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[Fic] Survivre

 
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Porito



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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 21:59 (2013)    Sujet du message: [Fic] Survivre Répondre en citant

Pourquoi ne pas célébrer mon arrivée par la publication d'une fiction que j'ai en tête depuis pas mal de temps (plusieurs années, en vérité) ? Bon, je sais que j'ai d'autres travaux en cours, et qu'en plus je clame toujours être débordé et ne pas avoir le temps, mais c'est plus fort que moi. Quand quelque-chose me passe par la tête, il faut que je l'exprime. Soyez indulgent avec moi, je ne suis qu'un rêveur égaré.

Prologue


"La Terre n'est plus ce qu'elle était. Adieu, les vertes forêts. Adieu, les grandes civilisations. Dites bonjour à la poussière et aux maux. Balayée par des catastrophes toutes plus dévastatrices les unes que les autres, l'humanité a perdu jusqu'à sa propre histoire. Combien d'écrits furent brûlés dans les incendies, avalés par les crevasses ou déchirés sur l'ordre des derniers dictateurs mégalomanes? Combien de conteurs périrent sous les pluies de débris ou finirent dans l'estomac des cannibales? Aujourd'hui, rares sont les livres, porteurs d'identité. Les hommes ne savent plus qui ils sont. Tout ce dont ils se souviennent, ce sont des épidémies mortelles, des invasions barbares, des caprices naturels et des souffrances inimaginables qui ont suivit. Ils ont connu la faim, la soif, la terreur, la folie, mais ensuite, ils ont connu le Répit.

Il s'est présenté d'un seul coup, du jour au lendemain. L'air est soudainement devenu meilleur. Les tempêtes sont devenues des brises. Les incendies se sont éteints, puis tout devint silencieux. Ce fut le Répit, qui dure encore de nos jours. Mais si les catastrophes ont disparues, la Terre est méconnaissable. Ce qu'il reste de l'humanité est dispersé aux quatre coins du monde. Ce qu'il fut autrefois l'Australie est sous l'océan. Un vaste royaume couvre désormais le continent où chassent les chats géants et les éléphants bicéphales: articulée autour d'une reine et de son bouffon, cette puissance en est encore à ses balbutiements. La moitié de ses habitants crève de faim, l'autre moitié est tyrannisée. Les hommes l'appellent la Grande Vague, car depuis sa fondation, ses armées ne font qu'agrandir lentement mais sûrement ses frontières, repoussant les bêtes hybrides, les cannibales et les barbares, déferlant sur les territoires vierges.

Hormis la Grande Vague, l'on peut noter quelques autres tentatives d'alliances entre hommes. Dans le nord glacial, des tribus commencent à s'organiser autour d'un meneur charismatique. Là-bas, les hommes ont d'épaisses fourrures et d'impressionnantes statures, résultat d'une évolution suite au rude climat. Ils ne jurent que par la force, mais savent que le futur réside dans la collaboration. Peut-être une grande nation naîtra ici, dans le froid mortel. Plus au sud, une petite communauté vénère un dieu à tête de reptile, après avoir été épargnée par un serpent-loup (ce dernier n'ayant probablement plus faim). Qui sait, peut-être que ce dieu deviendra une figure incontournable du monde de demain?

Mais ce qui nous intéressent, par-delà les crevasses béantes et les jungles étouffantes, c'est le territoire où il reste encore une lueur de modernité. Là où la majorité de l'humanité est retournée à l'antiquité, ou même à l'âge de pierre, cette portion de la Terre est encore relativement préservée. Le secret de la lumière, de la vapeur ou de l'électricité est conservé. Les armes de ses habitants crachent le feu et l'acier, et parfois ils sont accompagnés par des monstres de fer, cauchemardesques automates. Ce pays se nomme Life, baptisé ainsi suite à une prise de conscience générale: la vie, c'est important.

Depuis le Répit, Life n'a cessé de se développer. Ne possédant pas de voisins menaçants, ni de faune handicapante, il a pu maîtriser son environnement et s'étendre. Même si il reste de circonférence modeste, Life est constitué de vingt-deux cités, dont trois mégapoles. Sa capitale, Mother, rayonne grâce à sa jeunesse dynamique, ses scientifiques performants et son propre phare géant, symbole de salut. Life est indubitablement une valeur sûre en ces temps de troubles.

D'ailleurs, ses dirigeants ne sont guère idiots. Ils savent que le monde est en train de changer, que la Terre entre dans sa phrase de reconstruction la plus ardente. Les hordes de cannibales s'agitent, les super-prédateurs se font plus actifs et le vent tourne. Life craint que le Répit ne prenne tôt ou tard fin. Et ce jour-là, il faudra être prêt. C'est pourquoi, dans leur grande sagesse, les dirigeants les plus respectés de Mother prirent la décision de créer une force d'attaque ultime, une garde préventive.

