23 Mai - 23:31 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 3, fin d'après-midi


Voilà dix heures qu’Eutin travaillait à la vérification des systèmes de défense d’une des usines Jag’Stark. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, ce n’était pas là une chose facile. Pas par la difficulté, mais plutôt par la minutie à apporter. Il fallait s’attarder sur chaque mécanisme, relever les détails douteux et noter tout ce qui faisait défaut sur une grille à remplir. Eutin étant le seul du groupe sachant lire et écrire – contremaître mis à part, c’est à lui que revenait cette tâche. "Tâche" il faut le préciser qui ne l’excluait pas du travail de vérification en lui-même. Ce qui doublait en conséquence l’effort à fournir.

Le matin-même, des contremaîtres avaient briffé les ouvriers sur le travail à effectuer, de telle sorte que même des personnes peu qualifiées comme eux pouvaient faire la vérification. Bien sûr un contremaître par équipe surveillait le bon déroulement des opérations. Car si des ouvriers étaient réquisitionnés pour accélérer cette lourde procédure qui sans eux durait une semaine entière, il n’en restait pas moins que la vérification était d’une importance capitale qui ne pouvait être faite à la va-vite. Vitesse ne signifiait pas précipitation. Et c’est donc sur deux jours seulement que s’étalait la vérification : un pour faire le tour des installations et relever les disfonctionnements, et un autre jour pour réparer les systèmes de défenses défectueux.

Le groupe dans lequel était Eutin était spécifiquement chargé d’examiner les barrières à projectiles de défenses internes. Un nom à rallonge qui s’abrégeait par le sigle BAPDI. Ces "barrières" pour autant qu’on en dise n’était pas réellement des barrières au sens propre du terme. C’était plutôt des sortes de frontières qu’on ne pouvait passer sans se faire foudroyer de balles. A chaque extrémité de couloir, aux points stratégiques, se trouvait des orifices dans les murs. Et par ces trous sortaient des projectiles, qui s’apparentaient à des sortes de billes de métal. Selon la vitesse voulue, les BAPDI pouvaient tuer. Ce n’était qu’une simple question de réglage, ni plus ni moins. Mais de manière générale, la vitesse était seulement réglée de façon à blesser. Ainsi ralentis, les intrus n’avaient ensuite plus qu’à être cueilli par la garde de l’usine. C’était là un système efficace qui trouvait son ingéniosité dans son activation. C’était disait-on – et on ne peut en douter – un Jag’Stark qui avait mis au point le mécanisme par lequel était déclenché les salves. Mécanisme qui était le suivant : un capteur d’onde électromagnétique réagissait aux clés d’affiliation portées par chaque ouvriers et bloquaient en conséquence tout tir. Mais si le champ magnétique de la clé n’était pas perçu et qu’en plus il y avait une réception d’un rayonnement thermique – comme en émettait tout humain – alors une salve était automatiquement générée. C’est pourquoi il était non pas important, mais fondamental de porter en toute occasion sa clé d’affiliation. A ce titre, l’appel du matin avait aussi pour but de vérifier la bonne possession de ces clés par les ouvriers, qui sans ça étaient refusés d'entrée. Car sinon, on était voué à ne jamais ressortir de l’usine si ce n’est sur un brancard pour être emmené soit en direction d’un centre de soin dans la ville, soit en direction de la fosse commune située cette fois-ci dans le faubourg.

La vérification en tant que telle consistait à déclencher tour à tour les BAPDI en exposant des présences alternatives à celles de potentiels intrus humains. Il était pris alors ce qu’on appelait des « testeurs ». Il s’agissait là d’automates de métal alimentés par des batteries spéciales utilisant des fragments d’anthrax. Ces « testeurs » bien qu’imitant grossièrement les mouvements humains, reproduisaient à la perfection le rayonnement thermique de l’homme de telle sorte qu’ils avaient la même chaleur que ce dernier. Mais la ressemblance pour ce qu’elle en était s’arrêtait là car les rouages extérieurs et la carapace de métal, avaient vite fait de faire la différence avec un vrai humain. D’ailleurs si l’aspect humanoïde avait été retenu, c’était dans le seul but de vérifier l’impact des projectiles sur un simili du corps humain. Les ouvriers étaient d’ailleurs chargés d’effectuer des observations à la fois sur les BAPDI et à la fois sur les « testeurs ». Leur mobilisation dans l’opération se résumait donc en partie à ça : regarder, vérifier et ensuite transmettre leurs observations au chargé de note – qui se trouvait être ici Eutin. Les « testeurs » portaient donc très bien leur surnom puisqu’ils étaient une sorte de cobaye mécanique visant non seulement à tester le détecteur de mouvement, mais aussi à tester l’impact des balles, et ce dans différentes configuration de vitesse possible. Mais il était toutefois à noter qu’en certaines occasions, les « testeurs » n’étaient pas toujours des automates. Certains propos rapportaient en effet l’utilisation d’humains comme déclencheurs. Pour les BAPDI mais aussi pour d’autres systèmes de défenses comme les Capsules à Gaz Toxique (CGT).

