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Le Festival de Cannes
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Naorim
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MessagePosté le: Dim 26 Mai - 17:05 (2013)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant


 


Le Festival se clôt ce soir, c’est sûrement un peu tard pour faire un sujet mais c’est pas grave, il servira pour l’année prochaine (je suis positive vous voyez, je suppose qu’on sera encore là en 2014). 
Le Festival de Cannes et moi, c’est une histoire d’amour contrarié. Généralement j’approuve les sélections mais guère les récompensés enfin… depuis quelques années. Mais pour mieux vous faire vivre ça, une petite présentation du Festival semble nécessaire. Je m’abstiens de faire une présentation de moi, ça serait prétentieux.  

Naissance de l’idée et petit historique (plein d’anecdotes inside) :  
Il ne faut pas sous-estimer le Festival de Cannes. Sur le plan politique, sur le plan sociétal et bien sûr sur le plan artistique. Ainsi, l’idée d’un Festival de Cinéma en France est née à la fin des années 30. Période obscure où le cinéma italien et allemand était d’ores et déjà marqué le fascisme et où la Mostra de Venise (l’Autre Festival de Cinéma) fait sa sélection de films un peu en fonction de ‘ça’. Aussi, en 1939, devait se tenir la première édition de ce que l’on appelait encore alors le Festival International du Film (ça n’est qu’en 2002 que le Festival de Cannes devient « le Festival de Cannes »). Même que le Magicien d’Oz de Fleming devait être présenté. Louis Lumière devait être le Président du Festival. Mais voilà, les troupes allemandes pénètrent la Pologne et c’est cette première édition qui est annulée.  
 
La première édition (aboutie) du Festival a donc lieu après la guerre, en 1946. Mais ça n’est pas pour autant que les enjeux politiques sont oubliés. Les films sélectionnés doivent répondre aux règles de censure de l’époque. C’est la Guerre Froide, la liste de films doit être confirmée par le ministère chargé de la Cinématographie et celui des Affaires étrangères. Entre 1948 et 1950, pas de sous, pas de Festival… à moins que ça soit dû à un obscur contrat avec la Mostra de Venise. En effet, le Festival se déroulait vers septembre, soit presque en même temps que la Mostra. Du coup, ces deux Festivals se seraient entendus pour alterner (« cette année c’est moi, l’an prochain c’est toi »). Mystère et boules de gomme. En 1951, le Festival passe au printemps, il fait plus beau (enfin, normalement) … et puis comme ça on ne se concurrence pas trop avec la Mostra. C’est cool.  
 
En 1968, le Festival de Cannes (enfin le Festival International du Film) est lui aussi touché par Mai 1968. Des manifestations étudiantes empêchent la projection des films. En plus de cela, le Ministre de la Culture de l’époque, André Malraux, vire le directeur de la Cinémathèque française. Par conséquent, Godard, Truffaut, Lelouch, Beri, Polanski et Malle se mêlent au mouvement estudiantin. Trois réalisateurs qui devaient être en compétition décident de retirer leur film pour soutenir le mouvement parmi lesquels… Resnais. Il faut savoir que Resnais n’aura jamais de Palme d’Or (du coup on lui a donné un Prix exceptionnel en 2009 pour Les Herbes folles et l’ensemble de son œuvre) mais que cette année-là, il présentait Je t’aime, je t’aime qui, selon les dires de tous, auraient eu la Palme s’il n’y avait pas eu tout ça.   
 
Comment les Films arrivent-ils jusqu’à Cannes ?  
Il faut savoir que contrairement aux Oscars et aux Césars, le Festival de Cannes n’a pas pour but de récompenser les meilleurs films de l’année mais de présenter des films qui ne sont pas encore sortis. Comment se fait alors la sélection ? En fait, il y a deux sélections, une pour les films français (à noter que ce n’est pas parce qu’il y a une sélection à part pour le Français que la France n’est pas surreprésentée – en moyenne entre 2 et 3 films sur une douzaine de films – ce qui n’est pas négligeable certes mais qui reste raisonnable), une pour les films étrangers. On leur envoie des films (parfois finis, parfois pas) en avance à ceux qui veulent être à Cannes. Pour la sélection étrangère, il y a un comité de sélection composé de quatre membres : un journaliste, un réalisateur, un spectateur et Laurent Jacob (un expert du cinéma, fils du Gilles Jacob – actuel Président du Festival de Cannes). Tout se fait sous le contrôle de Thierry Frémaux (l’homme à qui les critiques disent « a-t-il vraiment vu ce film pour le mettre dans la sélection? cette bouse ? naaaaan, c’est pas possible »). L’autre comité, pour les Français, je n’en sais pas plus. Voilà, si quelqu’un sait… 
 
Pour vous donner une idée, entre 3000 et 4000 films sont visionnés pour ces dernières années.  
 
Ah oui, à noter que parfois il y aurait des « commandes », c’est-à-dire qu’il se peut que le Festival va voir tel réalisateur en lui disant « ton prochain film, il sera pour nous – le Festival de Cannes » avant même que le film soit fini ou quoi que ce soir pour éviter qu’il aille vers d’autres Festivals. On peut imaginer que c’est ce que fait le Festival pour un Tarantino ou un Almodovar. Et ça, ça peut être l’une des raisons des critiques que l’on fait souvent à Cannes à savoir « c’est toujours les mêmes ». En faisant ce genre de manœuvre, on « garantit » des places à des grands réalisateurs qui n’ont pas besoin d’être reconnus et on peut passer à côté de « petits » réalisateurs n’ayant pas encore percés. Bref, tout ça manque un peu d’audace (même si on peut comprendre la démarche). 
 