Ainsi, aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, l'annonce vient d'être diffusée. Un énorme recrutement a lieu, avec à la clé la chance de pouvoir faire partie d'une force armée prestigieuse et de faire honneur au pays. Bien entendu, ils ne mentionnent pas les épreuves éliminatoires, pas plus que l'entraînement que les recrues vont devoir endurer. Ils ne parlent pas non plus des risques encourues. Je suis certain qu'ils savent que des centaines, non, des milliers de personnes de tout horizons vont se présenter, dans l'espoir de gagner leur vie. Beaucoup n'ont plus rien à perdre, car même si Life est actuellement le meilleur endroit sur Terre pour vivre, il n'en reste pas moins un lieu rongé par la pauvreté et les dangers.

Au cours des années qui vont suivre, des milliers de vies vont s'engager corps et âmes, pour la bonne cause, pour se sauver eux-mêmes ou tout simplement pour tuer le temps. A la fin, combien en restera-t-il? Ou plutôt, devrais-je dire combien auront été perdues? "

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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 21:59 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Dark Knight



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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 23:01 (2013)    Sujet du message: [Fic] Survivre Répondre en citant

J'ai bien aimé !
J'aurais même voulu plus que cela !
Ce monde que tu nous décris est assez menaçant je dois l'avouer et la description sommaire des 4 peuples restant laisse rêveur...franchement hâte d'en apprendre plus !
Par contre, je n'ai pas saisi exactement l'époque ou les contexte : on peut situer l'avancée technologique de Life à notre époque ?

Voilà voilà, la suite, vite !


ps : ravis que tu viennes hanter, toi aussi, le Pupitre. Si l'envie t'en prend, j'ai redémarrer Astre ici, version corrigée et modifiées, avec des passages et chapitres à venir en plus. Bref, si tu as du temps à perdre !
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Porito



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MessagePosté le: Mar 11 Juin - 20:08 (2013)    Sujet du message: [Fic] Survivre Répondre en citant

Merci d'être le premier à me commenter, Dark Kgnight! En ce qui concerne Astre, j'attendais justement que ta parution ici rattrape celle sur la VDD, mais comme apparemment tu as fait des modifications sur cette version, je crois que je vais reprendre ma lecture de zéro. Ton oeuvre mérite bien cela! (et j'essayerais de commenter lorsque ma flemme légendaire aura déserté ma carcasse fatiguée).
Pour les contextes, j'ai essayé de révéler des éléments sans pour autant entrer dans les détails, pour mieux ménager le suspense et la découverte progressive. Ce monde se situe environs deux cents ans après aujourd'hui (le Répit ayant débuté un peu moins de cent après la série de catastrophes et le chaos) et Life a une avancée technologique pouvant s’apparenter à notre époque, dans le meilleur des cas. Plus de détails t'attendent dans le premier chapitre, n'ait crainte!

J'en profite pour prévenir que cette fic est assez glauque (enfin, pas trop trop), alors les lecteurs sensibles peuvent s'abstenir.

Chapitre I


Sur la pointe sud du continent le plus tordu, drôlement raccourci depuis le temps, se dressait une ville d'apparence curieuse. Ses bâtiments hétéroclites formaient d'immenses dents de fer, imposants vestiges de navires ancestraux. Des passerelles reliaient l'ensemble, en un complexe réseau s'étendant loin au-dessus des bas quartiers. Ces derniers constituaient une véritable myriade de fragiles cabanes, au milieu des bourbiers brûlants et des insectes. Pour compléter ce charmant tableau, une énorme villa "moderne", gros œuf métallique, était plantée au sommet du plus titanesque des vaisseaux, agrémentée de drapeaux colorés. Telle était Carnivora, cimetière des navires, aussi surnommée la Ville-du-Bout, car située à l’extrémité sud de Life, le Pays de la Vie.

Il n'y avait rien à voir, à Carnivora, et personne ne désirait jamais y rester toute sa vie. Ce n'était qu'une jungle de fer, où les forts mangeaient les faibles - ce qui est une façon de parler, puisque ce n'est pas un repère de cannibales, quoique... -. Même en vendant son corps, il était difficile d'y survivre. Les cadavres et les trafics les plus glauques pullulaient dans les bas quartiers. La population habitant les vaisseaux n'était pas mieux lotie, avec un taux élevé de viols, règlements de comptes et autres tortures raffinées. Seul le seigneur des lieux, Calavera, très bon ami du Conseil de Life, était à l'abri de la chaleur et de la douleur. Sa villa était un paradis que beaucoup convoitaient, mais jamais personne ne volait quoi que ce soit à Calavera, plus dangereux encore que tous les criminels de Carnivora réunis.