Le reste des tâches de la manœuvre quant à elles, étaient plus ordinaires et se résumaient par exemple à inspecter les parties intimes de la mécanique intérieur des BAPDI. Et c’était même un point essentiel de la vérification car c’était souvent là que des défauts étaient remarqués. Ce qui ne manqua pas d’arriver lors de cette journée : des pièces avaient besoin d’être changées.

Eutin feuilleta alors les différentes pages qui lui avaient été donné pour la vérification et annota les pièces à remplacer.

« Rien de très grave apparemment, mais la précaution s’impose », pensa-t-il.

C’est alors qu’un grand bruit se fit entendre.
Relevant précipitamment la tête de ses grilles, Eutin regarda autour de lui. Puis voyant des personnes courir vers l’angle du couloir, Eutin s’y dirigea à son tour. Et ce fut là qu’il constata un attroupement. Jouant des coudes pour passer, il arriva finalement à s'approcher. Les visages des ouvriers autour de lui étaient marqués par la surprise et l'horreur.
Et suivant leur regard ce fut à son plus grand désarroi qu’il reconnut son compagnon de coron, gisant à même le sol, criblé de balles et baignant dans son propre sang. Cela ne faisait aucun doute, ce qui venait de le tuer était une Barrière à Projections de Défense Interne, ou autrement dit une BAPDI !


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Pour compte-rendu :
Eutin travaille à la vérification des système de défense d'une des usines Jag'Stark quand il retrouve son compagnon de coron mort, tué par une Barrière à Projections de Défense Interne (BAPDI).


Dernière édition par Enitu le Mer 29 Mai - 21:05 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 29 Mai - 21:03 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 3, fin d'après-midi


Les ouvriers présents avaient reçus comme instruction de ne pas s’approcher de la BAPDI en attendant que le mécanisme soit désactivé, dans la salle de commandement des systèmes de défense.

Quand le contremaître revint, il annonça machinalement qu’il s’agissait-là d’une défaillance de la BAPDI concernée et que de ce fait, il s’agissait d’un accident du travail. Il ajouta même qu’il était de la faute des ouvriers si l’accident avait eu lieu. Ils n’avaient pas bien fait leur boulot, qui était de vérifier justement si tout fonctionnait bien.

En entendant ces mots, Eutin fut comme plongé des années en arrière, lorsqu’il apprit que son frère était mort dans un accident du travail.

« Un accident du travail, ça ! Mais ça ne peut pas être un accident du travail ! », s’insurgea-t-il intérieurement. Et ses paroles dépassèrent bientôt le cadre de ses pensées :

_ Monsieur, si je puis me permettre, il avait encore sa clé d’affiliation sur lui. Comment est-ce possible que la BADPI se soit activée ?

Le contremaître regarda étonné l’ouvrier qui venait de parler, puis d’une intonation sèche il répondit :

_ Défaillance mécanique. Ni plus ni moins.

Et ordonnant aussitôt la poursuite du travail aux ouvriers, tous se concentrèrent sur les BAPDI encore non-vérifiée de l’usine, ce couloir étant déclaré comme à réparer le jour suivant. Mais Eutin était encore sur ses restes. L’explication simplette du contremaître ne lui convenait pas. Etant chargé de notes, il avait vu en effet chaque BAPDI, dont celle-ci. Et il ne lui semblait pas qu’elle avait un disfonctionnement particulier. Au contraire, elle remplissait tous les critères de satisfaction de sa grille. La défaillance mécanique était donc à exclure. Ce n’était pas la bonne raison. Mais alors, qu’était-elle ?

A en croire le système de fonctionnement, il fallait pour qu’une salve soit tirée que ne soit pas détecté le champ magnétique de la clé d’affiliation et qu’à l’inverse, soit détecté de la chaleur humaine. Si le système de défense s’était activé, c’était donc qu’un de ces deux éléments était en cause.

« Très bien » pensa Eutin « toutefois, il y a comme un souci. Mon compagnon de coron n’était pas froid comme la neige que je sache. Il avait bien une chaleur corporelle, comme tout humain. » Et poursuivant, il réfléchit : « C’est donc par conséquent la clé d’affiliation qui est en cause … ».

Mais voilà, un autre problème lui faisait face. Si cette BAPDI était parfaitement fonctionnel, comment se faisait-il que ce soit cette dernière qui ait tué le pauvre homme ? Il y avait là une contradiction. Ça ne pouvait être la clé d’affiliation qui faisait défaut, sans quoi il aurait été tué bien plus tôt dans la journée, dès lors qu’il aurait croisé un des systèmes de défense dans l’usine. C’était donc quelque chose d’autre.

« Mais quoi ? » se demanda Eutin.

