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Chrono critique
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Houblon Warrior Orange
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Lun 16 Sep - 20:43 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Bla. à tous,
Pr-Pr-S: Voici un topic au but simple: vous venez de voir un film dont vous voulez faire la critique mais vous avez la flemme de faire un topic qui a très peu de chance d'obtenir des réponses?
Pr-Pr-Pr-S: Et bien postez ici, c'est simple et rapide. Enjoy.

Citation:
Sommaire

Par Seigneur Bla. Warrior :

- Alabama Monroe de Felix Van Groeningen (p.1)
- When You're Strange de Tom DiCillo (p.1)
- Easy Rider de Dennis Hopper (p.1)
- Les Amants du Texas de David Lowery (p.1)
- Jimmy P. de Arnaud Desplechin (p.1)
- Ma Vie Avec Liberace de Steven Soderbergh (p.1)
- Blue Jasmine de Woody Allen (p.1)
- L'Extravagant voyage du Jeune et Prodigieux T.S. Spivet de Jean Pierre Jeunet (p.1)
- Blood Ties de Guillaume Canet (p.1)
- Inside Llewyn Davis - Joel & Ethan Coen (p.1)
- Prisoners - Denis Villeneuve (p.1)
- La Stratégie Ender - Gavin Hood (p.1)
- 9 Mois Ferme de Albert Dupontel (p.1)
- Quai D'Orsay de Bertrand Tavernier (p.2)
- La vénus à la fourrure de Roman Polanski (p.2)
- Snowpiercer de Bong Joon-Ho (p.2)
- La vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche (p.2)
- Borgman de Alex Van Warmerdam (p.2)
- Comment j'ai détesté les maths de Olivier Peyon (p.2)
- Mud, sur les rives du Mississipi de Jeff Nichols (p.2)
- Moonrise Kingdom de Wes Anderson (p.2)
- Ghost Dog, the way of the samurai de Jim Jarmusch (p.2)
- Of Mice & Men de Gary Sinise (p.2)
- A Touch Of Sin de Jia Zhang-Ke (p.2)
- Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese (p.2)
- Yves Saint Laurent de Jalil Lespert (p.2)
- Les Sorcières de Zugarramurdi de Alex de la Iglesia (p.3)
- 12 Years A Slave de Steve McQueen (p.3)
- L'amour est un crime parfait de Jean Marie et Arnaud Larrieu (p.3)
- Tel Pere, Tel Fils de Kore-Eda Hirokazu (p.3)
- Jack et la mécanique du coeur de Mathias Malzieux et Stéphane Berla (p.3)
- Real - Kivoshi Kurosawa (p.3)
- How I Live Now (Maintenant c'est ma vie) de Kevin MacDonald (p.3)
- Les droles de poissons chats de Claudia Saint-Luce (p.4)
- Jimmy's Hall de Ken Loach (p.4)
- State Of Grace de Destin Creton (p.4)

Par Mister K :

- Lego the movie de Phil Lord et Christopher Miller (p.3)
- Patéma et le monde inversé de Yasuhiro Yoshiura (p.3)
- Wrong Cops de Quentin Dupieux (p.4)
- Edge of Tomorrow de Doug Liman (p.4)
- Le Conte de la Princesse Kaguya de Isao Takahata (p.4)
- Under The Skin de Jonathan Glazer (p.4)
- Dragons 2 de Dean Deblois (p.4)

Par Kharma :

- Robot and Frank de Jake Schreier (p.3)
- Boogie Nights de Paul Thomas Anderson (p.3)
- Cheap Thrills de E.L. Katz (p.4)
- Edge of Tomorrow de Doug Liman (p.4)
- Palo Alto de Gia Coppola (p.4)
- Under The Skin de Jonathan Glazer (p.4)
- Dragons 2 de Dean Deblois (p.4)

Par Naorim :

- Only God Forgives de Felix Van Groeningen (p.1)
- Blue Jasmine (p.1)
- Under The Skin de Jonathan Glazer (p.4)

Par Phénix 'ODF' D :

- L'Ecume des Jours de Michel Gondry (p.3)
- Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu? de Phillipe de Chauveron (p.4)

Par Broccoli :

- Cartel de Ridley Scott (p.2)

Par Yuushi :

- Hansel & Gretel : Witch Hunters de Tommy Wirkola (p.2)

Par vista :

- La Vie Rêvée de Walter Mitty de Ben Stiller (p.2)




Et j'ouvre donc le bal avec le film que j'ai vu cette après midi:


Alabama Monroe - Felix Van Groeningen


Ca faisait longtemps que je n'avais pas pleuré devant de l'audiovisuelle.... Depuis Six Feet Under en faite. Et bien ce film y est arrivé, ce film à joué sur ma corde sensible et j'ai beaucoup pleuré. Vraiment beaucoup. Presque trop. Je me sens encore un peu mal de tout ça, et je pense que c'est par ce que ça me touche particulierement (Spoiler: Une grosse partie du film se base sur la fille du couple présenté dans le film, qui a le cancer. Le fait que ce soit une jeune personne sans défense, et que j'ai moi meme une petite soeur a du jouer sur mon émotivité. ).

Je vais essayer de rien spoiler d'autre tellement je trouve la construction du film bonne, se basant sur des flashback qui dévoile peu à peu la suite de l'histoire, le passé du couple (comment ils se sont rencontré, les premiers instants, etc...), mais aussi de mieux comprendre "le présent" (enfin si il y a un présent....).
Le film est très très nuancé, jamais completement joyeux, jamais completement triste (ce qui me la rendu particulierement émouvant), et distille vraiment des infos et des histoires de ci de là sans jamais que celà soit confus. Le petit probleme de ce procédé, est que il m'est arrivé de sortir du film à 2-3 moments (pour m'y replonger très vite) ce qui créait un sentiment assez bizarre.
L'ambiance du film est très sympa, la photographie est il me semble bonne (je me rappelle d'une très belle scene (et d'une très moche en négative) mais je me suis très peu concentré là dessus), les acteurs sont très convaincant, et la musique est vraiment une des marques du film.

En bref, un film qui m'aura vraiment pris, que j'ai beaucoup aimé pour sa positivité dans le malheur ce qui rend le tout, je trouve très touchant. Je suis peut-être un peu déçu par la fin, mais je trouve que la structure entiere du film est vraiment excellente (et j'aimerais pouvoir en dire plus mais je serais obligé de spoiler), et donne la force au film. Ce n'est pas qu'un film sur telle chose, pas que sur telle autre, c'est sur un ensemble et c'est ce qui rend ça si bon.

8/10 ou 9/10 (à voir avec le recul)
_________________


Dernière édition par Houblon Warrior Orange le Mar 8 Juil - 17:02 (2014); édité 13 fois
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MessagePosté le: Lun 16 Sep - 20:43 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Houblon Warrior Orange
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MessagePosté le: Mer 18 Sep - 22:01 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: I'm Back
Pr-Pr-S: Aujourd'hui 2 films que j'ai vu hier au cinéma.
Pr-Pr-Pr-S: C'était dans le cadre d'un festival psychédélique, et je regrette pas mal de rater le concert vendredi.