Et pourtant, pourtant, Selveo s'apprêtait à se mettre à dos ce terrifiant dirigeant.

-"Suivant!" cria un garde du corps particulièrement acariâtre, tirant de ses pensées le délinquant.

Le prochain client s'avança, le dos courbé par les années, un sac à la main, poussant devant lui une jeune femme à peine sortie de l'adolescence. Il s'apprêtait probablement à quémander eau et nourriture en échange de sa petite-fille. Selveo s'efforça de rester impassible. C'était courant, de vendre les membres de sa famille contre de meilleures conditions de vie. Des bébés circulaient sur le marché et des nids d'esclaves commençaient à naître un peu partout dans Life. La jeune femme, le regard vide, semblait déjà partie, comme loin. Inerte. Selveo détourna les yeux. Par question de reluquer les marchandises des autres.

-"Seigneur, je ne suis qu'un humble vieillard, mes jours sont comptés.... J'aimerais passer ces derniers instants en paix, et non le ventre vide, la gorge asséchée et les poumons en feu. Acceptez mon maigre présent, je vous en prie!"

Un long silence se glissa sur la plateforme rouillée. Calavera, sur sa chaise-longue, une paille entre les dents, semblait réfléchir. Une casquette couvrait ses cheveux noirs, colorés à la suie, une mode qu'il disait originaire de la capitale. Le seigneur des vaisseaux portait toujours, bien en évidence, un pistolet semi-automatique. La simple vue de cette arme mortelle terrifiait le vieil homme, à un tel point que Selveo ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Finalement, Calavera se redressa en sirotant son jus de fruits, guilleret.

-"Douze bananes, une portion de viande et trois bouteilles d'eau fraîche. C'est tout ce que je peux t'offrir pour... ça." fit-il avec un mouvement de tête vers la fille.
-"Merci, seigneur, ô merci!"
-"C'est ça, c'est ça. Maintenant, disparaît de ma vue. Phil, emmène notre nouvelle invitée à ses quartiers. Malo, occupe-toi du vieillard."

En quelques secondes, deux hommes avaient surgit de nulle part, exécutant leurs tâches en un éclair. Selveo se prépara mentalement. Il était le prochain. Ses doigts se resserrèrent sur le couteau dissimulé dans sa veste. Il aurait voulu s'assurer du nombre de gardes, mais il ne savait pas compter. De toute façon, cela importait peu. Située un étage avant la villa de Calavera, cette plateforme précaire était le lieu où le seigneur accomplissait ses transactions. Il était impossible de s'enfuir d'ici sans son consentement. Le vaisseau dans son ensemble était une fourmilière, emplie de pauvres âmes ne demandant qu'à montrer à Calavera qu'elles méritaient son attention. Un seul faux pas, et Selveo était mort.

Il était trop jeune pour finir dans la gueule des "raclures" - terme commun désignant ici les cannibales des bas-fonds, qui ont une durée de vie plutôt courte et finissent par nourrir leurs congénères, mais curieusement, leur nombre est toujours plus élevé - ni pour servir d'engrais aux plantes vertes de Calavera. Sa vie était merdique, certes, mais il y tenait encore.

-"Suivant!!" hurla le garde du corps. "On n'a pas toute la journée!"

Selveo s'avança, déterminé, le dos raide. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à des gens dangereux. Il n'avait pas peur: il savait qu'il allait réussir. Échouer signifierait la mort, lente ou rapide, et il ne pouvait accepter cela. Calavera terminait de vider son verre quand il se présenta devant lui, couteau en main. Le seigneur de Carnivora haussa un sourcil, derrière ses lunettes de soleil. D'un geste de la main, il calma ses gardes qui s'apprêtaient à bondir sur le jeune homme armé.

-"Téméraire, mon garçon, de venir voir Calavera avec une arme. J'espère que tu as une excellente raison!" s'exclama-t-il d'une manière si théâtrale que Selveo sût tout de suite qu'il était en danger de mort. Il devait faire vite.
-"Hey, Cal, dis-moi, ton harem est-il plein à craquer? Mange-tu à ta faim? Tes bourses sont-elles pleines?"
-"Mes bourses, je les viderais sans doute très bientôt grâce à ma nouvelle femme, tu n'as pas à t'en inquiéter. Maintenant, je ne te le demanderais pas une troisième fois, que me veux-tu ?"

La main du seigneur des vaisseaux glissa jusqu'à sa ceinture, en direction du pistolet semi-automatique. Selveo ouvrit grand les bras, un sourire sur ses lèvres craquelées par la chaleur et le vent. Il avait attisé la curiosité de Calavera par ses provocations, maintenant, il pouvait passer à la seconde phase de son plan.