Les prix :  
 
Le saviez-vous ? Le Festival n’a pas toujours eu de Palme d’or. Non pas qu’il n’y avait pas de film qui la méritait mais celle-ci n’a été créée qu’en 1955. Avant on avait une sorte d’équivalent, le Grand Prix du Festival International du Film, qui récompensait également le meilleur film de la compétition. Puis, comme on aime bien changer, la Palme disparaît au profit du Grand Prix (again) de 1964 à 1974. Après 1974, la Palme d’Or est revenue et depuis personne ne conteste sa place.  
 
Les différents prix : 
 
  • La Palme d’Or
  • Le Grand Prix du Jury
 
 
N.B. : À l’origine, la Palme d’Or et le Grand Prix avaient la même valeur, seulement la première était destinée au meilleur film « grand public » alors que le second était pour le meilleur film « Art et Essai ». Cette distinction n’a jamais été respectée et l’on considère aujourd’hui que la Palme vaut plus que le Grand Prix.  
 
  • Le Prix d’interprétation féminine 
  • Le Prix d’interprétation masculine  
  • Le Prix de la mise en scène 
  • Le Prix du scénario 
  • Le Prix du Jury : un peu le 3ème film, là encore le film qui a plu au jury et qui a fait preuve d’originalité ou de nouveauté, à savoir que ce prix a déjà été remis à une actrice ou un technicien (et cela peut donc se reproduire) 
 
 
Certaines règles ont été instaurées pour éviter des « excès » de prix. En effet, il faut savoir que quand Polanski était Président du Jury, il n’aimait aucun film jusqu’au moment où il a vu le film des frères Coen : Barton Fink. Il ne voulait primer que lui. C’était le seul qui trouvait grâce à ses yeux (certaines mauvaises langues diront qu’il y avait des formes d’hommages au cinéma de Polanski dans Barton Fink – à noter que les sélections ont lieu avant la nomination du Président du Jury donc ce n’est pas ‘volontaire’ de la part des Coen). Polanski a fait pression, aurait fait des arrangements avec les membres du jury (avant même avoir vu tous les films paraît-il) et Barton Fink a ainsi eu la Palme, la meilleure mise en scène, la meilleure interprétation masculine (3 des 7 prix possibles). Plusieurs autres anecdotes de ce genre a conduit à prescrire certaines règles. Ainsi, il peut y avoir des prix ex aequo mais pas (plus) pour la Palme (avant, il était possible d’avoir deux Palmes). Normalement, on ne peut avoir qu’une récompense par film mais il peut y avoir deux prix si le film a soit le Prix du Jury soit le Prix du Scénario et, si le Président du Festival est d’accord, alors on peut lui associer un prix d’interprétation. (En gros on peut avoir un cas Prix du Jury + Prix d’interprétation masculine ou Prix du Scénario + Prix d’interprétation masculine par exemple). Mais quelque chose me dit que cette année… J’y reviendrai après.  
 
Il existe des possibilités pour décerner des prix exceptionnels/spéciaux. Normalement, ce genre de prix se fait en général pour les dates d’anniversaire du Festival (tous les 5 ans). Ca a été le cas pour Resnais, Deneuve ou Eastwood.   
 
À noter que le Président du Jury n’a plus de double voix. En revanche, il peut trancher en cas d’égalité. 
 
Le Jury : 
 
À ses débuts, le jury du Festival était constitué de membres de l’Académie française alors qu’aujourd’hui, il s’agit de célébrités du cinéma généralement mondialement reconnu et dont on puisse s’imaginer qu’ils sont « neutres » et « objectifs ».  
 
Le Palmarès  
 
Seulement six réalisateurs ont eu deux fois la Palme d’Or :  
 
  • Francis Ford Coppola  
  • Bille August  
  • Shohei Imamura 
  • Emir Kusturica 
  • les frères Dardenne 
  • Michael Haneke 

 
Pas mal de réalisateurs, à défaut d’avoir deux Palmes voire de Palme tout court, ont enchaîné les Grands Prix, etc., on peut citer : les frères Coen, Antonioni, Lars Von Trier, Ken Loach, Costa-Gavras, etc..  
 
À noter qu’il y a eu des grands « sans-Palme » : Bergman, Hitchcock, Almodovar, Eastwood, Renoir, pas mal de la Nouvelle Vague, etc..  
 
Parfois critiqué pour privilégier le cinéma occidental, les cinémas asiatique et africain sont sous-présentés. Un exemple fort : il a fallu attendre 2006 pour que l’on ait un Président du Jury non occidental, il s’agit de Wong Kar-Wai (<3). Cette année, un seul film africain est présent de la sélection, l’année dernière zéro ou un, l’année d’avant zéro. Pourtant, il existe bien un cinéma africain. Le cinéma asiatique commence à se faire sa part du gâteau mais ce n’est pas non plus énorme. De même, il n’y a eu qu’une Palme donnée à une femme : il s’agit de Jane Campion (<3) pour La Leçon de Piano. Alors bien sûr, on peut dire que c’est normal, que y a moins de femmes réalisatrices mais on devrait plutôt se demander pourquoi il y en a moins. Dans la Sélection de cette année, seule une femme est présente en tant que réalisatrice. Et quand bien même, parmi les peu présentes, il y en a de qualité qui ne sont pas représentées. Comment ça se fait qu’une Céline Sciamma ne soit pas présente ? Comment ça se fait qu’une Claire Denis soit dans « Un certain regard » et pas dans la Sélection Officielle ? Je vais noter le positif, car c’est plutôt cool : cette année le Jury est paritaire et ce, naturellement. Sans que ça soit forcé, juste comme ça.
 
