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Dans le cabinet de...

 
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Tromboline
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Dim 16 Fév - 00:11 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Venez les loulous, venez voir tata foul !





Ici, venez parler de ce que vous lisez ! Mais aucune limite ne sera imposée dans vos lectures: romans, BDs, mangas, comics... Tout est permis !

Que vous lisiez :








ça c'est rien que pour toi ldb ( d'ailleurs je me demande pourquoi cette première de couverture m'a attirée...)


Vous serez acceptés ici, car à la GBF nous sommes tolérants !!


Après si vous voulez faire passer la GBF pour une bande d’illettrés alors que des fucking profs ont cherché pendant des années à vous faire comprendre que le mot chiasme se disait comme avec un K et non comme comme la chiasse, car oui c'est pas élégant (et toi le jeune au fond de la salle je sais que tu y as pensé et que tu t'es même fait la blague à toi-même), ne restez pas ici !!


Enfin si vous êtes resté(e)s c'est que vous êtes des gens biens ou presque du moins, car on reste quand même à la GBF !

Le principe ? Poster sur ce que vous venez de finir de lire !

Comment présenter son objet de lecture ? C'est simple ! Avec ces différentes parties !



La 1ère : Pourquoi avez-vous lu ce livre ?


Dire que c'est un ami qui vous l'a conseillé, ou que vous avez craqué en voyant la 1ère de couverture, ou la 4ème, ou que vous en avez entendu parler dans une émission (par exemple aussi étonnant que cela puisse paraître le journal de la santé / allo docteur présente apparemment de très bons livres sur diverses sujets qui n'ont pas forcément un rapport avec la médecine !) Ceci permettra de faire découvrir des médias ou des magasins ou autres !


La 2nde : le synopsis


Raconter de manière la plus objective le début de l'histoire avec aucun spoil



La 3ème : votre avis


C'est un coup de cœur, pourquoi ? C'est un livre qui ne sert qu'à caler une étagère bancale, pourquoi ?


La 4ème : votre moment


Un passage qui vous a marqué, une phrase totalement badass, une planche mémorable, c'est le moment de la placer ! Ou carrément même un tome s'il fait partie d'une série !
Attention le spoil est de rigueur dans cette partie !


La 5ème et dernière : Pour qui ?


Ici vous recommandez le livre à ceux qui lisent ce style de livre, ou ceux qui aiment ci ... ou ça... En gros faites pas vos radins et partagez !



Enfin histoire de donner de la vie à ce sujet, je propose d'organiser le topic de façon à ce qu'une personne toutes les deux semaines présente quelque chose et ce dernier désignant le prochain pour faire de même et ainsi de suite...
Donc de manière pratique, la personne désignée a 2 semaines pour poster, s'il ne le fait pas la personne précédente (soit celui ou celle qui l'a désigné) a 5 jours pour proposer à une nouvelle personne, sinon je désigne ! (C'est le même principe que ça par exemple)

Pour finir, en tant que créatrice du topic, j'en serai la patronne et ferai en sorte qu'il vive bien!


Let's go my friends !!!!


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MessagePosté le: Dim 16 Fév - 00:11 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Tromboline
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Dim 16 Fév - 00:12 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Bon j'inaugure mon propre topic, faut pas abuser je me suis pas décarcassée pour rien !

alors le voici :



1ère partie :

C'est en faisant des fouilles archéologiques dans la bibliothèque de ma maison que j'ai trouvé le spécimen ! Une pièce réservée au livre est un bon moyen de trouver ce genre de pépite. Après rien de particulier ne m'a attiré dans le livre si ce n'est sa petite taille qui était une garantie qu'il tienne dans ma valise et peut être sa couleur, jaune ça pète quoi !

2ème partie :

Histoires courtes humoristiques de pas plus de 5 pages, qui n'ont aucun rapport entre elles, mis à part la récurrence du personnage de Newton et d'une coccinelle. toutes sortes de sujets sont discutés, surtout ceux du quotidien mais d'un point de vue toujours décalé

3ème partie :

J'adore les lire et les relire !! Pourquoi ? cet humour décalé me fait énormément rire.

4ème partie :

Il y en a tellement qui m'ont plus mais je donnerais ceux de ce tome !
Soit : le second degré et la suite, mise en garde, vacances pour kiki, manuscrit pour les générations futures, et pleins d'autres qui ne sont pas dans ce tome...
je me souviens particulièrement d'un avec le coup de foudre entre une bergère et un prince... mais loupé ! ( et celui qui fait un guide pratique sur la guitare aussi)

5ème partie :

pour apprécier, il faut simplement aimer l'humour décalé de l'auteur ! Pas de limite d'âge ! Pas de niveau de culture à avoir.
c'est un bon livre qui peut plaire à tous et toutes !


Bon je m'excuse de ne pas avoir le courage de mieux le vendre, mais c'est tellement un classique !!!

sinon, je te propose cel, de poster une de tes lectures

hahaha, K c'est pas pour tout de suite Martine à la plage
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celeglin
Darth


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MessagePosté le: Ven 28 Fév - 04:02 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Bon choix Foul’ d’avoir inauguré ton topic avec du Gotlib. J’aime aussi beaucoup cet auteur qui a un humour assez intemporel.
Mais il est temps pour moi de parler d’un livre. La problématique a été de trouver un livre que j’apprécie beaucoup, qui ne soit pas trop connu et surtout dont je ne compte pas en faire un topic lors d’une nuit désoeuvrée.
Alors quel livre, quel roman ? Et bien je vais choisir de parler du « Seigneur de Lumière » de Roger Zelazny. Je suis persuadé d’en avoir déjà parlé ici ou là, ou bien était-ce à quelqu’un ? Ce livre fut publié en 1968 sous le titre de « Lord of Light ». C’est un roman de Science Fiction qui a obtenu le prix Hugo cette même année 68.



La question de savoir pourquoi j’ai lu ce livre ?

Et bien déjà ce livre je l’ai lu l’an dernier en 2013. C’est un ami qui me l’a prêté tandis que je lui prêtais « Le dernier restaurant avant la fin du monde ». Depuis le lycée on s’échange régulièrement des livres quand d’autres s’échangent des cartes pokémons, et j’ai souvent pu faire des découvertes sympathiques de cette manière (genre Mathieu Gaborit par exemple).
Le livre avait exactement le genre d’aspect que j’aime dans les livres : vieux, les pages jaunies, une couverture bien dégueulasse qui me rappelle la couverture originelle de la première édition du Seigneur des Anneaux de poche sortie en France. Vous savez, le genre de couverture avec une couleur bien flashy et un personnage dégueulasse dessus. Pour mon tome de la communauté de l’anneau, c’est un livre rouge avec des cercles verts et un hobbit vêtu de jaune et de vert. Pour le Seigneur de Lumière c’est un peu pareil, une couverture jaune pisse avec au centre une jeune fille courtement vêtu dans une position lascive avec un serpent bleu.
Miam, si on devait juger de la qualité d’une œuvre à sa couverture, je n’aurais jamais ouvert ce livre, mais le Seigneur des Anneaux m’a appris à ne pas méjuger à cause d’une couverture bien dégueux.

Synopsis

L’univers dans lequel se déroule le livre nous projette au sens du lecteur soit dans un avenir soit dans un passé mythologiques où l’humanité a su échapper à une catastrophe sur leur Terre d’origine à l’aide d’un vaisseau spatial et est allé peupler une nouvelle planète. Ces évènements là sont arrivés des milliers d’années avant le début de l’histoire.
Dans ce monde, on retrouve deux castes : le Divin qui a connaissance des origines du peuplement de la planète et de bien d’autres technologies de pointes, de l’autre une humanité qui sert les Dieux, plongé dans l’obscurantisme le plus total. La carotte qui fait que l’humanité sert les Dieux c’est qu’ils peuvent accorder la réincarnation à leurs plus fidèles serviteurs. Les Dieux bénéficiant de ce service bien entendu pour vivre éternellement. Il s’agit en fait de réimplanter la mémoire d’un corps trop vieux dans un corps de son choix, en général plus jeune.
Tout au long du roman on reste sur le fil entre technologies de pointes et mythologie fantastique qui pousse le lecteur à se positionner pour voir si il préfère y voir de la fantasy ou de la SF.
Le livre nous catapulte dans une jungle dense, luxuriante. Un endroit bien tropical où on imagine la chaleur humide. Rapidement on découvre des protagonistes qui ont des noms que l’on a forcément déjà entendus de ci de là. Et pour cause, il s’agit de noms tirés de la mythologie hindoue. Et deux protagonistes parlent d’un des leur qui est à l’heure actuelle réincarné en singe pour une faute que l’on découvrira plus tard dans le livre, et qui veut ouvrir au peuple les différents savoirs technologiques dont le plus important : l’accès à une forme d’immortalité pour tous.

