top

V for Vendetta

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    GBF Index du Forum -> Le Living Room -> La Salle Obscure
Auteur Message
mister K
Lord


Inscrit le: 29 Jan 2013
Messages: 808
Localisation: Devant le globe contenant les bouteilles de bourbon
Team: Club Ps
Pièce(s): 26
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Mer 19 Juin - 21:40 (2013)    Sujet du message: V for Vendetta Répondre en citant



Bande-annonce:






Synopsis:
V for Vendetta a été réalisé par James McTeigue et a été écrit par les frères Wachoswki (auteurs de la trilogie Matrix). Sorti en 2006, il s’agit d’une adaptation du roman graphique du même nom réalisé dans les années 80 par David Lloyd et Alan Moore.
Dans les années 2030, un conflit de grande ampleur ayant vu l’utilisation d’armes bactériologiques a changé la face du monde, et notamment l’Angleterre qui s’est refermée sur elle-même et a adopté un régime totalitaire fait de surveillance permanente, de couvre-feu et de propagande à tous les étages. Mais il est un homme, au visage caché sous un masque de Guy Fawkes, qui veut changer les choses et rendre son pouvoir et sa liberté au peuple. Aidé d’Evey, jeune fille qu’il a sauvée des miliciens du régime, il va pourchasser ses créateurs et rendre la justice de manière impitoyable. Cet homme se fait appeler V.
V… pour Vendetta.



Personnages:
-V  (Hugo Weaving) : Personnage au vrai nom et au visage inconnus de tous, il est celui qui va tenter de faire s’écrouler le régime en place. On découvre peu à peu que son passé est étroitement lié à celui des pontes du Feu Nordique, le parti au pouvoir. Doté d’une force et de réflexes surhumains, il est également très cultivé et possède un verbe d’une qualité rare qu’il prend plaisir à employer tout au long de l’histoire. Il vit dans la Galerie des Ombres, un repaire sous Londres rempli d’œuvres d’art et autres artefacts ayant été sauvés de la censure.

-Evey Hammond (Natalie Portman) : Jeune femme employée chez BTN, principale chaine de télévision du pays, elle rencontre V lorsque celui-ci la sauve des mains des agents du Doigt (la milice du régime) qui allaient la violer. Elle aussi a été fortement marquée par l’apparition du régime fasciste en Angleterre après la perte de sa famille. Obligée par V de rester dans la Galerie des Ombres, elle va peu à peu apprendre à connaitre ce dernier et comprendre son idéologie.

-Eric Finch (Stephen Rea): Inspecteur de la police londonienne, il est celui qui est chargé d’arrêter V et Evey. Ses recherches vont cependant le mener à retracer le passé de V et à découvrir que les atrocités que le pays a subi ces dernières années ne sont en rien l’œuvre de terroristes extérieurs…

-Adam Setler (John Hurt) : Haut Chancelier, il est le fondateur du Feu Nordique et l’autorité suprême et impitoyable qui règne sur l’Angleterre. Il est parvenu au pouvoir à la faveur du contexte de peur et de guerre et n’hésite pas à faire preuve de jusqu’au-boutisme pour veiller à la stabilité du régime.

-Gordon Deitrich (Stephen Fry) : Présentateur à la BTN, il est également le patron et l’amant d’Evey. Il n’est pas aussi propre que ce que le régime peut penser et semble partager de nombreux traits de caractère communs avec V…

-Peter Creedy (Tim Pigott-Smith) : chef du Feu Nordique ainsi que de la police secrète, le Doigt, il est en fait l’éminence grise du régime, exécutant les basses besognes tandis que Setler reste confiné en sécurité. Ne lésinant pas sur des moyens inhumains tels que la torture pour arriver à ses fins et ayant le bras long, il semble nourrir de grandes ambitions.