When You're Stange - Tom DiCillo


J'ai commencé la soirée d'hier par When You're Stange le documentaire sur les Doors. Groupe qui m'interesse quasiment autant pour sa musique que pour son histoire. Et ce documentaire m'a plu. Les thèmes abordés sont variés (le groupe, leur musique, les concerts, l'évolution de Jim Morrisson, l'impact aux Etats Unies, ...), j'ai plutôt bien aimé le point de vue du film, c'est à dire ni dans la bonnification (les travers de Jim sont bien exposé), ni dans la destruction du mythe (avec l'accent sur la poésie des paroles (surement ce que je prefere dans le groupe). Un film donc très équilibré, même si mon petit coté adorateur de musique a à en redire o/.
Déjà, je trouve que la partie musique est au finale un peu courte, on nous dis quelle sont les influences de chaques musiciens (flamenco pour le guitariste, jazz pour le batteur et classique pour le clavier), que l'une des particularité du son des doors vient du fait qu'il n'y a pas de basse (1h et quelques pour le dire quand même èé), et on passe au fil de l'histoire du groupe les singles (et parfois on parle de leur place au classement) mais il n'y a jamais eu d'analyse de parole, on passe des couplets et des refrains (écouté les doors au cinéma, je vous jure que ça déchire) mais vu que pour moi les doors c'est plus les paroles et ce que ça represente que la musique en elle même (qui est au finale un peu basique ), ba un peu déçu par ça. Mais bon vraiment écouter les doors comme ça donne vraiment envie de se refaire la discographie après, ce qui montre qu'ils ont quand même assuré cette partie là.
Deux petites choses sinon, ce film a pas mal d'anecdote, qui sont interessante en soi, mais que je trouve amené de façon assez spéciale. Rien qui m'a choqué sur le coup, mais quand j'ai repensé au film, certaine n'ont pas vraiment de liaison et font un peu cheveux tombé dans la soupe. Et ce film contient 5-6 scenes, surement tourné pour la BA (elles y sont), qui n'ont pas grand chose à voir, qui sont un peu de la fiction et presente un personnage conduisant une voiture et qui apprend la mort de Jim. Au départ, on revient à ces scenes assez régulierement (alors que franchement, j'en avais rien à faire) ce qui casse un peu le rythme et l'attention, heureusement elle se font beaucoup moins fréquente après.
Le dernier reproche que j'aurais à faire au film serait le manque d'ancrage dans la musique américaine. Dans le contexte, ils le font très bien, mais à part dire que la mort de Janis Joplin et Jimi Hendrix a un peu chamboulé Morrison, et cité les Beatles et les Rolling Stones, ba... pas grand chose. Ce qui est tout de même un peu dommage.
Mais sinon un film très interessant, qui fait vivre une bonne experience, et surtout vous fait écouter les doors de maniere optimale. Je suis un peu pointilleux car c'est un groupe que j'aime bien, mais vraiment il vaux le coup.

8/10


Easy Rider - Dennis Hopper


Alors que dire de ce classique qu'est Easy Rider? Je l'aimais mais peut être pas autant que je l'aurais pensé. Il faut dire que dès le générique de début j'étais vendu au film, voir deux motards sur les routes américaine sur Born To Be Wild c'est completement ce que j'ai envie de voir. D'ailleurs la BO est vraiment génial. Certaine musique tombe un peu bizarrement, voir n'ont pas une super transition, mais en tant que telle, un régal.
D'ailleurs en parlant de transition, peut être le seul vrai défaut du film: Pendant la premiere heure du film, il y a des transitions qui vraiment font très bizarre (en 2013 tout du moins) : en fin de séquence, et pour amener la suivante, on a le droit à des cuts d'une séquence à l'autre et plusieurs fois ce qui n'est pas/plus du tout naturel. Et au début ça arrive souvent, et à chaque qu'il y a ça, j'ai été direct sortis du film. On y rerentre très vite, mais quand même, si un truc à mal vieillis dans Easy Rider ce sont ses transitions.
Sinon j'ai beaucoup aimé le fait que le film nous montre dans une premiere partie une amérique sublime, avec des personnages plutôt bons, des paysages sublimes, une impression de liberté excellente, puis à la fin détruit completement ce rêve et montre à quelle point la réalité est triste et ce pays intolerant. C'est principalement ce que j'ai retenu de ce film, et j'aime beaucoup.
Sinon, je trouve les 30-45 premieres minutes pas ultra passionante (même si on découvre l'univers du film ce qui est très sympa), la premiere escale m'a pas du tout interessé, et pour tout dire, j'ai commencé à bien accroché au film avec l'arrivée de Jack Nicholson. Quel acteur! Quel personnage ! A partir de son arrivée, l'histoire se fera plus interessante, l'amerique commencera à montrer ses brèches, et ce personnage quoi ! Même les scenes un peu plus calme, juste basé sur la discussion entre les protagonistes principaux deviennent genialissime. Et celles de jour, avec les escales dans les villes plus passionnantes.
Vraiment la seconde partie de film est excellente, même si (je ne vais pas spoiler le film) je trouve que les dénouements sont un peu rapides, voir même WTF (bon en même temps ça contribue à montrer le manque de tolérance ce que j'adore).
Ah oui, et les acteurs sont geniaux, Nicholson évidemment (*-*) mais aussi Peter Fonda qui a un charisme dingue, et Denis Hopper amusant dans son role.

En bref, un excellent film même si je trouve que la premiere partie de film plombe un peu le tout.
Ah et en rédigeant cette chronique je me suis aperçu de la ressemblance entre les Etats Unies et la France d'aujourd'hui (cf les réactions face à la condamnation du bijoutier qui a tué un voleur). C'est vraiment vraiment triste.







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MessagePosté le: Ven 27 Sep - 20:19 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Vous pouvez faire vos after ciné ici hein ^^.
Pr-Pr-S: Parce que pour l'instant je compte venir parler de toutes mes séances ici.
Pr-Pr-Pr-S: Aujourd'hui, j'ai vu un excellent film.


Les Amants du Texas - David Lowery


La BA de ce film m'avait fait très très envie, les premiers avis après ciné beaucoup moins. J'y suis allé finalement un peu parce que je n'avais pas vu de film cette semaine et que c'était sa dernière semaine d'exploitation, et j'ai vraiment bien fait.
Bob et Ruth sont deux amoureux qui sont sur le point d'avoir un enfant, mais Bob se fait arreté pour meurtre et va en prison. 4 ans plus tard, celui ci s'évade pour revenir auprès de Ruth dont il est éperdument amoureux mais pas mal de gens vont l'en empecher.
L'histoire est simple, efficace, avec quelque ressort connue (l'homme qui veut proteger Ruth et sa petite fille en éloignant Bob), mais fonctionne très bien. Au final l'intrigue principal n'est pas ce qui m'a le plus plu, non c'est bel et bien l'ambiance qu'a ce film. La photographie et la lumière est sublime, l'amérique montré est belle, et les mouvements de caméra mette vraiment en valeur le film. La musique, qui ne prendra jamais le pas sur l'histoire, accompagne très très bien le film, et, même si elle n'est pas inoubliable, est un des gros atouts de film. Les acteurs sont très convaincants (en particulier Casey Affleck que j'ai beaucoup aimé (en particulier sa voix)). Y'a même Russell de Six Feet Under ! Et le coté lent mais beau et lyrique a vraiment beaucoup de charme. Ce rythme ne m'a jamais ennuyé à part un petit moment où la douceur du film et ma fatigue m'a un peu rattrapé. Je me suis attaché à quasiment tout les personnages, et ai vraiment aimé leurs motivations. La fin est d'ailleurs vraiment juste. Et les minis scenes d'actions sont vraiment très conçus et filmé.
Au final, je n'ai pas grand grand chose à dire à part que ce fut une experience particulierement agréable. Ce n'est pourtant pas un film dont l'histoire est particulierement joyeuse, mais c'est traité d'une telle façon que tout est sublimé et doux. Deux-trois moments m'ont d'ailleurs particulierement touché (le cadeau du policier par exemple).