Scandales et controverses 
 
Je ne vais pas être exhaustive car je ne suis pas sûre que ça intéresse grand monde, si ça en intéresse certains, qu’ils se manifestent !  
 
L’Affaire Apocalypse Now / Françoise Sagan 
 
Quelques mois après le Festival, Sagan brise son engagement (ce qui s’est dit lors des délibérations est censé rester secret). Elle raconte avoir subi des pressions pour que le film de Coppola ait la Palme d’Or alors qu’elle et une partie du jury voulait l’attribuer au Tambour du Russe Schlöndorff (à tes souhaits). Elle a donc négocié avec le jury pour attribuer deux Palmes à ces films. La Direction du Festival n’ayant pas apprécié cet aveu, a diffusé des notes de frais de Sagan où elle se serait bien lâchée. Mais le mal est fait et des critiques se sont levées contre le Festival…  
 
La Palme d’Haneke 
 
Haneke a reçu sa première Palme des mains de la Présidente du Jury, Isabelle Huppert. Alors qu’Un Prophète d’Audiard était favori. Mais attendez, Isabelle Huppert, elle a pas eu un Prix d’interprétation à Cannes ? Ah si, pour quel film ? La Pianiste… de Haneke. Hum hum hum.  
 
Mais y a eu aussi le doigt d’honneur de Tarantino, l’affaire Lars Von Trier, l’affaire Ozon, etc.  
 
À Cannes, nous sommes joie (tu le vois mon clin d’œil, là ou pas ???). 
 
Grace Kelly et le Prince Rainier se sont rencontrés à Cannes.  
 
Alors que Jeanne Moreau est Présidente du Jury, Vanessa Paradis reprend sur scène une des chansons qui a fait le succès de Jeanne Moreau, il s’agit bien sûr du Tourbillon de la Vie issu du film Jules et Jim (<3).  
 
 
  
Mais y a eu aussi Roberto Benigni qui reçoit sa Palme, les acteurs d’Indigènes qui chantaient Le Chant des tirailleurs.  
 
Les autres sections du Festival de Cannes :  
 
Dans la sélection officielle du Festival du Cannes :  
 
  • La Caméra d’Or récompense les talents prometteurs de toutes les sections du Festival de Cannes (à savoir la sélection officielle – en et hors compétition – mais aussi la Quinzaine et la Semaine de la Critique). (Martha Marcy May Marlene – l’un de mes films préférés de 2012 était nommé dans cette section) 
  • Un Certain regard permet d’aider des films qui peinent à trouver des distributeurs.  
  • Les événements en parallèles du Festival de Cannes :  
  • La Semaine de la critique a permis de faire découvrir des artistes comme Leos Carax, Philippe Garel, Wong Kar-Wai ou encore Audiard. 
  • La Quinzaine des réalisateurs (<3) : événement créé après 1968 pour concurrencer au festival de Cannes (à l’origine), il permet de faire découvrir des réalisateurs jusqu’alors inconnus. Il a permis de révéler George Lucas, Ken Loach, les frères Dardenne, Haneke, Spike Lee.  

 
(Liste non-exhaustive, j’ai mis ce qui me semblait être le plus important.) 
 
Cannes, le Marché du Film 
À côté de la Sélection officielle et des projections, il existe le Marché du Film. Place importante pour les rencontres, les négociations, les transactions de l’industrie du cinéma. Des centaines et centaines de films circulent, les principaux distributeurs en sont. Bref, Cannes c’est aussi commercial. 
 
Cannes, cru 2013 
 
Qu’avons-nous cette année au menu ? 
 
Sélection officielle en compétition et leur résumé (pris sur le site du Festival): 
 
BEHIND THE CANDELABRA (MA VIE AVEC LIBERACE) réalisé par Steven SODERBERGH : Steven Soderbergh avait annoncé lors de la promo de Side Effects, son précédent film, que Behind the Candelabra serait son dernier film. Oui, le mec qui tourne deux films par an, nous dit qu’il met fin à sa carrière. Mais encore… Lors de Cannes, il commence à revenir sur ses dires : « Il ne s’agira peut-être pas de mon dernier film ». Tu m’étonnes tiens.  
 
Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l'excès, sur scène et hors scène. Un jour de l'été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. 

 
BORGMAN réalisé par Alex VAN WARMERDAM 
 
Camiel Borgman surgit dans les rues tranquilles d’une banlieue cossue, pour sonner à la porte d’une famille bourgeoise. Qui est-il ? Un rêve, un démon, une allégorie, ou l’incarnation bien réelle de nos peurs ? 

 
GRIGRIS réalisé par Mahamat-Saleh HAROUN 
 
Alors que sa jambe paralysée devrait l'exclure de tout, Grigris, 25 ans, se rêve en danseur. Un défi. Mais son rêve se brise lorsque son oncle tombe gravement malade. Pour le sauver, il décide de travailler pour des trafiquants d'essence... 

 
HELI réalisé par Amat ESCALANTE 
 
Au Mexique, la famille d’Estela, une jeune fille de 12 ans est prise dans un engrenage de violence lorsqu’elle celle-ci tombe amoureuse d’un jeune policier impliqué dans un détournement de drogue. 

 
INSIDE LLEWYN DAVIS réalisé par Ethan COEN, Joel COEN  
 
La vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien, et affronte des obstacles qui semblent insurmontables - à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman - avant de retourner là d’où il vient... 

 
JEUNE & JOLIE réalisé par François OZON 
 
Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons. (Ajout personnel : Elle se prostituera par plaisir.) 

