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Chrono critique
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Broccoli
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PostPosted: Tue 12 Nov - 23:14 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

On notera tout de même la présence à l'écran de Terry Gilliam en tueur fou hurlant son admiration pour le globophage, ainsi que Gaspard Noé et Jan Kounen en tollard qui regardent amoureusement Albert Dupontel s'évader. Dommage qu'il n'arrive pas à être à la hauteur de cette triple paternité affolante °_°
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PostPosted: Tue 12 Nov - 23:14 (2013)    Post subject: Publicité

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Houblon Warrior Orange
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PostPosted: Thu 14 Nov - 01:45 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Ah tiens j'avais pas remarqué que c'était Terry Gilliam.
Pr-Pr-S: La classe ...
Pr-Pr-Pr-S: Bon sinon, encore un film français.


Quai d'Orsay - Bertrand Tavernier


Après un film sur la magistrature, voici maintenant la politique. La comédie choisit donc encore une fois un des domaines les plus comiques (prenait cette phrase comme une pique ou de l'ironie selon votre envie).
Mais cette fois ci c'est de la comédie traité de manière sérieuse. A l'inverse de 9 mois ferme, où tout est décalé dans le débile et l'absurde (réussissant plus ou moins), ici on est plus de l'ordre du satyre, de l'humour dans le fond et non dans la forme.
Ce film aussi est drôle, certaine séquence sont vraiment très sympa, et des running gag fonctionne bien. En faite, la première partie fait quasiment toujours mouche. L'histoire exposé est assez intéressante, nous montrant Arthur un jeune diplômé de l'ENA qui trouve un poste au ministère des affaires étrangères. On vit avec lui son entrée dans ce milieu "hostile", j'ai trouvé d'ailleurs le premier acte très bon. Dommage que la suite ne réutilise pas vraiment ce qu'il présente au début. En faite le film a deux parties, la première où on découvre le ministère, ses personnages, leurs gimmicks, leurs personnalités, ... Et une deuxième partie où quasi plus rien n'est construit et on essaye de faire avancer le film. Et c'est un peu le problème du film. Car la dernière demi heure est un peu lourde à avaler, quasiment plus rien n'est crée, pas mal de scène sont plate, et surtout, on nous présente au fur et à mesure de nouveaux enjeux alors que les précédents viennent d'être résolue. Ce qui donne un peu une allure de montagne russe un peu pénible à la longue. Une intrigue ou deux à la suite ça va encore mais alors quatre ou cinq, ça devient indigeste. Surtout quand quasiment l'humour ne vient que de choses qu'on a déjà vu avant.
Le film manque d'ailleurs d'un peu de clarté, au départ on est du point de vue de Arthur pour ensuite s'éloigner de plus en plus et devenir général ce qui gène vraiment je trouve l'implication que l'on a.
Mais à coté de ce problème de longueurs, le film est vraiment très bon sur plus de sa moitié. Les scènes sont drôles, les personnages à la fois sérieux et décalés et surtout Thierry Lhermitte (qui est un acteur que j’apprécie que très boffement d'habitude) tient vraiment un super rôle. Une personnalité qui devait surement faire la principale attraction de la bd dont le film est tiré. Il y a aussi la femme de Arthur qui a un personnage que j'aime bien mais.. qui sert pas à grand chose. Elle manque d'action je trouve, et aurais mérité un meilleur rôle que soutien émotionnelle, surtout qu'elle a plutôt l'air amusante.
Sinon c'est bien filmé, on sent quelques partis pris à plusieurs moments comme le fait de filmer de grande pièce avec de petit personnage, ou une tirade ultra cuté par plein de plans. La photographie va bien, et ça apporte une petite plus valus au film.

En bref, c'était bien mais trop long.

6/10
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Broccoli
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PostPosted: Sun 17 Nov - 18:19 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote



Carton, de Ridley Scott

Un avocat en mal d'argent MAIS qui achète de gros diamant à sa keupine PASKE dépensier comme un foufou et amûreux comme c'est pas permis se retrouve dans un plan de drogue - à moins que ce soit un plan pour ouvrir une boite de nuit, le film encule trop régulièrement la notion de narration claire et précise - avec un gominé qui ferait passer le méchant de Skyfall pour un modèle d'élégance et trouve les emmerdes au coin de la rue SANS RIEN FAIRE - le film sodomise également toute notion de progression dramatique et d'enjeux. Le tout est mâtiné d'incroyables dialogues attribués à Cormac McCarthy mais qui doivent certainement être de la plume d'un stagiaire péteux puisqu'il sera question, à peu prêt toutes les 6min montre en main (montre que l'on regarde souvent), de questionner dans un monologue soporifique yet avec SUBTILITAY la mort, l'amour, le danger et la vulve frottée contre un pare-brise qui fait comme un poisson chat.

Mince, mon résumé a à peu prêt dit entièrement pourquoi ce film était une infâme daube à ranger amoureusement auprès des autres chefs-d’œuvre de Ridley Scott, Radiator, Une petite néné, Robin en bois et Promet ta housse.
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PostPosted: Tue 19 Nov - 01:00 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: ...
Pr-Pr-S: ...
Pr-Pr-Pr-S: ...


La Vénus à la fourrure - Roman Polanski


...
Vraiment pas facile à commenter comme film.