-"Tu es arrogant, Cal. Tu croyais sincèrement que ta simple réputation dissuaderait quiconque de porter une arme en allant à ta rencontre? Ton arrogance pourrait te coûter la vie, un de ces jours. Tu devrais dorénavant faire fouiller quiconque se présente à tes transactions. Tu me demande pourquoi je suis là? Je suis ici pour t'aider."
-"M'aider? Moi? Je doute que j'ai besoin de l'aide de qui que ce soit, mon jeune ami."
-"Oh que si, tu as besoin d'aide. La révolte gronde et tu es de moins en moins prudent. Tu ne trie même plus tes assistants sur le volet. Ta maîtresse favorite pille tes réserves en cachette, deux de tes gardes sont des espions d'un groupe rival et ton meurtre est planifié pour cette nuit." cita avec assurance Selveo.
-"Tu mens." rétorqua Calavera. "Et puis, comment serais-tu au courant si même moi je n'ai pas eu vent de ces scandaleuses nouvelles ?"
-"Les bas-fonds chuchotent, seigneur Cal, les bas-fonds chuchotent et hurlent. C'est un trésor d'informations, tant que l'on sait où chercher. Si tu ne me crois pas, va voir par toi-même. Et n'oublie pas de regarder sous ton lit avant d'aller te coucher. Mais sache une chose: si tu décide de rejeter mes bons conseils, je t'éventrerais d'abord, et seulement ensuite j'irais m'occuper de tes traîtres."

Les deux hommes se défièrent du regard. Les spectateurs, gardes et simples habitants, étaient tétanisés. Jamais un homme n'avait osé menacer ainsi le grand maître de Carnivora, sans la moindre once de crainte visible. Rien que par ce geste, Selveo venait quasiment d'entrer dans la légende. Calavera effleura doucement de ses doigts son pistolet, puis avec une vivacité hors-norme, attrapa son verre et le tendit à son plus proche valet pour qu'il le lui remplisse. Une fois que cela fut fait, il joua un instant avec sa paille, plongé dans ses réflexions. Enfin, Calavera invita Selveo à s'asseoir sur la chaise longue voisine à la sienne. Le jeune homme s'exécuta, avec une extrême prudence.

-"Sert un verre à mon jeune ami." lança Calavera au valet. "Et que l'on me mette un disque d'ambiance ! Eddy Mitchell, de préférence."

Aussitôt, "Sur la route de Memphis" s'éleva d'une vieille enceinte toute cabossée. Selveo avait entendu toutes sortes d'histoires sur les goûts musicaux des riches de Life, et il était assez étonné de découvrir que Calavera était fan de ce genre de chanson d'avant-les-cataclysmes. D'ailleurs, il jura voir le seigneur des vaisseaux reprendre le refrain en murmurant. Surprenant. Selveo noya sa stupeur dans son jus de fruit, tout en attendant la réaction de Calavera. Il était trop calme, depuis tout à l'heure.

-"Tu sais, tu m'as ouvert les yeux. Je pense que je ne suis plus celui que j'étais: l'aisance m'affaiblit. Ne t'inquiète, je vais tâcher de corriger cette faiblesse. Mais dis-moi, qui es-tu?"
-"Selveo."
-"Mhmmm, on ne peut pas faire plus simple comme présentation. Cela se voit que je le suis le seul homme de toute la ville a avoir jamais ouvert un roman d'aventure. Les héros de roman, eux, savent se présenter avec panache! Et je ne parle même pas des personnages de mangas."
-"Tu possède les seuls bouquins de toute la pointe sud du continent, alors c'est tout à fait normal, crois-moi."
-"Selveo - je peux t'appeler Selveo ? -, je pense que tu es la personne qu'il me faut, pour un travail très particulier. Alors parlons affaires."

Selveo ne pouvait pas voir les yeux de son interlocuteur, à cause de ses lunettes de soleil, mais il sentait clairement qu'ils le dévisageait. Son plan était en train de capoter. Il avait pensé pouvoir se mettre au service du seigneur de la ville facilement en prenant quelques risques, mais apparemment, il allait devoir faire ses preuves, d'une manière plus concrète. Calavera eut un demi-sourire.

-"Tu me plaît. Tu n'as pas froid aux yeux et ta présence est très bonne. Elle n'arrive pas à la cheville de la mienne, mais elle reste imposante, sérieusement, en ce moment même, tu effraie mes gardes les plus endurcis."
-"Viens-en au fait, Cal." demanda abruptement Selveo, les sourcils froncés.
-"Si tu veux, mon jeune ami! On est peut-être au bout de Life, isolés dans les territoires les plus chauds, mais des nouvelles nous parviennent tout de même. Le monde change. Au-delà de l'Océan, des puissances se lèvent. Une guerre mondiale risque probablement d'avoir lieu dans un futur très proche. Bref, on va avoir des problèmes. Et je ne peux m'empêcher de vouloir assurer ma survie, si tu vois ce que je veux dire."