 
JIMMY P. (PSYCHOTHERAPY OF A PLAINS INDIAN) (JIMMY P. (PSYCHOTHÉRAPIE D'UN INDIEN DES PLAINES)) réalisé par Arnaud DESPLECHIN 
 
Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d’audition... En l’absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s’impose est la schizophrénie. La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux. 

 
LA GRANDE BELLEZZA réalisé par Paolo SORRENTINO 
 
Dames de l’aristocratie, parvenus, hommes politiques, criminels de haut vol, journalistes, acteurs, nobles décadents, prélats, artistes et intellectuels - authentiques ou présumés - tissent la trame de rapports inconsistants, tous phagocytés dans une Babylone désespérée qui s’agite dans les palais antiques, les immenses villas, les plus belles terrasses de la ville. 
 
Ils sont tous là. Et ils ne se montrent pas sous leur meilleur jour. 
 
Jep Gambardella, 65 ans, écrivain et journaliste, indolent et désenchanté, les yeux perpétuellement imbibés de gin tonic, assiste à ce défilé d’une humanité creuse et défaite, puissante et déprimante. Une atonie morale à donner le vertige. 
 
Et, à l’arrière plan, Rome, l’été. Splendide et indifférente. Comme une diva morte. 

 
LA VÉNUS À LA FOURRURE réalisé par Roman POLANSKI 
 
Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. 
 
Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par coeur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession... 

 
LA VIE D'ADÈLE - CHAPITRE 1 & 2 réalisé par Abdellatif KECHICHE 
 
A 15 ans, Adèle ne se pose pas de question: une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve... 

 
LE PASSÉ réalisé par Asghar FARHADI 
 
Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé. 

 
MICHAEL KOHLHAAS réalisé par Arnaud DES PALLIÈRES 
 
Au XVIe siècle, quelque part dans les Cévennes, Michael Kohlhaas, un prospère marchand de chevaux mène une vie familiale aisée et heureuse. Victime d’une injustice, cet homme pieux et intègre lève une armée et met les villes à sac pour rétablir son droit. 

 
NEBRASKA réalisé par Alexander PAYNE 
 
Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain. Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme un début de sénilité, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décide à l’emmener en voiture pour récupérer ce chèque auquel personne ne croit. En chemin, le père se blesse les obligeant à s’arrêter quelques jours dans sa petite ville natale du Nebraska. Épaulé par son fils, le vieil homme retrouve tout son passé. (Rassurez-vous, c’est une comédie!). (Tourné en noir et blanc à travers quatre Etats, le film mélange acteurs professionnels et amateurs et reflète l’humeur et le rythme nonchalants de l’Amérique profonde. 

 
ONLY GOD FORGIVES réalisé par Nicolas WINDING REFN 
 
À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. 
 
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des Etats-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. 
 
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics... 

 
ONLY LOVERS LEFT ALIVE réalisé par Jim JARMUSCH 
 
Dans la solitude romantique de Détroit et de Tanger, un musicien underground profondément déprimé par la tournure qu’ont pris les activités humaines, retrouve son amante, une femme solide et énigmatique.  
 
Leur histoire d’amour dure au moins depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite soeur de l’amante, une jeune femme aussi extravagante qu’incontrôlable.  
 
Ces étrangers sages mais fragiles peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? 

 
SOSHITE CHICHI NI NARU (TEL PÈRE, TEL FILS) réalisé par KORE-EDA Hirokazu 
 
Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste... 

 
THE IMMIGRANT réalisé par James GRAY 
 
1921. Ewa et sa soeur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa soeur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution. 
 
L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l'espoir de jours meilleurs. Mais c'est sans compter sur la jalousie de Bruno... 

 
TIAN ZHU DING réalisé par JIA Zhangke 
 
Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l'action. San'er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu. Xiaoyu, hôtesse d'accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d'un riche client. Xiaohui passe d'un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes.  
 
Quatre personnages, quatre provinces, un seul et même reflet de la Chine contemporaine : celui d'une société au développement économique brutal peu à peu gangrenée par la violence. 

 
UN CHÂTEAU EN ITALIE réalisé par Valeria BRUNI TEDESCHI 
 
Louise rencontre Nathan, ses rêves ressurgissent. C'est aussi l'histoire de son frère malade et de leur mère, d'un destin: celui d'une grande famille de la bourgeoisie industrielle italienne. L'histoire d'une famille qui se désagrège, d'un monde qui se termine et d'un amour qui commence. 

 
WARA NO TATE réalisé par Takashi MIIKE 
 
« Tuez cet homme et vous toucherez 1 milliard de yens de récompense ». Avec cette publicité parue dans tous les journaux japonais, le milliardaire Ninagawa met à prix la tête de Kiyomaru, l’assassin présumé de sa petite-fille. Des millions d’ennemis potentiels vont alors se dresser sur la route des policiers chargés d’escorter Kiyomaru jusqu’à Tokyo, transformant leur périple en une poursuite infernale et entraînant le spectateur au coeur d’un western urbain à l’issue incertaine. 

 
Cette année semble une bonne cuvée. Visiblement, tous les critiques, journalistes et autres professionnels du cinéma semblaient trouver une Palme différente chaque jour. Certains films ont divisé (Only God Forgives notamment), d’autres ont rassemblé (La Vie d’Adèle). Les actrices semblent à l’honneur et il s’agira sûrement du prix le plus « serré ».
Allez, soyons fous, lançons nous dans des pronostics. C’est d’autant plus dur que je n’ai vu que deux films sur les douze en lice et que, parfois, le logique du Jury échappe à toute logique. Ainsi, l’année dernière Holy Motors semblait promis à la Palme et c’est (l’)Amour qui a triomphé.  
  