Esthétique et ambiance:

Le film reste dans la lignée du roman graphique avec une atmosphère plutôt « romantique », avec en figure de proue un V n’hésitant pas à citer du Shakespeare, aux mimiques plutôt élégantes et à la culture tout à fait typée (Le Conte de Monte-Cristo, le juke-box, les œuvres d’art…). Par ailleurs, les meurtres des pontes du régime ne sont jamais explicitement montrés afin de laisser à V une certaine classe, classe prolongée par la présence de roses sur le corps de ses victimes, tandis que les scènes où il tue de simples agents montrent un style de combat relativement raffiné (je dis bien relativement) et élégant (bon après, on peut discuter de la qualité de la dernière scène de combat, c’est plutôt perturbant la manière dont c’est fait…). A côté de lui, les deux principaux éléments féminins, à savoir Evey et Valérie, jouent aussi beaucoup sur cette touche romantique. On peut aussi ajouter Gordon qui joue sur la même corde que V (ce qui évidemment amène des soupçons sur toutes ces coïncidences).
Le film se déroule en grande partie de nuit ou en intérieur avec peu d’éclairage, ce qui rappellera peut-être à certains les derniers Batman, bien qu’ici ça soit fait avec un peu plus de subtilité, avec un très bon jeu sur les ombres (notamment la scène dans la chambre du Dr Surridge et les scènes d’interrogatoire d’Evey). Il y a également un jeu réalisé sur les couleurs, principalement le noir et le rouge (le sang, les dominos, les roses…).



Le film… en V citations:

"Remember, remember, the fifth of November, the gunpowder treason and plot.
I know of no reason why the gunpower treason should ever be forgot."


Cette comptine, d’abord introduite par Evey en prologue puis reprise par V avant qu’il ne fasse exploser le Palais de Justice de Londres, fait référence à Guy Fawkes et à l’échec de la Conspiration des Poudres. Fawkes est le même personnage dont le visage est représenté sur le masque de V, et que nous pouvons désormais voir un peu partout depuis l’émergence du collectif hacktiviste Anonymous. Le 5 novembre 1605, il voulut faire sauter le Parlement, et le roi Jacques 1er d’Angleterre et les membres des 2 chambres parlementaires avec, afin de mettre fin au régime injuste et intolérant qui était en place. Il fut capturé avant de pouvoir réussir son coup, torturé et il mourut peu de temps après. Néanmoins, cette histoire a traversé le temps et reste une part importante de l’Histoire britannique (le pays fête la Guy Fawkes Night chaque 5 novembre en tirant des feux d’artifice), et on comprend assez rapidement que V est un admirateur de ce personnage et s’est fait l’héritier de son idée, allant jusqu’à appliquer le même plan pour réussir là où Fawkes a échoué.
La symbolique à ce niveau-là est très forte, elle est d’ailleurs amplifiée par l’absence d’identité chez V, qui semble plus être une réincarnation de Fawkes qu’un être à part entière. Plus qu’un homme, il est une entité. Une idée. Cette image est conservée durant tout le film, elle est amplifiée par le sentiment d’invincibilité qui ressort chez V et la comptine trouve son écho en fin de film, mais j’en reparle plus bas.


"Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de vaudeville. Distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition ! Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux…  En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse moi simplement ajouter que c’est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi V."

Cette citation montre la qualité de l’écriture des Wachowski. Il faut d’abord savoir qu’elle ne se trouve pas dans l’œuvre originale, et pourtant elle respecte plus que jamais la symbolique du roman graphique qui joue sur V = 5 en chiffre romain. Il se trouve que dans la version originale, durant cette allitération, la lettre V est prononcée… 55 fois. C’est quelque chose qu’on retrouve absolument partout dans le film, de la date centrale du film (5 novembre) au numéro de la chambre de V en passant par la citation de Faust (voir plus bas) qui est composée de 5 mots commençant par V. Il y a même parfois un jeu fait avec la lettre E (cinquième lettre de l’alphabet, tandis que V est la cinquième lettre en partant de la fin, le prénom d’Evey en est le meilleur exemple). Je ne vais pas tout citer, mais on retrouve des V et des 5 partout, jusqu’à la dernière seconde du film (Wikipédia a recensé la liste de toutes les occurrences ici )... Bon allez, un dernier pour la route, parce qu’il est subtil :