Quelque chose dans cette histoire n’était pas claire … Et Eutin ne sachant quoi, était plus abattu que jamais. Triste et soucieux, il finit sa journée de travail – sans autre incident heureusement – et une fois l’appel du soir passé, il entreprit de regagner son coron, son chez soi, qui maintenant sans ce compagnon-ci, lui paraissait bien vide …


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MessagePosté le: Lun 25 Nov - 00:13 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 4, aube


Finalement, Eutin prit le chemin de l'usine comme tous les matins. Ou presque. Une grande angoisse le prit et c'est avec inquiétude, la tête basse, qu'il s'en alla. Eutin savait qu'il voyait son coron pour la dernière fois. Aussi, il prit toutes ce qui pourrait encore faire affaire, à défaut de prendre des, ses affaires. Dans ce que pouvait contenir son baluchon : quelques vêtements encore intacts de ses compagnons, un casse-croûte pour midi et la lettre de menaces qu'il avait reçu la veille. Il prit aussi un couteau pas très affûté mais qui pourrait se disait-il, servir à intimider un éventuel assaillant. Lorsqu'il tourna au coin de la rue, il ne daigna pas regarder ce qui fut jadis sa maison, aussi misérable soit-elle à côté de ce que pouvait habiter les Citadins. La peur ? L'abattement ? Sans doute un peu des deux.

Si le chemin fut pénible pour lui, à guetter ce que pouvaient dire les gens, l'arrivée à l'usine le fut davantage. Dans l'attente du commencement de l'appel, le brouhaha régnait. Cela était habituel, normal, mais...

« Je suis sûr qu'ils vont me pointer du doigt », se disait Eutin inquiet. « Je vais être le "traître", le "vendu"... »

Eutin tendait l'oreille, essayait de capter toutes les discussions autour de lui. Et par la même occasion, jetait des regards furtifs à quelques groupes constitués autour de lui. Il attendit, lorsque tout à coup un mot-clé attira son attention. Quelqu'un avait prononcé le mot "maison" ! Eutin, l'air de rien entreprit aussitôt de s'approcher discrètement pour écouter la conversation.

- ... Et là tout à coup, sur quoi je tombe ? Paf ! Celle de la troisième rue. Vous vous imaginez le choc que ça a été ? Je m'y attendais pas. J'vous jure ! Je m'y attendais pas du tout. Même bien que j'ai pris peur et que j'ai lancé comme ça « eh ben ! ».
- Mais t'es pas resté quand même ? L'interrogea un autre ouvrier.
- Que voulais-tu que je fasse ? Bah non, je suis parti en courant. J'ai détallé. Vous imaginez si je me faisais prendre devant sa maison ? C'en était fini de moi. On ne m'aurait plus vu, sauf peut-être en petit morceau, rangé dans une boîte.
- Ou étendu sur une corde à linge, je m'imagine bien le truc.

« Une corde à linge... ». Eutin trouva le propos quelque peu glauque.

- Ouais, sur une corde à linge. Épinglé, cramé, c'est le cas de le dire. Faut dire que si elle me choppe, c'est sûr que je vais passer un sale quart d'heure !

« Elle ? »

A l'entente de ces mots, Eutin fut soulagé. De toute évidence, le groupe avait l'air de parler d'autre chose. Cela ne le concernait pas. Mais la tension régnait toujours et Eutin pensa :

« Et s'ils avaient peur d'évoquer mon sujet, de parler de la maison "vendue" ? »

Mais pourtant, à la réaction des gens qui parfois lui parlait, tout semblait normal. Était-il quelque part trop méfiant ? Sans doute. La rumeur n'avait pas pu se répandre aussi vite. Cela ne faisait même pas un jour. D'ailleurs Eutin avait choisi de retourner à l'usine parce qu'il pensait justement que cela ne faisait qu'un jour. Une journée de plus à l'usine, c'était toujours ça de pris, s'était-il dit le matin-même puisque ne sachant où dormir le soir. Et par la même occasion, cela lui permettrait de voir comment évoluerait la situation.
Soudain, l'appel commença.

La procédure habituelle fut appliquée. Mais cette fois-ci, plus que les autres fois, Eutin eut peur lorsque le Chargé de vérification vint lui demander sa clé d'affiliation.

« Et s'il était au courant pour les Entre-preneurs ? »

Le Chargé de vérification prit sa clé et comme d'habitude, cela lui sembla une éternité...


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Pour compte-rendu :
Eutin quitte définitivement son coron et prévoit de travailler un jour de plus à l'usine.


Dernière édition par Enitu le Ven 6 Déc - 18:54 (2013); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 1 Déc - 02:46 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 4, matinée


Réunis de nouveau en groupes, les ouvriers choisis étaient pour cette deuxième journée consécutive, mobilisés à la réparation des systèmes de défense. Et comme pour la veille, ce furent les barrières à projectiles de défenses internes (BAPDI) qui furent en autre l'objet de l'attention. Et d'autant plus peut-être que l'une d'entre elles, défectueuse, avaient causée la mort d'un ouvrier de l'usine. Eutin était dans la continuité de la veille, situé dans le groupe chargé de la réparation des BAPDI. Il n'y connaissait naturellement rien, mais encore une fois, il y eut une simplification des tâches à accomplir, si bien que même lui pourrait effectuer ce genre de travail.

Les tâches en question furent réparties selon le bon-vouloir du contremaître, en charge de leur groupe. A Eutin fut confié la partie sur l'orientation et la réparation des canons, par lesquels s’éjectaient les espèces de billes de métal. Il avait pour cela tout un tas de consignes d'ajustement, et un technicien à qui demander de l'aide en cas de besoin. Mais la vérité était que le technicien ne faisait pas grand chose. Il errait par-ci, par-là. Pour faire simple, il n'était jamais là quand on avait besoin de lui. Ou tout du moins, pas tout de suite.