Les films favoris sont les suivants : La Vie D’adèle, Le passé, Tel père, tel fils, Inside Llewin Davis, La Vénus à la fourrure, The Immigrant et dans une moindre mesure Jimmy P., La Grande Bellezza et Behind The Candelabra. Oui, tout ça !  J’avais dit que c’était une bonne cuvée.  
 
 
Si j’avais plein de sous à perdre, voilà sur quoi je miserai (remarquez mon effort je n’ai mis qu’un film pour la Palme et le Grand Jury): Mon prono   
  
  • Palme d’Or : La Vie d’Adèle – Chapitre 1 & 2 
N.B. : Kechiche a eu la chance que les différents articles qui ont été pondus sur lui n’ont pas eu trop d’échos ( ici , ici aussi et là de manière moins officielle).  
  • Grand Prix du Jury : Tel père, Tel fils  
  • Prix de la Mise en scène : Le passé ou The Immigrant 
  • N.B. Je n’ai pas mis Only God Forgives du fait que Drive l’a eu…  
  • Prix du Scénario : Inside Llewyn Davis 
  • Prix d’interprétation masculine : Soit Michael Douglas tout court pour Behind The Candelabra  soit le duo Michael Douglas/Matt Damon toujours pour le même film.  
  • Prix d’interprétation féminine : alors là…. comme je le disais normalement une Palme d’Or peut pas de combiner avec un prix d’interprétation mais je sens bien une exception cette année. J’imagine bien un prix soit pour Adèle Exarchopoulos soit pour le duo Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. S’ils respectent la règle, alors j’imagine un prix pour Emmanuelle Seigner dans La Vénus à la fourrure ou Marion Cotillard dans The Immigrant. Certains murmuraient en début du festival l’actrice du film Jeune et Jolie de Ozon mais je pense qu’elle se fait balayer par les actrices ci-dessus. Les actrices française ont la cote.  
  • Prix du Jury : Le Passé 
 
Voilà, voilà. Je sens que je vais bien me planter. Grosso modo je pense qu’il vaut mieux retenir les favoris. La Vie d’Adèle est le favori pour la Palme d’Or mais il se peut très bien qu’il n’est qu’un Grand Prix (un peu comme Holy Motors).  
 
J’avais lancé une théorie. Il y a actuellement trois réalisateurs où j’ai vraiment du mal avec leur univers : Haneke (Amour 2012), Malick (The Tree of Life 2011) et…. James Gray qui est présent. La Théorie du Complot me pousse à imaginer le trio de réalisateurs avoir, chacun à leur tour, consécutivement, une Palme d’Or.  
Sinon, pour vous, ça représente quoi le Festival de Cannes ? Un cercle d’initiés qui se remercient entre eux ? Quelles Palmes avaient vous-vues ? Elles vous ont plu ?   
Liste des Palmes : ici  
Mes préférées (de celles que j’ai vues) : Les Parapluies de Cherbourg, Blow up, M.A.S.H., Taxi Driver, Apocalypse Now, The Mission, Sexe, Mensonges et Vidéo, Sailor et Lula, Barton Fink, La Leçon de Piano, Pulp Fiction, Le Pianiste, Elephant.   
Rendez-vous ce soir !  
Je finirai  de compléter le topic ici et là, une fois le palmarès donné (notamment deux trois-trucs à propos du parcours de James Gray – The Immigrant – ou sur le film La Vie d’Adèle qui n’est pas totalement fini en état). 
 

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MessagePosté le: Dim 26 Mai - 17:05 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 31 Mai - 12:09 (2013)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant


Voici le palmarès complet du Festival de Cannes, toutes sections confondues. Mais bien sûr les prix à retenir sont ceux de la section « Compétition ».

Compétition

Palme d'or: La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche - mentions à Kechiche, Seydoux et Exarchopoulos


Un Kechiche bashing a commencé sur twitter le jour de la cérémonie anticipant ce qui allait se produire. Il faut distinguer l’artiste de l’œuvre, peut-être que son film est réellement un chef d’œuvre (yo Bob Marley est un artiste engagé zyva il respecte trop les principes de Sartre). Donc voilà, Kechiche est un con. Il a pris un gros gros gros melon et se prend pour un poète. Divers incidents ont ainsi été répertoriés :

-          Il mène la vie dure à ses techniciens et toute personne ayant participé de près ou de loin à tournage. D’ailleurs, une partie de l’équipe a manifesté (ici). Ainsi, Kechiche aurait mangé des huîtres avec les deux actrices principales en se tournant les pouces alors que le reste de l’équipe bossait. Classe.

-          Il oublie de citer la créatrice de la BD dont il a pris l’histoire. (Bon et on passe le fait qu’il l’est snobé à Cannes alors qu’elle avait fait le déplacement – à savoir, ils s’entendaient bien avant…) (ici)

-          Et une rumeur qui se fait de plus en plus pressante et a été relayée par des personnes de confiance : ici. A vous de vous faire votre avis, à vous de voir si vous y croyez, mais si cela s’avère vrai, ce type est vraiment un connard fini.

Sinon un mot encore. Le jury a fait comme l’année dernière. A savoir que comme la règle interdit de remettre plusieurs prix au film qui gagne la Palme d’Or (et donc les prix d’interprétation), le jury n’a pas seulement appelé Kechiche sur scène mais a tenu à souligner les performances artistiques de trois personnes : Kechiche et ses deux actrices principales. Manière donc détournée de récompenser les deux interprètes féminines qui ne peuvent gagner un prix d’interprétation.