Selveo ne savait que trop bien ce que voulait dire Calavera. Il luttait pour survivre depuis son plus jeune âge, et il préférait garantir sa propre survie plutôt que de penser à quoi que ce soit d'autre. De plus, il avait lui aussi entendu des rumeurs sur la consolidation de forces étrangères, de l'autre coté des étendues aquatiques. Il était assez intelligent pour comprendre que Life était le phare technologique mondial, et que cela pouvait attirer la convoitise de ces étrangers. Mais il ne voyait pas où Calavera voulait en venir. En quoi pourrait-il l'aider à survivre dans un guerre générale ?

-"Dis-moi, as-tu entendu parler du recrutement massif orchestré par les dirigeants de Life, vingt-trois ans auparavant ?"
-"Oui. Deux ans avant ma naissance. Ce n'est pas de chance, hein?"
-"Oh mais ne t'inquiète pas, mon jeune ami. Un second recrutement se prépare, au vu du succès obtenu par le premier. Et je veux que tu rejoigne le mouvement. D'après un ami haut placé de Mother, les résultats sont concluants. C'est pourquoi j'aimerais que tu te porte volontaire. Devient un soldat d'élite! Et revient me voir. A ce moment-là, tu auras tout ce que tu désire si tu reste à mon service. Tout. Même mon amitié. Alors, qu'en dis-tu?"

Le seigneur de Carnivora lui tendit la main. Il savait que Selveo ne pouvait pas refuser. C'était sa meilleure chance. Le jeune homme n'était cependant pas très sûr que cette fois il puisse s'en sortir. C'était connu, peu étaient les prodiges qui avaient réussi à passer les épreuves éliminatoires, et qui avaient survécu à l'entraînement surhumain qui avait suivi. Mais encore une fois, Selveo n'avait pas le choix. Il regarda la main tendue, puis, avec résignation, la serra, se liant à Calavera, seigneur des navires échoués, prince des épaves.


_______________



"Journal de bord, jour 234, année 2219 ou 2220 (va savoir),
Aujourd'hui, j'ai fait de bonnes affaires. J'ai gagné deux filles supplémentaires pour mon harem, plutôt jolies. Elles serviront à remplacer Maria, mon ancienne favorite, qui désormais nourrit littéralement mes nouveaux chatons (Phil les as sauvé ce matin des griffes de quelques raclures affamées, j'espère que je réussirais à les dresser pour en faire de beaux prédateurs). J'ai également trouvé un champion! Il se nomme Selveo. Je porte de grands espoirs en lui. Si il échoue, je trouverais bien un autre pantin.
Martin m'a envoyé un mail. Il me demande de garder l’œil, au cas où des espions de la Grande Vague essayeraient de s'infiltrer par le sud du pays. Comme quoi, on ne se soucie de moi que lorsqu'ils craignent pour leur propre peau. Cela faut chaud au cœur. Malgré le peu de respect que j'ai pour ces enfoirés, j'ouvrirais l'oeil.
J'ai appelé le Camionneur, et demain, si tout se passe bien, Selveo va se mettre en route pour Mother. Vivement demain!

Calavera, seigneur de Carnivora"

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zedka



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MessagePosté le: Mer 12 Juin - 18:55 (2013)    Sujet du message: Comm Répondre en citant

Super fic' ! Faisant partie des rookies de la VDD, je te connais de nom (ou plutôt de pseudo), pour t'avoir à de nombreuses reprises vu dans le Cabinet. Je ne suis as mécontent que tu continue d'écrire sur le pupitre !!
Bon, je ne vais pas faire un comm' de 3000 lignes sur un chapitres, mais ton histoire s'annonce très bien. Un univers inventé rien que par toi, un terre futuriste transformée par les Chaos... Par contre, une population retourné à l'Âge Antique, pourquoi pas, mais le fait qu'un seul état ai conservé la technologie malgré les cataclysmes et l'ai même fait progressé (d'après ce que j'ai compris du chapter I) ça fait bizarre... Ce serai pas mal qu'il y ai une petite explication.
etouais!
J’espère rapidement un nouveau chapitre ! Je ferrai une vrai critique quand la fic sera un peu lus avancée.

