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Chrono critique
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Houblon Warrior Orange
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PostPosted: Wed 22 Jan - 02:43 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Eh beh....
Pr-Pr-S: C'était.... particulier.
Pr-Pr-Pr-S: Dans le mauvais, comme dans le bon terme.




Les Sorcières de Zugarramurdi - Álex de la Iglesia


L'histoire raconte le braquage de 2 hommes, qui seront ensuite rejoins par un autre, d'une banque (à la "transformez votre or en argent"). Evidemment ils se feront poursuivre par la police, et partirons trouver refuge à Zugarramurdi, un repère de sorciere.
Et god que c'était bizarre.
L'histoire est completement taré, on démarre sur un film de braquage (déjà bien fun quand même) pour passer petit à petit dans un film de sorciere avec complot mondial contre le sexe masculin....
Oui on pourrait croire que la transition est difficilement faisable, mais elle est cohérente. Le pire étant que le délire part de plus en plus loin, et que le film l'assumera intégralement. Comme ses personnages d'ailleurs. Mais j'y reviendrais après.

Techniquement. Le film a vraiment un coté "film parodique (à peu près) fait sérieusement", les images sont jolies, la lumières est bonne, les acteurs sont pas mal (à part le gamin, lui il jouait mal), j'ai même bien aimé le héro d'ailleurs. Le seul truc qui tache ce tableau est ses effets spéciaux, certains sont bons, mais alors des fois.... Et puis bon la Grosse bestiole du rituel.... Qu'est qu'ils sont moches....
En terme d'humour, j'ai souris pendant tout le film (avec un gros gros nombre de "soufflage de nez"), mais malheureusement assez peu de vrai rire. Je crois me rappeler de 2-3 phrases qui m'auront vraiment fait rire mais pas plus.
Sinon la musique n'est pas particulierement bonne, la mise en scene marche bien, et... pourquoi j'analyse de cette maniere un tel film...

Non vraiment, ce film est juste un gros délire entierement assumé. Que ce soit dans ses situations completement absurde, ses gags, et ses instants "mauvais gouts", le film va à fond là dedans et ne se pose jamais de question. Et franchement, ce nimporte quoi de 2h fait du bien. Il n'y a aucune limite, aucun tabou, aucune peur du ridicule. Tellement que ses principales défauts en devienne des qualités. Je me demande même si les effets spéciaux très moyens ne sont pas fait exprès ! Particulierement pour la bete de la fin.
Spoiler: D'ailleurs la fin est encore plus dans ce délire là, avec un cut en pleine "course-poursuite", pour amener dans une scene finale qui brise completement le 4eme mur et un dialogue finale des "méchantes" completement WTF.

J'ai vu des gens traiter le film de misogyne et anti-feministe, Je vois pas comment on peut dire ça, les signaux du second degrés sont tellement fort que le film a du grillé 3 ampoules à la suite... L'intrigue prend des proportions tellement énorme....

Et pour ça, le film est génial..... Mais.
Car oui il y a un mais. Parce qu'autant sur son fond, je suis completement d'accord. Autant sur la forme, je trouve que ce film manque de moment "très drole". Oui la scene de braquage est énorme, oui il y a des dialogues savoureux. Mais peu de chose m'ont vraiment fait rire. Et je trouve ça un peu dommage pour un film aussi jusqu'auboutiste.
D'ailleurs autre point, quand je parlais de parodie serieuse, c'est aussi assez vrai dans son histoire. Au final, même si le délire prend de grosse proportion, le schéma reste ultra classique, avec des arcs narratifs assez évident, mais entre ça, il y a tellement de nimporte quoi que ce n'est pas un soucis.


En bref, je vais citer une phrase que brocco avait dit sur le chat avant de voir le film et qui le résume totalement: "c'est dommage qu'en France on arrive pas à faire des films qui ont l'air aussi débile".



??/10
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PostPosted: Wed 22 Jan - 02:43 (2014)    Post subject: Publicité

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Broccoli
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PostPosted: Wed 22 Jan - 21:17 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Houblon Warrior wrote:
En bref, je vais citer une phrase que brocco avait dit sur le chat avant de voir le film et qui le résume totalement: "c'est dommage qu'en France on arrive pas à faire des films qui ont l'air aussi débile".

A noter que le film a été réalisé pour 4 mi'ions. QUATRE. MI'IONS. En France, ça donne à Guillaume Canet de quoi faire un cinquième de son film où il filme ses potes buvant du rosé en s'engueulant. CE GOUFFRE.
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Houblon Warrior Orange
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PostPosted: Mon 27 Jan - 23:23 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Voir un film sur l'esclavage c'est hype.
Pr-Pr-S: Voir un steve mc queen c'est hype.
Pr-Pr-Pr-S: Voir un film D-1 c'est hype.
Pr-Pr-Pr-Pr-S: Je suis méga hype.



12 years a slave - Steve McQueen



\!\ Attention, à la relecture, il se trouve que je spoil quelque scene et passage du film (même si j'essaye d'être le plus général possible), si jamais vous n'avais pas encore vu 12 years a slave, je vous conseille fortement de le voir avant de me lire. Ce film est génial et je vous le recommande \!\

Ba en voilà un film qu'il est trop bon.
Le début d'année dernière avait vu 2 films (au moins) sur l'esclavage qui tout les deux, même s'il n'était pas fondamentalement mauvais, manquait de puissance et au final restait un poil anecdotique: C'était Lincoln et Django Unchained.
Et bien ça y'est, je tiens mon film "de référence" sur ce sujet là. Clairement le meilleur que j'ai vu sur la question, grâce à son intelligence et le fait qu'il n'est pas tombé dans les pièges de la facilité (comme l'a pu faire dans un autre registre le discours d'un roi (ou même Argo)) et qui fait passer ce film d'un simple statut "sympa", en un vrai bon film qu'on a envie de revoir.
L'intrigue raconte l'histoire vraie d'un noir musicien et libre des années 1840 qui se fait kidnappé lors d'une excursion à Washington par deux ravisseurs. Il est alors pris pour un esclave qui a fuit et se fait vendre comme tel dans des plantations du sud. Le film racontera alors les 12 ans que Solomon passera en tant qu'esclave, et sa volonté de vouloir redevenir un homme libre.
Déjà rien que cette histoire a à la fois le classicisme et la particularité pour faire un bon film. Cela montre la volonté d'un esclave de devenir libre (histoire qu'on peut voir dans plusieurs œuvres), mais en prenant l'angle d'attaque d'un ancien homme libre, le film se démarque d'emblée. Mais là où je trouve que le film fait fort, c'est dans ses événements "intra filmos" (). Je ne sais pas où faire la part entre ce qu'il est vraiment arrivée, et ce que Steve McQueen a fait mais cette histoire est d'une force incroyable. Parmi ce que j'ai préféré: Les fois où solomon se trouve de l'autre coté de la barrière (pas mal de scène de fin) et où certaine situation que l'on trouve injuste et dégueulasse au début du film devienne quasi normal; le personnage de Brad Pitt que j'ai qualifié de niais après 2-3 mn de temps d'écran avant de me rendre compte que ce qu'il disait était normal (mais tellement contre la logique qu'on a dans 80% du film); certaines scène où on a le souffle coupé par le suspense ou par ce que traverse Solomon (le pendu et le mensonge en tête).
Si au final, le film n'aura pas une profusion de "vrai" personnage, la plupart sonne très juste et ont leurs cotés complexe et vivant qui rend le film si crédible et intéressant. Les acteurs sont vraiment bon, en particulier Fassbender et Ejiofor.
La photographie et la mise en scène est aussi génial, comme l'histoire elle a un coté très classique dans son ensemble mais pourtant contient à l'interieur des tas de touche personnel: une séquence qui se finit par quelque seconde de silence en plus ou qui chez un autre cinéaste se serait arreté bien avant (Le pendu obviously), des plans plus serré qu'à l'accoutumée, ou une approche très direct et sans tact.
Pour moi le seul petit bémol que je donnerais au film serait sa musique, pas les deux chantés qui sont vraiment géniaux (bien que dans un registre différent), mais plus la musique de Hans Zimmer qui a un coté un peu trop solennel et prétentieux. Mais je pinaille.

Un dernier point, plus personnel cette fois: j'ai dit sur le chat que je n'avais pas été vraiment choqué dans ce film. Et je pense avoir trouvé pourquoi, c'est surtout parce que ce film est pour moi plus l'histoire de Solomon avant d'être celle des autres (bien sur par extension ce genre de cas particulier déboule sur une généralité, là n'est pas la question), ce qui fait que pour plusieurs scènes je pensais plus à la psyché de Solomon et au impact émotionnel qu'au véritable choc physique.
Spoiler: Par exemple, pour la scène où Solomon doit fouetter Patsey, je pensais plus à ce que cela devait faire à Solomon, à ses expressions sur son visage, au fait qu'il se trouvait "de l'autre coté de la barrière" et au conséquence que cela a ou aurait pu avoir. Bref, plus que des dommages physiques, je regardais les réactions de Solomon.


En bref, je pense que ce film est un des films à voir cet année. Je pense que ce film est important, que ce soit pour bien ce rappeler de cette époque, mais pour aussi se rendre conscience que non, pas grand monde s'offusquait de l'esclavage, et que non ces valeurs et idées qui sont maintenant évidente, ne le furent pas toujours. C'est aussi des exemples concrets de ce que l'homme peut faire, et de son manque de compassion quand quelque chose est affiché comme "normale". Ce film est excellent dans tout les points. Et c'est pour ça qu'il m’apparaît comme le premier chef d'oeuvre de 2014.
Plus qu'à voir Hunger et Shame.
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PostPosted: Wed 29 Jan - 20:01 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Après un chef d'oeuvre, une daube.
Pr-Pr-S: L'équilibre de la force est donc maintenu.
Pr-Pr-Pr-S: Un bon thriller français, c'pas facile.



L'amour est un crime parfait - Jean Marie et Arnaud Larrieu



Franchement, je m'attendais à voir un film moyen. La BA ne donnait pas particulierement envie, le titre est mauvais à souhait et surtout ceci est un film policier français tiré d'un roman d'un auteur français/arménien. Non ça ne présagait rien de bon. A part peu être la raison de mon visionnage: Amalric.

Le film commence sur Marc, un prof d'université de littérature, qui ramène une de ses étudiantes à la maison pour la nuit. Mais le lendemain, l'étudiante au nom perdu (seul truc drole du film), a disparu. Des policiers arriveront alors à l'université pour enquêter, parallèlement à la belle mère de la disparue qui développera une romance avec Marc.

D'abord les bons cotés du film, son visuel est plutôt sympa, la photographie est cool, les paysages enneigés sont beau, et l'architecture de l'université est excellente. En faite le cadre du film est sympathique et plutot original.
Mais alors pour le reste... L'histoire est franchement vide (une résolution de crime izi pizi et un seul twist), on a de nombreux arcs narratifs inutile (la soeur et sa relation avec Denis Ponalydes par exemple), et le twist finale m'a fait poser pas mal convaincu et ne m'a pas du tout convaincu (franchement je me demande encore l'interet du truc ou comment ils ont pu autant en savoir) et au final révele des trous de l'intrigue.
L'atmosphere aussi est bancale, alors que ça devrait être le coeur et la réussite du film, et pourtant elle ne s'impose pas vraiment, et j'ai vu ce film un peu en retrait.
Un des gros problemes est aussi le jeu des acteurs qui est entre la pièce de théatre et le mauvais (Amalric est même pas particulierement bon, c'est dire :/), j'ai mis du temps à m'y habituer et ça fait un sacré choc de passer de 12 years a slave à ça.

Bref, un film divertissant mais vraiment médiocre et très inutile. La base du film (cadre + synopsis de départ) aurait pu faire un film sympa mais non vraiment pas. Un film français quoi.


4/10
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Houblon Warrior Orange
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PostPosted: Fri 7 Feb - 19:58 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Aujourd'hui un film que j'ai vu il y a plus d'une semaine
Pr-Pr-S: Moi en retard?
Pr-Pr-Pr-S: Noooooooooooooooooon



Tel Pere, Tel Fils - Kore-Eda Hirokazu


L'histoire raconte la vie d'une famille aisé japonaise qui apprend que leur fils de 6 ans avait en faite été échangé à la naissance et donc provient d'une autre famille. Ils rencontrent alors l'autre famille (avec leur fils), qui provient d'un milieu bien plus modeste.
En gros l'intrigue initial de la vie est un long fleuve tranquille mais au lieu d'une comédie on a un film sérieux.
J'ai bien aimé l'histoire du film, qui est très linéaire et cohérente avec son message (pas comme Only God Forgives). Du coup ça peut rendre le film un poil prévisible mais tant que le message est bon, c'est pas vraiment un problème.
On m'avait dit que le rythme du film était peut être un peu lent, mais franchement je me suis pas du tout ennuyé et j'ai trouvé que ça allait à la bonne vitesse. En même temps c'est pas un film d'action mais plutôt un truc psychologique mignon avec une bonne atmosphère donc ça m'a pas vraiment dérangé.
J'ai aussi bien aimé la relation entre le père et le grand père (même si elle est assez courte) qui à la fois approfondis un peu le personnage et en plus donne le titre au film.
Après, même si l'intrigue du film est vraiment bien, un statut de départ aussi ouvert déçoit forcement un peu. Pendant tout le film, j'ai pensé au 1000 possibilité dans lequel le film pouvait s'engouffrer et forcement le sujet n'est pas à 100% épuisé. Par exemple je trouve que l'histoire se centre un peu trop sur le père de la famille aisé. Surtout que les 4 parents ont une psychologie assez différente, et j'aurais vraiment aimé que le film ne soit pas que sur l'évolution de l'un, et vraiment sur un jeu des volontés entre les 4. Surtout que je trouve que la femme de la famille aisé n'a pas beaucoup d'impacte et subit trop ce qui arrive.
Après il y a aussi quelque petite chose qui sont simplifié ou pas assez exploré, comme par exemple le fait que d'être un bon père pour un enfant de bas age n'est pas forcement être un bon père pour un adolescent.
Mais bon, c'est plus du pinaillage qu'autre chose, car le film en lui même est déjà très bon et complet. Et fait déjà 2h.

Sinon, la photographie est jolie, les acteurs sont très bien (le gamin du départ est tellement kawai *-*), et la mise en scène est sympa.
En bref, une très jolie histoire, même si elle n'est pas completement parfaite.
D'ailleurs je comprend tout à fait son prix du jury (plus que la palme d'or par exemple )
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Kharma
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PostPosted: Fri 14 Feb - 16:35 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote


Robot and Frank - Jake Schreier


Frank est un ancien cambrioleur, retraité atrabilaire et kleptomane, qui s'ennuie ferme et passe le plus clair de son temps à dévaliser les boutiques de souvenirs. Ses enfants, inquiets de ses pertes de mémoire, lui achètent un robot humanoïde supérieurement intelligent, programmé pour veiller sur lui et améliorer sa santé mentale. Ce n'est pas du goût de Frank de se faire materner par un tas de ferraille.♥♥ Mais lorsque la librairie du coin est menacée de disparaître, il entrevoit l'occasion de la sauver en complotant, avec l'aide du Robot, ce qui pourrait bien être son tout dernier casse.♥♥

Youpla boom moi, oui moi, celui qui vous donne du love ♥♥ cherchais un film du love ♥ du love ♥ indé sympa donc forcément avec une affiche de couleur jaune et hola qui voilà, l'inspecteur gadget.
Non en fait il s'appelle frank lol mais c'est un petit vieux tout ce qu'il y a de plus sympa, le genre de papy qu'on aimerais tous être, cool, en forme et cambrioleur, l'alzeimeur en moins.
Ça rappelle beaucoup Real Humans avec ce discours sur la légitimité des robots dans notre vie sauf que la réponse n'est pas la même. On peut trouver la fin du film du love ♥ du love ♥ hyper triste mais moi, oui moi, celui qui vous donne du love ♥♥ trouve ça plus réaliste finalement que Real Humans où tout le monde même les plus sceptiques finissent par accepter les robots comme des humains s'en jamais se remettre en question (pourtant ça partait bien avec les premiers épisodes et finalement le côté fiction prend trop le pas sur la fin de la saison)♥
Bref de très bons acteurs (Cycloooooooope ! ♥♥♥ ♥♥♥! ♥♥♥!)♥ une histoire très touchante à l'image du magnifique duo principal et une très bonne réalisation globale avec en plus de l'humour, c'est important.

VIVE SUNDANCE #sundancewhore #having #fun #coucoumaman #StValentin
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Tôt ou tard, tomate.
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PostPosted: Tue 18 Feb - 18:14 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote



L'écume des jours - Michel Gondry (inspiré du roman éponyme de Boris Vian)



Ce film est... Très étrange.

Le livre est étrange aussi, cela va de soi, mais le film... l'est encore plus.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, Colin est un jeune riche qui veut tomber amoureux. Lors de la fête d'anniversaire donné par Isis pour son chien (!), il rencontre Chloé, dont il tombe amoureux. Après un mariage des plus... fastes, Chloé mange un nénuphar sans s'en rendre compte et tombe alors malade. Et le reste du film tourne autour de Colin qui tente de guérir Chloé.

Techniquement parlant, le film est époustouflant. Vian avait dû sniffer de la bonne à l'époque quand il a écrit son roman, car pour transposer ça au cinéma, Gondry a dû utiliser pas mal de techniques comme des reproductions en tissus, des effets spéciaux, des jeux de lumières,... L'univers de l'écume des jours est très, très riche, et en cela, la reproduction du film est quasi parfaite. Tout y est : le nuage dans les rues, la scène de la volière, celle de la patinoire,... Après, par rapport à l'histoire, le film est incroyablement fidèle à l'histoire original, j'aurai jamais cru ça possible quand j'ai lu le livre (car oui je l'ai lu!) Mais pourtant c'est le cas.

Après, l'histoire en elle-même peut sembler niaise, mais elle regorge de petits détails et d'allusions pas si anodine que ça : la passion de Chick pour Partre, comparable à une drogue, la maladie de Chloé, qui est une allusion au cancer du poumon, la pauvreté de Colin,... C'est tout cela qui fait que l'histoire devient étonnamment sérieuse et c'est ce qui, moi, m'a plus accroché que le reste. Après, l'univers absurde et surréaliste aide aussi, forcément, mais même sous ce décor d'absurdité, on ressent les éléments les plus importants.

Mais j'ai été aussi gêné sur certains points du film. Je ne sais pas si j'ai mal lu le roman, mais il ne me semble pas que l'histoire se déroule à Paris. Donc je ne comprends pas ce que viens faire la Tour Eiffel là-dedans. Et pas que ça, c'est aussi l'aspect de la ville entière qui m'a gêné. Dans un univers comme celui de Vian, où les ordonnances sont exécutés à la guillotine et où les amoureux peuvent se déplacer en nuage rose, je ne vois pas l'intérêt de mettre des décors réalistes. Je pense plus qu'il aurait fallu mettre plus de détails absurde dans le décor pour que cela soit réaliste dans le surréalisme de la chose.
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Phénix 'ODF' Dragon, le Samouraï du Soleil Levant, vous souhaite le bonsoir !

Quote:
21:36:58<Phénix 'ODF' D> ouais sinon mis à part qu'il a du succès au lit, pourquoi l'écuyer de Tyrion? il est pas un peu maladroit?
21:36:59<Naorim> 21:34:56@Phénix 'ODF' D: tu es fidèle et tu veux faire le bien
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PostPosted: Fri 21 Feb - 15:03 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Ne serait ce point le premier film d'animation dans une Chrono Critique?
Pr-Pr-S: Mais si, mais si.
Pr-Pr-Pr-S: 1/4 Chrono Critique rattrapés


Jack et la mécanique du coeur - Mathias Malzieux et Stéphane Berla


Ceci est un film que j'attendais pas mal, du au fait qu'il est tiré d'un des livres de Mathias Malzieux et a l'instrumentalisation d'un de ses albums avec son groupe Dionysos. Comment j'en ressors donc? Assez satisfait, bien sur le film a certaines tares mais dans l'ensemble ça m'a plutôt convenu.

Jack est né le jour le plus froid du monde et est apporté chez une sorcière car son cœur est gelé. La sorcière lui remplace alors le cœur par une horloge. Il pourra vivre s'il respecte trois règles: ne pas toucher le mécanisme de son cœur, ne pas se mettre en colère et ne pas tomber amoureux (forcement ^^). Sa mère l'abandonnera alors chez la sorcière (pas de soucis là dessus, c'est un film d'animation), et quelques années plus tard. Alors que jack aura 11 ans, il ira pour la première fois en ville, et rencontrera une fille du nom de Miss Acacia dont il tombera plus ou moins amoureux (forcement ^^). Après la fille disparaîtra, et le film consistera en la quête de la retrouver.
L'histoire est assez classique, voir prévisible pour la majeur partie du film (je m'attendais pas à cette fin par contre) mais elle reste plutôt sympathique. Il y a quelques raccourcie un peu bizarre mais à part ça c'est bien.
Déjà l'une des première chose dont souffre le film est son rythme, il y a un vrai soucis là dessus, particulièrement dans sa première partie de film. Ca manque d'une dizaine de minute pour instaurer plus de background ou de poser un peu l'histoire, car au final la première fois où Jack va en ville est quelque chose qui se veut important, mais on ne ressent pas du tout ça, ou qu'à travers des impressions qu'on a déjà ressentis dans d'autre film. Ainsi l'action va bien trop vite, et on n'a pas vraiment le temps d'en apprécier les enjeux. Ce qui fait que pour moi la première partie du film (jusqu'au voyage en train) est un peu raté.
Après l'histoire se suivra d'une manière un peu plus normale je trouve, et je n'ai pas trop eu de soucis de ce coté là.
Les images du film sont vraiment géniale, c'est beau, fluide, ça fourmille de détail, de ce coté là c'est une réussite. L'animation est peut être trop rigide, et les voix pas très crédibles pour certains, mais personnellement cela a du me gêner que les premières minutes du film, car sinon j'ai eu aucun soucis de ce coté là.

Mais maintenant pinaillons et faisons un tour du coté de la musique. Même si La mécanique du cœur est l'album "moderne" que j'ai le moins écouté de Dionysos, le film ne comporte quand même pas la plupart de mes chansons favoris. Alors que ces chansons aurait tout à fait pu s’imbriquer dans l'histoire et aurait pu même la densifier un peu. When the saints go marchin' in, qu'on entend en instru lors de la première en ville de Jack aurait permis de poser un peu le récit et de montrer l'émerveillement qu'à Jack pour la ville. La berceuse Hip Hop de docteur Madelaine, qu'on entend de nombreuse fois en instrumentale aurait vraiment mérité d'avoir ses paroles (surtout pour ses "you mean without sex" "i mean without passion"). On aurait aussi pu avoir le Miss Acacia qui provenait de l'album précédant et qui est aussi une balade que j’apprécie beaucoup. Mais l'un des plus gros manque dans la bo est pour moi celle de Tais toi mon cœur, le single de l'album. Il prendrait place vers la fin, un peu avant que Jack rentre à Edimbourg, et j'ai vraiment été frustré de pas l'entendre car elle aurait vraiment apporté. Sinon peut être aussi un petit regret sur L'homme sans trucage que j'aurais aimé avoir en entier afin d'apporter la fin qui est un crescendo.
Mais à part ça, la bo est vraiment très bonne, des tas de morceaux marche super bien, le rajout de Malaguena d'Olivia Ruiz était une très bonne idée, pas mal de morceau ont eu une refonte d'instru afin de rajouter des partis et ça marche pour la plupart. L'image associé au musique est souvent réussis, j'ai d'ailleurs beaucoup aimé celui de la panique mécanique avec le Jack l'éventreur à la voix de Alain Bashung (et un petit procédé d'action sympathique).

Ce film manque vraiment de quelque chose, que ce soit dans son rythme ou de sa mise en scène, afin de le rendre plus cohérent et crédible, mais j'ai quand même apprécié les petites touches de poésie, les idées visuelles et le fait de voir Dionysos sur grand écran. J'en ressort donc satisfait.

6/10
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mister K
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PostPosted: Wed 5 Mar - 19:27 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote



Lego: La Grande Aventure



Film fort sympathique dans l'ensemble. L'animation est super bien gérée, je me demande ce que ça donne en 3D mais ça doit pas être aussi dégueu que d'habitude! Et puis tout le potentiel imaginatif est merveilleusement bien exploité avec des crossovers tout à fait improbables.
Histoire intéressante à suivre bien que relativement peu surprenante et sans réelles longueurs, toutefois le mélange entre réalité et imagination sur la fin est une belle idée qui justifie bien le dénouement final, donc c'était cool à ce niveau là. Les divers clins d’œil sont évidemment appréciables sans qu'il n'y ait début et que ça repose uniquement sur ça, et j'ajouterais aussi que le choix des voix est excellent pour ce qui est caricaturer les divers personnages (Morgan Freeman en mentor, Alison Brie en perso kawai, Liam Neeson en flic badass, Jonah Hill en boulet de service *_*).


Pour quelqu'un n'ayant jamais baigné dans l'univers Lego (et oui, j'étais plutôt Playmobil et dinosaures ^^), j'ai été bien satisfait !

Je mets un bon 7/10 parce que voilà.
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Last edited by mister K on Wed 9 Jul - 11:23 (2014); edited 2 times in total
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PostPosted: Tue 11 Mar - 20:46 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote


Real - Kivoshi Kurosawa


Real est un film japonais du réalisateur qui a fait Shokuzai, ça partait donc pas forcement super bien.
Le film raconte l'histoire d'une femme mangaka, Atsumi, qui est tombé dans le coma il y a un an. Son copain, Koichi, sera alors quémandé par ses médecins afin d'établir le "contact". C'est à dire se brancher à l'esprit de sa femme et apparaître dans ses pensées. A travers ces séances de "contact", son but sera d'arriver à faire sortir sa femme/copine du coma. Celle ci lui demandera alors comme condition primordiale de retrouver un dessin qu'elle lui avait fait durant son enfance: un plésiosaures.
Je dois déjà dire que je n'ai pas vu Shokuzai, mais qu'on me l'a fortement décrié. Pour son histoire principalement (mais bon vu que c'est des adaptations, et que les thématiques sont renouvelés, pas de soucis là dessus) mais aussi pour le jeu de ses acteurs et sa mise en scène.
Visiblement il y a de l’amélioration. La composition de l'image est bonne, avec surtout un jeu sur la spatialité des acteurs (bon du coup ça fait à des moments limites théâtre, mais c'est sympa). La lumière et la mise en scène fonctionne bien aussi, on note particulièrement de bonne idée comme cette représentation sonore d'un pistolet mimé.
Bon, le jeu des acteurs reste assez approximatif, ça reste surtout voyant au début. Peut être un autre bémol aussi sur les effets spéciaux qui ne sont pas toujours réussis, j'ai d'ailleurs du mal à comprendre le fait que les zombies philosophiques ai été fait (il me semble) en numérique, je pense qu'un maquillage aurait bien mieux fonctionné.
J'ai beaucoup aimé la première partie du film, où on a une approche très réel des pensées de Atsumi, et très irréel de la vie de Koichi (du à des effets secondaire du "contact"), ce qui fait que petit à petit le reel et l'ireel se mele de plus en plus. Ce genre de thématique est exactement ce que je voulais que m'apporte ce film, c'est le genre de chose que j'ai assez peu vu sur écran et qui pourtant marche du tonnerre. J'ai envie de citer un de mes épisodes préférés de Futurama "Le Dard" qui a cette thématique là et qui est aussi génial. Mais là où futurama part dans des choses de plus en plus déjanté, Real lui va plutôt dans le flippant. En effet, Atsumi dessine une série où plusieurs mort ont lieu, ce qui affecte énormément son imaginaire, et par effet secondaire, le réel de Koichi. Je ne m'attendais pas vraiment à découvrir une atmosphère aussi spéciale et j'ai vraiment aimé comment les événements s’enchaînent.
Le film enchaînera alors sur un twist que j'ai bien aimé, même s'il n'était pas imprévisible et d'une grande originalité.
Et à partir de là, le film m'a beaucoup moins plu. On passe de ce mix entre l'irréel et le réel à une approche bien plus réaliste (ce qui du coup casse toute l'atmosphère du début). Je trouve que cette deuxième partie très terre à terre détruit un peu trop ce qui avait été construit jusque là, à grand renfort d'explication et de clarification de situation. On a par exemple des moments d'explication du début, alors qu'on était très bien arrivé à le déduire tout seul (ce qui est assez lourd). De plus, ce passage à la réalité coupe carrément le rythme du film, si la première partie jusqu'au twist inclut donnait de plus en plus envie et mettait des situations de plus en plus prenante, on repasse d'un coup à un rythme de début de film, ce qui casse tout l’intérêt et du coup gâche un peu le pic d’intérêt qu'on vient d'atteindre. Au final, j'ai l'impression que ce twist a été là bien trop tôt, car une fois qu'on a compris la direction que prendrait le film, on a des passages juste là pour parfaire la symbolique ou l'intrigue de l'histoire. Ce qui donne l'impression de longueur dans ce film.
On reste intéressé par certain point du passé de l'intrigue, mais même le fin mot de ça est plutôt décevant (toute les fins). J'ai d'ailleurs pas bien compris la symbolique du pendentif (avis à ceux qui on vu le film de m'expliquer ce qu'il représente).
C'est vraiment dommage car en rétrospective, et vu la direction du film, la première partie est quasi parfaite. Même les défauts d'intrigue que j'avais trouvé n'en sont plus finalement.

En bref, un film qui aurait pu être vraiment excellent mais qui se tire un peu une balle dans le pied en finissant par une approche beaucoup plus réaliste. Ce qui est assez bête car vu l'interview vidéo qu'il y avait avant, c'est une de ses volontés forte.

6/10

Ps: Parce que oui y'a eu une itw vidéo de l'auteur avant
Pss: Parce que oui je l'ai vu en avant première alors y'avait un p'tit bonus
Psss: Parce que oui c'est ma première avant première depuis septembre, donc je voulais le signaler.
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PostPosted: Sun 16 Mar - 23:17 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote



Patéma et le Monde Inversé



DA japonais sur lequel je suis tombé presque par hasard. Le speech n'était pas sans me rappeler celui d'Upside Down, mais étrangement j'étais plus confiant envers les japonais qu'envers les américains. Petit coup de chance, il n'y avait qu'un seul cinéma sur Grenoble pour diffuser le film (en VF, on fait avec ce qu'on a...), et printemps du cinéma oblige, j'y suis allé de mes 3€50 !


On se retrouve donc sur la Terre qui, après une expérience scientifique balèze ayant tourné au désastre, s'est retrouvée à subir partiellement une anti-gravité. On a donc des bâtiments, des objets et des êtres vivants qui subissent en permanence l'anti-gravité et d'autres qui vivent normalement. Les deux catégories vivent depuis longtemps dans des mondes séparés, les uns sous terre et les autres à la surface dans une société dystopique. L'histoire est celle de Patéma, jeune fille aimant l'exploration qui va se retrouver par accident dans le monde de la surface où le danger est permanent: la moindre inattention l'enverra dans le ciel avec l'accélération gravitationnelle, mais les dirigeants du monde de la surface veulent également éradiquer les "impurs" inversés. Afin de pouvoir rentrer chez elle, elle sera aidée par Age, un jeune étudiant du monde "à l'endroit" qui regarde le ciel avec envie...




J'ai passé un très agréable moment avec ce DA. Les dessins sont superbes (notamment les vues du ciel durant les phases de "vol"), ça joue très bien avec les 2 "angles de vue" (bien que parfois on s'y perdait presque à retrouver le sens ^^), c'est vraiment maîtrisé à ce niveau-là. Et puis c'est carrément sympa de voir comment les deux personnages principaux combinent la gravité de l'un et l'anti-gravité de l'autre pour se déplacer à leur guise. Côté histoire, ça tient globalement la route, après forcément la "facilité scénaristique" des 2 mondes inversés sur une même planète est délicate à gérer dans son origine et dans ses conséquences mais comme ce n'est pas plus creusé que ça, on s'en contente. Il n'y a pas de gros twists mais on ne s'ennuie jamais. Enfin, au niveau des personnages, quelques petits regrets mais qui ne nuisent pas énormément à la qualité du DA. Tout d'abord, on pourra regretter que Patéma, qui tient le rôle titre, finisse par être réduite à la "princesse à sauver", bien que par ailleurs sa complémentarité avec Age soit bien mise en avant. Ensuite, la romance (attendue) entre Patéma et Age, qui reste correcte en termes de mise en scène mais quand même un peu précipitée (Age qui très rapidement s'engage à tout faire pour ramener Patéma chez elle, hum...) même si après ça offres quelques moments très mignons (je pense notamment à une scène où ils sont dans un appareil volant possédant un plafond et qu'ils se retrouvent pour la première fois face à face dans le même sens car ils sont allongés :3).

Donc voilà, je mets un bon 8/10 à ce DA, ça vaut carrément le coup d'aller le voir !


Ps: Tiens Houblon qui fait des Ps.
Pps: Lolilol.
Ppps: Coucou Houblon...

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PostPosted: Thu 20 Mar - 00:09 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Pr-S: Les anglais ils sont trop fort.
Pr-Pr-S: Ils peuvent toucher à n'importe quoi, ça devient d'un coup plus subtile, plus élégant, plus racé, plus unique
Pr-Pr-Pr-S: Ptet pour ça qu'ils font la meilleurs musique au monde
Pr-Pr-Pr-Pr-S: Débat anti rosbif in coming



How I Live Now (Maintenant c'est ma vie) - Kevin MacDonald


Je suis donc allé voir il y a deux jours LE film in du moment sur la gbf, alors verdict?
Et ba c'était bien. Pas parfait, mais à l'instar d'un Only God Forgives, même s'il y a des défauts plus ou moins gros, les qualités sont telles que le film est bien plus enthousiasmant que la plupart des bons films actuelles.

L'histoire raconte l'arrivée d'une jeune américaine chez ses cousins à une époque future (mais pas trop). Elle tombera là bas amoureuse d'un jeune homme mais peu après que leurs romance s'installe, la 3eme guerre mondiale éclate, séparant les deux.
Si ce synopsis peut paraître niais, il est très vite rattrapé par l'effet coup de poing que constitue cette 3eme guerre mondiale. La structure du film prendra pas mal en installant une ambiance reposante et chaleureuse (vacances style) qui brisera complètement avec un événement qui est la conséquence de cette 3eme guerre mondial (cette rupture là sera utilisé plusieurs fois). Au départ ce genre de structure permettra de relancer l'intrigue (car c'est vrai qu'a un ou deux petits moments on la voit s'essouffler et retomber un peu), mais plus on avancera et plus ce stratagème créera une véritable tension continu (quand va arriver le prochaine obstacle? où ce trouve le danger?) qui rend le film captivant à suivre.
Beaucoup de choses dans le film ne sont pas expliqué (passé des personnages, les pourquoi des voix dans la tête de l'américaine, ...) ce qui rend le tout assez mystérieux et permet vraiment de se mettre à la place des personnages principaux qui réagissent en fonction de ce qu'ils sont au courant.
Une des autres réussites de ce film est tout ce qui à trait à la réalisation: photographie, image, montage, mise en scène. C'est du quasi parfait, dans le sens où ce film a un véritable cachet et se démarque complètement par son ambiance. Cette manière de filmer et de monter m'a un peu fait penser d'ailleurs à Utopia, particulièrement quand l’américaine écoute des voix dans sa tête.
Mais le film garde pour moi deux défauts qui font que ce n'est pas un énorme chef d'oeuvre. D'abord la romance, outre le fait que l'inceste c'est mal (sérieusement quoi...), je la trouve ULTRA superficielle. Les deux ont du être ensemble 2 semaines, et les sacrifices qu'ils font, ainsi que leurs choix me paraissent disproportionné. Voir même limite ridicule à la fin. L'autre défauts est pour moi l'autre versant du partie pris d'englober ce récit dans du mystère. J'ai l'impression que du coup, plus je réfléchis à l'intrigue, plus certains moments me paraissent faillible.
Si on enlève c'est deux choses qui me gênent un peu, le film est vraiment excellent. L'ambiance est typé, la musique est excellente, les acteurs sont bons, l'histoire prend très bien, certaines scènes sont vraiment poignantes. Si l'histoire d'amour peut paraitre niaise, le reste ne l'est pas du tout (mais vraiment pas), avec des découvertes horribles, des actes extrêmes, et un danger omniprésent.

En bref, How I Live Now est un bon film, sans grande prétention (peut être un petit défaut d'ailleurs), réalisé excellemment, et vous emportera dans une excellente atmosphère.
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PostPosted: Thu 20 Mar - 20:22 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Aujourd'hui j'ai regardé un film porno. Enfin non, un film sur le porno.

Boum générique de la mort qui tue façon Crossed ou Norman fait des vidéos.


Ouais les fans de Crossed sauront pourquoi j'ai regardé ce film, l'émission web nous donne aux moins 3 conseils de regardure par épisode mais j'aime bien Mark Wahlberg, je kiffe Paul Thomas Anderson et NON JE DIRAIS PAS QUE J'AIME PAS LE PORNO. Déjà parce que c'est un pléonasme, secondement parce que j'ai mon contrôle parental qui va m'empêcher de finir ce post et troisièmement parce que je préfére quand même les films de Terrence Malick.

On reprend ses esprits et donc de quoi ça cause Boogie Nights :
Eddie Adams emploie ses « attributs » masculins pour rentrer dans le monde de la pornographie alors en plein boom. L'univers qu'il va alors côtoyer va, paradoxalement, le porter au rang de véritable star et le détruire. Le film montre plusieurs facettes de ce monde dans les années 1970 et les années 1980 en Californie, de l'univers des plateaux de tournage de l'époque à l'arrivée des drogues et leurs ravages. Il montre aussi les différentes origines des personnages et leur place dans cet univers étonnant, hors normes, parfois fataliste, souvent fantaisiste.
Merci Jean Michel Wikipedia !

La première grosse déception c'est qu'il ne sera pas question de Ghangsta et de Force, mais juste d'un peu de boogie au travers des très longues scènes en boîtes de nuits. En gros Boogie Nights c'est de la teuf, une plongée en enfer très lente et Mark Wahlberg survitaminé qui fait du karaté.
STOP.
C'est pas de No Pain No Gain qu'on parle là ?
Et oui, le parallèle se fait très vite surtout dans la seconde moitié du boogie night :
Avec l'arrivée de la violence dans le film, d'un crew qui se forme et de braquages foirés impossible de ne pas repenser au tout récent film de Michael Bay.

Mark joue toujours cet espèce de gros niais gros en muscles et en égo mais qui se fait vite dépasser par les événements. Bon, Boogi Nights est carrément moins tapageur, moins centré action et moins original dans la mise en scène mais il s'attache beaucoup plus à retranscrire l'ambiance de l'époque dont il parle. Préparez vous à une farandoles de perruques has been, de musiques disco et de chemises grands cols.

Mais qu'en est-il du sujet principal à savoir le prOn ?
Et ouais, pas facile de faire un film sur un sujet si sensible sans pouvoir montrez le gros du travail et de côté là Anderson s'en sort bien, forcément ça appelle à plein d'astuces pour montrer autre chose que du sexe (alors qu'on se gêne pas pour le faire entendre, mes voisins n'ont plus aucune estime de moi) et parfois ça dessert un peu la narration. Non j'ai pas regardé un film PTA pour voir du cul mais de la même manière qu'on nous montre bien les gens se droguer ou faire la fête, il y a toujours quelque chose de bizarre à ne pas voir ce pour quoi ils brassent tant d'argent.
Surtout qu'il n'y a pas le parti pris de ne jamais rien montrer ou de volontairement choqué mais plutôt un mix des deux ou d'une scène à l'autre on suggère beaucoup pour ensuite juste montrer la réaction des gens. Ce serait intéressant d'avoir des films du même acabit, mais avec les scènes crues (un peu à la Enter The Void mais du coup forcément ça devient un truc indé underground expérimental pas très grand public dans sa manière de raconter les choses) et toujours cette dose d'humour et wtf.

Bref j'arrête de débattre tout seul, Boogie Nights est malgré tout un bon film avec un très bon panel d'acteurs, une très bonne ambiance et qui parle bien de son sujet à savoir un genre cinématographique qui a connu les mêmes déboires que n'importe quel autre, qui possèdent ses qualités et ses faiblesses mais qui doit se battre pour subsister au-delà du simple court métrage récréatif.
La moitié des propos du film aurait pu s'appliquer à toute l'industrie du cinéma et à d'autre époques de son évolution, ça sonne juste, ça pose des questions, c'est cool.

moonwk HAVING ssw FUN etouais!
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PostPosted: Wed 16 Apr - 00:50 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote

Aujourd'hui, j'ai vu un film absolument improbable.





Franchement, à première vue, Wrong Cops ne paie pas de mine. D'ailleurs il n'a même pas été présenté à la presse avant sa sortie en salles, donc on pouvait légitimement se dire que ça allait être encore une fois au mieux quelque chose de très bof avec tous les meilleurs gags présentés dans la BA, au pire une grosse bouse. Mais le fait que 2 amis aient apprécié le film et que Lemonde.fr ait quand même fait une critique après sortie en soulignant le côté "exception qui confirme la règle" de la chose a fait que j'ai tenté ma chance.


Bordel, c'était spécial.
C'est très simple, il n'y a pas d'intrigue, la cohérence est plus que douteuse, ce n'est jamais au final qu'une suite de scènes où on suit les différents business parallèles de flics qui sont complètement barjos et qui semblent avoir complètement oublié tout professionnalisme, entre deal de beuh contenue dans des rats morts, chantage à propos de photos d'un collègue dans un magazine porno gay, tentative de se débarrasser d'un mec innocent à moitié mort ou encore créations musicales totalement foireuses. C'est du grand WTF, c'est pas très fin, mais plus c'est con plus c'est bon, et là, putain, c'était quelque chose! L'esthétique un peu "amateur" et la bande-son (faite par Mr Oizo) ajoutent une relative immersion, vu qu'on comprend rien c'est comme si on était perché avec les personnages.

Seul point noir qui est un peu le revers de la médaille, un manque terrible de rythme, à plusieurs reprises j'ai eu envie de regarder l'heure en dépit de la courte durée (1H30 environ) du film et des répliques et actions merdiquement drôles à tout va. C'est ça qui empêche le film d'être carrément cool.


Franchement, à essayer, pas forcément au cinéma, mais de préférence entre potes. C'est pas mémorable, mais c'est quand même 1h30 de bon gros trip sous herbe. De la bonne herbe.


Ps: Je mets pas de note parce que visiblement je suis vraiment pas doué pour ça goz
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PostPosted: Tue 3 Jun - 17:34 (2014)    Post subject: Chrono critique Reply with quote



Alors que j'enchainais les déceptions filmiques côté indé, un poto m'a parlé de ce long métrage dont le synopsis est très alléchant :

Quote:
Tout juste licencié et menacé d'expulsion, un jeune papa endetté voit sa vie bouleversée quand il rencontre, dans un bar, un couple de gens aisés qui lui propose une solution à ses problèmes financiers... Mais à quel prix ?


Ouais bon il m'a un peu mieux teasé le film que ça. Bref, dans la droite lignée d'un (ou deux) Funny Games, Cheap Thrills rejoint le clan des films à propos de la loi de Murphy : un climat cool s'installe au départ pour être brisé par l'arrivée d'inconnus puis aller de pire en pire, sans vraiment de limite à la moral. On voit la fin arriver très vite avec ses grands sabots mais le film se rattrape avec 1) de bons acteurs, dont David Koechner de Anchorman qui cabotine très bien 2) une bonne mise en scène qui accentue le malaise permanent et ne laisse aucun temps mort et surtout 3) une ambiance sonore avec certains moments difficilement supportables pour les âmes sensibles, pas à cause ce qu'on voit mais de ce qu'on entend.

Pas une pépite de cinéma, mais un très bon petit divertissement, très pessimiste sur la nature humaine et son avidité.
4 gorilles sur 5
goz goz goz goz


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