Grand Prix: Inside Llewyn Davis des Coen

Ouuuuuuui. Pardon, bon bah les Coen prouvent une nouvelle fois que Cannes les aime. Je ne l’aurais pas prédit car comme je l’ai déjà dit, ils ont déjà tout gagné. Mais bon ça veut dire que le film est vraiment bien. En tout cas la photo du film s’annonce superbe. Les acteurs semblent suivre, bref, c’est cool. Parait que Spielby aurait fait un peu pression, on ne va pas s’en plaindre.

Prix du Jury: Tel Père Tel Fils de Kore Eda

Bon bah je l’avais mis en deuxième prix mais comme y a eu la surprise Coen, il descend en troisième position.

Prix d'interprétation masculine: Bruce Dern pour Nebraska
Alors là c’est un peu la surprise. Les gens semblent s’accorder pour dire que c’est pour remercier l’acteur pour l’ensemble de sa carrière (sympa pour Michael Douglas).Pour info, il jouait Tom Buchanan, le rival de Gatsby, dans la version de 1974. Et depuis 2011, il revenait peu à peu, dans Twixt de Coppola père et Django de Tarantino.


Prix d'interprétation féminine: Bérénice Béjo pour Le Passé
Je l’avais « oublié » de mes prono. Il s’agit de l’un des deux films que j’ai vu de la Sélection officielle. Et je dois le dire j’ai été surprise par la prestation de Bérénice Béjo. Je ne suis pas une grande fan de l’actrice, je la trouve quelconque mais là elle joue particulièrement bien. Après je me demande si ce n’est pas pour se faire pardonner de ne pas lui avoir remis le prix d’interprétation pour The Artist. Car oui, d’après ce que j’ai lu, elle ne rivalise pas avec celles que j’avais citées dans mes pronostics, aussi dû au fait que le rôle n’était pas un rôle à ‘performance’.

Prix de la mise en scène: Heli d'Amat Escalante

Là encore, une petite surprise. Deuxième année consécutive qu’un Mexicain gagne le prix de la mise en scène. Deuxième année consécutive où les gens semblent déconcertés tant le scénario est inexistant derrière (je peux l’affirmer pour le film de l’année dernière qui était creux mais creux…). Voilà voilà.

Prix du scénario: A Touch of Sin de Jia Zhangke

Ouais ça peut se comprendre.

Caméra d'or (premier film): Ilo Ilo d'Anthony Chen (Quinzaine des Réalisateurs)


Un Certain Regard


Prix Un Certain Regard: L'image manquante de Rithy Panh
Prix du Jury: Omar de Hany Abu-Assad
Prix de la mise en scène: Alain Guiraudie pour L'inconnu du lac
Prix Un Certain Talent: L'ensemble des acteurs de La Jaula de Oro
Prix de l'avenir: Fruitvale Station de Ryan Coogler


Quinzaine des Réalisateurs

Art Cinema Award: Les garçons et Guillaume à table de Guillaume Galienne
Label Europa Cinema : The Selfish Giant de Clio Barnard
Prix SACD: Les garçons et Guillaume à table de Guillaume Galienne
Mention spéciale à Tip Top de Serge Bozon


Prix Fipresci de la critique internationale

La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche (compétition)
Blue Ruin de Jeremy Saulnier (Quinzaine des Réalisateurs)
Les manuscrits ne brûlent pas de Mohamad Rasoulof (Un Certain Regard)


Queer Palm 

L'inconnu du Lac d'Alain Guiraudie


Palm Dog

Le caniche aveugle de Ma vie avec Liberace



Petit bilan

Un bon festival de Cannes contrairement à l’année dernière. Alors peut-être que y avait moins de stars que l’année dernière (surtout que Ryan Gosling n’a pas pu venir :noooooooooooooooo:), mais au moins au niveau des films ça suivait. Pas mal de films à découvrir et à voir. Bref, sur le plan cinéma, c’était cool.

Sur les à-côtés maintenant. Beaucoup moins cool. Entre le dérapage d'Ozon ("c'est le fantasme de beaucoup de femmes de se prostituer" mais oui mais oui) et celui de Polanski ("Je pense que cette tendance à vouloir mettre les hommes et les femmes à égalité est purement idiote. Je pense que c'est le résultat des progrès de la médecine. La pilule a beaucoup changé les femmes de notre temps, en les masculinisant" mais oui mais oui bis) et le petit lâchage du compte tweeter de Canal + Cinéma (qui a posté un truc du genre "Et pour fêter leur palme, elles vont se lécher le minou?")... Y a encore des progrès à faire...
 
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MessagePosté le: Mar 3 Sep - 20:36 (2013)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Une pensée pour Nao qui doit trouver cette vidéo vomitive ^^



Je précise quand même que je mate les vidéos d'Alain Soral parce que c'est assez divertissant je trouve, il me fait rire ^^
Je suis pas un sympathisant de ses idées (je préfère le dire avec ce genre de gars là)
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MessagePosté le: Mar 7 Jan - 10:47 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

OH PUTAIN OUI! *o*
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MessagePosté le: Mar 15 Avr - 13:58 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Le Festival semble aimer mes couleurs, après mon rose, voilà qu'il me pique mon ocre...

Aujourd'hui est sortie l'affiche (hommage à l'acteur Marcelo Mastroianni) du Festival de Cannes 2014. Jeudi prochain (le 17), ce sera au tour des sélections !




Parce que l'affiche est déjà détournée, je vous présente l'affiche du Festival de Cannes de 2054 !