D'ailleurs cette superbe ambiance me rappelle un peu "Seul Le Silence" de Ellory, et je me dis que si Lowery sera un jour celui qui fera l'adaptation de ce super livre, cela sera forcement excellent. En tout cas ça me ferait bien envie ^^.

9/10
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Naorim
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MessagePosté le: Lun 30 Sep - 16:17 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Houblon Warrior a écrit:
Pr-S: Vous pouvez faire vos after ciné ici hein ^^.
Pr-Pr-S: Parce que pour l'instant je compte venir parler de toutes mes séances ici.
Pr-Pr-Pr-S: Aujourd'hui, j'ai vu un excellent film.

Les Amants du Texas - David Lowery


[...]

9/10


ALERTE ALERTE ALERTE

Nous avons un nouveau Sundance Whore !


Bienvenu au club mon petit


Allez, par ce même post qui n'a aucune réelle utilité, je vous annonce que deux/trois chronochroniquescritiques (Alabama Monrie qui est supérieur aux... Amants du Texas, et peut-être Blue Jasmine si l'envie m'en dit)!
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MessagePosté le: Mar 1 Oct - 00:19 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Tes critiques sont les bienvenue Naorim
Pr-Pr-S: Bon sinon j'ai vu un nouveau film cette après midi.
Pr-Pr-Pr-S: Et.... voilà.


Jimmy P. - Arnaud Desplechin


"Qui va se faire chier devant le dernier Desplechin?" demanda Brocco il y a 2 semaines, et bien moi j'y suis allé. Et... je me suis pas ennuyé. J'aurais surement pas du y aller si fatigué car j'ai eu quelques moments au début un peu dur (pas à cause du film), mais une fois ce début un peu chaotique pour ma part, je suis rentré dans le film et m'y suis interessé à la fin. Ai-je aimé donc? Bof. A ça façon, ça me fait un peu penser à Augustine, ou le film sur Hannah Arendt, en un peu mieux, c'est un dire un film interessant quand on le voit, mais qui ne laisse pas des souvenirs impérissable.
Ce film parle d'un indien après la seconde guerre mondiale qui est sujet à des malaises et des troubles de la vie imprévisibles. Les test qu'il passera montreront alors que la cause n'est pas du à sa santé, il consultera donc un psychiatre.
L'histoire du patient reste pour moi la partie du film la plus interessante: ses épisodes passé, les moments clé qui l'ont amené à ces troubles psychiques, sa particularité d'indien, ... Et c'est au début de ses flash back que je me suis vraiment mis dans l'histoire. L'argument principal est donc réussit, mais la relation qu'il aura avec son psychiatre est sympathique à suivre aussi. Malheureusement, vu que c'est un film sur la psyché, il y aura forcement des moments un peu bizarre et des phrases un peu pédante et métaphorique. La réalisation est correcte sans plus (quelques jolies plans mais sinon je n'ai rien remarqué de fou), les acteurs sont plutôt bon (j'ai préféré le psychiatre à l'indien personnellement), et la photographie... est à l'image de la réalisation.
Là où j'ai moins aimé le film, c'est sur l'instauration d'une romance au psychiatre, j'ai peut être raté quelque chose mais bien que cette relation soit plaisante à regarder, j'ai l'impression qu'elle est completement inutile et est presque du remplissage. Après c'est tiré d'une histoire vraie, donc ils ont peut être voulu coller à la réalité... Mais bon.
En bref, un film qui se voit très facilement, qui vaut sa place de cinéma, mais qui ne m'a pas marqué outre mesure.

6,5/10
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MessagePosté le: Mar 8 Oct - 01:37 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Aujourd'hui un Soderbergh
Pr-Pr-S: C'est d'ailleurs sensé être son dernier film.
Pr-Pr-Pr-S: Nao m'a dit qu'à Cannes il avait dit que finalement non (je crois).
Pr-Pr-Pr-Pr-S: Mais là je viens de lire un interview de lui dans le dernier Positif, et il dit très clairement qu'il arrête.
Pr-Pr-Pr-Pr-Pr-S: Si c'est le cas c'est bien dommage, ça reste un très bon réalisateur.



Ma Vie Avec Liberace - Steven Soderbergh


Peut on faire un film plus gay? Ca me parait dur, en tout cas sans être ridicule. L'histoire raconte la liaison qui a lié pendant 5 ans Liberace, un pianiste showman à Las Vegas, et son protégé du moment Scott. Et tous le film sera centré sur cette liaison.
Déjà, Ma Vie avec Liberace réussit quelque chose qu'on voit pas si souvent que ça: c'est un film avant d'être un biopic. Ce qui fait qu'on peut le juger en tant que telle et non lacher un "ouais c'était intéressant mais pas très inventif". La liaison entre Liberace et Scott ne m'a pas vraiment plu particulièrement dans la première partie de film (homme agé narcissique vs jeune timide), voir même m'a été un peu pénible (la chirurgie esthétique --"), j'ai d'ailleurs énormément pensé à la relation David/Keith dans Six Feet Under au début, ce qui forcement joué complètement en défaveur de celle ci. Mais ensuite la relation s'étoffera et deviendra beaucoup plus intéressante grâce à des scènes "anecdote" (pas mal de moment où on a une suite de scène détaché de leur contexte et qui n'auront aucun impact sur le film, qui nous montre un peu mieux cette relation), et la seconde partie du film. Je ne pourrais pas dire si j'ai vraiment aimé cette liaison, mais au moins elle m'aura intéressé, et il y a pas mal de nuances auquel il faudra que je repense. La dernière demi heure de film m'a d'ailleurs particulièrement intéressé.
Sinon, Soderbergh montre encore une fois son talent de réalisateur, la mise en scène est bonne, la photographie est souvent excellente (les pianos pris en courte focale, les échelles de plans, la composition, vraiment très très bon), et je suis entré dans le film du début à la fin.
Les acteurs sont aussi bon, surtout Michael Douglas qui a une locution toute particulière.
Une autre chose très intéressante du film est l'évolution des personnages, surtout celui de Matt Damon, c'est fait plutôt subtilement mais on ressent vraiment cette avancée et quand on repense à ce qu'il était au départ, on voit vraiment un monde d'écart.
La seconde partie du film est vraiment très intéressante que ce soit dans l'histoire (évolution de Matt Damon), que dans la réalisation (les scènes de drogue, quand Scott se fait expulser de chez lui).

En bref, un bon film. J'ai été moins happé qu'avec Side Effects, mais ça reste un bon film. Ce qui fait que vraiment, le départ de Soderbergh est dommage.

8/10
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MessagePosté le: Mer 9 Oct - 16:44 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant



Alabama Monroe, Broken Circle Breakdown en VO, fait partie des films qui arrivent discrètement sur nos écrans et qui pourtant nous éclate à la gueule de par leur puissance et leur beauté. Félix Van Groeningen, belge flammand de son état, nous livre ici une histoire d’amour décousue sur le plan formel mais qui pourtant nous paraît limpide tellement celle-ci nous est livrée intelligemment. Les flash-backs ne sont pas ici pour nous brouiller mais interviennent quand des sentiments passés font écho et ne nous perdent donc jamais.

Mais cela ne s’arrête pas là, le film compte deux tours de force supplémentaires. Tout d’abord, en nous décrivant cette histoire de deux « marginaux » ou, tout du moins, deux personnes atypiques (un musicien et une tatoueuse), Van Groeningen arrive à nous montrer l’essence même de l’amour. Et quiconque ayant déjà aimé, reconnaîtra des morceaux de son histoire sur l’écran. Il arrive à nous montrer tout aussi bien l’amour au sens universel qu’au sens particulier, en même temps, en un même instant. L’histoire d’Elise et Didier (qui sont flamands et non wallons pour la précision) est un récit que l’on connait (presque) tous sans pour autant vécu leur vie non-conformiste. Et alors que l’on pourrait penser que les films sur l’amour ont tous déjà été faits, celui nous illumine par sa vivacité et sa fraîcheur. Comment ne pas alors tomber amoureux de ce film ?

La seconde réussite du film concerne un thème sous-jacent qui planera pendant toute la durée de l’œuvre. Houblon a refusé d’en parler dans son résumé (je peux comprendre pourquoi) mais étant donné qu’il apparaît dès la cinquième minute (soit la deuxième scène) du film et qu’il ne s’agit pas du thème majeur, je me permets de vous l’expliciter un peu plus. De l’amour de ce couple naitra Maybelle qui développera à 7 ans un cancer dont elle peut se sortir si elle suit des traitements lourds (chimiothérapie). Et autant le dire, c’est LE sujet casse-gueule par excellence. Traiter de la maladie d’un enfant est l’une des choses les plus difficiles à faire quelle que soit la forme « artistique » exploitée. Pour rester au cinéma, nous avions eu une tentative de Valérie Donzelli avec La Guerre est déclarée que la critique avait applaudi à deux mains (voire quatre ou cinq quand c’était possible) car elle avait réussi à ne pas tomber dans le piège du larmoyant. Effectivement, elle avait éclipsé tous les moments de réalité (la maladie chez l’enfant, la tristesse chez les parents) et n’avait gardé que les moments de joie (« ouais on nous annonce que notre fils a une chance sur trois millions de vivre mais on va l’annoncer avec le sourire à la famille ! joie joie joie ! », ceci est totalement crédible …[1]). Sans compter le côté « haute » parisien qui rendait les personnages absolument antipathiques (exemple : alors qu’ils ont à poser une question ‘anodine’ médicalement à l’hôpital, le père dit à la mère « nan chérie, ne demande pas aux infirmières, elles sont incompétentes, on s’est dit qu’on ne demandait plus qu’au médecin » sur un ton hautain insupportable). Bref, selon moi, La Guerre est déclarée était passé à côté de son sujet car son idée de base (« raconter le positif ») était surexploitée et mettait en péril la crédibilité du récit. Ici, Alabama Monroe « reprend » en quelque sorte cette idée à savoir qu’à chaque moment « dur » (qui est, je le rappelle, inhérent à l’histoire), le réalisateur nous propose une scène de joie, de bonheur, de sourire comme pour contrebalancer la charge émotionnelle qu’il nous avait envoyé. Et ça marche. Ca marche si bien qu’il parvient lors de plusieurs scènes (et notamment une) à faire se mélanger les deux sentiments, les faire se rencontrer sans se heurter, à trouver une sorte d’équilibre magistral entre la tristesse et le bonheur qui crée un flottement mélancolique heureux, une émotion que je n’ai rencontré que trop rarement au cinéma. Ou comment arriver à me faire avoir un gros gros sourire sur ma face et pleurer en même temps sur The Lion Sleeps tonight.

Et ceci, CECI, est d’autant plus fort car trois autres éléments sont réunis. Je nomme la bande originale, la photographie et le jeu d’acteurs. La bande originale est principalement composée de bluegrass, genre musical dont joue le personnage de Didier puis d’Elise, symbole et point d’ancrage de leur histoire d’amour.

Il est le miroir de leur histoire et dès qu’il y a évolution et changement, le bluegrass lui aussi mue et s’adapte. Par conséquent, toutes les émotions du film sont cristallisées dans ses chansons et celles-ci serviront d’annonce des événements qui se déroulent.



La photographie est elle-aussi sublime, parfois osée. Elle joue sur les ombres et les lumières, développe tout un jeu de contrastes sur la froideur hospitalière, de la maladie et la chaleur de la lumière et des corps sains. Enfin, la dernière et l’ultime qualité du film se retrouve dans le jeu des acteurs, parfaitement parfait. Les acteurs épousent tout : la vie marginale, l’amour entre eux, l’amour pour leur fille, le bluegrass, l’univers, l’humanité. Que cela lui, Johan Heldenbergh, timide et doux ou elle, Veerle Baetens, chaleureuse et originale, les deux s’associent sans jamais détruire l’autre. Le personnage de Veerle Baetens, du fait de sa construction, nous éblouie peut-être plus mais veille à jamais écraser son partenaire. C’est donc le nom d’une actrice mais aussi d’une chanteuse qu’il faut retenir. Elle est, pour moi, la meilleure actrice de cette année.

Pour finir, que dire de l’une de ces dernières scènes que peu de réalisateurs auraient osées. Merci pour cette audace, Monsieur Van Groeningen.

Je vais m’arrêter là, je ne vais pas parler des Etats-Unis, ni des tatouages qui sont des thématiques non sans importance dans la construction du film. Je ne vais pas évoquer le seul et unique défaut – à mes yeux – du film tant je peux lui pardonner pour tout le reste, tant tout ce reste est tellement plus important que ce minuscule défaut.


[1] A noter qu’il s’agit d’une « autobiographie », Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm (les deux acteurs principaux) ont effectivement un enfant qui s’est sorti par miracle d’une maladie… mais la mauvaise langue que je suis, pense qu’ils ont quand même un tout petit peu romancer leur histoire.
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct - 12:00 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Blue Jasmine



Qu’on se le dise, je ne suis pas la plus grande fan de Woody Allen. Mais une fois tous les 3 à 5 ans, il sort un film qui vaut un petit détour au cinéma. C’était le cas de Match Point (mon chouchou hors-catégorie) ou de Vicky Cristina Barcelona et c’est le cas de Blue Jasmine.

Sur l’air de Blue Moon, Jasmine rencontre Hal, très riche homme d’affaire et mène une vie confortable à New York jusqu’au jour où l’escroquerie d’Hal éclate au grand jour (Madoff-like). Son compte en banque réduit à zéro, elle se trouve contrainte d’aller vivre chez sa sœur à San Francisco qui mène une vie plus simple et modeste. Tentant désespérément de reprendre sa vie en main, nous découvrons qu’elle ne vivait que dans un monde bercé d’illusions.

Et sous une apparente superficialité et légèreté se trouve un film assez noir et morose sur les relations entre sœurs, entre femme et mari, entre parent et enfant. Si le bleu est une couleur chaude (Kechiche’s joke), le jaune ici est non seulement symbole du toc mais est aussi froid que la glace. La blondeur de Cate Blanchett et tout son or ne sont que factices, elle ne vivait que sur du faux et cette épreuve l’oblige à retomber dans le réel.

Là où certains voient (HEIN BROCCON) une opposition entre les riches ayant le goût et les pauvres étant beaufs (ce qui à mon avis est mensonger – oui carrément), d’autres voient les méchants riches contre les gentils pauvres. En réalité, le film ne fait pas une dichotomie entre riches et pauvres. La réelle opposition que Woody Allen opère, celle qui compte, c’est entre ceux qui mentent et ceux qui disent la vérité. Ceux qui fondent leur vie sur du réel et ceux qui ne sont qu’illusions. Et là, ce n’est plus une question de riche ou pauvre (par exemple le nouveau prétendant à Jasmine ET le fiancé de sa sœur appartiennent tous deux à cette première catégorie). D’ailleurs, le film n’est pas si manichéen qu’on pourrait le croire puisqu’un des personnages vaguera entre ces deux visions durant tout le film. C’est là le thème principal et cela va même jusqu’au titre du film puisque le prénom de l’héroïne n’est qu’une invention.