Mon avis ?

Et bien j’ai vraiment apprécié pour plein de raisons. Une fois qu’on s’est fait à tous ces noms tirés de la mythologie indienne, que l’on a compris que certains personnages ont plusieurs surnoms, la lecture est géniale. Propulsé dans un parcours où l’on retrace à la manière SF l’entrée du boudhisme dans la religion hindouiste.
Ce que j’ai aimé, c’est aussi l’échelle continentale dans lequel on évolue. En effet on « aperçoit » rapidement qu’il y a d’autres Dieux ailleurs : un personnage est chrétien tandis que l’on évoque les dragons (qui me font penser à la Chine).
Ce côté fantastique dans le roman où se mélange déjà fantasy et science fiction est vraiment bien dosé.
Enfin le gros point fort, c’est d’avoir su traiter de la mythologie indienne qui n’est que très peu connue en France, et mes souvenirs en la matière remontaient déjà à une dizaine d’années, j’ai pris plaisir à redécouvrir cet univers aux latitudes et au climat qui n’ont rien à voir aux mythes grecs, scandinaves, Egyptiens et aztèques qu’on retrouve souvent en fantasy.

Un extrait ?

Citation:
Mais regardez autour de vous...
La Mort et la Lumière sont partout, pour toujours, et elles commencent, finissent, luttent, veillent dans le Rêve de l'Innomé qu'est le monde, mots brûlants dans le Samsâra, pour créer peut-être la beauté.


Citation:
On dit qu'en la trente-troisième année après sa délivrance il revint du Nuage d'Or pour accepter une fois encore le défi du Ciel, combattre l'ordre établi et les dieux qui l'avaient imposé. Ses disciples avaient prié pour son retour, bien que ces prières fussent péché. La prière ne doit pas troubler celui, qui a atteint de Nirvâna, quelles que soient les corconstances de son départ. ceux qui portent la robe safran avaient pourtant prié pour que Mansjuri, Celui qui porte l'épée, revînt parmi eux. On dit que le Boddhisatva les entendit...


Citation:
Comment donc justifier l’homme qui lutte contre les puissances du mal? "
[...]
La réponse, la justification, est la même pour les hommes et pour les dieux. Le bien ou le mal, disent les sages, ne signifent rien, car ils sont part du Samsara. Acceptez les paroles de ces sages qui ont instruit notre peuple depuis l’aube de la mémoire des hommes. Mais considérez aussi une chose dont ne parlent point les sages. C’est la "beauté". Un mot, peut-être, mais regardez derriere ce mot et considérez la Voie du Sans Nom. Et quelle est cette Voie ? C’est la Voie du Rêve. Pourquoi l’Etre Sans Nom rêve-t-il ? Ceux qui vivent dans le Samsara ne le savent point. Il vaut mieux demander ce que rêve le Sans Nom.
[...]
L’Etre Sans Nom dont nous sommes tous partie rêve la forme. Et quel est le plus bel attribut que puisse posséder une forme ? La beauté. Le Sans Nom est donc un artiste. Et il n’y a donc point de problème du bien et du mal, mais un problème d’esthétique. Lutter contre les puissants parmi les rêveurs, contre ceux qui mettent leur puissance au service du mal ou de la laideur, n’est point lutter pour ce qui n’a point de sens en termes du Samsara ou du Nirvana, comme nous l’ont appris les sages, mais lutter pour la symétrie d’un rêve, en termes du rythme et de l’équilibre qui en feront une chose belle. De cela, les sages ne disent rien — cette vérité est si simple qu’ils ont évidemment négligé d’en parler. L’esthétique de la situation m’oblige donc à attirer la-dessus votre attention. La lutte contre les rêveurs qui rêvent la laideur, qu’ils soient hommes ou dieux, est nécessairement la volonté de l’Etre Sans Nom. Cette lutte entrainera également la souffrance, et le fardeau du Karma de chacun en sera ainsi allégé, tout comme il le serait en supportant la laideur.


Pour qui s’adresse ce livre ?

Et bien déjà à tous les amoureux de la SF et de la Fantasy.
Puis également à tous ceux qui sont intéressés pour (re)découvrir la mythologie et la pensée indienne puisque l’auteur a tapissé son œuvre de citations et de références d’ouvrages fondamentaux de l’hindouisme.
Des hommes, une élite de colons sur une planète lointaine s’approprie les savoirs technologiques pour devenir l’égal des dieux aux yeux des populations. S’engage une lutte entre les dieux, une lutte de religion, une lutte des religions dont la clef est l’immortalité pour tous.
Tous ceux qui sont donc intéressés par la découverte d’une religion justifiée par la technologie devraient être intéressés.


Bien, j'ai un peu hésité pour savoir qui me succéderait.
Et finalement j'opte pour Enitu comme étant le prochain passer à table.
A toi de le harceler Foul' pour qu'il réponde à l'heure présente !
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Enitu
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Sam 15 Mar - 22:21 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Punaise, le dernier livre lu... C'était V pour Vandetta (fini la semaine dernière).






Pourquoi j'ai lu ce livre ?


Parce qu'un ami avait le bouquin, parce que j'avais bien aimé le film, parce que K en est fan et fait la promotion. Faut pas chercher plus loin.


La synospis :
Citation:
Londres, fin du XXe siècle : plus personne n'ose résister au "Système". L'œil et l'oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l'ordre et la terreur. L'Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée. Pourtant quelqu'un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien, masqué d'un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu'il reste de la culture dans son musée des ombres.
Un anarchiste s'est glissé au cœur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n'a pour nom qu'une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça...



Mon avis ?

J'aurai préféré que ce soit un autre bouquin que celui-là... Enfin, puisque je dois le dire, j'ai moyennement aimé le livre. Autant je trouve l'univers génial, de même que V avec une grande originalité dans sa construction et sa représentation (et le bon duo qu'il forme avec Evey, personnage qui a un développement intéressant), autant j'ai été largué pendant tout le livre entre les différents personnages secondaires. Pas moyen de me les représenter, j'ai cette impression qu'ils sont tous interchangeables (je ne parle pas de l'inspecteur ou du commandeur, qui est à deux doigts de se masturber derrière — ou plutôt devrait-on dire devant — sa machine). Ça m'a foutu la lecture en l'air. J'ai vraiment pas été dans les intrigues parallèles, ce qui a fait que je m'intéressais plus aux actions de V (et à ses tirades que je ne comprenais le plus souvent pas, mais qui faisaient son charme).
Le plus intéressant finalement, était les notes fournies avec le bouquin expliquant les étapes d'écritures et traitant de la construction du sujet.
La fin se différencie du film mais est toujours dans la même idée. Et je préfère la fin du film que celle du livre (plus symbolique à mon sens, plus de portée. Même si la fin du bouquin est très bien aussi).


Un moment que je retiendrais ?

Quand V joue au chef d'orchestre tout en faisant exploser certains bâtiments. Grandiose !


Qui pourrait lire un truc pareil ?

Amateurs et férus de comics, sympathisants de l'anarchie (ce qui exclut de fait Cel :p) et qui aiment les développements de persos poussés.
Autrement, avis à qui trouverait qu'un héros qui n'est pas un héros, qui est homme sans l'être vraiment, agisse en période de dictature.



Qui appeler à table pour la prochaine fois ? Pif paf plouf, la réponse est toute trouvée.
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Tromboline
Les déménageurs de l'extrême


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MessagePosté le: Sam 12 Avr - 20:06 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Bon, bon, bon...

petite annonce...


Pif Paf n'ayant pas répondu aux sirènes de la littérature, Argo a été proposé par Enitu pour prendre la relève !
Ainsi nous pouvons attendre avec impatience sa présentation d'une oeuvre littéraire de son choix, prévue pour le 23 Avril au plus tard sauf erreur de ma part !