Ce film raconte l'histoire d'un dramaturge qui a adapté un classique de la littérature (à tendance sadomasochiste) au théâtre. Il cherche alors une actrice pour jouer Vanda et n'arrivera pas à la trouver jusqu'à ce que Emmanuelle Seigner arrive. S'installera alors une confrontation entre ces deux personnages.
Le film se passe en huit clos, avec une action continue (sans aucune élipse) et avec seulement 2 acteurs (Emmanuelle Seigner et Mathieu Almaric), autant dire que ce n'est pas n'importe quelle film basique.
Tout le film se basera sur la confrontation, et le rapport de force entre Almaric et Seigner et cette lutte est vraiment passionnante. Au départ, Emmanuelle Seigner se présente comme une actrice (au CV court), qui arrive en retard à une audition pour la pièce de théâtre de Almaric, et veut le convaincre d'auditionner. Celui ci refusera d'abord, puis lui laissera sa chance (voyant qu'il perdrait plus de temps à la convaincre d'abandonner) sans aucune conviction. Surprise, il s’avère que Emmanuelle Seigner est fait pour le rôle et est vraiment talentueuse. Se jouera alors une mise en abyme de la réalisation de l'actrice et du réalisateur à travers les deux personnages de la pièce. Ainsi, de très très nombreuses scènes sont en faite Seigner et Almaric qui joue tout simplement la pièce. Mais cette pièce fera avancer fortement la relation entre les deux, et changera les rapports de force.
Les relations entre les deux changeront à travers le cours de la pièce, les déguisements, les changements de rôles ou des scènes "non théâtrale" qui font énormément écho à ce que l'on vient de voir être joué.

La première partie du film m'a énormément plu, intéressante, posant les deux personnages et leurs enjeux, avec des dialogues drôle, vraiment cette première partie est parfaite.
La seconde elle est plus particulière, les rapports de force s'emballe, et on tombe dans des scènes assez bizarre qui clairement m'ont fait sortir de ma zone de confort.
Ce qui fait qu'à la sortie du film, j'avais vraiment conscience d'avoir vu qualitativement mon meilleur film de l'année, mais je ne pouvais m’empêcher de trouver la deuxième partie très bizarre. Avec ce début de recul, j'ai tendance à plus en plus apprécier cette seconde partie, et si ça m'a bousculé (et que certaine chose sont clairement louches), il n’empêche que la relation entre Almaric et Seigner est juste énormissime.

Pour ce qui est hors-scénario, encore une fois le film est quasi-parfait, la mise en scène est vraiment très très bonne (juste vite fait le premier plan qu'on sent fait en image de synthèse), et arrive à captiver du début à la fin. La photo est exceptionnelle pour un huis clos. Les deux acteurs sont vraiment très très bon. Du niveau de Cate Blanchett dans Blue Jasmine. Et la musique marche bien (bon j'avoue c'est le point qui m'a le moins convaincu).

En bref, si j'ai vu un chef d'oeuvre cette année, c'est ce film qui mérite cette appellation. Beaucoup de film ont su me transporter et me rendre enthousiaste, mais celui ci m'a quasi cloué sur place. Je suis resté assez longtemps silencieux sur ma chaise pendant le générique (comme tout la salle en faite). Je sais pas encore si je peux dire que c'est mon préféré (le temps me le dira) mais c'est clairement le meilleur. J'aurais voulu parler un peu plus du film sous plusieurs aspects (le coté fantastique, la transformation par le déguisement, le rôle de Emanuelle Seigner) mais il y aurait eu beaucoup de spoil et ces analyses auraient plus été pour ceux ayant vu le film. Donc foncez le voir, y'a Film.
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PostPosted: Thu 21 Nov - 19:08 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Ba je pensais pas le voir celui là.
Pr-Pr-S: On m'en avait pas forcement ultra dit du bien, et je m'étais déjà bien spoilé.
Pr-Pr-Pr-S: Voilà donc le blockbuster en fin d'exploitation: Snowpiercer


Snowpiercer - Bong Joon-Ho


La terre est tombé dans une ère glaciaire après qu'une bombe ai été lancé. Quasi toute la race humaine est morte, sauf les quelques uns qui se sont réfugiés dans un train qui fait le tour du monde.
Oh que ce synopsis parait bancal de prime abord. Mais bon, c'est l'univers du film, alors "swat".
Dans ce très long train, il y a des gens riches (qui se trouvent à l'avant du train) et des gens pauvres (à l'arrière). J'ai pas eu vraiment l'impression que les gens pauvres "travaillaient" pour que les gens riches puissent vivre mais bon, être pauvre y'en a quand même marre, alors une lutte des classes commence avec ceux qui sont à l'arrière du train qui veulent reconquérir tout le train.
Bon. L'histoire est vraiment bancale. Que ce soit le concept de base, au déroulement du film, il y a vraiment pas mal d'incohérence, et très peu de surprise scénaristique. Après, on m'avait exposé pas mal d'incohérences déjà.. et j'ai envie de dire que certaine peuvent s'expliquer (les allumettes ont pu être rendu aux coréens après la scène du tunnel), même si il faudrait peut être pas mal de mauvaise foi (mais bizarrement je suis prêt à en donner pour ce film).
Il en reste que voilà, le scénario est assez obvious pour un univers aussi original, et toute chose aurait pu être trouvé si on y réfléchissait 2 minutes.
En faite, le scenario global est moyen. Le début est très poussif, et la fin très longue et évidente (et bof). Par contre, entre ces deux gros morceaux, il y a une sorte de montée du train salle par salle, qui au départ fait très basique, mais qui à partir de la scène du tunnel sera déjà beaucoup plus intéressante... et originale. Les salles deviendront d'un coup beaucoup plus coloré, et "paisible" ce qui fait un peu l'impression d'avoir changé de film en cours de route, mais ces moments là sont très sympa à voir et ont une certaine seconde lecture parfois. Ces moments là, très, très loin des blockbusters, font vraiment une sensation de bouffée d'air frais et j'ai vraiment aimé ça.
Mais si on enlève ça, le film est aussi bon qu'un Elysium. Le rythme est vraiment vraiment bizarre, j'ai pas été impliqué à un seul moment (ce qui est assez dure pour une sorte d'épopée), et pas mal de moment font un peu inutile. Par exemple Edgar, ou alors le trauma de Curtis. C'était bof, et ça apporte rien...
Le visuelle est pas aussi bon que ce à quoi je m'attendais. Le début particulièrement avec des combats où on pige rien, et une photographie pas folle. Bon évidemment au milieu, on oublie la sensation d'un Elysium bis et l'image devient différente (et plus attrayante). J'ai trouvé le train assez mal rendu aussi. Bien sur son design est plutôt bien, mais dès qu'on a des plans avec ce train avançant dans la neige, c'est évident que ce train est fait en image de synthèse. Mais vraiment.
Pas mal de personnage sont pas très intéressant, mais j'ai bien aimé ceux joué par les coréens, surtout le père. J'ai bien aimé cet acteur d'ailleurs.