Je ne m’attarderai pas sur la mise en scène et les dialogues grinçants d’Allen qui sont connus de tous, je préfère insister sur la performance de Cate Blanchett qui est le plus grand atout du film à mes yeux. Ca n’est pas un rôle facile que Woody Allen lui a donné là, à errer dans le vide, à n’être que dans du vague (son jeu de regard est tout bonnement hallucinant), ses mimiques, son visage, son corps n’est que fébrilité et fausseté en même temps. Cate Blanchett livre là l’un de ses plus grands rôles, assurément. Et finalement elle nous fait écho à une certaine Vivien Leigh (excusez du peu !). Car oui, elle est Blanche version 2013. Allen revisite en quelque sorte Un Tramway nommé désir, le rend faussement plus léger, mais l’histoire reste semblable. La plus belle et intelligente des sœurs vient vivre (provisoirement) dans l’appartement de la petite sœur, plus modeste et où l’on découvre peu à peu l’histoire de la première. Le rôle de Stanley est ici divisé en deux, la brutalité de celui-ci est censée être incarnée par l’ex-mari (qui serait violent d’après Jasmine) et la sincérité par le nouveau fiancé. C’est d’ailleurs ces deux maris qui insistent perpétuellement sur la perversion de Jasmine comme le fait Stanley dans la pièce de Tennessee Williams. On notera qu’à défaut d’un nouveau Marlon Brando, nous avons un nouveau fiancé joué par Bobby Cannavale qui s’en sort très bien et est la seule « fraîcheur » du film. (D’ailleurs, il est marrant de noter les nombreux clins d’œil qu’Allen fait à Un Tramway nommé désir.)

La conclusion du film est glaçante mais particulièrement intelligente et subtile. Que demander de plus ?


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MessagePosté le: Lun 14 Oct - 23:13 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Bon ba... Naorim a fait une super critique si on a vu le film.
Pr-Pr-S: Ca m'aurait même évité quelques étapes de reflexion o/
Pr-Pr-Pr-S: Je vais donc faire une critique plus "terre-à-terre" car en terme de ce qu'on peut retirer du film, lisez Nao.


Blue Jasmine - Woody Allen


Bon pour le résumé du film, je vous laisse lire la critique ci dessus car il résume brièvement le film.
L'histoire est sympathique, ça se suit vraiment bien et Woody Allen a fait rentrer beaucoup de chose dans ces 1h30 de film ce qui fait qu'il y a peu de temps mort et que ça se suit très bien. La structure alternant le présent et les flash back est vraiment très bonne, les flash back ne sont pas vu dans l'ordre chronologique mais plutôt par thème et je trouve que ça apporte vraiment à la construction de Jasmine au fil du film.
La séquence d'ouverture est vraiment bien faite, et apporte l'une des caractéristiques de Jasmine (c'est à dire le fait qu'elle a eu des crises de dépression et parle parfois seule dans la rue) de façon drôle et simple à la fois. Cette ouverture apporte aussi un des gros point fort du film: la "double personnalité" de Cate Blanchett, ou plutôt la Cate Blanchett rayonnante et celle frappadingue. Dans cette première séquence, les deux sont rassemblés, on voit à la fois Cate expliqué sa vie (certes de manière un peu poussé), et à la fois d'une manière qui n'attire pas l'attention. Et plus le film avancera, plus cette dualité s'éloignera l'une de l'autre. Et Cate qui devra donc jouer ça (ce qui est loin d'être facile comme l'a dit Nao), le fait parfaitement. C'est une des meilleurs performance d'actrice que j'ai vu depuis que j'ai repris intensivement le cinéma. Et vraiment rien que pour les mimiques qu'elle fait parfois, cela vaut la place de ciné.
Après cette réussite à, je trouve, un petit contrecoup dans le fait que les phases où Cate parle dans le vide sont un poil trop présente.
Sinon la mise en scene ne m'a pas marqué plus que ça (Faudra que tu me démontres à quel point je suis un idiot là dessus d'ailleurs Nao) par contre, même si les rares images sur San Francisco sont très belle. Le film est aussi assez drole par moment, comme je m'y attendais, ce qui créait un bon équilibre entre tous les ingrédients du film.
J'ai aussi beaucoup aimé la soeur de Jasmine qui est vraiment intéressant (cf la critique de Nao again).
Si je devais trouver un défaut vraiment, c'est que j'avais juste vu Manatthan de Woody Allan, et je m'attendais aussi à un film avec beaucoup de charme mais une histoire assez secondaire. Et au final j'ai eu l'inverse. Pour le coup l'histoire est très intéressante, mais cette destruction de rêve empêche alors toute trace de charme et d'élégance. Ce qui me manque un tout petit peu. Mais un tout petit peu seulement.

En bref, un très bon film, qui va demander encore un peu de réflexion, et qui a une "thèse" très sympathique. Faudra que je me fasse d'autre film de Woody Allen.
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MessagePosté le: Jeu 17 Oct - 18:33 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Et une nouvelle chrono critique toute chaude.
Pr-Pr-S: Bon comme d'habitude je fais ça à chaud donc je risque d'être un peu subjectif.
Pr-Pr-Pr-S: Lien du vlog de Durendal


