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Les alcools de France et de Navarre

 
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mister K
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MessagePosté le: Sam 29 Mar - 12:06 (2014)    Sujet du message: Les alcools de France et de Navarre Répondre en citant

Souvent décriés pour leurs conséquences sur les personnes irresponsables, parfois craints, habituellement associés aux ivrognes, aux russes ou autres personnes à l’hygiène douteuse, les alcools forts ont pourtant leurs bons côtés si consommés avec une modération somme toute relative mais suffisante pour rester maître de soi. Il est donc temps de réhabiliter ces boissons dont la forte teneur en alcool n’empêche pas un goût et une odeur parfois incomparables et inégalables dont l’appréciation en bon connaisseur pourra vous faire briller en société !





La liste traitée se voudra non-exhaustive. Pour rappel, sont considérées comme alcools fort les boissons de degré supérieur à 18°. Bonne lecture !

-L’absinthe : Originaire de Suisse, apparu à la fin du 18ème siècle, titrant entre 45 et 90°, l’absinthe a cette particularité d’avoir une préparation ritualisée. En effet, il ne s’agit pas simplement de réaliser une vulgaire dilution mais de faire en sorte que les aromes végétaux ressortent particulièrement bien afin de ne pas gâcher le précieux liquide. Pour cela, il faut en fait verser de l’eau froide goutte par goutte sur un morceau de sucre posé dans une cuillère elle-même déposée au-dessus du verre préalablement dosé avec l’absinthe. Ainsi, vous comprendrez que boire de l’absinthe est un art.


-Le calvados : Originaire du département français du même nom, la création de cet alcool de pomme semble remonter au milieu du 16ème siècle. Il est intéressant de constater que l’usage veut que cet alcool, qui va de 40 à 45°, soit réservé exclusivement aux repas, en général d’une durée importante. Son côté passe-partout lui permet d’être servi à n’importe quel moment, de l’apéro au dessert en passant par le fameux « trou normand » qui facilite la digestion du plat précédent avant de passer au suivant.


-La chartreuse : Originaire de la région montagneuse du même nom près de Grenoble, cette liqueur de 55° (pour la variété d’origine, la verte, la chartreuse jaune faisant 42°), contient pas moins de 130 variétés de plantes différentes. Le secret de sa fabrication est bien gardé depuis le début du 17ème siècle par l’ordre des moines chartreux, et deux de leurs représentants perpétuent le secret de la fabrication de ce breuvage si renommé que les ZZ Top lui ont dédié une chanson et que Quentin Tarantino lui rend hommage dans son film Death Proof.


-Le pastis : Boisson habituellement associée à Marseille et à l’apéritif, cet alcool à l’anis garde une popularité intacte depuis sa création au début du 20ème siècle. Il titre à 40° voire 45°, ce qui dans ce dernier cas lui donne l’appellation de « pastis de Marseille ». Lors de la dilution dans l’eau, le pastis subit une émulsion à l’échelle microscopique, ce qui le fait passer de transparent à jaune laiteux. On dit alors que le pastis « louchit ». Néanmoins la couleur jaune n’est jamais due qu’à la présence d’un colorant. Il peut toutefois être sympathique de pouvoir expliquer ce phénomène chimique lors de vos apéritifs !


-Le porto : Vin portugais dit « muté », le porto existe depuis l’Antiquité mais a attendu le début du 18ème siècle pour être fabriqué sous sa forme actuelle. En effet, l’astuce du porto est qu’à un moment précis de la fermentation, de l’eau-de-vie de vin est ajoutée au vin de base et le fait monter à 20° d’alcool. Cet ajout permet de stopper la phase de fermentation classique et d’entamer la phase de vieillissement du produit final qui a fait sa renommée dans le monde entier.