En bref, c'était bof la moitié du temps, bien mieux l'autre moitié. Des choses bien nulles, d'autres plus sympa. Pas LE film à voir (c'est la vénus à la fourrure LE film à voir) mais je suis pas mécontent d'être allé le voir. C'est peut être même le blockbuster qui m'a fait le plus plaisir. On m'a dit que ce film se trouvait un peu entre un mad max, un brazil et un cube. J'ai juste vu Brazil, mais pourquoi pas.

5/10
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PostPosted: Sat 23 Nov - 22:35 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Aujourd'hui La Vie D'adèle.
Pr-Pr-S: Plus tard Borgman.
Pr-Pr-Pr-S: It's not porn, it's festival de cannes.


La Vie D'Adèle - Abdellatif Kechiche


Y'avait matière à faire un excellent. Vraiment.
Mais alors qu'est ce qu'il est vide.

La Vie d'Adèle raconte l'histoire d'une lycéenne pendant quelques années de sa vie, où elle va rencontrer une autre fille. Ce film est donc sur la sexualité, l'amour, le couple, la vie. Et du coup j'ai pensée la moitié du temps à Six Feet Under. Ce qui n'a vraiment rien arrangé.
Pour moi, ce film a deux grosses tares: mettre Adèle en personnage principale, et jouer la carte du surréalisme.

Déjà Adèle. Qu'est ce que cette fille m’intéresse pas. Je veux dire, certes elle est jolie, et l'actrice n'est pas mauvaise, mais ce personnage n'est pas vraiment interessant, ou ne me donne pas envie de m'y interesser. Alors que ça devrait être l'inverse. Une fille qui se cherche dans sa sexualité, est remplie de doutes et essaye de trouver sa place, y'a matière à faire des scènes interessante. Regardez David dans Six Feet Under. Déjà, oui Adèle est assez jolie, mais pour le coup, je la trouve pas sexy du tout. Elle a la moitié du temps sa bouche demi ouverte ( genre ou ), a une voix un peu grave (un peu caillera parfois (ce qui m'aura fait marrer quelques fois)), et un langage pas du tout accrocheur, qui ne me donne absolument pas envie de m'attacher à elle ou de la comprendre. En plus, on nous dit dans le film qu'elle lit beaucoup et aime les films de Scorsese et Kubrick mais alors pour le coup... ça se voit pas vraiment. Je veux dire, je la vois beaucoup plus dans le groupe de mega besta insupportable de la classe à qui je ne parlerais jamais, qu'autre chose. Alors que pour le coup, Emma m’intéresse beaucoup, beaucoup plus. Elle fait plus electron libre, et moins prévisible. Surtout qu'au final, on la connait pas tant que ça (enfin je pense arriver à déceler Adèle juste parce que je trouve son personnage plat...). Mais du coup, les seuls moments qui auraient pu la rendre un peu plus intéressante à suivre sont soit trop court, soit tout simplement éclipsé. Son basculement d'hétéro à homo/bi est vraiment maladroit, et abordée que de surface. Le fait qu'elle assume ça, est carrément pas montré. Ni avec ses parents, ni avec ses amis. Il y a bien une scène montrant le rejet qu'on ses amis de lycée quand ils la soupçonne d'être lesbienne (scène intéressante) mais c'est vraiment la seule de tout le film !
Ensuite le fait que Kechiche est joué la carte du surréalisme a fait découler pas mal de problème. Dans le scénario déjà. Alors oui, les dialogues sont crédibles, mais qu'est ce qu'il sont vide. Je viens de voir 3h de film et j'ai l'impression de bien connaitre qu'un seul personnage (qui est plat en plus). Before Midnight en 1h30 m'a fait découvrir la complexité de deux personnes en couple en toute subtilité. Et je trouvais les dialogues crédibles aussi ! En faite, le problème est que quand on regarde un film, on sait qu'on va voir une version "idéalisé" de la réalité. Normalement, chaque phrase a son importance, et aucune hésitation n'est faite. Before Midnight était complètement là dedans. Alors oui, ces dialogues n'auraient surement pas pu être dans la réalité car beaucoup de nos phrases sont dans l'approximation, alors que Before Midnight était clair, direct et du tac au tac. Mais à coté de ça les deux personnages avaient leurs propres personnalité, leurs propres passés et leurs propres anecdotes. Ce qui les rendaient crédible. Ici on a pas une crédibilité de cinéma, mais bien une crédibilité de la vie de tout les jours. Et du coup, la moitié des dialogues sont à jeter. Et pas seulement les dialogues, mais des scènes aussi. Certaine font avancer l'histoire, mais d'autre ne servent purement à rien. A la sortie de ce film, je vois en faite tout le gâchis qu'il y a eu. Gâchis de temps, gâchis de thématiques, gâchis de dialogue. Car à coté de ça, certaine scène sont vraiment bonne et/ou intéressante. Mais ces scènes doivent représenter le quart...
L'autre chose qui découle de ce surréalisme c'est la mise en scène en mode "gros plan de documentaire". Car même les documentaires ne filment pas d'aussi près. Je vois souvent le nostalgia critic dirent que les films qu'il critique ont des plans bien trop près. Mais ici c'est le niveau supérieur. On voit quand même dans quelques scènes, de la nourriture dans leurs bouches. Ce qui fait évidemment se poser des questions et donc sortir du film. Au bout d'une heure, on s'habitue, mais quand même, les plans sons constamment sur-cadré. C'est la première fois que j'ai un problème avec ça.

Bon sinon il y a une grosse ellipse à un moment, qui est complètement implicite, et dont j'ai mis quelques temps à m'en rendre compte (alors que je le savais en plus), surtout que Adèle ne change pas d'un iota (surprenant de voir une lycéenne de visage en instit au passage). On a aussi les parents d'Adèle en 4ème nom du cast, alors que je sais même pas si ils ont 1mn de temps d'écran chacun. Et des tas de personnages et d'intrigues qui disparaissent avec l'ellipse (oui, les parents font partis des gens qui disparaisse). Bon et sinon, les scènes de sexes sont vraiment à la limite du porno (ou rentre dedans je sais pas), et servent assez peu. C'est vrai que vu le développement qu'on les autres personnages, on peut se permettre ce genre de scènes (et d'en refaire après).


Alors ouais, là je parais ultra dépréciateur, mais n’empêche que le film fait 3h et que malgré le fait qu'il y ai beaucoup de vide, il passe très très bien. Les actrices sont pas mauvaises (même si Adèle nous sort très souvent sa tête de poisson des grands soirs), et certaines scènes sont intéressante. L'intrigue de loin est d'ailleurs pas si mal. Mais voilà, y'a du gros gâchis dans l'exploitation des thématiques et des personnages ce qui fait que ce film est vraiment bof.

Sinon va falloir m'expliquer comment on peut applaudir ce film et huer Only God Forgives? Ou comment on ne peut rien offrir à La vénus à la Fourrure et mettre ce film palme d'or?

5/10
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PostPosted: Fri 29 Nov - 16:12 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Aujourd'hui, deux films dont je n'ai pas grand chose à dire.
Pr-Pr-S: L'un n'est pas terrible, l'autre est bien.
Pr-Pr-Pr-S: C'est donc Borgman et "Comment j'ai détésté les maths".


Borgman - Alex Van Warmerdam


Borgman raconte l'histoire d'un homme (que pas mal de critique assimile au diable) qui se fait chasser de sa planque et du coup trouve refuge chez une famille assez riche. D'abord chassé, il occupera de plus en plus d'importance, jusqu'à obtenir ce qu'il veut.
Et au final j'ai assez peu de chose à dire sur ce film. C'est plutôt bien filmé, les quelque musiques qu'il y a marchent bien, les acteurs joue bien, la photo est sympa... mais... quelle est le but de tous ça?
Surement raconter une sorte de conte dérivé du joueur de flute de Hamelin, mais je trouve que ce film manque de certaines choses. Le début est vraiment bien, on te met directement dans l'histoire et les premières "choses bizarre" sont assez divertissante, mais après c'est plus comme voir le plan de quelqu'un se réalisé pas à pas, tout en sachant qu'il va réussir (car d'une part toute les pièces sont en place, et d'autre part, ba... c'est une sorte de réincarnation du diable).
Y'a même quelques moment qui font un peu l'effet d'un "ta geule c'est magique" (tout ce qui est "attirance soudaine", particulierement avec la baby sitter). Du coup... ba la fin est longuette ouais.
Des gens ont aimé ce film, je peux tout à fait comprendre (si le film entier avait été à l'image des 30 première minutes, j'aurais aussi adoré), c'est juste que je trouve que on perd pas mal de l'humour et de l'interet du début en chemin. Donc bof.

5/10


Comment j'ai détesté les maths - Olivier Peyon


Premier documentaire, et premier film conseillé par pif paf, vu cette année.
Donc ceci est un commentaire qui parle des mathématiques, et particulierement de sa relation avec le monde moderne. Plusieurs thématiques sont abordés: le systéme d'enseignement assez repoussoire, la vision qu'ont les mathématiciens de leurs discipline, en quoi les mathématiques sont un enjeu important, mais aussi l'influence grandissante qu'à l'informatique sur les maths.
On voit toutes ces thématiques surtout à travers la vision des grands mathématiciens de ce monde, ce qui fait que les mathématiques sont vue de manière idéalisé et touchante. Pas mal de mathématiciens parle de leurs passions, de ce que les maths a pris comme place dans leurs vies, et même si souvent on ne partage pas ces pensées (comme la sculture, jugé magnifique par tout bons mathématiciens), on arrive à comprendre et presque à idéaliser ces personnes.
Le documentaire utilise plusieurs type de support, même si les interview restent les plus fréquent, et les intervenants sont vraiment sympa à suivre et à écouter parler (gros focus sur Villani d'ailleurs ^^).

Donc oui, ce documentaire est sympa. Ca vaut plutôt le coup de le voir. Même si je pense qu'il vaut mieux s'être pas mal confronté au maths avant (et se sentir investi par cette question) pour adhérer pleinement au film.

7,5/10
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PostPosted: Thu 5 Dec - 00:33 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: C'est la semaine du cinéma de langue anglaise au 400 coups.
Pr-Pr-S: Du coup, ils repassent des films plus ou moins récent.
Pr-Pr-Pr-S: Et aujourd'hui, j'ai enfin vu un film particulièrement récent (car datant du début d'année): Mud.


Mud, sur les rives du Mississipi - Jeff Nichols


L'histoire de Mud se passe dans un "BAAAAAYOUUUUUUUUUUUUUUU *-*" comme dirait Nao, où vivent 2 garçons: Ellis, le personnage principal/narrateur, et son ami Neck, qui un jour, alors qu'ils exploraient une petite île, découvre Mud, un homme réfugié dans un bateau accroché sur un arbre et qui attend l'amour de sa vie, Juniper. En dire plus serait un début de spoil.
Le film porte beaucoup sur l'amour et ses désillusions. Ellis a ses deux parents qui sont sur le point de se divorcer, est tombé amoureux d'une fille plus agé que lui, et veux aider Mud et Juniper à se retrouver. Ellis croit fondamentalement en l'amour, ou en tout cas veut s'y rattacher autant qu'il peut, et cela guidera beaucoup ses actions, ses rapports avec les autres, et le point de vue qu'on a des personnages secondaires (je pense particulièrement au "tueur" Tom Blankenship). J'ai beaucoup aimé les personnages de Mud, même Neck, dont je craignais un peu la lourdeur mais qui sera au final, un personnage sympathique à suivre. L'histoire m'a beaucoup intéressé et je me suis laissé porté par les retournements de situations, ou les différentes scènes de développement.
J'ai aussi beaucoup aimé l'ambiance qu'a ce film, et je pense que le rapport au "BAAAAAYOUUUUUUUUUUUUU *-*" y est pour beaucoup. Les plans sur le paysage sont très beau, la musique est vraiment génial (mais vraiment), et ce coté authentique (on voit énormément de nature) va très bien. La mise en scène est vraiment bonne, pas exceptionnelle non plus (à la manière d'un vénus à la fourrure) mais quand même très bien. J'ai beaucoup aimé les plans montrant l'eau et les rives du mississipi, avec la caméra qui avance, comme une barque le ferait.

Les deux seuls soucis que j'aurais, serait peut être le coté un peu stagnant de l'action du film qu'on ressent à quelques moments. Il y a beaucoup de développement de personnage, et même si ça permet de faire apprécier chacun d'entre eux, et d'installer encore plus l’atmosphère, c'est vrai que si on s'en tenait qu'à l'intrigue principale, on pourrait enlever bien 30 mn de film (voir plus). Mais au final, ça ne se ressent pas tant que ça, et vu l'apport qu'il y a du coté des personnage et de l'ambiance, ça valait grandement le coup.
Et le deuxième en spoiler car ça parle de la fin du film, donc si vous ne l'avez pas vu ne surlignez pas:
Le dernier plan du film. Alors je sais bien que depuis le début Mud a un coté irréel avec ses apparitions soudaines (c'est toujours lui qui ira à l'encontre qui apparaîtra devant les enfants), du coup ça reste cohérent mais j'aurais préféré une fin plus ouverte. Sans le plan quelques minutes avant sur sa chemise au fond de l'eau. Je trouvais que sa mort, et le divorce de ses parents étaient vraiment super intéressant du coté "malgré tout, c'est la dur réalité". Ça aurait peut être été bien de montré les plans parlant de la rupture de ses parents avant le dialogue entre Ellis et Neck où Ellis disait que peut être Mud était mort, et d'en finir là. Ça aurait été ouvert et on aurait été tiraillé entre la fin réaliste (divorce, rupture des couples, toussa), et le coté mystérieux et inexpliqué de Mud (ses apparitions, ses mensonges, ...). Donc une fin un peu dommage. Mais le film reste bon.

En bref, même s'il n'a pas le "truc" qui fait que je le mettrais au niveau de la vénus à la fourrure ou Before Midnight, mais il reste excellent, par son histoire, ses acteurs, son ambiance. Un très bon film.

8,5/10
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PostPosted: Mon 9 Dec - 17:01 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Aujourd'hui aucun film de 2013.
Pr-Pr-S: Et un des années 90.
Pr-Pr-Pr-S: Mais l'autre de 2012, faut pas exagérer quand même.


Moonrise Kingdom - Wes Anderson


Un jolie film tout mignon tout plein.

L'histoire raconte l'histoire de 2 enfants qui un jour font une fugue et tombent amoureux l'un de l'autre. Ils sont ensuite rattrapé, mais tenteront à tout prix de repartir ensemble.
Moonrise Kingdom c'est complètement le genre de film qui ne casse pas trois pattes à Daffy Duck, mais qui est un excellent divertissement. L'intrigue est très très basique, mais c'est sans prétention, et il y a suffisamment de décalage pour que ça ne gene pas. Les enjeux du film sont ultra simpliste, mais pourtant traité avec grand "sérieux" (Les boy scout assez proches des militaires, l'amour entre les deux enfants est disproportionnée, les services sociaux rendent des sentences improbables brocco de mes..., ...). Ce film est tout simplement très enfantin, c'est le monde de ces enfants traité avec la gravité du monde adulte. Et ce décalage constant fait que on est pendant tout le film, le sourire au lèvres, et que certaine scène sont aussi très drôles.
La mise en scène est très bonne, c'est énormément visuelle, avec un cadrage au millimètres et des couleurs très vives. Ce qui pourrait être toujours ridicule, est au final très rafraîchissant, la scène de danse sur du Brigitte Bardot est amusante, le protocole boy scout est génial, la fin fait beaucoup rire.
Les acteurs sont bons dans leurs exagérations, et leurs mimiques (y'a même Bruce Willis). La photographie est excellente (normal pour un film visuel). Et l'atmosphère plaisante.

Un film qui, à l'instar du voyage de T.S Spivet, refait tomber enfance et est très agréable.

7/10


Ghost Dog, the way of the samurai - Jim Jarmusch


Sorte de remake transposé à la culture black d'un film que j'adore: Le Samouraï de Jean Pierre Melville avec Alain Delon (*-*).

L'histoire raconte l'histoire d'un noir, qui a pour livre de chevet le bushido, le code du samouraï, et qui est tueur à gage. On lui commanditera un jour un meurtre, mais celui ci finira mal, et le gang qui l'avait engagé, se retrouvera à le poursuivre pour le tuer.
Ce film a comme principal thème la conduite de vie, et la transmission. Ghost Dog suit strictement le code du samouraï (dont les citations apparaissent régulièrement à l'écran), et assure ses assassinats avec beaucoup de méthode et de minutie. Ghost Dog est un "pur", qui suit ce code de morale à la lettre que cela lui serve, ou le désavantage. Comme par exemple le fait qu'il soit le "vassal" d'un des hommes de mains du gang qui le recherche. La transmission est elle surtout assuré par la lecture, cela se verra surtout avec une petite fille qu'il rencontrera et qui commettra "psychologiquement" son premier geste de samouraï à la fin.
Ce film aussi parle de la fin d'une époque, d'une tradition. Le film fait écho à des genres dont l'heure de gloire est passé comme les westerns ou les films de samouraï, mais aussi montre des gangsters qui paraissent parfois pathétique: vieux, gros, fatigué, parfois fou, ces hommes paraissent voué à disparaître dans un futur proche, comme si la recherche de Ghost Dog était l'une de leurs dernière actions. Ghost Dog lui même parait être le dernier des samuraïs. Leurs cultures est en déclin et ça se sent.
On a aussi le personnage du meilleur ami de Ghost Dog qui ne parle que français. Ils ne peuvent donc se comprendre par la voix, mais pourtant ils continuent de se parler, et on une certaine compréhension implicite. Ils ne savent pas chacun ce que dis l'autre, mais pourtant arrive à s'entendre, à se comprendre.

Ansi, bien qu'en étant une transposition du Samouraï, Ghost Dog trouve ses propres thèmes, son propre atmosphère (black année 90, remplie de hip hop et de rap).
Là où j'aime moins le film, c'est peut être dans son histoire. En gros, tout ce que j'ai aimé de l'histoire provient du Samouraï (le squelette de l'histoire et la fin), mais je trouve que les scènes de massacre sont parfois un peu trop facile (sauf pour cette scène là (attention spoiler) qui est un meurtre ultra connue (après est ce que ça vient de ce film ou avant?)). Mais bon, c'est surement on coté fan du Samouraï qui parle.
Les acteurs sont bien (même si Forest Whitaker =/= Alain Delon) et l'ambiance colle bien au film.

En bref, un bon film. Un des remakes les plus intéressants que je connaisse, car il se détache au final, pas mal de l'oeuvre original. Même si il reste pour moi moins bon que le samouraï (mais c'était peine perdu) ça reste un très bon film intéressant et profond.

8/10
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PostPosted: Sun 15 Dec - 20:37 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: J'essaierais de faire un topic sur le hobbit 2.
Pr-Pr-S: Avec, comme pour Gravity, une simple chrono critique.
Pr-Pr-Pr-S: Je n'ai pas particulierement plein de truc à dire dessus, pas comme Gravity, mais vu que beaucoup le verrons (au lieu de la vénus à la fourrure facepalm )....



Of Mice & Men - Gary Sinise


C'est très simple, ceci est une très bonne adaptation du livre.

Of Mice & Men est un livre que j'ai lu il y a 2 ans, et que j'avais adoré (me semble que j'avais même pleuré). Et voir ce film m'a a peu près fait le même effet. Le livre de Steinbeck est assez court (un peu plus d'une 100aine de page en format poche je crois), ce qui fait que le film peut se permettre de montrer toute les intrigues, dans le même ordre, et avec la même charge d'émotion. Je me demande même si les dialogues ne sont pas très très proches.
La mise en scène est simple, l'univers est celui dont je me souvenais, les acteurs sont bons (juste peut être George qui fait un poil trop beau gosse pour son rôle, mais vu que c'est le réalisateur du film, ba... c'est pas pareil ^^).
J'ai beaucoup aimé replonger dans cette histoire que j'avais adoré, et qui m'aura émue une nouvelle fois.

En bref, si vous avez lu le bouquin il y a moins d'un an, je suis pas sur que ce film vous serve à grand chose, mais si jamais vous l'avez lu il y a quelques années et que cela vous interesse de revoir cette histoire sans y passer plus de 2h, le film est un excellent moyen de substitution.
Si vous n'avez pas lu le livre, je vous conseillerez peut être plus Steinbeck que Sinise. Mais si lire vous ennuie, c'est aussi un bon moyen de découvrir ce roman.
Donc pas grand chose à dire, mais j'ai beaucoup aimé.

8/10
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PostPosted: Mon 16 Dec - 19:36 (2013)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: J'ai été un poil déçu par le film du jour.
Pr-Pr-S: Les critiques sont bonnes, les retours aussi mais...
Pr-Pr-Pr-S: Ba il était un peu chiant quand même.


A Touch Of Sin - Jia Zhang-Ke


Attention, je nuance tout de suite, A Touch Of Sin n'est pas un mauvais film.
Car même si la séance oscille entre l'interet relatif, et l'envie que ça s'arrete, le film en lui même a un sens, et quand on y réfléchis après, il est évident que le message donné est intéressant.

Donc le film est divisé en 4 parties (chose que je ne savais pas, et qui m'a fait posé moulte question lors du premier segment) et montre 4 personnages qui sont "poussés" à peter un plomb.