L'Extravagant voyage du Jeune et Prodigieux T.S. Spivet - Jean Pierre Jeunet



C'était génial.
Ca faisait bien un an que j'avais pas revu un Jean Pierre Jeunet, et vraiment ça fait très plaisir de le revoir. Ce film est vraiment une bouffée d'air frais par rapport aux autres films "sérieux" que j'ai vu jusqu'à maintenant.
L'histoire est une sorte de road movie où T.S. Spivet (qui est un enfant de 10 ans) va partir seul vers Washington pour récupérer un haut prix de science qu'il a gagné (en inventant la machine à mouvement perpétuelle).
Le fait qu'il y ai un héros enfant fais que ce film, à l'instar d'un Hugo Cabret, peut être vu par à peu près tout les ages.
Déjà ce qui m'a fait aimer le film est tout simplement l'univers de Jeunet: les personnages sont typés avec leurs propres caractéristiques, les effets visuels sont très très présent et utilisé, l'image est particulièrement belle et coloré, l'histoire est gentille ment irréel. Ce qui m'a fait énormément rêve et à réveillé l’âme d'enfant qui sommeillait en moi. Vraiment les idées fusent de partout, l'image est splendide et j'ai été du début à la fin pris par cette aventure.
J'aime d'ailleurs beaucoup l'écriture du personnage principal qui avant d'être un génie (ce qu'il montre très souvent) est avant tout un enfant. Là où le personnage casse gueule du gamin intello aurait pu être ultra irritable, ici il passe vraiment très très bien tout simplement car c'est un enfant. Et un enfant en lequel je me suis pas mal reconnu: il s'amuse, ment pour échapper à certaine situation, cours et grimpe beaucoup et a une imagination débordante. L'acteur est d'ailleurs plutôt bon (même si la tristesse m'a pas toujours convaincu) et voir le film à travers ses yeux contribue à l'alchimie de ce film.
Les autres personnages (principaux comme la famille ou secondaire) sont aussi très bien fait et accrocheur. J'ai beaucoup aimé le personnage du père qui parle peu et au final a assez peu de scène (ce qui renforce son coté cowboy) et j'ai surtout adoré la liaison que T.S Spivet a avec son frère.
L'histoire m'a vraiment convaincu, je trouve même qu'elle est intéressante (pour plusieurs chose comme la liaison cité juste avant, ou le personnage de la mère qui m'a plu), voir parfois émouvante (j'ai eu quand même 2 fois la larme à l'oeil, je m'y attendais pas du tout !). Le film met un peu de temps à s'installer mais ça ne m'a pas du tout dérangé tant les petites anecdotes et exemples qui sont montrés rajoute à la rêverie. Ma partie préféré reste celle du voyage où on rencontre quelques personnages très haut en couleur, et où il y a quelques scènes de course poursuite que j'ai adoré. La dernière partie est un peu moins bonne mais reste très intéressante.
Si je devais donner un petit défaut au film, c'est la raison de pourquoi T.S Spivet se croyait bannis du ranch. C'était un poil trop bisounours pour moi. Mais sinon le reste c'est régal.
A part ça, l'image est excellente, certains plans de paysage quand T.S Spivet est dans le train sont magnifique, les plans incrustés dans l'image sont bien fait et dès que Jeunet rajoute des schémas ou des images j'ai adoré. D'ailleurs certains plans sont assez impressionnant comme parfois la vue de la collection d'insectes de la mère ou autre.
Mais ce qui rajoute encore plus de délice à ce film est sa 3D. Clairement THE atout du film. C'est vrai que j'ai vu assez peu de 3D mais alors celle là ! Ce film est à montrer à tout détracteur de 3D, j'ai parlé de quelques plans spécifiques que j'ai aimé, mais la plupart du temps, la 3D renforce ces plans là (comme la collection d'insecte de la mère) et les rends vraiment énormissime. J'ai toujours vu la 3D un peu comme 5-6 plan de profondeur où défilait une image plate (c'est en tout cas comme ça que se fait de la mauvaise 3D) mais ici c'est clairement pas le cas, j'ai ressentis ça juste 1/2 secondes quand j'ai mis les lunettes ! Sinon on s'habitue très très vite et ça rend l'image encore plus belle. Jeunet utilise très très bien cette 3D et la profondeur de champ est excellente, voir à couper le souffle pour certain paysage. Voir certaine images d'étagère ou d'objet sur une table en 3D dans ce film est vraiment génial. Jeunet rajoute d'ailleurs parfois un effet que j'ai adore: on voit parfois la scène derrière une vite, ou quelque chose de transparent qui est au premier plan, et vraiment en 3D c'est plans là sont sublime et en plus il y en a pas mal.

Bon en bref vous avez compris, T.S Spivet merite tout les superlatifs au monde et est une excellente échappée dans la reverie.

9,5/10 (2eme meilleur film de 2013 pour l'instant)
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MessagePosté le: Lun 4 Nov - 23:57 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Review de Gravity
Pr-Pr-S: Aujourd'hui un film qui allait l'air de pas faire du tout envie à Brocco.
Pr-Pr-Pr-S: Et.... je l'ai aimé...



Blood Ties - Guillaume Canet


... Et ouais je l'ai bien aimé... Ca m'étonne d'autant plus que je pensais justement le voir pour agrémenter ma liste de film "bof" (voir mauvais si j'avais un peu de chance), mais non, rien y fait, j'ai aimé ce film.
J'ai vu dans pas mal de critique qu'on l'avait trouvé ennuyeux, même s'il a quelques longueurs je suis loin de m'être ennuyé. Que la mise en scène est catastrophique, sans être transcendante je l'ai trouvé correcte. Que le film est maladroit, encore une fois je trouve pas. Et la liste est longue...

Blood Ties donc est le remake américain d'un film français "Les liens du sang" de Jacques Maillot. Je ne connais pas l'original. L'histoire raconte l'histoire croisé de deux frères, l'un flic, l'autre revenant de taule. S'ensuivra des rebondissements, pas mal de changement de rapport de force, avec un final assez sympa.
C'est donc un pure film policier américain style année 70. Et j'aime beaucoup ça.
C'est fou comme je peux être attiré par les films traitant de la vieille Amérique, ou d'une Amérique traditionnelle. Déjà les Amants du Texas, maintenant ce film, et bientôt Inside Llewyn Davis, dont j'adore toujours autant voir la BO.
On a donc ici une assez jolie représentation des USA des années 70 que ce soit dans les lieux, les costumes, les visages et le grain de la caméra.
Donc oui, surement j'ai aimé ce film grâce à ça, en plus il y a pas mal de vieux morceau de rock des années 70 (ou autre) que j'ai pas mal aimé. Même si... ba y'en a limite trop. En faite c'est pas tant le surplus de musique qui gène, mais c'est que parfois on écoute une chanson 30 sc avant d'être coupé brutalement, et remplacé par une autre 5-10 minutes après. En faite c'est surtout la fin des morceaux qui est beaucoup trop abrupte, la plupart n'ont pas vraiment le temps de se développable et de vraiment prendre avant qu'elles s’arrêtent.
Mais en contrepartie, 3 scènes (au moins) on une musique qui aide beaucoup: celle d'intro, que j'ai beaucoup aimé. Celle d'un braquage au milieu où on a un morceau avec une guitare saturé qui est joué brutalement lors des scènes d'actions, et finement lors des petits moments de suspense. Et la scène finale.

Donc oui, cette atmosphère a beaucoup aidé, mais pas que. J'ai trouvé déjà l'histoire plutôt intéressante, avec vraiment pas mal de partie disctincte. Mais surtout j'ai beaucoup aimé quelques personnages. Le film va s'attarder évidemment particulièrement sur les 2 frères, mais j'ai trouvais le personnage du frère flic vraiment intéressant. On sent vraiment qu'il oscille constamment entre son sens du devoir, et son sens de la famille, de ce que représente son frère pour lui. Tout le long du film il penchera d'un coté ou de l'autre, sans vraiment se décider avant de détruire un de ses vieux démons (j'ai beaucoup aimé ça).
Le frère lui est bien plus basique dans son personnage de taulard sortie qui d'abord fait tout pour se ranger, puis croque à la pomme. Même s'il a quelque nuance assez sympa.
Le second personnage que j'ai beaucoup aimé est celui joué par Marion Cotillard, souvent de retour quand on ne pense plus à elle, et avec un background plutôt étonnant venant de cette actrice, ce personnage lui aussi oscille un peu. Même si je serais pas exactement dire entre quoi et quoi.
A ça on rajoute le personnage du père (que j'ai bien aimé), de la soeur (inintéressant à part pour revoir Lisa de Six Feet Under), des potes du frère taulard, ...
Comme tout film policier, celui ci à pas mal de personnage et si au départ (dans les 5 premières minutes), on recherche un peu qui est qui, j'ai trouvé l'exposition bien faite, avec des scènes intéressante voire touchante (la première scène avec Marion Cotillard).
Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est les relations entre les personnages. Avec bien sur, d'abord, la relation entre les deux frères que j'ai bien aimé (la fin par exemple), mais aussi avec le père, où les femmes respectives des deux frères. Tout ce film tisse un monde crédible, intéressant et remplie de subtilité.

Pour le film en lui même, la réalisation est standard, même si une scène de course poursuite est particulièrement mal faite, d'autre scène d'action rattrape ça. Les acteurs sont pour la plupart bon (j'ai beaucoup aimé le jeu de Marion Cotillard par exemple, et je ne troll pas :p). J'aime évidemment beaucoup l'univers, et l'histoire m'a plu.
Ceci n'est pas non plus LE film de l'année, car il comporte quelque défauts, et surtout reste un film de genre, mais la séance fut très agréable.
Une véritable surprise.
8/10
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MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 18:15 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Hang me, oh hang me.
Pr-Pr-S: And I'll be dead and gone.
Pr-Pr-Pr-S: cf un des meilleurs morceaux d'intro possible.