Lorsque V va à la rencontre de Creedy dans sa serre, il passe la 5ème symphonie de Beethoven, dont la séquence d’ouverture correspond en morse à la lettre… V *mindblown*
 Cette surabondance renforce l’idée que les symboles sont importants et qu’ils donnent une portée supplémentaire à ce qu’ils représentent. Ainsi, le nom de V est complètement justifié et l’association d’idées se fait automatiquement. Cette citation particulière est aussi un très bon exemple de la qualité du personnage V, dont il n’est pas une seule réplique qui dans le film ne fasse pas mouche. Cette agilité linguistique est impressionnante et offre un charisme supplémentaire au justicier, et ce quelles que soient les circonstances (et surtout lorsqu’il s’apprête à infliger sa sentence).


"Vi Veri Veniversum Vivus Vici. Par le pouvoir de la vérité, j’ai de mon vivant, conquis l’univers."

Cette citation de Faust, en plus d’avoir le bon goût d’être composée de 5 mots commençant tous par la lettre V, est révélatrice de l’arme principale utilisée par V pour mettre à terre le régime en place : la Vérité. Tous les meurtres qu’il réalise, tous les attentats qu’il met en place ne sont que des cailloux qu’il sème pour mener le peuple anglais vers le chemin de la vérité. Le meilleur exemple est son attaque de la chaine de télévision principale et la retransmission de son message annonçant la fin du régime fasciste un an plus tard. Il finit par impliquer l’inspecteur Finch qui, dans sa traque, ressasse le passé du pays et prend peu à peu conscience de l’illusion dans laquelle lui, pourtant vieux membre du Feu Nordique, et ses concitoyens sont plongés depuis de nombreuses années. Cette transmission de savoir est mise en avant lors de l’unique confrontation entre les deux hommes, lorsque V se fait passer pour Rockwood (« Mais vous, inspecteur, j’avais besoin de vous. »). A partir de là, Finch symbolise en quelque sorte le réveil et la prise de conscience progressive du peuple vis-à-vis des mensonges du gouvernement, et c'est grâce à cela qu’il joue un rôle prépondérant dans la chute du régime à la fin du film.


"Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements. Les gouvernements devraient avoir peur du peuple."

Cette réplique de V à Evey, faisant référence à une citation du président américain Thomas Jefferson ("When the people fear their government, there is tyranny; when the government fears the people, there is liberty. "), résume très bien à mon sens tout le message politique, toute la réflexion que le film cherche à amener chez le spectateur. C’est ce qui symbolise l’évolution de la situation durant tout le film. On nous montre d’abord tous les ingrédients qui entretiennent la peur du peuple, la police secrète, le chancelier qui va jusqu’au bout pour écraser toute rébellion possible. Et puis viens ensuite le temps où V torture Evey pour lui faire oublier sa peur. A partir de là, cette dernière va cristalliser le changement d’état d’esprit du peuple. Elle n’a plus peur de sortir dans la rue, elle ne craint plus d’être reconnue.
Dans le même temps, la rébellion génialement orchestrée par V se met en place, et c’est là que le rôle des déguisements, et notamment des masques, devient important. En plus de cacher l’identité des individus, les masques montrent le peuple lui-même, sous un même visage, un visage souriant et dénué de peur, prêt à affronter les chiens armés du régime. Pour l’anecdote, fin 2012, la télévision chinoise (contrôlée par les nouveaux dirigeants du PC) a diffusé pour la première fois le film. Que cette réplique soit celle qui ait été la plus retenue et relayée par le public chinois ne surprendra personne…


"Sous ce masque il y a plus que de la chair… Sous ce masque, il y a une idée, Mr Creedy… Et les idées sont à l’épreuve des balles !"