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Broccoli
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MessagePosté le: Mar 15 Avr - 17:35 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

j'dois être trop béotien : c'est quoi qui a permis au mec parodiant l'affiche de faire le lien en Mastroianni et Kev Adams ? Les deux ont commencé leur carrière comme des comiques ratés ? Les profs c'est le 8 1/2 français ? On m'aurait dit "parodie des Cahiers du Cinéma 2016", j'aurais trouvé ça beaucoup plus pertinent, vu que Eric Judor a eu sa première page dedans
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MessagePosté le: Lun 21 Avr - 23:27 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Broccoli a écrit:
j'dois être trop béotien : c'est quoi qui a permis au mec parodiant l'affiche de faire le lien en Mastroianni et Kev Adams ? Les deux ont commencé leur carrière comme des comiques ratés ? Les profs c'est le 8 1/2 français ? On m'aurait dit "parodie des Cahiers du Cinéma 2016", j'aurais trouvé ça beaucoup plus pertinent, vu que Eric Judor a eu sa première page dedans


Grosso modo pour le fun comme expliquait : ICI . Avec dedans une très belle affiche qui aurait pu rentre hommage à Resnais...

Parlons maintenant de l'événement de jeudi dernier : la sélection.

A noter c'était la dernière sélection avec Gilles Jacob en tant que Président puisque le monsieur part à la retraite.

Tout d'abord un petit coup de gueule. J'ai nommé : l'effet d'annonce. Frémaux, le monsieur en charge de la sélection, nous annonce qu'il y aura 15 réalisatrices pour 46 films. Déjà c'est pas énorme mais en progression. Du coup j'étais plutôt contente. Oui mais ce qu'il ne précise pas c'est que :
- seulement deux seront dans la catégorie "en compétition officielle", c'est-à-dire la plus prestigieuse
- mais surtout qu'elles sont 15 réalisatrices mais pour seulement 10 films.. Donc 10 films sur 46... En effet, un film est co-rélisé par cinq femmes.
Et quand on voit l'absence de Céline Sciamma en sélection quelque soit la catégorie.... On se dit que clairement y a des oublis d'une injustice flagrante.
Mais soit... Passons...

LA COMPETITION OFFICIELLE :

    - Olivier Assayas, Sils Maria (France) ;
    - Bertrand Bonello, Saint Laurent (France) ;
    - Nuri Bilge Ceylan, Sommeil d'hiver (Kis uykusu) (Turquie) ;
    - David Cronenberg, Maps to the Stars (Canada) ;
    - Jean-Pierre et Luc Dardenne, Deux jours, une nuit (Belgique) ;
    - Xavier Dolan, Mommy (Canada) ;
    - Atom Egoyan, Captives (Canada) ;
    - Jean-Luc Godard, Adieu au langage (France/Suisse) ;
    - Michel Hazanavicius, The Search (France) ;
    - Tommy Lee Jones, The Homesman (Etats-Unis) ;
    - Naomi Kawase, Deux fenêtres (Futatsume no mado) (Japon) ;
    - Mike Leigh, Mr. Turner (Grande-Bretagne) ;
    - Ken Loach, Jimmy's Hall (Grande-Bretagne) ;
    - Bennett Miller, Foxcatcher (Etats-Unis) ;
    - Alice Rohrwacher, Le Meraviglie (Italie) ;
    - Abderrahmane Sissako, Timbuktu (Mauritanie/Mali) ;
    - Damian Szifron, Relatos salvajes (Wild Tales) (Argentine) ;
    - Andrey Zvyagintsev, Leviathan (Russie)."


Commentaires en vrac :
• Quelques habitués dont j'attends avec impatience (Loach), d'autres un peu moins (Godard, Assayas).
• La revanche de Dolan - pour Laurance Anyways il avait été vexé de n'avoir été que dans un Certain Regard (la deuxième sélection la plus prestigieuse après la Compétition) et avait déclaré qu'il ne reviendrait pas à Cannes... Il semble s'être mordu les doigts et revient en Compétition à 25 ans pour Mommy (5 films, 25 ans, on comprend qu'il a un peu pris de la tête).
• Le cassage de Frémaux sur Godard. Visiblement, Frémaux (le chef-sélectionneur) aime bien taquiner notre Godard national. Il déclare "Bon j'ai demandé à Jean-Luc [Godard] de venir à la cérémonie, il a accepté mais vous savez ce que vaut une promesse de Jean-Luc" puis "Quand j'ai appelé Jean-Luc pour lui annoncer sa sélection, j'ai constaté la différence de modestie avec Ken Loach. Quand j'ai appelé Ken, celui-ci m'a déclaré "mais tu m'as sélectionné tant de fois, es-tu sûr qu'il faille me nommer encore une fois? laisser du sang neuf". Quand j'ai appelé Jean-Luc, je n'ai eu le droit à aucun mot... Peut-être essaie-t-il d'ores et déjà de mettre en pratique son film : Adieu au langage."
• Les films/réalisateurs qu'on attendait : Cronenberg, les frères Dardenne, Godard, Hazanavicius, Ken Loach...
• Des films dont je ne connais pas bien les réalisateurs mais qui peuvent m'intéresser : le film de Tommy Lee Jones, Naomi Kawase, Bennet Miller principalement..

Sinon, il faudra regarder de très près la sélection d'un Certain regard puisqu'il y aura le premier film de Ryan Gosling en tant que réalisateur, un film d'Amalric et enfin le nouveau film du réalisateur d'Animal Kingdom.

Voilà je pense n'avoir rien oublié. N'hésitez pas si vous avez des questions et commentaires :)
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr - 13:52 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Le nouveau film de Céline SCIAMMA sera le film d'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, festival (à l'origine) indépendant du Festival de Cannes. La Quinzaine s'est rapprochée depuis plusieurs années du Festival mais la Sélection reste indépendante. La Quinzaine montre donc leur bon goût, contrairement au Festival de Cannes, nah !