A+ !
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« Tandis que la vague déferlait sur la grève, Monsieur Tulipe se tourna vers le large.
- Entremetteur, cajoleur, empoisonneur, dissimulateur, révélateur. Non mais regarde-le monter et descendre, entraînant tout sur son passage.
- Qui ça ? demanda Anna.
- L'océan, répondit Monsieur Tulipe. Enfin, l'océan et le temps. »
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Porito



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MessagePosté le: Mer 12 Juin - 23:56 (2013)    Sujet du message: [Fic] Survivre Répondre en citant

Merci pour le commentaire, Zedka(m) ^^ Ta question trouvera sa réponse dans la fiction, et si ce n'est pas le cas, je te l'expliquerais moi-même un jour ou l'autre! Voilà, un deuxième chapitre pour mieux compléter le premier.
Je glisse aussi une petite annonce à ceux qui suivent toujours mes écrits sur la VDD: j'ai déjà deux chapitres écrits d'avance sur la parution actuelle de "Ceux qui n'existaient pas", et je pense que comme la réécriture sur fanfic-fr est assez lente (flemme ambiante), je posterais très bientôt la suite. Merci encore à ceux qui me lisent ^_^

Chapitre II


Blood ne savait pas comment il s'était retrouvé dans ce pétrin, en tout premier lieu. Comment avait-il pu être aussi bête? Ah oui, c'est vrai, il s'en souvenait maintenant. Il était sortit tard du bar voisin, "La Sirène Délavée", le seul de toute la région à proposer du vin datant d'avant-les-catastrophes. Complètement ivre, il avait probablement dérivé du chemin initial et débouché en pleine nature. Autant dire qu'il avait vite dessaoulé. Et voilà qu'il se retrouvait coincé dans une grotte étroite, en compagnie d'un unijambiste en sale état. Blood connaissait toutes les ficelles de la drague, mais jamais on ne lui avait appris à calmer un homme gravement blessé. Le sang giclait de partout, et l'imbécile ne voulait pas rester tranquille. Peut-être était-il pressé de se vider entièrement de son sang? Dehors, les grognements de la bête redoublaient en intensité.

-"Blood, mon vieux, voilà ce que c'est de préférer les bars aux grands refuges..." cracha-t-il entre ses dents, sa tignasse trempée de sueur lui tombant devant les yeux.

La jolie bestiole qui les avaient pris en chasse était un tyran bleu. Outre son nom évocateur, la créature était dotée d'un rare talent pour le meurtre. Son attirail comprenait griffes, dents et piques acérés. La seule partie de son anatomie qui ne lui rendait pas service était sa taille: ses proies pouvaient facilement lui échapper en se faufilant dans des trous. Sauf que Blood et son blessé grave étaient coincés dans une grotte sans issue. Le tyran bleu s'ébrouait contre l'entrée, déterminé à entrer, mais échouant lamentablement à chaque fois.

-"Sale bête... Bon, réfléchi, réfléchi, Bloody. Il doit bien y avoir un moyen de t'en sortir, non?"

Le jeune homme essayait de ne pas céder au désespoir, mais il était bel et bien foutu. La grotte ne tiendrait pas longtemps face à la puissance brute du tyran bleu. Blood n'avait jamais imaginé qu'il mourrait ainsi. Il habitait pourtant un chouette petit coin, avec une communauté sympathique et des troupeaux prospères. Dire que toute sa vie on lui avait répété de ne pas s'éloigner du chemin! Voilà qu'il commettait cette erreur suite à un verre de trop. Finir dans le ventre d'un monstre était un sort peu enviable. Il préférait mille fois se faire ensevelir dans cette grotte puante. Blood baissa les yeux vers son compagnon d'infortune, qui remuait faiblement, de plus en plus pâle. Bien fait pour lui. Sa chemise était poisseuse de sang, à cause de cet unijambiste! Il n'avait pas idée des ennuis qu'avait dû traverser Blood pour se la procurer.

Le temps filait. Blood commençait à perdre espoir, tandis que le tyran bleu, persévérant, refusait d'abandonner la partie. Soudain, une détonation retentit, suivit d'un élégant "crève, mais putain, crève!" et d'un cri d'agonie inhumain. Un mini-tremblement de terre plus tard, et l'obscurité de la grotte fut chassée par d'éclatants rais de lumière. Blood cligna des yeux, la tête du blessé sur ses genoux. Une silhouette s'engagea par l'entrée étroite, plutôt imposante, un tube menaçant à la main.

-"Il y a de la vie, là-dedans?"
-"Ouais! Par là! J'ai un gars mal en point!" cria Blood, définitivement convaincu qu'il était béni des cieux.

Leur sauveur s'approcha. C'était un homme monstrueusement grand, dépassant de loin les deux mètres. Ses bras musculeux étaient protégés par une sorte de cotte de maille, tandis qu'une large épée bouchère se dressait dans son dos. Blood n'aimerait pas contrarier ce géant à la sombre barbe, surtout qu'il brandissait ce qu'il reconnut comme étant un lance-grenade. Il s'approcha de l'unijambiste, qui avait perdu connaissance, le hissa d'une main sur son épaule, puis fit demi-tour vers la sortie. Blood lui emboîta le pas, soulagé.

Dehors, le tyran bleu, abattu, reposait un peu plus loin. Un trou sanglant ornait son flanc, mais même dans la mort, il semblait plus que jamais menaçant. Blood découvrit avec stupeur la source des rais de lumière: c'était un énorme véhicule, croisement improbable entre un poids-lourd et un tout-terrain. On aurait même dit un de ces vieux transports de troupes militaires, sauf que là, c'était carrément plus imposant et improvisé. Le véhicule était bardé de lames et de piques, et remorquait une demi-douzaine de camions également équipés pour la traversée en terre hostile. Le géant s'absenta quelques instants, puis revint sans le blessé.

-"Je l'ai confié à un guérisseur qualifié. Il va s'en sortir. C'est un ami à toi?" demanda-t-il de sa voix de stentor.
-"Non. On s'est juste retrouvé dans le même pétrin. Merci pour l'aide, d'ailleurs."
-"De rien. J'avais besoin de me défouler, de toute manière. Là où je vais, les bêtes sont rares, alors je n'aurais plus l'occasion de massacrer quoi que ce soit avant deux bons mois. Mother est trop calme, c'est d'un ennui...!"

Blood se demanda si il avait bien entendu. Ce convoi, qui renfermait probablement des dizaines d'autres personnes, allait voyager jusqu'à Mother, capitale de Life ? C'était loin. Très loin. Trop loin. Personne n'était assez fou pour entreprendre une telle expédition. Mais le géant semblait sincère. Il préféra en avoir le coeur net:

-"Mother ? C'est une blague ?"
-"Non, gamin. Je suis le Camionneur. Pour moi, ce n'est rien. Ce trajet, je le fais au moins cinq fois par an. Et cela m'éclate toujours autant!" s'exclama l'homme en riant. "Allez, il faut que je reprenne la route. Un autre tyran risque de pointer le bout de son nez!"

Tout s'expliquait. Blood avait déjà entendu parler du Camionneur. C'était quasiment une légende dans toute la partie sud de Life! On racontait qu'il parcourait le pays plus rapidement que n'importe qui, et qu'il était invincible: jamais aucun malheur ne lui été tombé dessus. Les pauvres habitants qui rêvaient de se rendre dans des villes plus prestigieuses comme Mother attendaient un passage du Camionneur, dans l'espoir qu'il accepte de les transporter. C'était une chance inespérée: Blood devait la saisir. Le Camionneur allait retourner vers son véhicule lorsqu'il l'interpella, un peu intimidé.

-"Dites, il reste une place dans votre tank ambulant?"

Le géant eut un sourire. Il désigna d'un mouvement de son lance-grenade le deuxième des camions.

-"Grimpe. J'ai assez d'eau et de vivres pour une personne supplémentaire."

Blood n'hésita pas une seule seconde. Il laissait derrière lui une maison plus ou moins confortable, une fiancée pas trop moche et quelques bons amis, mais ce n'était rien face à Mother et sa promesse d'un avenir meilleur. La Ville de la Vie, la vraie vie! Plus jamais il n'aurait à s'occuper des troupeaux, à transporter de l'eau depuis le puits chaque matin, à dépecer les proies ramenées par les chasseurs. Après ce long et dur voyage, il pourrait se reposer, enfin, pour la première fois de sa vie!

Alors que le jeune homme se hissait à bord du camion, il jeta un dernier coup d’œil à la jungle dans laquelle il avait grandit. Les tyrans ne lui manqueront pas, cela, c'était certain. Ni le niveau de vie. Certes, ils avaient un peu d'électricité, une télévision commune et une milice, mais encore une fois, Blood se sentait obligé de comparer tout ça à Mother. Bientôt, ce rêve deviendrait réalité. Blood se glissa à l'intérieur, dans la pénombre, puisque le lieu ne disposait pas de fenêtres, et que les seules ouvertures n'étaient pas assez grandes pour laisser filtrer le soleil.

Il s'installa à coté d'un autre type, approximativement de son âge, au teint basané. Dans un vrombissement assourdissant, le Camionneur et son convoi se mirent en route. Blood, excité, eut du mal à réprimer son sourire bienheureux. Son voisin eut un soupir.

-"A ta place, je ne me réjouirais pas trop vite. Ce n'est pas le moyen de transport le plus confortable, loin de là... Attends-toi à de nombreuses secousses." prévint-t-il, les yeux mi-clos.
-"Merci pour l'info, mais je ne peux m'empêcher d'être heureux. Tout va changer, à présent."
-"Tu te rends à Mother?"
-"Ouais. Le meilleur endroit sur Terre, à ce qu'on dit."
-"C'est ce qu'on dit."