Cette réplique est sans doute ma préférée du film. Outre le fait qu’elle soit d’une badasserie rare, elle se fait l’écho de la première citation que je vous ai proposée (que j’aurais pu prolonger, car dans le prologue, Evey continue en disant que « les idées ne peuvent saigner »). Car oui, l’idée de Guy Fawkes a survécu et a traversé les siècles, et cette réplique reprend l’idée de la comptine du 5 novembre. Creedy n’est pas tué par un homme, il est vaincu par une entité qui le dépasse. Et cette phrase qui enterre le dernier bastion du fascisme se fait relayer de manière symbolique mais ô combien efficace lors de la scène de l’explosion du Parlement, quand dans la foule qui tombe les masques, on peut apercevoir tous ceux et celles qui ont été sacrifiés pour la reconquête de la liberté : Valérie, Gordon, la jeune fille aux lunettes… On retrouve le même sens dans la réponse d’Evey lorsque Finch lui demande qui était V. Elle conclura alors par « Il était chacun de nous ».
Au final, cette réplique cristallise en quelque sorte toutes celles que je vous ai proposées avant, parce que c’est la victoire de Guy Fawkes, parce que c’est ce qui définit le personnage de V tel qu’il s’est lui-même présenté (je n’ai pas voulu faire l’analyse de sa longue diatribe mais si vous relisez et googlez les mots qui vous manquent éventuellement, vous en arriverez à la même conclusion), parce qu’une fois que le peuple a appris la Vérité, il a reconquis sa liberté, et enfin parce le peuple réclamant son dû ne peut être terrassé comme cela.