(Je fais dans l'humour quand je parle du bon goût hein.)
(Mais ça prouve que le fait que le Sciamma ne soit pas au Festival de Cannes relève de l'injustice. Voilà.)

Article ici
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MessagePosté le: Lun 28 Avr - 11:42 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Vous me le dites si je deviens lourde avec le Festival de Cannes

Sinon le jury a été révélé et il est plutôt pas mal du tout (d'après mes goûts personnels) :


Jane CAMPION – President
(Director, Screenwriter, Producer – New Zealand)
<3 <3 <3
Films remarqués et remarquables : La Leçon de Piano, Bright Star

Carole BOUQUET (Actress – France)
<3

Sofia COPPOLA (Director, Screenwriter, Producer – United States)
<3
Un seul juste pour Lost in Translation

Leila HATAMI (Actress – Iran)
Films remarqués et remarquables : Une séparation
<3<3

JEON Do-yeon (Actress – South Korea)
Jamais vu un de ses films mais mériterait un coup d'oeil....

Willem DAFOE (Actor – United States)
Pour faire simple : constatez par vous-même ici sa liste de films remarqués et remarquables...
<3<3<3

Gael GARCIA BERNAL (Actor, Director, Producer – Mexico)
Films remarqués et remarquables : Babel, Amours chiennes, Y tu mamá también, No, La Mauvaise éducation, etc.
<3

JIA Zhangke (Director, Screenwriter, Producer – China)
Pas vu mais films remarqués et remarquables : A touch of sin, Still Life, etc.

Nicolas Winding REFN (Director, Screenwriter, Producer – Denmark)
DRIVE FTW
<3 <3 (il a pas le troisième à cause d'Only God Forgives :p)


Source
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MessagePosté le: Lun 28 Avr - 20:31 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Naorim a écrit:
films remarqués et remarquables : A touch of sin

LOL.

Cannes a aimé mais quand même, faut pas déconner :p

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MessagePosté le: Lun 28 Avr - 21:37 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Broccoli a écrit:
Naorim a écrit:
films remarqués et remarquables : A touch of sin

LOL.

{{{Spoiler}}}


MAIS POURQUOI NE RETIENS TU QUE LE NÉGATIF BORDEL DE CULS !
Pisse-froid.
<3
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MessagePosté le: Lun 28 Avr - 22:22 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Surtout que A Touch Of Sin est pas non plus ultra obscure. J'ai déjà parlé de ce film avec quelques personne et c'est le genre de film qui marque un peu plus que la moyenne.
Donc remarqué et remarquable :argo:
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MessagePosté le: Jeu 15 Mai - 13:48 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant


Le festival, ses injustices, le mainstream, l'underground, le public.

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Tôt ou tard, tomate.
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MessagePosté le: Ven 16 Mai - 13:38 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Le Fossoyeur de Cannes: https://www.youtube.com/watch?v=MJ5aWpRx6XY
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MessagePosté le: Mar 20 Mai - 10:52 (2014)    Sujet du message: Le Festival de Cannes Répondre en citant

Le Festival est déjà bien entamé, il est temps de parler de mes humeurs festivalières.

La vidéo de Bits est franchement intéressante et fait une bonne analyse de l'histoire de Cannes et son rapport au public, je conseille à tous de la regarder (notamment les gens qui pensent que les films cannois sont forcément intello-bobo-masturbatoires).
Une seule remarque (nuance), il est sous-entendu que la Quinzaine est dans la sélection officielle, or c'est faux. Et si on cherche de l'originalité dans la sélection cannoise, il faudrait plus se tourner vers un Certain regard (une sélection dans la sélection). Prendre des exemples de la Quinzaine est un peu un non-sens quand on connait l'histoire de la Quinzaine, j'en avais rapidement parlé dans le topic. Mais la Quinzaine n'appartient pas en tant que tel au Festival de Cannes, c'est un autre "festival" qui a lieu à Cannes qui a été créé à la suite des événements de mai 68 et devait (à la base) faire concurrence au Festival. De plus, c'est un festival que j'estime beaucoup plus libre et qui ont permis la découverte de Spike Lee, Lars von Trier mais aussi Ken Loach, Haneke et les frères Dardenne. Et quand on voit que cette année le Festival a (injustement) non sélectionné le film Bande de filles de Céline Sciamma et que ce dernier se retrouve à la Quinzaine ce n'est pas anodin....
Bref, il y a une confusion entre ces deux sélections... D'autant plus qu'un Certain regard aurait pu être plus pertinent.

Sinon, on fait toujours cette dichotomie entre Cannes et succès populaire. Effectivement, depuis plusieurs années (décennies?), la dichotomie se fait de plus en plus forte mais il reste encore quelques contre-exemples (doit-on rappeler que Drive a été récompensé à Cannes?).

Je trouve la vidéo du Fossoyeur un peu moins intéressante et je ne suis pas totalement convaincue....

Sinon d'après les premiers retours qu'on a, ça s'annonce pas mal ^_^.

Les films que j'attends avec impatience : Foxcatcher, Map to the stars, Timbuktu, Party Girl (Certain regard), Les Combattants (je ne sais plus quelle sélection mais ni compet' ni Certain regard)... et bien sûr Bande de filles.
Les films que j'aimerais bien voir à l'occasion : The Homesman, Mr Turner, Saint Laurent.
Ca fait pas mal quand même.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:41 (2017)    Sujet du message: Le Festival de Cannes

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