Inside Llewyn Davis - Joel & Ethan Coen


Un film à revoir, et à laisser méditer sans aucun doute.
Mon premier ressentie sur le film était assez spéciale. J'avais vu un excellent film et pourtant j'avais l'impression d'être resté sur ma faim. Ce sentiment disparait, mais il est clair que ce film se déguste plus qu'il ne s'engouffre. Ce n'est pas un film qui vous fera passer par différentes émotions, vous émerveillera visuellement. Ce n'est ni un Gravity, ni un T.S Spivet. C'est la représentation d'un personnage plus ou moins fictif (inspiré par Dave Van Ronk), un de ces fameux losers que les fréres Coen aiment tant filmer.
Llewyn Davis joue de la folk, chante et joue bien de la guitare, a une certaine expérience, mais surtout une certaine lassitude. Ce personnage a énormément de tare, mais pourtant on ressent directement une forte empathie pour lui.
Le voir tenter, perdre ou gagner est vraiment intéressant. Ce personnage avance, a des désillusions, des coups durs, subit plus qu'il n'agit et se retrouve souvent face à une impasse. L'interprétation de Oscar Isaac est vraiment très très bonne, que ce soit dans les chansons ou pas. J'ai vraiment beaucoup aimé son jeu, ses mimiques, sa démarche. Il doit d'ailleurs beaucoup aidé à l'empathie avec Llewyn.
Mais ce film est aussi la représentation du réseau musicale de New York dans les années 60. La plupart des personnages sont musiciens, chanteurs, producteurs, représentant d'une maison d'édition ou autre. Et c'est une représentation très belle.
L'histoire donc est la vie d'un loser, d'un squatter qui n'a aucune attache, et suit le cours de sa marginalité. Llewyn Davis subit beaucoup, trouve son chemin dans les opportunités et ne prend quasiment jamais son destin par les mains. Il n'écrit donc pas son avenir et est donc vulnérable à tout coup du sort. Cette histoire, qui navigue un peu partout est très intéressante à suivre et, je suis sur, peut amener des tas de pistes de réflexion.
Ca peut donc se voir un peu comme un Six Feet Under, c'est l'histoire d'une vie, avec ses coups durs, ses anecdotes, son humanité. Et surtout sa profondeur. Énormément d'analyse peuvent être faite, plusieurs visionnages sont possibles, et c'est surtout assez subtiles pour être complètement crédible.
La musique, sinon, est vraiment excellent dans le sens où c'est l'homme en lui même qui est mit en avant. L'homme dans toute sa sincérité, sa puissance, ses faiblesses. Le morceau d'ouverture par exemple est vraiment beau et assez "unique".

En bref, un film assez dure à décrire car il faut vraiment du recul pour l'aimer pleinement. Les personnages montré sont intéressant, il y a pas mal d'humour, le fil rouge du chat se colle très bien à l'histoire (j'avais un peu peur de ce coté là) et c'est tout simplement un excellent film, très bien réalisé et avec des moments chantés vraiment envoutant.

9/10
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 02:39 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Bon voir Prisoners avant un potentiel sommeil, c'est pas le bon plan.
Pr-Pr-S: Même si c'est un très bon film.
Pr-Pr-Pr-S: Et dont la longueur ne se fait pas du tout sentir.


Prisoners - Denis Villeneuve


Encore un très bon film. Mais je m'y attendais. Et pourtant j'étais loin d'être conquis d'avance (comme avec Inside Llewyn Davis) et je peux même vous dire que la première demi heure, j'étais pas du tout dans le film.
L'histoire est celle de deux familles qui fêtent Thanksgiving et qui durant la soirée n'arrivent plus à retrouver les deux petites filles. Une enquête de police sera alors ouverte pour les retrouvés, mais la méthode des policiers ne plaira pas complètement à l'un des pères qui voudra alors faire justice par lui même.
De la VF moyenne, à un début gnangnan très "hollywoodien" (oh les amis des héros sont noirs, oh la petite fille est blonde est toute choupinette, oh le héros n'est pas très riche, ...), jusqu'au cheveux gominé du policier (hihihi), j'étais pas vraiment dans le truc. Mais au final, c'est le personnage de Hugh Jackman qui m'a vraiment mis dans le film. C'est aussi du aux réactions des femmes des deux familles que j'ai pas trouvé très très bien joué ou écrit (Je suis assis et je ne dis quasiment aucun mot. J’engueule mon mari qui m'avait promis qu'il me protégerais et lui demande de refaire apparaître ma fille par magie.) car à coté de ça, j'ai trouvé Hugh Jackman très intéressant. Et cela du début à la fin du film. Je ne connais pas trop la carrière de Hugh Jackman (à part qu'il a fait Wolverine) mais je l'ai trouvé bien dans ce rôle (je croyais qu'il faisait plus des rôles de beaux gosses, comme quoi ^^).
Et à partir du moment où je suis rentré, je n'en suis plus ressortis. Les évènements s’enchaînent devenant particulièrement important du coté de Hugh Jackman. Et franchement, j'ai du passé la moitié du film les nerfs à vif. Pas que le film fasse peur, mais les pensées des personnages, ou certaines images choc provoquent quand même pas mal de chose ^^. D'ailleurs, au départ je voulais surtout que la caméra se fixe sur Hugh Jackman (car son personnage m’intéressait) mais à partir d'une certaine décision, même si son personnage reste intéressant, j'avais un peu plus de mal à le voir.
A part le personnage de Hugh Jackman, il y a aussi celui de Loki, qui bien qu'assez cliché dans le genre "flic investie dans son enquête", qui est bien à voir évoluer... Même si je trouve que trop de révélations policière passe par lui. Bien sur c'est l'un des deux héros et c'est normal qu'il fasse les choses principales, mais je trouve par exemple que la dernière scène aurait pu passer par quelqu'un d'autre.
Les autres personnages "alliés" ont beaucoup moins de développement et son un peu là à cause de leurs relations avec l'un des deux héros. Je tiens d'ailleurs à noter que je me demande encore à quoi servait le fils de Hugh Jackman à part rester dans sa maison.
L'histoire en tant que telle se suit très bien, avec une ambiance assez oppressante et malsaine qui va très bien. J'aurais juste peut être à dire que cette intrigue aurait pu être un peu plus complexe mais sinon ça marche bien. J'ai trouvé d'ailleurs que vu les choix qui ont été fait avant (qui eux peuvent être critiquable mais que j'ai plutôt bien aimé), le réalisateur a coupé le film pile poil au bon moment. Ça change de la fin de Batman Rises.
La musique n'est pas exceptionnel et n'est là que pour accompagner les scènes de tension.

En bref, un vrai thriller qui réussis complètement ce qu'il tente et qui a 1 ou deux personnages intéressant. Un très bon film avec pas mal de petit défaut.

8/10
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MessagePosté le: Dim 10 Nov - 22:04 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Ce week end j'ai vu No Country for old men
Pr-Pr-S: Et la statégie Ender.
Pr-Pr-Pr-S: Lequel est le meilleur? Vous le serez en fin de review.
Pr-Pr-Pr-Pr-S: Dat suspence.