Le film par rapport à l’œuvre originale (par Argosax):
Il faut tout d'abord savoir qu'Alan Moore n'a pas aimé l'adaptation de son œuvre et que depuis ce film (et « From Hell » avant), il refuse que son nom ne soit mentionné quand une de ses œuvres est adaptée. Le film par son support est limité en temps et il est impossible de restituer l'entièreté du message initial. Il faut faire des choix scénaristiques pour que le spectateur puisse comprendre l'histoire le plus simplement possible. Chose normale car le film est une adaptation, de ce fait devient une entité indépendante du roman graphique car les points de vue sont différents. Dans le roman graphique, il y a beaucoup de choses qu'on ne retrouve pas dans le film par manque de temps mais certains éléments ont été radicalement changés.
Le film se déroule dans les années 2030 alors que le roman graphique prendra sa place dans les années 80. Pourquoi un si grand écart et ne pas transposer le contexte tel quel? Il faut savoir que pour une adaptation, il faut parfois contextualiser au maximum pour toucher le spectateur. Le roman graphique prend sa place dans une Angleterre sous le joug du régime Thatcher. Il s'agit d'un passé de trente ans. Transposer cet univers 25 ans dans le futur rend le message plus fort car il y a toujours cette paranoïa communautaire du "Et si ça arrivait" et si un jour nous donnions notre "consentement silencieux et docile" qui rend tout cela possible. Nous vivons dans un contexte politico-social un peu tendu. Donc nous ne sommes pas à l'abri de déviances gouvernementales. La transposition d'époque se fait pour nous toucher, elle se fait pour que le message soit plus fort.
Outre le changement d'époque, il y a dans le film, des changements notables qui font perdre du sens à celui-ci en l'émoussant si je puis dire. Par exemple Evey dans le film est une jeune femme accomplie, qui travaille dans la tour Jordan alors que dans le roman, Evey est une jeune femme de 16 ans qui tente de s'adonner à la prostitution pour survivre dans ce monde, on passe donc d'un monde "chaotique" (prostitution pour vivre) à quelque chose de plus "ordonné".
Dans le film, la partie sur les drogues n'est pas présente et l'inspecteur Finch semble même pris d'une certaine empathie à l'égard de V alors que dans le roman graphique, Finch se drogue en prenant du LSD pour pouvoir penser comme V et essayer de le comprendre et Finch est responsable de la mort de V.
Le film présente beaucoup moins clairement le côté anarchiste opposé au côté fasciste, il dépeint plutôt un seul côté fasciste, avec ses références à notre passé, ce qui enlève une forte part du message d'Alan Moore qui voulait dépeindre les abus du fascisme ainsi que les travers anarchistes. Un des gros points négatifs du film est l'omission du « Destin », élément central mais caché du roman car il est l'ordinateur central du gouvernement, une sorte de Big Brother pouvant prédire l'avenir. Le commandeur est obnubilé par cet ordinateur qui lui dicte quoi faire et régit les ministères que sont « la tête », « le nez », « la main », « la voix ».
Dans le film le chancelier Adam Sutler nous apparait derrière un écran en permanence (jusqu'à sa fin) mais on ne sait pas où il est ni ce qu'il fait si ce n'est contrôler l'Angleterre dans la peur. Dans le roman graphique, Adam Susan n'aime personne hormis son ordinateur "Le Destin" et on le voit diriger l'Angleterre ainsi que ses ministères depuis cette pièce. C'est par cet ordinateur, atout le plus puissant pour contrôler la population que le chancelier possède ainsi sa plus grande faiblesse car V a piraté le système depuis longtemps et peut également le contrôler et c'est comme cela qu'il arrive à paralyser le système, à le court-circuiter. Dans le film, cette dimension est totalement absente et c'est un défaut car « le Destin » est un élément primordial dans ce régime despotique. On a du coup parfois l'impression que V est un magicien (livraison de tous les costumes sans que personne ne sache d'où ils viennent…) alors qu'il contrôle le réseau d'informations et de communications.
Il y a encore beaucoup d'exemples de ce genre quand on met les deux l'un en face de l'autre. Le film perd beaucoup de sa puissance car il est un média limité dans le temps par sa durée. L'œuvre d'Alan Moore est figée dans le papier et le temps, le message n'est pas contraint à une durée donc il peut être plus approfondi. A contrario du film qui doit garder un spectateur avec lui et doit l'emmener dans son monde. Il faut une durée, un rythme, faire des concessions dans l'histoire pour pouvoir tout expliquer en si peu de temps. Malheureusement, même si « V for Vendetta » est un bon film, il n'en est pas une bonne adaptation car ne respecte pas entièrement les messages les plus important que Moore voulait faire passer.



Avis d’Argosax :
Comme dit plus haut dans une analyse comparative du film et du roman graphique, j'ai aimé le film, c'est un bon film porté par une performance d'acteur impressionnante (Hugo Weaving m'a impressionné), mais connaissant le roman je ne peux que me sentir frustré de cette adaptation car Alan Moore voulait faire passer un message qui a été émoussé lors de cette adaptation. Il voulait dénoncer fascistes et anarchistes et au final dans le film on se concentre plus contre les fascistes. L'absence d'éléments centraux et accessoires présents dans le roman m'a également dérangé car les inclure dans le film aurait permis une meilleure lecture et une meilleure compréhension. Mais je vais cesser de taper dessus. C'est un bon film pour une adaptation édulcorée.


Avis de mister K:
Je vais me montrer moins mitigé qu’Argosax, et ceci est principalement dû au fait que j’ai découvert le film en premier et que je l’ai usé jusqu’à la corde avant de lire l’œuvre originale (qu’il faudrait que je relise pour mieux m’en imprégner). Il est vrai que ce film n’est pas exempt de défauts, notamment en terme d’adaptation, ce qui reste néanmoins une tare se retrouvant à peu près partout ! Si une partie du message originel et certains éléments importants du roman sont passés à la trappe dans le film (après, peut-être que les scènes coupées apportent d’autres choses, il faudrait que je me renseigne), j’estime que tout ce qui a été gardé a été traité avec justesse et parfois même transcendé de mon point de vue. C’est un film qui se voulait abordable, agréable à regarder et avait pour vue d’ouvrir une réflexion chez le spectateur, et à mon sens, ces objectifs ont été remplis, et ça se confirme quand on voit la fanbase qui existe autour de ce film (parfois même plus que le roman, principalement du fait de la différence de contexte, pas de la qualité !), surtout au sein de la génération Y.