( Si mes problèmes informatiques cessent, je compte poster une petite présentation histoire de redonner un peu vie au topic avant la belle présentation de M. Chat, mais rien de sûr...)
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Argo'
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 18:22 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

"L'affaire Charles Dexter Ward."
Howard Phillips Lovecraft






Y'AI'NG' NGAH
YOG-SOTHOTH
H'EE - L'GEB
F'AI THRODOG
UAAAH



1°) Pourquoi avoir lu ce livre:

Me baladant dans "Le Hall du Livre" *placement de produit, check* je vais à mon rayon favoris: Fantasy/Fantastique/SF pour regarder un peu ce qu'il y a qui me tente et que je n'ai pas mais je vais également voir mes auteurs classiques à savoir notamment: Lovecraft.
Je regarde un peu ce qui est présent comme oeuvres et je fais le tri avec ce que j'ai déjà lu de lui et je tombe sur ce livre. Je lis la 4ème de couv qui me plait beaucoup et hop. J'achète. (autour de 4 euros je crois)

J'ai lu ce livre (qui est à mi-chemin entre nouvelle et roman car fais parti des plus longs textes de Lovecraft) entre deux nouvelles d'Alain Damasio de son recueil "Aucun souvenirs assez solides" car certaines nouvelles peuvent être assez dense. Donc, une petite pause fantastico-horreur ne fait pas de mal.

2°) Le Synopsis

Je vous retranscris la 4ème de couverture qui m'a donnée envie:

"Échappé de Salem lors de la grande chasse aux sorcières du XVIIIe siècle, Joseph Curwen vint s'établir à Providence où il mourut en 1771. La découverte de sa tombe par son descendant, Charles Dexter Ward, marque le début d'un drame autours duquel le jeune homme perd l'esprit. Un vieil ami de sa famille, le Dr.Willett, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas vers la vérité révèle des horreurs innommables. Pourquoi, par exemple, l'écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier?"

Je m'aperçois d'ailleurs en vous la tapant, qu'elle n'est pas si fidèle que ça au déroulement du drame qui suit et que le résumé d'un des actes sur WikiWiki est plus fidèle à ce début d'horreur:

"Providence, 1928, Charles Dexter Ward, un homme de vingt-six ans interné en maison de santé vient de disparaître sans laisser de trace. Le narrateur, Marinus Willet, médecin de la famille Ward depuis des années se remémore la progressive transformation qui vit le jeune homme enthousiaste féru d'archéologie et de généalogie devenir dément. À l'hiver 1919-1920, Charles découvrit au cours de ses recherches en généalogie qu'il avait parmi ses ancêtres un certain Joseph Curwen."


3°) Votre avis

*Spoiler alert ON*

J'ai beaucoup aimé, cela va sans dire. Je n'ai pas souvenirs d'une oeuvre de Lovecraft qui m'ait laissé indifférent, ou que je n'ai pas aimé!

Ce livres est composé en 5 actes, chacun retraçant un pan important de la vie de Charles Dexter Ward et de sa folle recherche. Tous sauf le premier qui retrace la vie de son trisaïeul mais on comprends très vite que cet acte, bien que centré sur Joseph Curwen, n'en est pas moins un point d'orgue dans l'Affaire Charles Dexter Ward.
Ce qui m'a vraiment plus, c'est le fait que cette histoire nous soit contée par le médecin de famille. Donc quelqu'un d'extérieur à l'environnement familial mais qui ne sait pas tout ou du moins, veut nous faire croire qu'il ne sait pas tout car au final l'histoire est achevée des le début. Mais il nous raconte ça comme il l'a vécu. Donc s'il ne savait pas quelque chose à un moment, il ne le dit pas et revient dessus plus tard dans le récit, au moment où lui même l'a appris.
On a donc cette impression de puzzle à reconstituer, cette frustration de ne pas savoir. (Surtout à la fin du deuxième acte et de l'assaut sur la ferme de Joseph Curwen. Ça part dans tous les sens, c'est la folie et tout ce qu'on a, c'est un récit de gens au loin de la scène. On est hors de l'action et… "WTF qu'est-ce qui s'est passé putain de merde!!!!" car on a des éléments qui nous font sauter au plafond, mais aucun détails…


DEESMEES-JESHET-BONEDOSEFEDUVEMA-ENTEMOSS



Du coup, au fur et à mesure que livre avance, que l'abomination sous-jacent augmente, on reconstitue le puzzle de ce drame, pour notre plus grand plaisir et notre plus grande terreur. (Et certains ici savent que j'aime ce genre de récit "puzzle")


4°) Votre moment

Raah, des moments j'en ai plusieurs dont la fin de l'acte deux évoqué plus haut mais aussi la découverte par le médecin des sous-sol maléfique ainsi que la toute fin du livre.

Les références à d'autres oeuvres types "Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde, "Dracula" de Bram Stoker,
Les références à la mythologie Lovecraftienne avec la présence du signe de Koth, ainsi que la première fois que sera mentionné le nom de Yog-Sothoth, Dieu Exterieur et Curwen possédant un Nécronomicon.


5°) Pour qui?

Pour tous les adorateurs de Lovecraft.
Pour tous les amateurs de littérature de Fantastico-Horreur




OGTHROD AI'F
GEB'L - EE'H
YOG-SOTHOTH
'NGAH'NG AI'Y
ZHRO !

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Tromboline
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 19:17 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Le chat du manoir ne voyant que dans le noir, a loupé la phrase disant qu'il devait désigner quelqu'un
Ainsi il a tendu ses griffes vers Monsieur K qui a donc jusqu'au 4 mai !
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mister K
Lord


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MessagePosté le: Mer 14 Mai - 19:17 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Voilà voilà, j'arrive. Si j'ai autant traîné, c'est parce que je vais vous présenter pas un, pas deux, pas trois, mais bien quatorze Willy Waller Two Thousand and Six mais bien 3 romans.


La trilogie de Mars







Pourquoi avoir lu ce livre?


C'est simple, j'ai un pote (qui m'a prêté la trilogie justement) qui m'en a parlé, mettant en avant le côté "rigueur scientifique" de la chose. Si on ajoute le fait que c'est de la science-fiction, ça a rapidement titillé ma curiosité. Rien à ajouter de plus !



Synopsis:


La trilogie narre donc tout simplement la colonisation de Mars. Durant ces 3 romans, on suit l'histoire du point de vue des leaders de la centaine de pionniers à s'installer sur Mars (ceux qui se feront appeler les "Cents Premiers") puis 2-3 autres personnages d'origine différente viennent se greffer à la succession de points de vue, et tout ceci s'étale sur 2 siècles à partir de 2026 (rassurez-vous, un traitement permettant de rallonger la vie de manière non-négligeable a été créé). On débute dans l'Arès, le vaisseau colon qui contient donc les Cents Premiers, tous scientifiques de premier ordre dont l'utilité a été reconnue comme de première importance pour la colonisation de Mars. Ensuite, cette nouvelle civilisation vit tout simplement sa vie en transformant Mars, faisant d'abord apparaître la végétation (d'où Mars la verte) puis les océans (d'où Mars la bleue). Evidemment, ça ne se résume pas à une jolie aventure entre copains où on découvre un nouveau monde où tout est possible et tout va bien. Très rapidement, une immigration se met en place, les métanationales (qu'on peut voir comme le niveau supérieur des multinationales) veulent leur part du gâteau, il se créé des courants de pensée parfois opposés concernant l'avenir de Mars et par extension de la Terre dont la situation va de mal en pis. Ainsi, les Cents Premiers tâchent autant que faire se peut de rendre Mars vivable comme la Terre (augmentation de la température et de la pression atmosphérique, oxygénation de l'air) tout en faisant tout pour que l'Histoire (sous-entendu sur Terre) ne se répète pas, et pourtant durant cette trilogie, 2 révolutions à l'échelle de toute la planète auront lieu, avec son lot de morts et de destruction, mais aussi ses espoirs d'entente entre tous les groupes martiens ainsi qu'entre martiens et terriens.



Mon avis:


Alors avant toute chose je précise qu'à l'heure actuelle je n'ai pas fini la trilogie, j'en suis à un peu moins de la moitié du dernier roman (j'ai pas pu chopper le roman avant ), donc je ne connais pas encore le dénouement (mais du coup je pense que j'éditerai après avoir fini, mais foul voulait que je poste au plus tard aujourd'hui ^^) mais j'ai quand même matière à causer.

Je trouve cette trilogie réellement plaisante. Ce n'est pas fracassant, il n'y a pas (ou peu, voir plus bas ^^) d'énormes twists, pas spécialement d'originalité dans le scénario (qui n'est toutefois pas linéaire hein), il n'y a pas spécialement de lien créé avec les personnages qui au fond restent des scientifiques (mais leurs excentricités ou leur charisme font qu'ils restent intéressants à suivre), et pourtant je suis vraiment satisfait.

Déjà, l'effort d'exactitude scientifique est fort louable, surtout qu'on est sur une idée qui pourrait se concrétiser à long terme dans la réalité (je ne sais plus qui a posté il y a quelques jours un lien sur un reportage de France 2 expliquant le projet de la NASA de coloniser Mars dans 100 ans), je trouve ça assez impressionnant. Après, le revers de cette volonté d'être dans le vrai est que d'une part l'écriture est relativement lourde (dans Mars la rouge y a même des passages très techniques) et d'autre part il y a énoooormément de descriptions de paysages, parfois je finis par lire un peu en diagonale, mais bon si ces passages sont fréquents, ils restent quand même court et ne m'ont pas non plus perdu.

Ensuite, l'intérêt qui vient grandissant au fil de cette trilogie est que l'aspect civilisation puis humain (au sens individu) prend le dessus sur l'aspect scientifique. Dans Mars la rouge, les pionniers font d'abord face aux difficultés à développer leurs bases tout en étant capables de survivre aux conditions climatiques parfois extrêmes de Mars. La première grande révolution à la fin de Mars la rouge enclenche le deuxième phase où des villes entières ont été construites, Mars est désormais reliée à la Terre par un gigantesque ascenseur spatial et donc l'aspect "survie" est mis au second plan, le terraforming se fait tranquillement, à son rythme, et il faut apprendre la cohabitation entre les différentes nationalités (car évidemment les immigrés conservent leurs traditions, leur culture, leur fonctionnement politique), entre Verts (partisans d'une Mars terraformée et vivable) et Rouges (partisans d'une Mars laissée à l'état naturel et préservée), entre colons et métanationales visant le profit... Le milieu de la trilogie prend donc un tour beaucoup plus politique qui était très intéressant à suivre. Enfin, dans Mars la bleue, le côté cohabitation est peu à peu mis en retrait également, les différents groupes de Mars sont parvenues à s'unir et les tractations vont bon train sur la nature de l'alliance à créer avec la Terre, et on s'intéresse de nouveau aux principaux rescapés des Cents Premiers, qui découvrent le revers de la médaille de leur exceptionnelle longévité, perdant de vue leur rôle, baignant dans leur passé terrien, perdant la mémoire, vivant la dépression. Tout ça pour dire que j'ai grandement aimé le développement de ces aspects-là, on suit la vie d'une nouvelle civilisation par les yeux de leurs leaders de pensée (qui sont tellement leaders qu'ils créent, parfois à leur insu, des courants de pensée, et on sent planer l'ombre de ceux qui sont morts relativement tôt dans l'histoire), ces martiens qui veulent vivre dans un monde parfait et ne pas refaire les mêmes erreurs que les terriens mais qui ont quand même cette volonté de tirer la Terre vers le haut alors qu'elle est au fond du trou.


Enfin voilà, c'est assez particulier je trouve, c'est pas le genre de lecture qu'on peut "rusher", mais il y a ce côté "anticipation" qui est vraiment un point fort et qui fait qu'on se demande comment ça va se finir ou à défaut par quoi ça va passer.



Le moment que je retiens:

Difficile de choisir. Comme je l'ai dit, il y a peu de twists, l'objetif de la trilogie n'est pas de retourner le cerveau du lecteur. Je loupe ptet des passages fifous sur la dernière moitié de Mars la bleue, mais en attendant, je citerais la fin de Mars la verte. A ce moment-là, les différents groupes martiens ont réussi à se créer un genre de constitution et attendent désormais le moment opportun pour sortir de l'ombre et renverser l'ordre établi par les métanationales (qui ont totalement pris le pas sur les pays). Mais que pourrait être l'élément déclencheur? Ils pourraient attendre des mois avant qu'un événement digne de ce nom ne se produise sur Mars. Et bah finalement, ça vient de la Terre: la situation est déjà mauvaise, c'est la guerre civile un peu partout, il y a séparation entre ceux qui peuvent se payer le traitement de longévité et les autres, et là, fonte subite des glaces de l'Antarctique du fait d'une énorme éruption, l'eau monte de plusieurs mètres, c'est la bascule, la deuxième révolution s'enclenche. A partir de là et jusqu'à la fin du 2ème roman, on suit cette "résistance" qui veut reprendre Mars, et ce passage m'a bien botté !



A conseiller à qui?


Si vous aimez la science-fiction où la science n'est pas qu'un prétexte à toutes les folies et que suivre la création et l'évolution d'une nouvelle civilisation humaine vous intéresse, cette trilogie est pour vous !





Voilà voilà. Pour le prochain, j'ai déjà donné le nom à foul, j'ai pas eu de retour donc je suppose que c'est toujours ok. Le prochain sera le père Catabuse !
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MessagePosté le: Sam 24 Mai - 03:13 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Petit dilemme : dois-je jouer la carte de l’originalité et me balader sur un terrain où l’on a peu l’habitude de me voir et donc montrer que je ne me limite pas qu’à certains champs bien précis, ou alors, je me la joue feignasse en assumant pleinement ma fibre de fan boy ?



Bon, je ferai des efforts pour une prochaine fois. :p

Place donc à une saine lecture dont j’étais censé faire la petite review depuis déjà pas mal de temps.



NON! NE PARTEZ PAS! JE VOUS PROMETS QUE CE SERA COOL !



Pourquoi avez-vous lu ce livre ?



Parce je suis un fan boy, je l’ai dit juste avant ! :p

Beaucoup plus sérieusement maintenant, je n’aurai certainement jamais de mon propre chef jeté un œil sur le comics si je n’étais pas tombé dessus par le plus grand des hasards. Il est de notoriété publique que j’apprécie particulièrement cet univers fun et coloré, mais je n’en suis pas au point de m’attarder sur tous les produits dérivés que génère la licence (non, je ne me réfugie pas dans ma chambre en vénérant une statue de Pinkie Pie en papier mâché :p). Je voyais le comics comme étant juste une vaine tentative de tirer un peu sur la corde MLP est faire cracher un peu plus d’oseille aux fans. Je pensais donc gentiment passer mon chemin en toute quiétude jusqu’à ce je découvre quelques planches qui trainées sur le forum memebase. Ce fut juste un déclic monstrueux mais j’y reviendrai après! *____*
Quoiqu’il en soit, je caressais le secret espoir de voir un éditeur qui aurait les cojones de traduire les albums et ce qui fut espéré fut fait ! Bref, ce fut un coup de cœur et je ne pouvais pas passer à côté d’une telle opportunité, surtout si faire parler le porte monnaie pouvait permettre à Urban(l’éditeur en question) de continuer sur cette voie et sortir les tomes suivants. Mais toujours rien à l’horizon, ce qui a tendance à un peu m’inquiéter pour le devenir de la série en France… :’(


Le synopsis



Il faut savoir que chaque album contient trois histoires aux styles graphiques bien différents avec la première constituant le cœur de l’album et qui continue dans le tome suivant, la suivante très courte s’attardant sur un personnage de la série et la dernière faisant office de one-shot , elle aussi se concentrant sur un personnage, et pouvant tout à fait faire office d’épisode à part entière dans la série même si l’on ne ressent pas de continuité. Ces deux dernières sont de qualité variable d’un tome à au autre. Si dans le volume 1 la micro-série se veut particulièrement plate et la troisième histoire plutôt touchante, c’est tout l’inverse qui se produit au tome suivant. Mais vous savez quoi ? On s’en tamponne parce que l’histoire principale surclasse tout et c’est sur celle-ci qu’on va s’attarder, avec Katie Cook au scénario, Andy Price au dessin et Heather Breackel à la couleur.

Par contre, va falloir être à jour dans la série si on veut pleinement apprécier l’histoire et ne pas subir un spoil sauvage en pleine poire, soit avoir au moins en tête les événements de la fin de la saison 2, puisque nous sommes dans la suite directe des événements. Vous êtes prévenus.

Citation:
La vie suit son doucement son cours à Ponyville depuis les derniers évènements au château de la Princesse Celestia. Seulement, quelque chose cloche : ses habitants ne semblent pas dans leur état normal à commencer par les si dynamiques « Chasseuses de marques de beauté »( en français dans le texte. Sic !). Très vite, c’est tout Ponyville qui semble voir ces habitants devenir des zombies. Il ne faudra pas longtemps à Twilght et ses amies pour découvrir le poteau rose et comprendre qui se cache derrière cette sinistre mascarade. Il faudra cependant faire très vite, les Cutie Mark Crusaders(oui je reviens sans prévenir au nom original parce que voilà !) sont en danger, « poulichenappées » par une ennemie à la rancune bien tenace. C’est le début d’une nouvelle aventure dans des contrées particulièrement hostiles où leur faudra se serrer les sabots et revenir en un seul morceau.




Votre avis






Voilà, je pense que tout est dit ! ^___^

Quoi ? Vous en voulez plus ? Bon, soit !

Histoire de vous donner une idée du ton qu’emprunte cette version, sachez que le comics de MLP et au dessin animé du même nom ce que le manga PKMN La grande aventure est à l’anime. Et ouais, ce n’est pas rien mes loulous !



Je constate que vous ne voyez toujours pas où je veux en venir. Je pense qu’une petite image du dit PKMN La grande aventure devrait vous parler un peu plus.



Voilà ! Maintenant, je pense que vous avez saisi. ^^

Entendons-nous bien, vous ne verrez pas des poneys tranchés en deux ou mutilés d’une quelconque façon (quoique…), mais la différence entre les deux médias est tel qu’on peut vraiment se demander si on suit toujours la même œuvre.

Visuellement, on est très loin du côté très pastel de la série animée. Ici, les couleurs sont autrement plus prononcées allant même jusqu’à l’utilisation de teintes vraiment sombres. C’est très surprenant sur le moment, mais on s’y fait assez vite.
Graphiquement, c’est aussi à cent lieues de ce à quoi on a été habitué. Oubliez le côté très propre des ponettes, les auteurs nous offrent un festival de tronches en tout genre. Encore une fois, mention spéciale à Pinkie Pie véritable championne dans ce domaine tous médias confondus. ^^
On n’est plus du tout dans cet aspect lisse et grand public mais ça rend le tout d’autant plus jubilatoire. Surtout que pour une première histoire, certains passages oscillent vraiment vers quelque chose de très glauque, j’en veux pour preuve certains effets d’ombres et de lumières rendant l’ennemie particulièrement effrayante ou plus simplement, des scènes qu’on n’aurait vraiment jamais penser voir dans la série, même si ce n’est que du sous-entendu(la scène du chaton… brr…). Puisque l’on parle de cette « violence graphique», bien que ce ne soit pas une première dans la série animé, les combats sont encore une fois assez surprenants, loin d’un traitement comique comme on a pu voir à la fin de la saison 2. Ça se bastonne pour de bon et ça en est d’autant plus étonnant et fun à voir. Et puis, que dire du final de cette histoire qui ferait presque de l’ombre à une certaine autre fin de saison, c’est vous dire le niveau.

Mais attention, tout cela a beau faire très « serious business » et semblant clairement se destiner à la frange adulte de la série, il n’empêche que le comics n’oublie pas d’être drôle avec ses réflexions encore plus second degré que d’habitude en plus de quelques gags visuels vraiment tordants. Les planches sont aussi fourrées comme un bonbon avec des références à tout va. En seulement une scène de foule, c’est au moins une bonne demi-douzaine de clins d’oeil qui parlera aux fans de la série et quelques jolis petits cameos qui seront de la partie, Blues Brothers et le héros de ma série Magnum en tête. ^^ Il est d’ailleurs très amusant de voir le nombre de guests que la version comics dans son ensemble a ponyfié, soit clairement plus que dans la version animé. Histoire d’en rajouter une couche, il se murmure que des héros bien connus du coin auraient été de l’aventure.


Oui, oui, on parle bien d'eux. ^^




On peut le dire, cette série est vraiment destinée aux passionnés en tout genre. D’ailleurs, nombre de gags issus du fandom y sont repris comme le gag des muffins de Derpy(la ponette atteinte de strabisme, une véritable icône chez les bronies) qui se veut à la base un délire total des fans. Et c’est peut-être ça la grande force du comics, être très proche et à l’écoute de la communauté, quitte à se faire gentiment caricaturer dans l’histoire présentée plus haut. ^^

Bref, les auteurs sont capables de se lâcher pour nous offrir des histoires plus barrés qu’à l’accoutumée et ça fait vraiment plaisir tout en essayant de garder une certaine cohérence vis-à-vis de la série animée tout en proposant sa propre logique. Un effort vraiment louable !

Le seul vrai reproche que je pourrai faire, mais c’est davantage lié à l’édition, c’est sa traduction parfois approximative, mais ce serait vraiment histoire de chipoter. Car tout le reste est une pure bombe, un bonbon autrement plus acidulé qui ne se refuse pas. ^___^


Votre moment




Certainement le moment où nos héroïnes commencent à ouvrir les portes du château dans lequel elles se trouvent. Une page entière de références qui ne passerait pas dans une série destinée à la base à un jeune public. C’est un peu gâcher une des plus belles surprises de l’histoire, mais comme vous serez nombreux à ne pas avoir la curiosité de la zyeuter même en diagonal…

comme vous le voyez, il y a un peu de tout.

« Il » est aussi effrayant en humain qu’en poney celui-là. >_<




Pour qui ?


On ne va pas se mentir, on est dans un pur produit à destination des fans hardcore du dessin animé. Rien que le nombre impressionnant de références à la série à de quoi faire tourner la tête. Le fan plus adulte de MLP FIM se délectera de cette vision alternative presque irrévérencieuse du moule d’origine mais au ô combien jouissive à suivre. Le moins fan prendra tout de même son pied en découvrant les héroïnes sous une autre facette et les haters continueront de détester. Cependant, commencer directement à approcher cet univers par la BD n’est trop dépaysant dans la mesure où l’histoire se suit plutôt bien et qu’elle reste agréable à suivre. Je ne peux donc que vous encouragez à laisser à cette histoire sa petite chance pour que vous puissiez vous dire «Mince ! MLP FIM, c’est aussi ça !? Qui l’eut cru ? ».

En bref, une histoire surprenante pour une série de qualité qui en plus se paye le luxe de s'adapter merveilleusement à son nouveau support.







Et pour le prochain à passer dans le cabinet, KoW, I choose you !
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MessagePosté le: Lun 9 Juin - 19:28 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Youhou, it's my turn cumberbgif . Et je vais suivre mon voisin du dessus avec la même catégorie de livre (rien d'étonnant quand on me connaît :P), qui plus est un comics très réputé :


La ligue des Gentlemens Extraordinaires (l'intégrale) :





Pourquoi avez-vous lu ce livre ? :

Disons le d'entrée, ce n'est pas l’adaptation cinématographique qui m'a pousser à le lire ^^. Oubliez le film (pour peu que vous-vous en souvenez encore), car ici il s'agit bien d'une œuvre phare d'un des plus grands auteurs de comics book depuis ces dernières années, j'ai nommé Alan Moore. Ayant déjà lu quelques uns de ses plus fameux travaux (Watchmen, Kiling joke, V pour vendetta – dont Enitu en a parler un peu plus haut – From Hell et Miracleman, pour ne citer qu'eux) je me disais qu'il me manquait cet autre série encensé par la critique (récompensée par cinq Eisner Awards !), narrant les aventures de la ligue des Gentlemens extraordinaire. Pour tout dire, j'ai toujours voulu lire ce comics mais à l'époque j'avais déjà louper les deux premiers tomes qui avait été éditer pat Panini >_< ! C'est donc naturellement que je me suis tourner vers l'intégrale lors de ma dernière visite à ma librairie (au détriment de mon porte monnaie ^^). Mais si cette série m'intéresse, c'est bien par ce qu'elle est réputé pour être la plus atypique de toute les œuvres de Moore, non pas pour les dessin un peu spécial d'O'Neill (celui-ci se rapprochant parfois d'un style BD européenne), mais surtout pour le contexte de son histoire.

Mais parlons en justement de son histoire....


Le synopsis :

La particularité de cette série, comme a essayer de le présenter maladroitement le film, c'est qu'elle met en scène des personnages provenant exclusivement de littérature romanesque, plongé dans un monde façon steampunk de l'ère victorienne (quelle drôle d'idée n'est-ce pas ?). On y vois ainsi le Dr Henry Jekyll (accoquiné de son double Mr Hyde), Mina Murray (du roman de Dracula), Allan Quatermain, le Capitaine Nemo (celui de Jules vernes), et l'homme invisible Hawlet Grinfin former une ligue de justicier au service du gouvernement Britannique. Leur mission ? Sauver Londre et même l’Angleterre de menace parfois bien mystérieuse.

Citation:
Le XXe siècle se profile et l'heure est aux grands boulversements. Au sortir de la chaste et poussiéreuse ère victorienne, on a plus que jamais besoin de champions. L'énigmatique Campion Bon réunit donc sous l'égide des services secrets de sa majesté une équipe, ou pour mieux dire, une véritable ménagerie. Ces individus aux talents incroyables sont capables d'accomplir les exploits les plus extraordinaires. Mais Allan Quatermain, Mina Murray, le capitaine Nemo, le Dr Heny Jekll, Edward Hyde et Hawley Griffin découvrent vite qu'on leur confie bien plus que de simple missions d'espionnages. S'ils survivent à leur première opération contre le diabolique Docteur, ils devront combattre une menace encore plus étrange.....tombées des étoiles




Votre avis :

C'est génial *_* ! Avec Moore je m'attendais bien sûr à quelque chose de bon, mais là je trouve qu'il fait vraiment fort. Le fait d'utiliser des héros de littérature populaire pour en faire une sorte de Justice League, déjà sur le papier ça a de la gueule, mais en plus de ça il réussit à unifier leur univers respectif (et même plus, puisque ça touche d’autre classique) pour en faire un monde totalement cohérent. Un monde qui vous explique par exemple comment aurait disparu Sherlock Holmes, ou qui vous présente encore un Campion Bond supposé être le grand père d'un certain 007 (mais j'ai cru comprendre que c'était surtout une question de copyright ^_^). Dans ces conditions il n'est pas étonnant non plus de voir au détour d'une page, un personnage comme John Carter au prise avec des martiens de.....La guerre des mondes (je vais rester gentil pour les références tellement ça foisonne de détails) ! Toutes les œuvres classique y sont un peu mélanger et se complète d'une bien belle façon, c'est très fin, pour ne pas dire très British . Pour ce qui est du dessin, le style de Kevin O'Neill peut détonner avec les grosses productions du Big two (Marvel et DC), ce qui n'est pas plus mal et permet d'apporter pas mal de détail et d'humour dans les cases. Aussi, comme Watchmen, le livre est agrémenter de texte et de rapport factice nous apprenant pas mal de choses intéressante sur le background de la série (telle que la prochaine menace que pourrait avoir à affronter la ligue : Quoi, vous avez dit les Grands Ancien de Lovercraft :cthulhu: ?). On dit souvent que la réalité dépasse la fiction, là je dirais que c'est plutôt la fiction qui l'emporte :).



Votre moment :

Il y a pas mal de moment que j'ai apprécier, surtout les passages de l'homme invisible, qui lui, est une véritable ordure, mais donne par sa « présence » de foutue moment d’anthologie ^^. Mais si je devais en retenir un, ça serait certainement sa première apparition dans l'institut pour jeunes filles, où les miracles de l’immaculé conception sont pour ainsi dire....monnaie courante ( xD). La scène de terreur avec Mr Hyde contre les martiens était pas mal également.



Pour qui ? :

Dans un premier temps je pourrais conseiller ce livre à tous ceux qui aiment les comics, mais pas seulement, car on sent un petit coté BD européenne ici. Ceux qui aiment la littérature en général pourront aussi y apprécier la pléthore de références contenu dans cet album (c'est un peu comme si on avait la suite des aventures de tous ces héros littéraire, mais retranscris dans un comics). C'est donc un fourre-tout assez plaisant où tout le monde peut y trouver son compte finalement, même ceux qui auraient justement détester le film : ces personnes-là pourraient avoir une agréable surprise ici. De même pour ceux qui aime Alan Moore, et qui n'auraient pas encore lu cette série, je ne peux que vous conseiller d'allez l'acheter (si votre porte monnaie peut le supporter bien sûr ^_^).



Quant au prochain à passer, je choisi vista . Je suis curieux de savoir ce que peux lire un robot
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MessagePosté le: Mar 24 Juin - 10:33 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

Un avis qui sera court précis circoncit comme dirait mon ami Jacob.


Ces temps ci je lis malheureusement pas, au collège, comme beaucoup je lisais pas mal de roman d'Heroic Fantasy et de Fantastique, des romans que j'aurai aimé continuer pour certains mais dont le destin a décidé autrement ^^

Mais je ne vais pas vous parler de ces livres, non pas que je les renie (du tout du tout) juste que je ne vois pas dire autre chose que "c'est cool".

Du coup je vais enchaîner sur un truc plus récent. Car oui si j'ai dis que ces temps ci je lisais rien, c'est un peu faux, je m'en vais vous conter le pourquoi du comment.

Mon frère fait du piano et j'ai eu mon permis de conduire il y a peu. Ces deux éléments se rapprochent très vite quand il est vite devenu admis que j'amène mon frère au piano, une sorte de conservatoire plus fat avec une médiathèque. Plutôt que de faire 106 000 allers retours en une heure je décide donc de rester à la dite médiathèque (où ces cons ont eu l'idée de pas foutre de clim) histoire de lire un peu, notamment un magazine que je connaissais de réput' mais que je n'avais jamais eu l'occasion de lire. Ce magazine traite de musique électronique allant du mainstream au semi underground.

Je parle de Tsugi


(Cover choisie au hasard bien sur :3)

Qu'avons nous dans ce magazine ?
Des interviews, des descriptions d'artistes, d'albums, des analyses de sortie (avec le bon comme le mauvais), les descriptifs de soirées ainsi que les perf (ou non) des DJ ainsi que les prochaines dates à ne pas louper.
Ce qui est bien c'est que tout le monde peut y trouver son compte vu la pluralité de bords traités, par exemple moi je suis tout bonheur de constater que dans chaque magazine lu pour le moment il y a une référence aux Daft ou à la French touch en général. Ce magazine permet de mettre en avant d'excellents artistes un peu boudés du grand public comme Jackson and His computer Airband ou même Darkside. Le magazine ne tombe pas dans le trip Hipster Underground puisque il va aussi traiter d'artistes connu comme Diplo ou Stuck In The Sound.

Si on peut parfois reprocher un certain consensualisme (oui Daft Punk c'est bien, Oui Rihanna c'est commercial, merci Tsugi pour cette prise de risque) et un manque d'ouverture (cracher sur le dernier Bloody Beetroots sans expliquer pourquoi utilisant la mauvaise notoriété du groupe dans le milieu "intellectuel" de la musique électronique c'est très très facile) force est de constater que ce magazine recouvre un champ large d'écoute et a le mérite d'être relativement intègre dans sa démarche.
Bref surement un magazine auquel je m'abonnerai faut voir, si vous êtes un temps soit peu curieux et intéressé par la musique électronique (mais pas que, ils parlent aussi de Metronomy ou Franz Ferdinand) je vous conseille ce magazine.



J'invite Nao pour le prochain à passer !
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MessagePosté le: Mar 24 Juin - 15:31 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

vista a écrit:
Un avis qui sera court précis circoncit comme dirait mon ami Jacob.


Ces temps ci je lis malheureusement pas, au collège, comme beaucoup je lisais pas mal de roman d'Heroic Fantasy et de Fantastique, des romans que j'aurai aimé continuer pour certains mais dont le destin a décidé autrement ^^

Mais je ne vais pas vous parler de ces livres, non pas que je les renie (du tout du tout) juste que je ne vois pas dire autre chose que "c'est cool".

Du coup je vais enchaîner sur un truc plus récent. Car oui si j'ai dis que ces temps ci je lisais rien, c'est un peu faux, je m'en vais vous conter le pourquoi du comment.

Mon frère fait du piano et j'ai eu mon permis de conduire il y a peu. Ces deux éléments se rapprochent très vite quand il est vite devenu admis que j'amène mon frère au piano, une sorte de conservatoire plus fat avec une médiathèque. Plutôt que de faire 106 000 allers retours en une heure je décide donc de rester à la dite médiathèque (où ces cons ont eu l'idée de pas foutre de clim) histoire de lire un peu, notamment un magazine que je connaissais de réput' mais que je n'avais jamais eu l'occasion de lire. Ce magazine traite de musique électronique allant du mainstream au semi underground.

Je parle de Tsugi


(Cover choisie au hasard bien sur :3)

Qu'avons nous dans ce magazine ?
Des interviews, des descriptions d'artistes, d'albums, des analyses de sortie (avec le bon comme le mauvais), les descriptifs de soirées ainsi que les perf (ou non) des DJ ainsi que les prochaines dates à ne pas louper.
Ce qui est bien c'est que tout le monde peut y trouver son compte vu la pluralité de bords traités, par exemple moi je suis tout bonheur de constater que dans chaque magazine lu pour le moment il y a une référence aux Daft ou à la French touch en général. Ce magazine permet de mettre en avant d'excellents artistes un peu boudés du grand public comme Jackson and His computer Airband ou même Darkside. Le magazine ne tombe pas dans le trip Hipster Underground puisque il va aussi traiter d'artistes connu comme Diplo ou Stuck In The Sound.

Si on peut parfois reprocher un certain consensualisme (oui Daft Punk c'est bien, Oui Rihanna c'est commercial, merci Tsugi pour cette prise de risque) et un manque d'ouverture (cracher sur le dernier Bloody Beetroots sans expliquer pourquoi utilisant la mauvaise notoriété du groupe dans le milieu "intellectuel" de la musique électronique c'est très très facile) force est de constater que ce magazine recouvre un champ large d'écoute et a le mérite d'être relativement intègre dans sa démarche.
Bref surement un magazine auquel je m'abonnerai faut voir, si vous êtes un temps soit peu curieux et intéressé par la musique électronique (mais pas que, ils parlent aussi de Metronomy ou Franz Ferdinand) je vous conseille ce magazine.



J'invite Nao pour le prochain à passer !


Juste, Stuck in the sound c'est pas très connu (faut pas déconner) et c'est surtout beaucoup plus rock que Metronomy (voir ce groupe dans un mag éléctro n'est pas étonnant, Stuck In The Sound, énormement plus).
Et j'aime beaucoup te voir mettre une couverture Air rien que pour me rameuter, good job man ;p
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 19:55 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

petite annonce estivale


Un bel été s'annonçant, nous allons ralentir le rythme des parutions, ainsi nous nous retrouvons avec :
- Nao pour le 10 juillet environ
- le suivant pour en gros le 5 août
- puis le encore suivant pour début septembre ( où ensuite nous retrouverons une présentation toutes les deux semaines)

En espérant que tout ce petit monde soit à l'heure, bonnes vacances
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Naorim
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MessagePosté le: Jeu 10 Juil - 10:53 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

BLOCKBUSTER  
Philosophie & Cinéma 
Sous la direction de Laura Odello 

 
 
  
Pourquoi avez-vous lu ce livre ? 

 
Pour tout vous raconter, avec la deadline que m’avait fixé Foul, je pensais que je vous parlerai de l’intégrale 4 de Game of Thrones. Mais il se trouve que je n’avais pas envie de vous parler de ce livre.  
Interlude GOT - Tout d’abord, parce que GOT, ça semble évident de pourquoi je le lis, je ne peux pas mettre de synopsis sans me faire tuer par les membres qui ne regardent que la série et les personnes à qui je le recommande semblent aussi facilement déductibles. Et enfin, mon avis, pas mal de personnes le connait, j’ai trouvé les trois quarts chiants, le dernier quart rattrapant quelque peu (mais vraiment peu) les dégâts. (Je viens donc de vous faire un « cabinet de » sur l’intégrale 4 de GOT.) Fin de l’interlude GOT 
Aussi, cherchais-je un livre qui pourrait se lire rapidement. Au début, je pensais à un classique que je n’aurais pas lu (Le Meilleur des Mondes par exemple). Mais je ne sais pas bien pourquoi, ce n’était pas ce dont j’avais envie en ce moment. Le problème étant : de quoi j’avais envie ?  
Pour dire vrai, j’ai à un moment baissé les bras et me préparais à vous parler de GOT. Puis, samedi dernier, nous passons devant la FNAC avec Bifidus. Je décide d’aller aux rayons des livres. Puis, je passe devant le rayon « cinéma » des livres. A ce moment, je repense au moment où je cherchais un cadeau de dernière minute à une amie, j’avais envisagé de lui offrir un livre sur le cinéma. Et là je me dis : « pourquoi pas ? ».  
Je regarde et puis je tombe sur ce livre que je trouve intéressant : Blockbuster – Philosophie & cinéma.  J’ai toujours trouvé intéressant l’analyse des blockbusters. Comme de tout, il y en a de qualité et d’autres de moins bonnes. Mais pourquoi considérer des blockbusters avec une image négative de film à pop-corn où l’on doit éteindre son cerveau avant de regarder le film (cette fois, j’ai réussi à le dire vista) ?  
De plus, j’ai toujours aimé lire les analyses de film. Quand on décortique certaines scènes ou un scénario pour trouver les intentions cachées du réalisateur par exemple.  
Et enfin, je dois l’avouer, le dernier est d’ordre marketing. Il s’agit d’un joli bouquin qui semble de qualité. La couverture avec Bruce de Jaws (Les dents de la mer) claquant plutôt bien. 
Me voilà donc embarquée dans la lecture de ce livre avec une seule interrogation : le finirais-je avant le 10 juillet ? Pour rappel, je l’ai acheté le 5 juillet après-midi et je suis une lectrice plutôt lente… Spoiler alert : je l’ai fini, sinon je ne vous en parlerai pas. 

 
Le synopsis 

 
Il va être assez dur de résumer le livre, je l’avoue. 
Le livre est composé de sept chapitres, chacun étant écrit par un auteur différent et chacun ayant un thème différent. Chaque chapitre a un film (ou une saga) principal (mais pas unique !) où l’auteur va tenter de le décrypter.  

 
I – Exploser les images, saboter l’écran (Laura Odello) 
Chapitre à portée introductive avec l’évocation et une mini-analyse (mini) de plusieurs classiques du Blockbuster.  
Films principalement étudiés : les Gremlins.  
II – Sons of a pitch : prequels, sequels, Aliens et autres monstres (Matthieu Potte-Bonneville) 
Films principalement étudiés : la saga Alien et (la critique de) Prometheus en particulier.  
III – Titanic et autres paquebots : rêveries et dérives d’une industrie lourde (Hervé Aubron) 
Film principalement étudié : Titanic.  
IV – Le blockbuster, entre hausse et basse définition (Antonio Somaini) 
Pas de film en particulier, plusieurs analyses courtes de pas mal de blockbusters. 
V – Echanges de vue et économie des regards : King Kong, Godzilla et l’œil du capital (Peter Szendy) 
Films principalement étudiés : King King et Godzilla.  
VI – Etat de légitime défense. Batman ou la force obscure de la démocratie (Simone Regazzoni) 
Films principalement étudiés : la trilogie Batman de Nolan.  
VII – La dictature du prolétariat à Gotham City (Slavoj Žižek) 
Films principalement étudiés : la trilogie Batman de Nolan.  
  
Votre avis 

 
Même si j’ai dévoré le livre (lu en 4 jours juste dans les transports – avec un seul aller-retour Paris/Le Mans dans le lot), je suis un peu déçue. Je ne saurai pas bien expliquer pourquoi si ce n’est que parfois la philosophie prend parfois le pas sur le cinéma chez certains auteurs et que je ne suis pas forcément convaincu par certains arguments (par exemple l’acharnement contre les « intellectuels de gauche » puisque, selon moi, des « intellectuels de droite » rejoignent également l’idée que Regazzoni analyse – ou du moins j’espère… –  il y fait une distinction qui n’a pas lieu d’être au du moins qui ne correspond pas à un clivage gauche/droite). J’aurais sûrement préféré un livre plus centré sur le cinéma mais ça, je ne peux le reprocher au livre puisque son sous-titre annonce clairement la double analyse philosophie et cinéma. Je crois que j’ai eu des désaccords avec presque tous les auteurs sauf un, où j’ai un doute, en tout cas celui que j’ai le plus apprécié : Echanges de vue et économie des regards : King Kong, Godzilla et l’œil du capital. 
Enfin, si j’ai lu le livre aussi vite c’est que tous les auteurs ont un style agréable et assez compréhensible concernant les aspects philosophiques abordés. 

 
I – Exploser les images, saboter l’écran (Laura Odello) 
Une jolie analyse de l’explosion (invocation Takamari !) et notamment l’étude d’une image qui illustre bien la charge explosive des images cinématographiques (tiré d’un non blockbuster certes, j’ai nommé Sabotage d’Hitchcock).  
II – Sons of a pitch : prequels, sequels, Aliens et autres monstres (Matthieu Potte-Bonneville) 
La force de chapitre réside dans sa qualité à démontrer qu’il est dur de faire des prequels et des sequels sans perdre en qualité (et sans séquelle ?) notamment du point de vue scénaristiques. 
III – Titanic et autres paquebots : rêveries et dérives d’une industrie lourde (Hervé Aubron) 
Le blockbuster, ça n’est pas ce détourner de l’iceberg, c’est foncer dedans ! 
IV – Le blockbuster, entre hausse et basse définition (Antonio Somaini) 
Il s’agit de l’un des chapitres qui m’a le moins convaincue, dans ce chapitre, il y est défendu l’idée que la dualité entre haute et basse définition correspond à l’analyse des températures variables (si vous ne comprenez rien à ce que je dis c’est normal). Je n’ai pas adhéré au concept.  
V – Echanges de vue et économie des regards : King Kong, Godzilla et l’œil du capital (Peter Szendy) 
<3 
VI – Etat de légitime défense. Batman ou la force obscure de la démocratie (Simone Regazzoni) 
J’en ai parlé précédemment. Je trouve cependant la lecture de ce chapitre assez intéressante : certaines idées y sont bonnes, d’autres beaucoup moins – à mes yeux – et même si je ne partage pas la majorité des idées, c’est toujours instructif d’avoir une même vision. 
VII – La dictature du prolétariat à Gotham City (Slavoj Žižek) 
C’était mieux parti que pour le chapitre d’avant mais ça revient un peu la même chose mais en mieux argumenté et du coup en plus convaincant.  

 
Votre moment 

 
* * * 

 
Godzilla [de 1998], on le sait, n’aura pas été le succès escompté. Le film, avec ses 375 millions de dollars engrangés en salles aura déçu les attentes suscitées en termes de retour sur investissement, le reléguant au troisième rang des blockbusters de cette année 1998, après Armageddon et Il faut sauver le soldat Ryan. Un insuccès – tout relatif – que le réalisateur Roland Emmerich attribua au marketing exagéré, au battage médiatique et commercial orchestré par Sony de façon démesurée. 

 
C’est peut-être pour cette raison que, malgré son mauvais score au box-office, Godzilla est devenu comme l’emblème du film commercial par excellence. Ainsi, dans Panique à Hollywood, une comédie réalisée par Barry Levinson en 2008, visiblement dans l’idée de dénoncer des pratiques hollywoodiennes en vigueur, ce qui semble valoir comme métonymie du blockbuster en général, c’est l’œil de Godzilla – ou tout du moins l’œil d’un grand lézard générique (comme on parle de médicaments génériques).  

 
Ben (Robert de Niro), un producteur hollywoodien sur le retour, et Jeremy Brunell (Michael Wincott), un réalisateur intransigeant qui se tient lui-même en haute estime, sont assis dans la salle d’attente d’un bureau de la productrice Lou Tarnow (Catherine Keener), laquelle s’apprête à les recevoir pour négocier – pour imposer, plutôt – une nouvelle fin au film qu’ils viennent de tourner et de monter. Sur le mur, une affiche depuis laquelle l’œil placardé du reptile géant les regarde.  

 
Un œil et un nombre : 810 millions de dollars, Ben commente : « au bout du compte, il n’y a ni réalisateur, ni stars, ni même un titre, juste un chiffre. Un gros chiffre. » 

 
[Normalement ici il y a l’image en question de l’œil et du nombre.] 

 
Ce commentaire désabusé de Ben s’inscrit dans un jeu triangulé d’échange des regards, entre lui, le réalisateur et l’Œil majuscule du capital. Si bien que l’affiche ne fait pas que simplement surplomber ceux qui sont assis en dessous, comme sous son impératif imposé d’en haut et du dehors : elle n’est pas, comme voudrait le faire croire le film dans sa naïve critique d’Hollywood, une simple loi externe, une contrainte de réalité économique dont il s’agirait de s’accommoder tant bien que mal. Et dont on pourrait librement s’affranchir en optant peut-être pour une économie parallèle au cinéma de masse et à ses exigences productives. 

 
            Il vaudrait la peine d’analyser toutes les trajectoires, de cartographier toutes les directions que prennent ici les yeux des acteurs, jusqu’au gros plan sur Jeremy fixant l’Œil capital qui le fixe. Ce qui apparaît clairement, c’est que l’argent – la somme affichée en dollars – est ici non seulement le signe ou l’équivalent général de l’échange de valeurs et de la valeur d’échange, mais il semble désigner également ce qui anime les regards. Ce qui les met en circulation, en tant que points de vue qui, eux aussi, s’échangent et valent l’un pour l’autre, l’un contre l’autre.  

 
* * * 

 
Pour qui ? 

 
Pour les amoureux du cinéma, pour ceux qui sont curieux de cinéma, pour ceux qui veulent aller plus loin dans leur rapport au cinéma. Et pour ceux qui veulent changer d’un roman classique et s’attaquer à un essai franchement facile à lire. A noter, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les films pour comprendre les idées exprimées. En revanche, ça spoile.  
Je le recommande au bémol près que je pense qu’il doit y avoir de meilleures analyses des blockbusters tout aussi abordables. Mais ne sachant par où commencer, ça peut être pas mal.  
Après, ce n’est pas une lecture indispensable et si vous n’avez pas plus tenté que cela et que vous n’avez pas lu le classique 1984, c’est plus lui que je vous recommande. Je sais ce n’est pas le but de cette rubrique, mais n’étant pas entièrement satisfaite du livre, je préfère recommander une valeur sûre. 

 
Le prochain ?  

 
Le prochain livre sera l’intégrale 5 de GOT et le prochain à passer sera Plouf. Que j’ai réussi à motiver pour ce topic, oui messieurs dames ! 
  
  

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MessagePosté le: Jeu 4 Sep - 17:57 (2014)    Sujet du message: Dans le cabinet de... Répondre en citant

C'est donc tout à fait dans les temps que je continue la chaîne ! Et quoi de qu'un petit livre tout mignons sur un sujet tout choupinou ? En avant pour :

Le chat Maine Coon

Euh... Pardon, en avant pour :

The Feynmann Lectures on Physics




Hein ? Pourquoi tu lis ce truc ?

Parce que la physique est un sujet qui m'intéresse et que dans ce milieu, cet ensemble de livre fait un peu office de référence de manière globale (au sens où cela présente — pratiquement — toute la physique académique telle que l'on peut l'étudier en licence/master, sans pour autant être la référence dans un domaine précis). Mais je pense qu'il est temps de faire une


~ courte présentation digestive ~


Au début des années 60, alors qu'il enseignait à l'université de Caltech (California Institute of Technology) dans ce cher pays très gentil et pas du tout terroriste, Feynmann décida de faire une expérience au près de ses élèves : le but était d'élaborer une nouvelle approche de la physique, afin d'intéresser les plus intéressés et de ne pas perdre l'intérêt des autres.

A ce but, Feynmann (dans les faits le livre est une collaboration de trois physiciens, mais c'est Feynmann l'auteur "principal") décida de mêler la physique classique avec les résultats les plus récents de la physique contemporaine, sans pour autant omettre des pans importants de la théorie. Le cours est aussi très expérimental dans le sens où Feynmann livre sa vision de la physique, qui, à l'époque, était assez novatrice, tout en mettant en premier plan le plus important dans toute pensée scientifique : l'expérience.

Dans les faits, le cours se décompose en trois (ou cinq) tomes : les deux (ou les quatres) premiers parlent de la physique dite "classique", tandis que le dernier traite de la mécanique quantique — qui était très neuve à l'époque.

Voilà. C'était la
~ courte présentation digestive ~



Et c'est bien ton bidule ? Parce que j'en ai soupé de la physique au lycée !

De par son caractère très personnel et — relativement — peu formel (c'est-à-dire pas uniquement composé d'abstraction mathématique), le cours se lit très bien : on suit les pensées de Feynmann sur tel ou tel sujet et c'est vraiment passionnant pour peu que l'on s'intéresse de loin à la physique.

Il faut savoir que, Feynmann étant bon pédagogue, ce cours a fait (et fait) relativement l'unanimité : de nos jours la plupart des cours de physiques suivent ce modèle, de plus ou moins loin.


Les instants de grâce de Feynmann

Parce que les physiciens sont des gens raisonnés : « Mais moi je ne sais pas m'arrêter. Donc au lieu de laisser cela comme remarque intéressante, je vais vous scandaliser et vous dégoûter par les complexités de la vie. » ; et qu'ils ont une compréhension avancée du monde qui nous entoure : « Donc l'origine de la foudre n'est pas pas vraiment complètement comprise. Nous savons qu'elle provient des orages. »
Ah la la, sacré Feynmann...


Et c'est imbitable ?

Honnêtement ? Pas du tout. Ce n'est pas toujours simple à lire — les principes abordés pouvant être complexe —, mais c'est toujours présenté de manière très didactique avec plein de considération physique intéressante.
Et Feynmann part de zéro en "construisant" toute la physique moderne — presque — sans prérequis, donc il ne faut pas avoir peur d'être perdu au départ ; ça commence très bas pour arriver très haut.
Si le sujet vous intéresse, il ne vous reste plus qu'une chose à faire...


Pour la suite faudrait prendre quelqu'un de reprendre le rythme... Silen... euh.. Houblon Warrior me semble être cette personne de confiance ! En plus il pourra parler d'un truc über original :3
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:38 (2017)    Sujet du message: Dans le cabinet de...

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