Dans un des moments d'attente de ce fameux technicien, Eutin repensa au matin, lorsque le Chargé de vérification lui avait pris sa clé d'affiliation afin de s'assurer de sa bonne appartenance à l'usine. Cela lui avait paru interminable. Inquiet et méfiant vis-à-vis de la situation dans laquelle il se trouvait, Eutin eut peur qu'on le renvoya. Mais il n'en fut heureusement rien pour lui, et c'est avec soulagement qu'il passa l'appel du matin. Maintenant qu'il était pris dans les procédures, tâches et autres appareillages de planification, l'ouvrier d'une journée de plus se sentait davantage rassuré. Ici, personne ne pourrait lui causer du mal. Ou tout du moins, en théorie... Il y avait encore ce sentiment persistant chez lui qui lui soufflait que l'accident du jour précédent, n'était justement pas un accident. Tout cela était bizarre ... La BAPDI fautive fonctionnait correctement. Et aucun des deux facteurs d'une salve ne semblaient pouvoir être mis en cause. Et pourtant, le drame était tout de même survenu. A croire son vérification et son intuition, il n'y avait là aucune défaillance mécanique. Pour pouvoir être tué, il fallait qu'il y ait eu intervention humaine dans l'accident, si toutefois c'en était bien un. Comment savoir ? Eutin était tellement effrayé par ce qu'entreprenait ce groupe armé qui voulait sa mort propre et sociale, qu'il commençait à douter fortement que quel que soit le problème qui se posa à lui, il n'en soit pas instigué par les Entre-preneurs. Surtout quand la mort était en cause.

Dans les différentes hypothèses qui vinrent à la tête d'Eutin, une se démarqua des autres par une donnée nouvelle qu'il n'avait jusque-là pas pris soin de prendre en compte. Les « testeurs », ces automates métalliques à l'allure grossièrement humaine qui en imitait la corpulence et la chaleur. Ne pouvaient-ils pas être la cause de tout ceci ? C'était là l'idée nouvelle d'Eutin et il se disait que c'était une piste intéressante.

« A bien réfléchir, les « testeurs » possèdent deux points communs avec les hommes. Mais l'un d'eux, la ressemblance — aussi peu fidèle soit-elle si ce n'est dans les grands traits — n'intervient pas dans la génération des salves. Il faut donc que ce soit la chaleur qui soit en cause. »

Mais toutefois, tout se complexifiait dès qu'il essayait de trouver un scénario pour la mort de son ancien compagnon de coron.

« Mais dans quelle configuration possible cela peut-il tuer un homme ? »

C'était là l'interrogation d'Eutin et il n'arrivait pas à passer outre. Car si le « testeur » passait en même temps qu'un ouvrier, sa clé d'affiliation empêchait tout salve, quand bien même l'automate n'émettait aucune onde électromagnétique appropriée. Il aurait alors fallu que son ancien colocataire se prenne les balles à la place du « testeur », en s'interposant par exemple entre la BAPDI et l'automate ? C'était absurde ! Pourquoi aurait-il fait une chose pareille. On l'aurait poussé alors ? Mais qui ?

Cette question resta en suspension quand le technicien arriva. Et bien qu'Eutin lancé sur son idée, s'était plus ou moins promis d'interroger ses camarades de travail à la pause-déjeuner, il ne laissa pas passer pour autant l'occasion de questionner le technicien. Celui-ci devait normalement en savoir beaucoup plus qu'un simple ouvrier. Il n'était pas spécialisé, lui.

- Vous avez entendu parler de la BAPDI qui aurait tué un ouvrier hier ? Commença timidement Eutin qui ne voulait pas rentrer abruptement dans le sujet par la question qu'il avait en tête.
- Oui, j'en ai entendu parler. C'est fort dommage. Enfin que voulez-vous, c'est la vie. Ces choses arrivent.
- Vous pensez que c'est un accident ?
- Que voulez-vous que ce soit d'autre ? Oui, c'est un regrettable accident. J'ai d'ailleurs lu le rapport ce matin, il s'agissait d'une défaillance mécanique.
- Ah ? Comment ça ? S'enquit Eutin, qui saisit l'occasion d'amener son interlocuteur vers ce qu'il cherchait à comprendre.
- Quelque chose marchait mal et le résultat est là : un mort. J'espère vraiment que ça ne se reproduira plus...
- Vous ne savez pas de quoi il en retourne ?
- Le rapport fait mention d'un dysfonctionnement ... mais je doute que vous puissiez le comprendre.

Ou comment un technicien remettait à sa place un ouvrier trop curieux. Vlan ! Eutin détestait ça et c'est avec plaisir qu'il lui aurait envoyé son coup de poing à la figure. Mais ne pouvant pas, il encaissa comme d'habitude et insista :

- En simplifié alors ?
- Qu'est-ce que ça peut vous faire ? Vous êtes technicien peut-être ?
- Non m...
- Non. Bah voilà.

Visiblement, il n'avait plus du tout envie de parler. Les questions de l'ouvrier n'étaient plus les bienvenue au-delà d'une certaine limite. Un peu comme si sorti de ses tâches attribuées, l'ouvrier n'avait plus aucune légitimité. Eutin méprisait cette distinction entre ouvrier et technicien. Le deuxième possédait le savoir parce qu'il était aller à l'école. Mais l'ouvrier, lui avait-on ne serait-ce qu'offert la chance de s'instruire ? Non. Il était voué à n'être qu'un con, un inculte toute sa vie. Eutin lui, essayait bien de sortir de cela. Il avait appris à lire et à écrire, grâce en autre à l'orphelinat où il avait passé une partie de son enfance. Mais après ? Il n'était pas plus avancé que le reste des ouvriers. Des choses, il ne connaissait qu'une connaissance partielle, et même pour le dire réellement, qu'une connaissance de surface. Il ne connaissait pas plus ce qu'il faisait au jour le jour dans cette usine que ce que ce que les hommes savaient des étoiles, ces points blancs qu'on voyait disait-on en dehors des faubourgs et de la ville, où nulle fumée ne pouvait les cacher. Tout cela était injuste, oui. Et Eutin pour son malheur en avait conscience.

Ainsi, à la réponse du technicien, Eutin n'insista pas quand bien même ses doutes persistaient. Du technicien, il n'avait après tout que la parole d'une "défaillance mécanique", ce qu'il avait déjà...


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Pour compte-rendu :
Eutin commence sa deuxième journée de travail à l'usine, consistant à réparer les BAPDI. Il s'entretient avec un technicien au sujet de l'incident de la veille, sans plus de succès.


Dernière édition par Enitu le Sam 7 Déc - 02:10 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 7 Déc - 01:43 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 4, après-midi


A la pause-déjeuner, Eutin mis à application son projet d'interrogatoire. Il devait faire vite, ils avaient moins de vingt minutes pour manger. Aussi, Eutin ne s’embarrassa pas des modalités d'introduction et interrogea tout le monde en même temps, et en dépit-même de sa crainte matinale. En ces lieux, il se sentait confiant et dans une certaine mesure, protégé. Il résulta des questionnements une certaine confusion. Personne ne savait vraiment ce qui s'était passé. Les ouvriers se souvenaient bien sûr de ce qu'ils faisaient et du cadavre étalé sur le sol, mais d'entre les deux, rien de concret. A les écouter donc, chacun était occupé à ses tâches et personne n'avait donc eu idée de ce qui aurait pu se passer. Par ailleurs, il en ressortait aussi comme une phrase qu'on récite, celle de l'explication du contre-maître : « Défaillance mécanique. Ni plus ni moins. ». Dans ces conditions, Eutin n'était pas plus avancé.
Mais s'était-il réellement passé quelque chose ? S'il n'y avait rien de marquant dans les souvenirs des ouvriers, c'était peut-être qu'il n'y avait rien eu.

« Une personne qui se fait pousser ou même qui trébuche, ça se remarque », pensa Eutin.

Mais dans le même temps, les ouvriers se limitaient tant à la version officielle que de toute façon, une autre version leur aurait paru difficile. Pas qu'ils auraient menti, mais plutôt que leur jugement s'était retrouvé après coup orienté. Et d'autant plus que la BAPDI fautive, devait être remplacée. Personne n'aurait à y toucher ou même à y faire des réparations. C'était une société tierce qui allait venir pour démonter et remonter la barrière à projectiles de défenses internes. Cela pour les ouvriers était la preuve-même d'un dysfonctionnement propre à la BAPDI, et conséquemment, toute autre vérité était illégitime. Ça n'aurait été que sornette, spéculation, théorie trompeuse ... Ce qui n'était pas loin de la vérité quelque part puisque si ce n'est sa propre appréciation et son intuition, aucune preuve n'allait dans le sens d'une explication autre que celle donnée par le contre-maître. Et plus précisément dans celle qu'Eutin cherchait à mettre à jour : la preuve d'un crime.

Au cours de l'après-midi, Eutin s'en retourna donc au travail, à réparer si on pouvait appeler ça réparer, certaines parties de l'anatomie des systèmes de défense. Mais alors qu'il travaillait, sur un gestes maladroit, il actionna sa clé d'affiliation qui s'ouvrit. Et de la même façon que s'ouvrant la clé provoquait des cliquetis, Eutin eut le déclic.

« Et si... »

A ce même moment, un cri résonna dans le bâtiment. Suivi d'un autre. Puis d'un bruit sourd, celui-ci proche. Et encore de nouveau d'un autre cri, éloigné. Eutin eut juste le temps de s'écarter que la BAPDI sur laquelle il travaillait tira de tous ses orifices !


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Pour compte-rendu :
Eutin questionne ses collègues en vain. Dans l'après-midi, une BAPDI manque de le toucher.