Le premier raconte l'histoire d'un "viel homme" qui habite un village, où deux hommes (le chef du village et un chef d'entreprise) ont gagnés énormément d'argent sans donner aucune part aux autres (alors qu'ils l'avaient promis). Cet vieil homme veut faire entendre justice, mais personne dans le village semble se joindre à lui pour sa lutte. Ce segment est, je pense, celui que j'ai préféré. L'action est là dès l'intro, ça va vite, c'est assez captivant et le pétage de plomb est vraiment fun. Les petits problèmes que j'ai eu au final durant le visionnage (je n'avais pas encore compris que c'était juste une "partie" et non un film en entier), est justement que cela va presque trop vite, les enjeux sont donnés un peu trop rapidement, on s'attache pas tant que ça au personnage principal, et ça manque un peu de background. Mais vu que ce n'est pas un film en entier c'est un peu normal.
La seconde partie est celle que j'ai le moins aimé, on a un voleur/tueur qui rentre chez lui pour le nouvel an chinois et voudra ensuite partir en Malaisie (me semble). Et cette partie, je l'ai pas beaucoup comprise, c'est assez rythmé, mais je n'ai compris ni les enjeux, ni le personnage principale, ni le pétage de plomb (si il y en a un d'ailleurs...). Bref, le tout est pour moi très anecdotique. Mais je suis sur que Brocco se fera un plaisir de tout m'expliquer ^^.
La troisième partie est celle où mon jugement a le plus changé lors du visionnage. J'ai trouvé le début long, la transition entre la partie 2 et 3 mal foutue (j'ai du mettre 5 mn à comprendre qu'on ne reverrait plus le second personnage principal), et il y a un dialogue entre un homme marié et son amante au début qui est long... très long. Mais au final, cette histoire est génial ! En gros, on a une femme qui aime un homme marié (oui c'est l'amante) qui n'arrive pas à passer le pas de quitter sa femme. Elle lui laissera alors 6 mois histoire de réfléchir sur leurs relations, puis quelques jours après se fera "légèrement" tabassé par la femme du mari. Ensuite arrivera quelques péripétie contre elle, et il y aura le pétage de plomb le plus énorme du film ! Franchement, la fin vaut presque à elle seule tout le film. Que ce soit le début du pétage, à la coupure (qui est PERFECT). C'est priceless.
La quatrième histoire raconte l'histoire d'un jeune travailleur qui quittera son travail (à cause d'une injustice d'après lui). Il partira alors dans une ville à coté et rentrera dans une boite de strip teaseuse/maison close. Il tombera alors amoureux d'une de ces filles. L'histoire continuera alors, jusqu'à ce que 3 coups durs à la suite lui tombe dessus. L'histoire elle aussi est intéressante, bien que les plus calme des 4.
Puis après une conclusion de 5-10 mn, où je me demandais si on allait nous imposer une autre histoire, et où j'en avais un peu marre. Et qui en plus ne servait à rien.

En bref, même si le film au visionnage est un peu spécial, le tout manque de rythme et les changements d'histoire donne souvent des coups de mou un peu pénible (je pense d'ailleurs qu'il aurait du échanger les places entre la première et quatrième histoire), le film au final reste bon. Car ce film est chinois, qu'il dénonce énormément les agissements de certains chinois, et je pense que le réalisateur a pris des risques avec ce film. Et pour le coup, ce film a un véritablement prolongement intellectuelle derrière. J'ai rapidement raconté ici les histoires principales (sans spoiler la fin), mais c'est aussi truffé de tas de petits évènements qui n'arrive pas forcément aux personnages principaux mais qui montre le malaise dans lequel se trouve cette Chine-là. C'est donc un peu l'inverse d'un Borgman, où le visionnage fut agréable mais au final très inutile.
Donc au final un bon film qui, avec un bon rythme et aucun moment lent, aurait pu valoir 8 voir 9.

7/10
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Yuushi
J'en ai rien à foutre


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PostPosted: Sat 4 Jan - 23:51 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote


Poulicrétin




En fait j'ai vu plus de 6 films cette année en 2013 (enfin maintenant 8 avec Gravity et La Reine des Neiges) car je savais même pas que ce film était sorti en 2013 ! Donc je l'ai vu au tout début des vacances et je m'attendais exactement à pareil que Blanche Neige et le Chasseur c'est à dire une bonne grosse daube. Alors la vérité c'est que c'est quand même meilleur. Y'a plusieurs raisons à ça, la première c'est que pour Blanche Neige pour moi ça restera à jamais Disney et donc un truc totalement décalé avec Kristen Stewart c'était impossible que ça fonctionne. Là ce n'est pas le cas. En plus j'ai vu le film avec une fille et euh forcément le film est meilleur (sisi faites l'expérience pour les mecs !)

Donc ça sauve un peu le film, parce qu'après c'est sûr que niveau jeu d'acteur, histoire ou tout ça bah ça vend pas du rêve... Y'a plein de passages ou on se dit "Sérieux?" et j'ai déjà des vagues souvenirs du film avec que je l'ai vu y'a deux semaines preuve que ça m'a marqué. Et surtout on sait pas trop ce que le film veut, de ce que j'ai lu ça se veut comme une sorte de comédie horrifique (wikipedia me l'a dit) mais ça peut pas être une comédie parce que c'est pas drôle, ça peut pas être horrifique parce que ça fait pas peur, ça peut pas être un film d'action parce que c'est assez lent comme rythme quand même et ça peut pas être un film de romance parce qu'Hansel se tape même pas Gre... oh wait.
Bref comme tout les films dans ce genre qui prennent les contes et qui en font des trucs "d'action dark" comme c'est la mode c'est pas top. D'ailleurs prochainement La Belle et la Bête qui m'a l'air encore plus mauvais que les deux cités dans ce post ce qui est fort !

Et je vous souhaites de merveilleuses fêtes sur la GBF.
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vista snow
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PostPosted: Sun 5 Jan - 23:35 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote




Au final, on est tous plus ou moins Walter Mitty.
Rêveur, la tête dans les étoiles, grand enfant n'espérant qu'aventure et frissons.
Bien sur ce personnage est à fond la dedans, marginal mais pas trop, impopulaire mais pas tellement, ce film nous montre un gentil loseur (mais pas caricaturé comme l'a fait Elie Semoun dans Cyprien) perdu dans ses rêves et qui déconnecte souvent de la réalité.
J'ai pas forcément envie d'aller plus loin dans "l'analyse", ce film est une ôde à l'enfance, à l'innocente insouciance du frisson et cette quête d'aventure. Ce film a en plus la qualité d'être relativement bien dosé (le méchant est pas non plus très (trop) méchant, le héro pas non plus mega loseur, la fille n'est pas l'archétype de la "pouf gentille mais coconne qui embrasse le héro à la fin" etc etc).
Ce film met en avant des paysages magnifiques (LOTR style), des musiques excellentes qui permettent de beaux moments de magies (notamment lors de la scène de l'hélico quand Walter s'élance enfin pour le rejoindre), des plans de caméras ma foi assez bien foutu et agréables (notamment les gros plan vu de dessus), les couleurs sont chaleureuse et on a le droit à quelques effets bienvenues (quand Walter reçoit un SMS qui s'affiche sur la montagne en arrière plan par exemple).
Ben Stiller oblige on a bien sur des moment de rigolades bien foutu.
Les rêves sont très bien mis en avant et le film ne fait pas l'erreur de "trop" en mettre (bien que des scènes supplémentaires comme celle de combats avec le boss en pleine ville aurait pas été de refus). L'évolution de Walter est bien maîtrisé et on se rend compte petit à petit que le rêve devient réel. Les photographies sont aussi très belles (je pense notamment au fameux pellicule num25 ^^)
Bref je pourrai continuer mais c'est pas très intéressant, ce film est juste très touchant, un peu naïf bien sur, mais sincère et très beau, j'en suis sorti avec pleins de petites étoiles dans les yeux.
Le film évite aussi la grandiloquence et c'est bien joué, même les grosses scènes n'en font pas trop (comme la scène du volcan) et au final, la quête de Walter est assez prenante, le fameux photographe insaisissable et ce négatif !!!

Des points négatifs ?
Oui quelques uns bien sur :
- Les dialogues sympas mais pas non plus à tomber par terre.
- Le choix scénaristique de faire rentrer Walter aux States alors qu'il était mega bien lancé dans son périple (ce film aurait pu être un très beau road movie), peut être la seule déception du film.
- Certains personnages secondaires pas assez creusés malgré un bon début (la mère, la soeur et la collègue secrètement aimé et quelques autres).

Mais au final rien de méchant, La vie rêvée de Walter Mitty c'est ce type de film très humble, petit en apparence mais très touchant et assez beau.
J'en veux encore !

9/10
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Brocco c'est le bon chasseur
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Houblon Warrior Orange
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PostPosted: Thu 9 Jan - 20:16 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Premier film vu en 2014.
Pr-Pr-S: Premier film vu à plusieurs qui fait l'unanimité.
Pr-Pr-Pr-S: Mais pas mon premier film de 2013.



Le loup de Wall Street - Martin Scorsese


Et ben comme je l'attendais, c'était un très bon film.

Mais bizarrement, j'en ai pas grand grand chose à dire pour un film de trois heures. L'histoire raconte la vie de Jordan Belfort un trader qui a su faire richesse à Wall Street d'une manière "complètement illégale". On voit donc l'ascension de cette homme, de sa vie de tous les jours en tant que personne richissime, et de toute les extravagances que cela mènera. Pour finir par sa chute.
En faite il est assez dure de parler après un seul visionnage de ce film tant il est dense dans toute ses formes: l'histoire passe par plusieurs phases, la réalisation change très souvent, le films est découpé en plusieurs scènes, rattaché seulement par la narration de Belfort.
Petit détail, j'ai trouvé le choix de la musique à la fois bonne et surprenant. Plein de morceaux sont excellent mais quelques choix sont spéciaux. Par exemple d'avoir mis l'intro parlé de One Step Beyond sans mettre la suite derrière (me semble que un ou deux autres morceaux ont le même traitement). Après il faut dire qu'il y a 60 morceaux de crédité, ce qui en donne un tous les 3 mn. Assez fou quand même.
Ce que je retiens du film est un excellent moment, avec beaucoup de rire (vraiment, c'est ultra barge et on rit très souvent), de très bons acteurs (Di caprio dans certaines scène est vraiment hallucinant (celle avec la drogue qui lui coupe les jambes en tête)), une réalisation qui se renouvelle beaucoup et un ton qui n'est pas fixe (particulièrement la dernière demi heure qui se veut plus noire et qui termine par une scène solennel et grandiose).

Un petit bijou de cinéma quoi. Ce film doit être celui que j'ai le plus envie de revoir surtout grâce à certaine scène complètements différente les unes des autres.
Bref foncez.

9/10
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PostPosted: Sun 12 Jan - 03:39 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Bon aujourd'hui un film que je ne serais pas allé voir si je n'avais pas été accompagné.
Pr-Pr-S: Un film sur quelqu'un d'important dans la couture ( )
Pr-Pr-Pr-S: Le film sur Yves Saint Laurent.



Donc le film raconte l'histoire de cette homme que je ne connaissais que de nom et d'un milieu qui m’intéresse pas vraiment. Et qui ne m’intéressera jamais je pense.
Ce film est un biopic assez standard, avec des plans et une mise en scène pas très surprenante, si on excepte les parties décadente qui sont assez sympa à voir, que ce soit pour les couleurs ou les images. En faite la première partie du film est assez chiante, rien n'est surprenant, les dialogues traînent en longueur (je me rappelle d'une scène où il doit y avoir 5 sc de silence entre chaque réplique), et au final l'histoire raconté est pas si intéressante que ça.
Mais là où le film se rattrape c'est quand on passe dans des moments plus psychédélique et rock n roll. Les robes qu'il dessine sont plus provoquante et intéressante, sa vie sort un peu de son coté coincé relou, et la décadence est plus intéressante à voir. Ces moments là sont les plus inventifs et ceux qui m'ont le plus parlé.
La musique est plutot pas mal, j'ai entendu quelque morceau que j'aimais bien, et Ibrahim Maalouf en signe pas mal (ce qui est signe de qualité).

En bref, le film reste un biopic standard (avec tout les défauts qui vont avec) mais la partie un peu plus sombre de YSL rattrape le film en amenant des thèmes plus intéressant, et un peu de diversité dans une mise en scène plan plan.

5/10
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