-Le rhum : Cette eau-de-vie a commencé à être produite au début du 17ème siècle aux Amériques, après l’importation des cannes à sucre d’Asie en passant par l’Europe. C’est Christophe Colomb lui-même qui est le premier à implanter les cannes à sucre. La fermentation, la distillation du jus de canne à sucre et enfin le stockage du rhum résultant, selon sa durée, donneront un rhum blanc, ambré ou vieux. Cette boisson a été très répandue sur les navires pour de prétendues vertus médicinales. Les excès ont poussé à diluer le rhum dans le l’eau de source sur les navires, donnant le fameux grog.


-La tequila : Boisson mexicaine apparue au 17ème après que les espagnols aient importé la technique de la distillation aux locaux pour leur jus d’agave, la tequila va de 35 à 55°. La tequila a souvent une réputation difficile du fait que son prix oblige souvent à se limiter sur la qualité et pourtant elle a de solides arguments, pour peu qu’on sache la boire. Classiquement, la tequila est consommée en shooter, et il existe bien entendu le dérivé dit « tek paf » incluant du sel et du citron pour atténuer son fort goût.


-La vodka : Cette eau-de-vie de pomme de terre ou de céréales à 40° d’alcool, contrairement à la croyance populaire, est originaire de Pologne et non de Russie. Elle a connu un fort développement dans le courant du 16ème siècle. Elle souffre parfois d’une mauvaise réputation d’une part du fait de l’apparition de vodkas très bon marché mais frelatées et d’autre part de la réputation de ses consommateurs les plus assidus, les russes. Il est néanmoins idiot de galvauder ce breuvage dont l’absence de goût de base due aux multiples distillations ouvre la porte à toutes les aromatisations possibles et, pour peu qu’on y mette un peu le prix, sera tout à fait respectable.


-Le whisky : Cette eau-de-vie de céréales, dont la paternité est depuis longtemps disputées entre écossais et irlandais, est apparue des le 12ème siècle. Titrant à minima à 40°, il est le produit d’un processus complexe avec un vieillissement en fût de chêne devant être de minimum 3 ans. A l’instar de la vodka, le whisky est victime de la mauvaise réputation des sous-marques poussant à en consommer dilué dans du cola. Les meilleurs whiskys sont pourtant très goûtus et se boivent sec, sans glaçons, avec éventuellement un très léger ajout d’eau.




Voilà ! J’espère que ce rapide exposé vous aura intéressé et réconcilié avec ces boissons qui ne demandent qu’à être appréciées et non pas sifflées avec toute l’inconséquence du monde !

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MessagePosté le: Sam 29 Mar - 12:06 (2014)    Sujet du message: Publicité

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ange bleu
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MessagePosté le: Sam 29 Mar - 17:24 (2014)    Sujet du message: Les alcools de France et de Navarre Répondre en citant

Haha, jeudi soir mon pote Marc s'est lancé dans un exposé sur les alcools français, quelle coïncidence! Bon, le sien était bien plus improvisé mais peut-être plus complet, là tu as zappé tous les alcools régionaux et les vins :p
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Cassie
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MessagePosté le: Sam 29 Mar - 23:29 (2014)    Sujet du message: Les alcools de France et de Navarre Répondre en citant

J'ai une question : Est-ce que la poliakov est considérée comme de la vodka ?
Sinon super ton petit exposé :)
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ange bleu
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MessagePosté le: Dim 30 Mar - 17:21 (2014)    Sujet du message: Les alcools de France et de Navarre Répondre en citant

Cassie a écrit:
J'ai une question : Est-ce que la poliakov est considérée comme de la vodka ?


la Poliakov c'est une marque de vodka, tout comme la Sobieski par exemple! Et sous ces marques tu trouves aussi des dérivés de vodka, type liqueurs et différentes variétés, comme la Zubrowska à l'herbe de bison.
ça me fait penser que dans une semaine je boirai de la vodka 100% russe et de qualitay (ouais je sais, cool ma vie hein? ça fait un peu alcoolique, du coup petite pensée pour Enitu :p l'alcool n'est ni une fin, ni un moyen, c'est un plus à mon sens, totalement contingent)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:42 (2017)    Sujet du message: Les alcools de France et de Navarre

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