Dernière édition par Enitu le Jeu 2 Jan - 16:25 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 22 Déc - 15:04 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

[Jour 5]-Soir

Dernier étage du Dôme, Bureau du Patron des Usines

Cette semaine était bizarre. Voilà des années que rien ne se passait à Anthracite, des années de calme carrément barbantes, mais là, beaucoup de choses commençaient à bouger. Jag'Stark s'affaissa sur son siège en bois de cèdre capitonné de velours en provenance directe de Zhertar.
Le souci creusait des rides sur son visage déjà mûr. Il saisit un petit miroir circulaire et se regarda droit dans les yeux.
"-Ah, moi-même. Peux-tu comprendre ce que je ressens?"
Le reflet dans le miroir resta immobile un instant avant de remuer les lèvres. Paku sourit. Les miroirs Réminescents étaient très pratique pour se parler, le reflet qu'ils renvoyaient étant différés de plusieurs fractions de secondes.
Paku reposa le miroir sur le bureau et déplia une grande carte de la ville qu'il étala sur son large bureau d'ébène.
"Voilà. Je suis... là" Il marqua l'emplacement du Dôme de son doigt.
Des yeux, il survola la partie Nord de la ville, faisant claquer sa langue contre son palais. "Réfléchis mon petit Starky, le temps est compté on dirait."
Son regard s'arrêta sur la Colline de Fer. Se pourrait-il que les incidents ayant eu lieu dans son usine soi en rapport avec... cet incident-là?
"Pas bon, pas bon du tout."
Ces derniers temps, ses automates ne manquaient pas de semer la pagaille. "Un dysfonctionnement technique" avait déblatéré l'autre clampin de surveillant technique.
Mais les dysfonctionnements techniques ne pouvaient pas être aussi bien organisés.
"Le SPIDEYE est sûrement lié à tout ça. Oui, celui qui m'a mouchardé est très probablement celui qui fout la pagaille dans le secteur du Dôme."
Paku fit glisser le doigt qu'il tenait appuyé sur sa localisation, et le fit glisser jusque la Colline de Fer, située non loin. "Et en plus, on peut lier cet évènement-ci à celui-là. Réfléchis, quel est le dénominateur commun de toutes ces bizarreries..."
Son regard se perdit dans le vague. Non, il ne trouvait pas, son cerveau était embrumé par... l'angoisse?
"Kenneth est sans doute déjà parti avec le Docteur, Takamari est introuvable, Azep également. Le meilleur moment pour m'attaquer, on dirait."

Après quelques instants supplémentaires, il se leva prestement et se dirigea à grandes foulées vers la porte.
"J'ai besoin d'être sûr. Voyons si l'un des ouvriers agressés encore en vie peut m'éclairer..."

____________________
*Jag'Stark se pose et réfléchit aux évènements survenus dans son usine. L'effraction au sommet de la Colline de Fer et l'absence de ses partenaires le rendent angoissé, une partie de son passé semble le rattraper...
*En route pour voir Eutin.

_________________



~ Président Giga du Club Ps ~


Dernière édition par Paku le Sam 4 Jan - 22:45 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 27 Déc - 16:07 (2013)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Jour 4, après-midi


« Tout était flou autour de moi. Comme une brume qui s'étalait et s'installait à mesure que le temps passait. De mon environnement, je ne voyais plus que l'inconsistance de ce qui devait être des personnes. Elles ressemblaient à des ombres… Des ombres mobiles et fantomatiques qui se mouvaient dans le couvert changeants et saccadés de l'usine. Rouge. Blanc. Rouge. Blanc. Il y avait comme une succession endiablée et pourtant ralenti d'un rythme lointain. A un moment donné, j'eu l'impression que mon environnement bougeait. Le plafond défilait dans une douce torpeur au-dessus de ma tête. Du coin de l’œil, il me sembla apercevoir des masses allongées. Puis soudain, le plafond se stoppa. Et alors que je sombrais dans une noirceur de plus en plus marquée, quelque chose apparut au-dessus de moi. Ça avait de petits yeux creux et ronds, marqués par une encoche sur le niveau inférieur. Comme une larme. A demi-conscient, je tentais de bouger, mais en vain. J'étais comme paralysé. Et tout devint noir… »


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Pour compte-rendu :
Eutin subi les effets des Capsules à Gaz Toxique.
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MessagePosté le: Dim 6 Avr - 23:51 (2014)    Sujet du message: Le secteur industriel Répondre en citant

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Eutin — rp précédent


Jour 6, après-midi


Accompagné par deux hommes aux visages patibulaires, Eutin avançait la mine grave. On pouvait deviner qu’il était préoccupé par quelque chose. L’idée de s’échapper lui avait effleuré l’esprit, mais maintenant qu’il était dans le Dôme cette idée était avortée. Il ne pourrait plus fuir. Le voilà donc devant se confronter à ce qui l’attendait. Mais en aurait-il le courage ? Il pressentait la nature du commanditaire de son “petit tour” — comme le lui avait présenté les deux hommes. Montant toujours plus haut dans les étages, son intuition se confirma lorsqu’il fut présenté devant la porte du bureau de Jag’Stark. Son patron. Les portes s'entrouvrant, il put alors apercevoir la pièce. Le puissant Jag’Stark était là, assis, derrière un volumineux bureau ouvragé avec des motifs de rouages et de soleil entrelacés. Ses yeux gris et froids se fixèrent alors sur le pâle ouvrier, qu’encadraient ses deux colosses. Eutin intimidé face au directeur n’osait bouger. Il avait devant lui, le seul, l’unique : Paku Jag’Stark ! L’inventeur de génie et l’homme d’affaire qu’on disait être le plus riche d’Anthracite. Et après les évènements de la veille, et notamment sa capture par les Entre-preneurs, l’idée de devoir se mesurer à l’un des hommes les plus puissants de la ville, n’était pas quelque chose de réconfortant. Qui sait ce qui l’attendait.
Paku se leva de son bureau, le contourna et se plaçant devant Eutin le détailla de haut en bas.

- Je suppose que vous savez pourquoi on vous a amené ici ?
- Monsieur Jag’stark… Commença timidement Eutin. Pas vraiment. Deux hommes sont venus me trouver et m’ont amené ici…

Et pas qu’un peu ! Alors qu’il avait réussi à échapper à ses ravisseurs, qu'il avait tenté de retrouver Shard Maiar sans succès, le voilà qu’il était de nouveau capturé par quelqu’un d’autre. Revenir à l'usine pour tenter de reprendre ses affaires n'avait pas été une bonne idée.

- Il se trouve que votre coron a été pillé à peu près en même temps que mon usine. J’ose espérer que ce n’est pas le hasard qui a voulu cela. Savez-vous pourquoi vous vous êtes fait “cambriolé” ?

Eutin écarquilla les yeux, stupéfait.

- Comment le savez-vous ? Je ne suis qu’un simple ouvrier.

Paku émit un rictus, la marque d’un sourire carnassier lui restant au coin des lèvres.

- Comment je sais quelque chose ou pas ne vous importe pas, tout ce qui doit vous importer, c’est que je demande des réponses.
- Eh bien c’est-à-dire que… répondit Eutin avec une soudaine angoisse. Il se pourrait bien que ce soit lié … D’une certaine façon.

Paku saisit Eutin par les épaules et le regarda droit dans les yeux, ce qui surprit l’ouvrier, mal à l’aise devant cet homme tout puissant.

- Vous avez une famille ?

Cette question désorienta l’ouvrier tant il s’attendait à tout sauf à ça. Il répondit néanmoins, toujours très formel comme si c’était sa seule assurance devant son ancien patron :

- Eh bien non monsieur Jag’stark, je n’ai plus personne.
- Vous avez un endroit où dormir ?
- Non plus... Récemment j’ai perdu mon foyer. A présent, je n’ai plus de chez moi. Je suis à la rue pour ainsi dire.
- Bien. Je peux vous rétablir tout ça, si vous coopérez. Un travail, une femme, un foyer. Qu’en dîtes vous ?

Eutin resta pensif un instant tandis que le directeur se curait négligemment le nez, non mécontent de son petit effet.

- C’est-à-dire monsieur Jag’Stark que ce n’est plus possible. Des gens pourraient bien me rechercher. Des gens qui ne me voudraient pas du bien.

Paku resta un instant silencieux, à mâchouiller sa lèvre.

- Et bien, disons que j’ai une aptitude innée pour ce qui est de m’attirer des ennemis.
- Je n’en doute pas. Vous êtes l’un des hommes les plus influents d’Anthracite après tout.
- Et si je suis toujours vivant aujourd’hui, c’est que ces ennemis, ils n’étaient pas si dangereux en fin de compte. Ne vous inquiétez pas pour les gens qui vous recherchent…
- Vous ne réalisez pas qui sont ces gens monsieur Jag’Stark. Ils sont certainement bien plus dangereux que tous ceux que vous avez pu croiser jusqu’à présent. Leurs idées sont dangereuses, leurs actions sont dangereuses. Monsieurs Jag’Stark, vous ne pouvez rien faire contre eux. Ils ont déjà pillé l’une de vos usines !

Jag’Stark retourna s’asseoir derrière son bureau, et se servit un grande tasse d’eau.

- Vous avez soif ?

L’invité de circonstance, toujours mal à l’aise, déclina maladroitement. Paku haussa alors les épaules et s’envoya le verre d’eau servi dans le gosier. Faisant claquer sa langue, il reprit :

- Ils ont pillé une de mes usines. C’est vrai. Et vous mettez le doigt sur le “pourquoi” de votre visite ici. Maintenant, il est tout à fait possible que le pillage de votre coron et celui de mon usine soient parfaitement indépendants, ce dont, au passage, je doute fort.

« Ça y est, le moment est venu », pensa Eutin fataliste. « Impossible à présent de le faire reculer ou même dévier ». L’ouvrier baissa alors les yeux.

- Mais passons, je vous juge assez bonne âme pour choisir ce qu’il est bon de faire. M’aider à trouver ces criminels, quitte à mettre un peu en danger votre petite vie, ou vous taire et, par conséquent, les aider dans leurs crimes ?

- Vous semblez être au courant, fit Eutin résigné. Il est vrai que les deux sont liés. Les personnes qui ont pillé mon coron sont les mêmes que les personnes qui ont pillé votre usine. Connaissez-vous les Entre-preneurs monsieur Jag’stark ?

Le visage de Paku se ferma soudainement. Lentement, il hocha la tête.

- J’ai déjà eu à faire avec eux par le passé.
- Il y a 11 ans exactement. Ces personnes pillaient les usines et les entrepôts pour récupérer ce que selon elles, on leur avait enlevé. C’était en quelque sorte une récupération de leur “force”. Leur force de travail… Enfin bref. Ces personnes donc, ce groupe, a refait semble-t-il surface récemment. Des rumeurs… Des rumeurs courent parmi les ouvriers. Peut-être en avez-vous entendu parler ? Si oui, eh bien il se trouve que les rumeurs sont avérées. Les Entre-preneurs sont de retour !
- Chiottes. En aussi grand nombre qu’auparavant ?
- Je n’en sais rien… Ce groupe en veut personnellement à ma vie. Leur motivations sont … dérisoires ! Il y a quelques jours, un noble est venu me demander l’hospitalité et par un concours de circonstance on va dire, j’ai finalement accepté de l’héberger pour une nuit. Une nuit ! Vous vous rendez-compte !
- Les nobles ont toujours une double face, ce monsieur n’avait pas l’air suspect ?
- Un noble dans les faubourgs, ça paraît toujours suspect ! Il est venu toquer à ma porte et a essayé de dormir chez moi. Il m’a promis certaines choses pour rentrer. Il m’a donné des informations. Des informations à dormir dehors d’ailleurs ! Et si j’avais su, c’est là où je l’aurai laissé.
- Des informations, à dormir dehors ou pas, contiennent toujours une parcelle de vérité.
- Sauf que là, ça part loin. Ce noble, du nom d’Essex …. Essex quelque chose, je ne me souviens plus de son nom. Il me parlait d’une légende. Ça parlait d’une confrérie, “la confrérie des voyageurs”. Ils voyageaient de ce qu’il m’a dit à travers le monde et faisaient escales à certains endroits. Des sanctuaires. Ce noble voudrait retrouver l’un de ces endroits, une île, où d’après lui, reposerait un secret … lié à l’anthrax. Je ne sais plus vraiment de quoi il en retourne après. Ma mémoire me fait défaut. Toutefois, il ma laissé une adresse.
- Parlez, ordonna Paku.
- Ce serait l’endroit où une personne pourrait me renseigner davantage. Me concernant, je ne crois pas spécialement ce qu’il m’a raconté. Comme je vous l’ai dit, ça me paraissait assez farfelu. Pourtant, il m’a semblé à certains moments … crédible. Je ne saurai expliquer pourquoi.
- Bon, je pense que ce n’est qu’un excentrique de plus dans cette ville. Mais il faut quand même vérifier, histoire de voir ce que ce guignol peut nous révéler d’utile. Maintenant, si vous le voulez bien, j’ai besoin de votre aide.
- Qui ? Moi ?
- J’ai beaucoup de contacts très puissants. Je me rend compte maintenant que les contacts moins puissants peuvent être utile également. Il me faut le maximum d’alliés à tous les niveaux pour mener cette lutte. Un ouvrier peut se faufiler dans certains endroits où un patron ne peut poser les pieds, si vous voyez ce que je veux dire.
- Vous me demandez d’opérer pour vous si je comprends bien ?
- Sans puissance mais un minimum futé à ce que je vois.

Eutin garda le silence pendant un moment. Cette situation était complètement ahurissante. Lui qui avait tout perdu, le voilà maintenant pris au jeu de forces qui le dépassait. Les Entre-preneurs, maintenant Jag’Stark. Mais que lui voulaient-ils tous à la fin ? Quelque part, il regrettait sa petite vie misérable. Elle avait beau être des plus difficiles, elle n’en restait pas moins routinière, faite de connu et d’obligations. Mais avait-il le choix maintenant ? Pouvait-il dire non à cet homme qu’était son ancien patron et l’homme le plus riche d’Anthracite ? Il avait déjà cédé l'avant-veille, il le referait encore. Il ne pouvait rien, absolument rien contre ces hommes. Aussi il déclara :

- Je n’ai plus grand chose à perdre de toute façon. Mais si j’opère pour vous … je demande certaines conditions. J’aimerai faire un marché. Donnant-donnant.

Cette deuxième partie était sortie malgré l’ouvrier, et se surprenant lui-même il regretta aussitôt. Toutefois, son interlocuteur répondit :

- Dites toujours, je suis obscènement riche, je peux bien vous offrir un petit quelque chose.

- Dans ce cas, voilà ce que je vous propose…

[...]

Après réflexion, Paku accepta.


________


Pour compte-rendu :
Eutin après avoir échappé à ses ravisseurs et tenté de rencontrer Shard Maiar, est retrouvé par des hommes de Paku Jag'Stark. Amené au Dôme pour interrogatoire, ce dernier fait le lien entre sa nomination dans les échos de rumeurs arrivés jusqu'à lui, l'attaque de son usine et le pillage de son coron. Ils en arrivent par conclure un marché.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:42 (2017)    Sujet du message: Le secteur industriel

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