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La Naissance d'un Nouvel Héros comment c'est trop de la balle

 
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celeglin
Darth


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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 05:18 (2013)    Sujet du message: La Naissance d'un Nouvel Héros comment c'est trop de la balle Répondre en citant

Citation:



Certaines vies se brisent comme les vagues sur les rochers. Mille gouttelettes se fracassant sur le sol dur et froid de cette terre si inhospitalière.
Je m'appelle Celeglin, certain m'appelle Cel, d'autre Kelegline. Mais dans le privé je suis connu sous le nom de "Mamba Noir".






J'ai grandit dans un petit village en bordure du premier arrondissement de Paris. Ma mère était poissonnière, et elle me mit bas aux milieux des étales du marché. Mon père était unijambiste, il gagnait bien sa vie : ça lui faisait une belle jambe.
Le soir, après une longue et dure journée de labeur passée à la mine ou au champs, cela dépendait de combien de crabes je pouvais pêcher le matin, je m'endormais paisiblement, le coeur palpitant de ces actes de bravoures qui avaient échelonnés ma journée.
Brillant étudiant en postierologie, je sortie major de ma promotion.




Fier coursier, intrépide aventurier, je parcourais le quartier mal famé de la Place Vendôme, évitant les membres de la pègre locale.
J'étais fier de mon métier, de ma passion. Qu'importe l'adversité, qu'importe ma vie, rien ne vaut le plaisir de voir sur le visage d'un homme, d'une femme ou d'un enfant le sourire béât en ouvrant le catalogue de Noël de Toys R Us. Dans la rue, lorsque les mécréants quittaient leurs habits de lumière, le peuple m'acclamait, heureuse de compter parmi elle un Homme d'exception.




Jusqu'à l'accident.
C'est dans les moments difficiles que l'on reconnait ses amis dit-on. Pour ma part, je fut complètement laché par tous ceux que je croyais proche.
Ma peluche Oliver en tête fut la première à me trahir.
Quittant le lit conjugal pour se trancher les veines au fond d'un vide ordure.

Mais qu'aurais-je du faire ?





Pour faire court, j'ai appris qu'on ne pouvait pas jouer aux poupées sexuelles après 8 ans.
Qu'à cet âge là il est important d'avoir un emploi stable et même de s'engager plus pleinement dans la vie :
apprendre à cuisiner du riz ou lacer ses chaussures.





J'ai longtemps erré, seul, à travers les venelles de mon esprit. Dans des recoins les plus obscures de mon âme.
Je crois bien avoir rencontré la déchéance. L'humiliation m'a rapidement laissé tomber pour me laisser en compagnie de la détresse puis de l'absence.
Les larmes elles mêmes finissent par cesser de couler, mais le sang lui continue de charrier inlassablement son fardeau irriguant le cerveau de ses noires pensées.




Pour vivre ...





Pour survivre ...




Il faut savoir accepter que le monde dans lequel nous vivons est sale, immonde.
Et que nous sommes tout aussi sale et immonde que celui-ci puisque nous sommes ceux qui l'ont bâti.




J'ai été approché par de jeunes rebelles au sang froid comme une soupe chaude. Ils m'ont tiré de la dépravation et de la misère humaine pour m'offrir une nouvelle chance. Et pour que moi même j'offre une nouvelle chance à ce monde qui m'avait renvoyé à la tête tous mes espoirs.




Je me suis laissé pousser la moustache pour ma nouvelle mission, ma nouvelle quête.
Mon dernier espoir.
Je devais surveiller les allers et venues d'hommes politiques influents, de me glisser dans leur lit afin de leur tirer les vers du nez.
Je savais faire ça. Je ne savais d'ailleurs ne faire plus que ça....





Quand le malchance vous touche, elle vous entraine bien plus profond que vous le pensiez. Et la déveine n'a pas de fond.
Arrêté, contraints aux aveux et jugé.
J'ai fait deux heures et demi de prison.
Il se passe des choses dans ces lieux qu'il ne vaut mieux jamais connaitre.




A ma sortie de prison, j'ai compris qu'on aimait pas les balances.
J'ai pris cher, très cher.
Et je me suis retrouvé une nouvelle fois tout seul dans la rue, sans attache, sans rêve.




Mais j'ai appris.
J'ai appris qu'en ce monde si on veut s'en sortir il ne faut pas être gentil, il ne faut pas écouter les autres.
Plus que ça : pour être maître de son destin il ne peut y avoir qu'un seul chemin.
Et ce chemin ne peut se faire qu'en semant le Chaos et la Destruction.




Chacun de mes pas, chacune de mes respirations ne sert plus qu'un but : détruire ce qui m'a été refusé.
On m'appelais Celeglin. Certain m'appelait Cel ou Kelegline. Dans le privé on m'appelait le Mamba Noir.

Aujourd'hui je suis le Professeur Chaos.

Craignez moi ou jouissez dans les abysses infernaux des tourments éternels.

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MessagePosté le: Mar 5 Nov - 05:18 (2013)    Sujet du message: Publicité

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