Les deux jeunes gens se turent, plongés dans leurs pensées. Finalement, le type au teint basané sortit un couteau acéré, jouant avec la lame. Sa dextérité impressionnait Blood. Il était loin d'être aussi doué avec une arme blanche. La seule fois où il maniait ce genre de chose, c'était dans une cuisine, en préparant le repas commun du village. Son voisin reprit la parole:

-"Je viens de Carnivora, alors pour moi, tout autre endroit sur Terre est le meilleur. Mais je suis sceptique concernant Mother. Tant de perfection cache quelque-chose."
-"Tu ne serais pas un de ces crétins d'intellectuels?"
-"Pas vraiment. C'est juste que pour moi, Mother n'est pas synonyme de salut à proprement parler."
-"Si tu n'es pas un intellectuel, tu es au moins un rabat-joie. Gâcher mon bonheur en racontant tes malheurs n'est pas très sympa..."
-"Selveo."
-"Quoi?"
-"Mon nom. Selveo."

Blood était étonné qu'il lui donne son nom aussi vite. Généralement, la méfiance était une règle universelle, sur cette Terre dévastée. Après un long moment, il céda à bouffée de chaleur qui montait en lui et à l'élan d'amitié qui l'envahissait. Peut-être ne le connaissait-il pas encore très bien, mais ce type de Carnivora lui semblait un bon compagnon pour le voyage qui s'annonçait.

-"Blood."

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- inscription légendaire gravée sur le mur du Bar sudiste "La Sirène Délavée".

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MessagePosté le: Ven 14 Juin - 19:50 (2013)    Sujet du message: Comm' Répondre en citant

Et bien, voilà une suite !
Un super chapitre, avec un nouveau personnage, le connard par définition, j'adore ce genre de perso !! Le nom -Blood- est pas mal même s'il manque un peu d'originalité.
Ensuite, apparait le Camionneur... Gros bourrin, traînant des centaines de personnes dans un trajet aussi long que dangereux, et il n'a pas l'air de demander quoi que se soit, ni service ni rémunération. Un personnage bien mystérieux en sa personne !
Pas grand-chose 'autre à dire, sinon que j’espère que ta fic durera longtemps !!
A+ !
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- Entremetteur, cajoleur, empoisonneur, dissimulateur, révélateur. Non mais regarde-le monter et descendre, entraînant tout sur son passage.
- Qui ça ? demanda Anna.
- L'océan, répondit Monsieur Tulipe. Enfin, l'océan et le temps. »
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MessagePosté le: Dim 16 Juin - 14:27 (2013)    Sujet du message: [Fic] Survivre Répondre en citant

Porito a écrit:
Je glisse aussi une petite annonce à ceux qui suivent toujours mes écrits sur la VDD: j'ai déjà deux chapitres écrits d'avance sur la parution actuelle de "Ceux qui n'existaient pas", et je pense que comme la réécriture sur fanfic-fr est assez lente (flemme ambiante), je posterais très bientôt la suite.
Je suis à présent tes histoires sur fanfic.fr mais c'est une bonne nouvelle. Enfin la suite ! Depuis le temps que je l'attends ...


Pour cette fic-ci. Au début je me disais : "ah ! Il change de rythme. On aura une histoire un peu plus posée, peut-être plus dans quelque chose de calme et de réflexif." Et puis je vois à la fin "épreuves éliminatoires" XD
Je me disais aussi ...
Une de tes fics sans tournoi ou épreuves éliminatoires, ce ne serait pas vraiment une fic à la Porito ^^

Je vois que t'es lâché sur la physionomie des bestioles : des "éléphants bicéphales", des "serpent-loups" ...
Ça ressemble plus à de la manipulation génétique qu'à une évolution naturelle. Et du coup ça fait réfléchir sur la catastrophe qu'a connue la Terre. Peut-être n'était-ce pas naturel ... ? Des changements trop brusques, trop extrêmes et puis le coup des navires (bateaux?) planté dans le sol à la manière de cure-dent ... C'est suspect.

Les villes de Life ou du moins Carnivora ou Mother, semblent s'inscrire dans les villes de science-fiction (et pas que). En apparence tout brillantes et utopiques et puis en vérité, d'une "crasse" pas possible. J'entends par là que c'est l'arbre qui cache la forêt et qu'en fait ce sont des villes parfaites sur la papier, et vraiment imparfaites dans le réel. Problèmes urbains, sociaux, écologiques ... Ce sont les reproductions de nos villes/mégalopoles actuelles.
Du coup je suis pas très étonné que tu ais mis les beaux quartiers en haut et les tréfonds en bas. Ça suit la tradition. 'Fin bref ...

Carnivora est assez spéciale en son genre niveau paysage. J'attends de voir ce que donnera Mother.

C'est tout ce que j'ai à dire pour l'instant. C'est trop tôt pour que je me prononce davantage sur cette fic, même si je sais que je connais mon avis futur lorsque tu commenceras les épreuves éliminatoires (comme d'hab' quoi !).
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:49 (2018)    Sujet du message: [Fic] Survivre

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