La stratégie Ender - Gavin Hood


On sent qu'on commence à manquer de film non?
Ce film fut vu avec Naorim et Brocco, et bizarrement personne n'avait encore vu La stratégie Eden... euh Ender.
Et ce fut drôle. A défaut d'être bon.

Certains films taillés pour le succès furent bon cette année. Gravity, Django Unchained, Cloud Atlas, Man Of Steel, ... Celui là ne l'est pas, et pour une grosse raison: ce film vise un public d'enfant, et comme beaucoup de film occidentaux pour enfant, il a été fait sans véritable soin et surtout fait pour plaire.
Ainsi, l'un des plus gros reproche qu'on peut faire au film est d'être une adaptation, et d'être construit pour ceux qui ont lu le livre. Multiple personnage, multiple intrigue, et construit comme un livre sont des défauts qui rendent le tout très maladroit et même assez ridicule. D'abord les personnages, oh oui il y en a des personnages, une flopée même. Héros principale, le frère, la soeur, les parents, Harrison Ford, sa pote Black, tout les élèves de sa classe (dont la moitié à un nom), les élèves de son équipe, l'amiral, l'ancien héros, ... Oui vraiment, il y a beaucoup trop de personnages. Quoique en mettre beaucoup n'est pas forcement un problème, mais par contre répartir les arcs narratifs entre trop de personnage l'est. Qu'une personnage sans ligne de dialogue est un prénom n'est qu'une information en l'air (et ça irait même plutôt à contre courant des Blockbusters habituels) mais ici la quasi totalité des personnages ont des "caractéristiques". Attention, ni une personnalité ou un développement, juste des caractéristique. Même le héros n'a que très peu de développement (si on excepte une scène sur un lac que Brocco a beaucoup aimé) ! Ender se résume à "à la fois assez compatissant pour comprendre son ennemi, mais fort et leader", sa soeur "trop compatissante", son frère "trop malveillant, Bernard "abrutie", l’héroïne "seule fille du groupe salamandre mais mega forte", ... Tout les personnages se résument en un groupe verbale, du coup l'implication est nulle, l’intérêt au personnage aussi.
Le nombre d'intrigue lui aussi est bien trop grand, et par bien trop grand je veux surtout dire que certains n'ont même pas de fin ! Quid du frère du héros? Quid de la menace des doryphores (un coup ils sont sur le point d'attaquer la terre, un coup ils sont confiner sur une planète)? Quid du jeu vidéo? Etc...
Beaucoup trop de choses se passent dans un minimum de temps, et ils auraient mieux valu diminuer son nombre par 2 et bien se concentrer sur les restantes que ce gloubi boulga complètement débile et incohérent. Surtout que pas mal d'intrigue se répète : Héros est dans un élément hostile, héros réussi à montrer des aptitudes le faisant battre les formes hostiles, héros monte d'un cran et passe dans un nouveau élément hostile, etc... Et ce schéma se répète au moins 4 fois !
Autant vous dire qu'à la longue c'est un peu pénible... Et pourtant c'est les moments répétitifs que j'ai préféré, car la fin qui change ce schéma est juste nulle... je veux dire encore plus nulle qu'avant. Je vais pas vous spoiler, mais le 4ème acte est une vaste blague.
Construit comme un livre. Ce film, je pense, suis de très près la trame du bouquin et ne prend aucun recul pour réfléchir son changement de forme. Certaine chose comme la répétition du schéma peut passer dans un livre (montée du personnage, plus de temps à construire le background, introduire des vrais personnages, ...) mais au cinéma ça passe pas. Chaque partie n'a pas suffisamment de chose (du fait de sa rapidité) pour justifier son existence. Bien tasser les intrigues pour que tout rentre dans un film de 2h n'est pas une bonne idée. Comme je l'ai dit, aucun personnage n'a vraiment de personnalité, le background est faible, et surtout vu qu'on simplifie chaque partie à son histoire principale, le film est répétitif au possible.

L'autre problème est le manque de soin. Un univers visuelle assez banale dans le genre sf, aucun partie pris, et surtout un script très mauvais. La plupart des rires que j'ai eu ont été à cause du script: des phrases philosophique à deux balles, un morale bizarre, un mec qui se blesse en descendant de son lit, un twist sur comment détruire les doryphores donnés au 3/4 mais qui paraissait obvious au bout de 2 mn de film, des moments comiques nulles, des moments sérieux drôles, des personnages complètement tangible (la soeur qui avant la scène du lac dit blanc, puis le plan d'après dit noir. Le personnage de Harrison Ford qui dit qu'on ne doit pas stresser Ender mais qui lui répète tout les 5mn que l'humanité repose sur ses épaules, ...). Bref, c'est très maladroit, très incohérent, et du coup très ridicule. Rien que le concept de l'intro avec "l'armée maintenant recrute que des enfants car ils ont des meilleurs aptitudes grâce aux jeux vidéos" m'a fait rire, ... A peu près tout dans ce film peut vous faire facepalmer, ce qui est quand même assez magique. D'ailleurs les acteurs ne sont pas vraiment très bon, ce qui est dommage quand on a Harrison Ford, la fille de True Grit, et le mec de Hugo Cabret. En particulier Ender qui passe le film la larme à l'oeil.

En bref, un film vraiment nul... mais que pourtant je vous recommanderais presque à voir. Car ce film est loin d'être un film chiant où on veut se barrer au milieu de la séance. Non, ce film est un film ridicule. Mais du coup un film très très drôle. De plus, vu qu'il y a énormément d'intrigue, on a vraiment pas le temps de s'ennuyer et les 2h de film passe vraiment vite (bon à part le 4eme acte pour moi). La séance et le debrief qu'on a fait ensuite furent vraiment savoureux et je ne regrette clairement pas ma place. Rien que le twist de la bataille finale (que j'avais vu venir ) est priceless. Ce film accumule beaucoup mais à notre plus grand plaisir. Et puis bon y'a Bernard dedans quand même !

Ah et sinon, No country for old man est meilleur. Mais ce fut très serrez

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Houblon Warrior Orange
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Mar 12 Nov - 18:48 (2013)    Sujet du message: Chrono critique Répondre en citant

Pr-S: Y'a des après midi comme ça où on sait pas quoi faire.
Pr-Pr-S: Alors on met un peu de musique pour passer le temps.
Pr-Pr-Pr-S: Ou alors on va voir un film de fond de liste car y'a plus grand chose de passionant à voir.


9 Mois Ferme - Albert Dupontel


C'était bof mais sympathique.
Y'a pas grand grand chose à dire dessus non plus. Ca pourrait même être résumé par "Comédie française".
Donc en gros, les acteurs ont plus ou moins de réussite, il y a un humour absurde/débile qui fait mouche quand il joue de l'absurde mais tombe à plat quand il sombre dans le débile (l'avocat de Dupontel --"). J'ai quand même rigolé à certains moment (j'ai bien aimé les passages télévisé (surtout les interview de vieilles même si il ne vont pas assez loin), certains gags assez fun, à peu près tout ce qui a trait au crime, etc...) mais j'ai beaucoup haussé les yeux au ciel aussi (rien que la scène du tribunal est vraiment très moyenne).
Le scénario est assez évident une fois qu'il s'est fixé sur un rail (je me demandais pas mal dans quel direction allait partir l'intrigue au départ), mais il reste tout mignon et gentillet. Les plans par contre sont plutôt jolie et bien éclairé. Même si il y en a pas mal cadré en biais.

Pas grand chose à dire donc. Ni ultra mauvais, ni bon. Ce film est juste un petit divertissement si vous avez une aprés midi à rien faire.

6/10
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:42 (2017)    Sujet du message: Chrono critique

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