Ps: Je remets ici le topic réalisé sur la VDD, je sais qu'il y a des fans du film ici, je veux leur avis :p
Pss: Et ne venez pas râler que les citations sont en français svp, primo certains sont pas bilingues, segundo je trouve que ça rend aussi bien en français (j'aime beaucoup la VF de ce film là, chose rare dans le cinéma ^^)
Psss: J'en profite pour faire coucou à Argo qui avait très gentiment proposé son aide pour ce topic, étant donné qu'il maitrise mieux l’œuvre originale que moi, j'avais estimé qu'il était plus à même que moi de faire la comparaison entre les 2 supports. Il avait également fait la relecture pour ajouter ce qui manquait, et je pense que son point de vue beaucoup moins fanboy que le mien est une bonne chose pour pouvoir juger de la qualité réelle du film !

_________________


Animateur Radio GBF
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 19 Juin - 21:40 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
ange bleu
Filtre anti - SPASM


Inscrit le: 17 Juil 2013
Messages: 162
Pièce(s): 30
Pièce(s) rouge: 1

MessagePosté le: Lun 30 Déc - 04:29 (2013)    Sujet du message: V for Vendetta Répondre en citant

Pour rappeler que ce film aussi vante la REVOLUCION!! <3 <3
Ce que certains semblent avoir oublié!
LES ROSES AU POUVOIR

_________________
[img:77374a841b]http://img.xooimage.com/files104/8/3/c/ab-sign-43e8551.jpg[/img:77374a841b]
Revenir en haut
Broccoli
Les déménageurs de l'extrême


Inscrit le: 20 Juin 2013
Messages: 136
Localisation: Champ de choux
Pièce(s): 13
Pièce(s) rouge: 0

MessagePosté le: Mer 29 Jan - 15:22 (2014)    Sujet du message: B for Broccoli Répondre en citant

Vague souvenir du film qui, à l'époque, était passé à quelques kilomètres au dessus de mon crâne - pas encore dégarni. Je venais de lire le comics d'Alan Moore, baffe dans laggeule, et je me suis laissé tenté par cette version, d'autant plus que "faite" par les créateurs de Matrix. Depuis j'ai appris que quand les maîtres Wachowski ne réalisaient pas un de leurs scénarios, même en temps que producteur, c'était en déçà des possibilités offertes par leur script, même s'il en existe un bel aperçu effectivement avec le monologue de V. Après, j'ai surtout une indifférence par rapport à la fin du film, qui explicite à travers Nathalie Portman et les contestataires déguisés en V tout ce qu'Alan Moore avait réussi à imprimer subtilement dans UNE case. Et autant ça faisait péter le cerveau dans le comics, autant là c'est un peu donné en pâture (mais pas idiot non plus). Et surtout, la fin du comics dégageait un pessimisme (bis repetitae) qui a été ici gommée.

Mais malgré tout, y a de solides idées qui ont dû être difficiles à tenir devant les exécutifs en mal de prémâché, notamment dans le fait qu'on ne verra pas le visage de V (contrairement au consternant Judge Dredd qui trahissait le matériau en 20 secondes chrono). Et c'est, j'en suis certain, la meilleure adaptation d'un comics d'Alan Moore.
_________________
You can die a hero or live long enough to become a Broccoli. - Sire Argo Fuck Yourself

Avatar by A. Schaff
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:19 (2017)    Sujet du message: V for Vendetta

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:    Sujet précédent : Sujet suivant  
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    GBF Index du Forum -> Le Living Room -> La Salle Obscure Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation